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Publié : 4 janvier

Bon 2022 !

Le chêne et le roseau.

- Maman, maman, on vient d’apprendre le passé simple !
- Ils auraient mieux fait de t’apprendre le Futur Compliqué !

A l’aube de 2022, à tous qui me faites confiance je vous souhaite le meilleur dans les temps qui viennent. Sincèrement. Pourtant, je ne suis guère optimiste sur l’horizon entraperçu qui semble chaotique.

Vous m’avez peut être verbalement ou sur les réseaux sociaux pris la main dans le sac à râler sur la gestion de la crise qu’elle soit sanitaire ou écologique. Je me suis compromis à me placer dans les marginaux qui ne sont pas du tout d’accord avec ce qui se passe. Je suis de ceux qui pensent que, Dieu merci, nous ne sommes pas en Afghanistan... Mais, à mes yeux, nous ne sommes plus au pays des lumières ni au berceau de la démocratie, les institutions sont enrayées, les contre pouvoirs affaiblis, agonisants.

Ces deux années passées, nous nous enfonçons dans une société où l’argent est encore plus roi et une société de contrôle à la chinoise. La médecine se meurt dans l’indifférence et la peur court impunément dans les rues. Pour survivre, notre société arrête de vivre. Pour ne pas mourir, nous tuons la planète.

Et surtout nous rentrons dans une tour de Babel où plus personne ne semble se comprendre. Les attaques contre les gens qui pensent autrement qu’un diktat chaque jour répété sur les principaux médias se multiplient et cela ne semble pas de bonne augure. Un ennemi intérieur se crée sous nos yeux, bouc émissaire facile qui détourne nos regards des vrais enjeux.

Mon attitude personnelle est un mélange :
- de roseau, j’applique la règle qui ne me plait vraiment pas, un viol ...
- et de chêne, je râle comme un Gaulois campé sur ses positions forgées par l’expérience, celle des autres, ma sensibilité, mes connaissances ...

Bien sûr nous sommes plus nombreux, les contraintes sont normales, blablabla ... foutaises ... l’épidémie est un outil bienvenu pour mettre au pas la médecine, pour garantir que les équilibres de notre pyramide sociétale ne changent pas, pour que nous nous détournions des problèmes de rébellion sociales qui prenaient de l’ampleur il y a deux ans, pour que le green washing l’emporte sur une vraie préoccupation environnementale qui est pourtant la seule question qui devrait nous préoccuper .... Mais, sans rendre circulaire et non pyramidal notre mode de pensée, le chaos semble au bout du chemin. Les matins bruns, Globalia, la zone du dehors, madmax, les furtifs sont des lectures hélas crédibles. "La belle verte" est pourtant mon horizon positif.

Tout cela n’est que mon avis, bien sûr non autorisé et qui ne peut pas servir de caution à quelque action que ce soit, ni à me classer dans les ennemis de la raison en utilisant les mots rengaines qui résonnent dans le tambour médiatique. Personnellement, vous ne me trouverez pas dans les manifs, ni dans des actions putsh , ni à chercher à convaincre des foules. Mais j’ai besoin de vous partager ce fardeau sans vous l’imposer. Je ne crois pas que le changement attendu viendra d’une quelconque action de révolte ou violente, il viendra de l’intérieur de chacun d’entre nous quand nous serons prêts, à vivre et non pas à survivre. Quand nous serons prêts à ne pas faire un seul pas dans une direction qui ne nous semble pas juste. Quand notre préoccupation ne sera plus d’avoir davantage, ou bien de vivre plus, mais de considérer que l’ensemble de ce qui est sur terre fait partie de nous et que le respecter y compris dans la mort, c’est nous respecter nous mêmes et ... respecter Gaïa, notre vaisseau spatial magnifiquement autorégulé. J’espère pourtant me tromper dans cette analyse pessimiste. Et j’espère sans en être sûr arriver à vivre ces mots sans les dévoyer.

Et enfin, je vous souhaite de trouver en cette année 22, cette lumière intérieure, ce jardin intérieur, cette joie effusive qui pétillera, seuls antidotes contre la lourdeur apparente du monde qui s’annonce et seule cette évolution nous permettrait d’éviter de tourner en rond.

Bonne année.

Post-scriptum

Ce texte sort de je ne sais où, vrai ou faux, il résonne ... c’est tout ce qu’on lui demande.