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Publié : 13 septembre 2014

Ostéo4pattes,

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Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • Osteo4pattes -SDO N°51 - Mars 2019

    13 mars, par Ostéo4pattes-Vetosteo — N°51 le 4pattes-SDO d'Hiver 2019 (rés)
    Le retour de la version papier de l'ostéo4pattes maintenant ostéo4pattes-SDO, c'est pour cette fin de mois ! La collaboration avec le Site de l'Ostéopathie démarre : belle et efficace. Ainsi maintenant, vous avez chaque mois la parution d'un PDf, gratuit, pour tous, qui est une mini-revue, centrée sur les news, les événements et les nouvelles publications sur le site. Ainsi pour ce trimestre vous pouvez les consulter à partir de ces articles : News du 4pattes-SDO de Janvier 2019 (51A) News du 4Pattes-SDO-février 2019 News du 4Pattes-SDO-Mars 2019 Aussi, la version papier s'affranchit de ce rôle, et ne collectera que des articles de réflexions, des articles à contenus techniques, historiques, philosophiques, ou des cas cliniques. Ce premier numéro de cette nouvelle mouture est un mixte entre le hors série que nous avons publié l'an passé et ce que la revue sera à l'avenir. En effet, il contient les articles du numéro 50 qui ainsi se voit offrir un habit papier et la première partie d'un dossier sur Sutherland et sa relation à l'œuvre de Swedenborg. Sommaire : SDO 8 - Vers une ostéopathie progressiste SDO 8 - 50A - La « dysfonction ostéopathique », un pur concept a priori ?* SDO 7 - Recherches juridiques sur la médicalité de l'Ostéopathie en droit français 50A - Zoé pousse des cris sans raison (AS) 50A - FABIO s'est coincé dans une ouverture de porte (AS) 50A - Le trotteur et son allure caractéristique SDO 8 - 50A - La « dysfonction ostéopathique », un pur concept a priori ?* L'Enseignement du Diagnostic Ostéopathique Refuser d'être professionnel de santé ? 50B - Syndrome de Wobbler Chez un Doberman (AS) Stage de Bit & Bridle Fitting avec Laetitia Ruzzene 50B - Fasciathérapie Méthode Danis Bois -Toucher Sensible et relation de soin (AS) 50B - SAM a un « Coup de Mou ». Pierre-Luc L'Hermite - Maux d'ordre Les cinq points de Still Projet pour 2019 des éditions du 4patt/SDO 50C - L'Ostéopathie Féline par l'approche tissulaire 50C - Boiterie Intermittente et Flore Intestinale 50C - Osteopathie Versus Castration Intra-Abdominale 50C - Ostéopathie & Sciences Dossier Svedenborg (Partie 1) : E. Swedenborg & William G. Sutherland Influence de Swedenborg sur le modèle du MRP Le cerveau vu par Swedenborg et le concept crânien de Sutherland Un numéro conséquent, 116 pages de lecture originale sur l'ostéopathie, les ostéopathies. Ce n'est pas dit que tous les numéros seront aussi épais. Cela dépendra de vos apports, de notre énergie à tous. Mais de petit pas en petit pas, cela fait 15 ans que ce réseau perdure et l'équipe espère que tout cela vous aide dans votre réflexion et votre pratique. RDV sur l'article catalogue pour vous abonner si vous ne l'êtes pas (s'abonner à la revue mais encore mieux, s'abonner en soutien) : Catalogue de l'Ostéo4pattes Pour vous procurer ce seul numéro : Numéros Papier 2018 (2) et 2019 Numéros Hors série 4Pattes N°1 €13,00 EUR Hors série 4Pattes N°2 €16,00 EUR Hors série 4Pattes N°1&2 €28,00 EUR 4pattesSDO N°51 €25,00 EUR Deux Hors série + N°51 €52,00 EUR
  • News du 4Pattes-SDO-Mars 2019

    8 mars, par Jean Louis Boutin, Ostéo4pattes-Vetosteo — Au présent...
    Sommaire Editorial Version écran Version PDF à télécharger Participer Reprise des événements, actualités, résumés d'articles publiés depuis le dernier numéro (News du 4pattes-SDO de Janvier 2019 (51A)) voilà la version Internet du 4pattes-SDO de février. Nous vous convions à sa lecture en espérant que vous y trouverez du grain à moudre. Editorial « La routine de ce PDF mensuel s'installe, j'aimerais beaucoup avoir des retours sur ce que vous en faites, sur ce que vous en pensez. Allez vous lire les articles indiqués sur le site ? Aimeriez vous trouver autre chose ? Avez vous envie d'y mettre un petit billet ? En attendant, voici ce que le réseau a produit ce mois-ci ... je vous souhaite une bonne lecture. » Patrick Chêne contact chez patrick-chene.eu Version écran ou : https://indd.adobe.com/view/5d76aecb-2c3d-44da-8bd5-67090b3031e6 Version PDF à télécharger http://www.vetosteo.fr/SDO4pat11_51C.pdf Participer pour s'abonner : Catalogue de l'Ostéo4pattes ; S'abonner pour nous informer : Vos informations... Pour venir aux rencontres : Bienvenue sur notre nouveau forum... A bientôt ...dans le réseau ? Principaux articles et pages à consulter : Agenda Mars 2019 Pour une vision ostéopathique de l'Humanité, et plus... Naissance d'un concept Échos des conférences du Dr Still Les principes au cœur de la philosophie ostéopathique Perspective historique sur les principes de l'ostéopathie Endométriose et ostéopathie De la définition de l'Ostéopathie Anatomie fonctionnelle appliquée à l'ostéopathie crânienne Donner ... SDO 7 - Considérations pour améliorer la sécurité de la thérapie manuelle du rachis cervical SDO 8 - Agrément de l'AFEFC pour dispenser une formation en chiropraxie SDO 8 - Chiropraxie, la main dans la main avec l'ostéopathie Listes des experts en Ostéopathie des Cours d'Appel (2018) Retraite des chiropracteurs Journal des publications http://biblioboutik-osteo4pattes.eu/ Et le N°51 papier du trimestre : Osteo4pattes -SDO N°51 - Mars 2019
  • Mars 2019

    7 mars, par Jean Louis Boutin, Ostéo4pattes-Vetosteo — Dans la presse....
    Sommaire Ostéopathes animaliers Articles sur le Net Médecine & Ostéopathie Congrès etc Livres Ostéopathes animaliers Le Conseil de l'Ordre des vétérinaires a fait paraître deux informations importantes : - Cotisations des ostéopathes animaliers Cotisations des personnes non vétérinaires réalisant des actes d'ostéopathie sur l'animal Selon l'article L 242-3-1 du Code rural et de la pêche maritime, le Conseil national fixe le montant des frais d'inscription et de la cotisation annuelle versée par les personnes non vétérinaires réalisant des actes d'ostéopathie sur l'animal et inscrites sur les listes régionales, l'inscription sur ces listes régionales étant le préalable a tout exercice et devant s'effectuer sans délai après l'inscription au registre national d'aptitude. Le Conseil décide que le montant de la cotisation ordinale annuelle est de 7 10 (indice ordinal), que la date limite de paiement de la cotisation ordinale 2019 est fixée au 31 Mars 2019 (règlement par chèque), et que la cotisation est due quelle que soit la durée de l'exercice dans l'année (pas de prorata temporis). Le Conseil décide de l'exonération de la première année civile de l'inscription sur les listes régionales. En cas de non paiement avant la date limite, une majoration de 10% sera appliquée et un organisme de recouvrement sera missionné, avec les frais de recouvrement exclusivement à la charge du recouvré. Le défaut de paiement de la cotisation ordinale est passible de poursuites disciplinaires. Note : En 2017, le montant de l'indice ordinal était de 14,18 €, soit pour 2017 une cotisation annuelle de 99,26 €. Voir sur le site de l'Ordre des vétérinaires (format pdf pour 2017 - il ne semble pas qu'il y ait eu de mise à jour de ce document depuis cette date !) - Contrôle des compétences des personnes non vétérinaires réalisant des actes d'ostéopathie sur l'animal Pour mémoire, les personnes non vétérinaires souhaitant réaliser des actes d'ostéopathie sur les animaux ont jusqu'au 31 décembre 2019 pour valider leurs compétences. Au-delà de cette date, les personnes n'ayant pas validé ou n'ayant pas entamé la démarche de validation de leurs compétences et réalisant des actes d'ostéopathie animale seront susceptibles d'être poursuivies pour exercice illégal de la médecine vétérinaire. Voir le dossier complet sur le site de l'Ordre des vétérinaires : Ostéopathie animale, toutes les informations pratiques : pour les vétérinaires et pour être candidat à l'épreuve d'aptitude (pour les personnes non vétérinaires visées à l'alinéa 12 de l'art.L 243-3 du CRPM) Articles sur le Net Le psoas : un muscle de grande importance ! Peu de personnes connaissent ce muscle mais c'est celui qui donne souvent des douleurs lombaires et force petit à petit par manque d'étirements à se vouter et à marcher comme une personne âgée. Pour garder un dos droit et éviter les douleurs dans les hanches et dans le dos, voici 5 petites vidéos très intéressantes. Ou ici : https://www.youtube.com/watch?v=4mWJDP92VFw Lire l'article en français : Le psoas : un muscle de grande importance ! Note : Cet article a été copié à partir de documents écrits en anglais... Voir les ouvrages : Jo-Ann Staugaard-Jones - Le Psoas, muscle vital : Au cœur du bien-être physique et émotionnel - Éditions Sully 2014, dans la Biblioboutick Claude Bochurberg - Le cri du psoas ou le reflet de l'humain Éditions A. J. Presse 2001 dans la Biblioboutick Apnée du sommeil : des symptômes différents chez l'enfant, qu'il faut savoir reconnaître Les troubles respiratoires obstructifs du sommeil (parmi lesquels l'apnée) touchent aussi les enfants. Les signes sont différents et des traitements existent, à condition que la pathologie soit repérée tôt. Le point avec une experte. Les adultes ne sont pas les seuls touchés par des troubles respiratoires obstructifs du sommeil (parmi lesquels l'apnée du sommeil). "Environ 5% des enfants seraient concernés, mais beaucoup ne sont pas diagnostiqués", détaille le Dr Annick Andrieux, pneumo-pédiatre au Pôle d'Exploration des Apnées du Sommeil de la clinique Bel Air à Bordeaux et spécialiste des troubles respiratoires obstructifs du sommeil chez l'enfant. Lire l'article de Violaine Badie (le 18 février 2019) : Apnée du sommeil : des symptômes différents chez l'enfant, qu'il faut savoir reconnaître Un réseau de microvaisseaux sanguins découvert dans les os Ces capillaires assurent la majeure partie de la circulation sanguine dans les os et participeraient aux échanges entre la moelle osseuse et la circulation sanguine globale. Quand l'accès aux veines périphériques s'avère compliqué, les médecins urgentistes optent souvent pour une injection intra-osseuse, aussi efficace qu'une injection intraveineuse. Cette pratique médicale montre que l'os est un point d'entrée vers la circulation sanguine globale. Le fait que les cellules du système immunitaire produites par la moelle osseuse passent très vite dans le sang est autre élément en ce sens. Or les modèles ne font état que d'un petit nombre d'entrées artérielles et de sorties veineuses dans les os, chaque vaisseau ayant besoin d'un canal pour traverser ce matériau dense. Dès lors, comment un échange performant et rapide entre l'os et la circulation sanguine globale peut-il exister ? Grâce à des techniques de pointe en imagerie, la microscopie à feuillet de lumière (LSFM) et la microscopie à rayons X, Anika Grüneboom et ses collègues, de l'université de Duisbourg et Essen, en Allemagne, ont dévoilé et caractérisé un réseau de centaines de microcapillaires sanguins dans la section perpendiculaire des os longs chez la souris. Lire l'article de Noëlle Guillon (19 février 2019) : Un réseau de microvaisseaux sanguins découvert dans les os->https://www.pourlascience.fr/sd/biologie/un-reseau-de-microvaisseaux-sanguins-decouvert-dans-les-os-16188.php] Naissance et mort au Paléolithique récent européen (40 000 – 10 000 BP) Un préjugé tenace ne cesse d'être colporté concernant la période du Paléolithique. Certains affirment que l'espérance de vie y était d'environ 30 ans, en raison de conditions de vie terriblement précaires, d'une forte mortalité infantile et maternelle, et d'une morphologie des femelles sapiens considérée comme inadaptée à la reproduction — le fameux dilemme obstétrical — leur bassin étant trop étroit pour des nouveau-nés au cerveau si intelligemment gros. Lire l'article de Ana Minski : Naissance et mort au Paléolithique récent européen Béatrice Sauvageot, l'orthophoniste qui révolutionne l'approche de la dyslexie Fondatrice de l'association Puissance Dys, cette chercheuse a conçu une méthode innovante, fondée sur les neurosciences, pour repérer et rééduquer les enfants et les adultes atteints de troubles "dys". Elle la décline depuis peu en une appli, baptisée Dysplay. Dyslexique ? Pour Béatrice Sauvageot (1), ce terme n'a rien de pathologique. Au contraire, pour elle, c'est une grande force. « J'accueille depuis 30 ans des enfants, des ados et des adultes que l'on dit atteints de "troubles dys" (dyslexie, dyscalculie, dysphasie, dysorthographie ou dyspraxie), explique-t-elle. Et j'ai radicalement changé de regard sur eux. Ils n'ont pas de troubles, mais une disposition cérébrale différente, c'est-à-dire une autre forme d'intelligence encore largement inexplorée. Ils perçoivent plus d'images, d'odeurs, de sons, de couleurs que nous. Ils voient 36 images par seconde, et non 24. Devant un film en 3D, ils n'ont pas besoin de lunettes ! Les dys ne dysfonctionnent pas. Ils sont géniaux ! » Dalila Kerchouche (28 janvier 2019) : Béatrice Sauvageot, l'orthophoniste qui révolutionne l'approche de la dyslexie Médecine & Ostéopathie Un ordre des ostéopathes, mais pour quoi faire ? A l'heure actuelle où certaines associations veulent absolument créer un ordre des ostéopathes, il est bon de lire cet article du Quotidien du Médecin sur l'Ordre des médecins en attendant de pouvoir lire le rapport de la Cour des Comptes . Ne pas oublier d'aller consulter l'article sur le sujet de Pierre-Luc L'Hermite - Maux d'ordre Bruno Bordoni and Emiliano Zanier - Anatomic connections of the diaphragm : influence of respiration on the body system J Multidiscip Healthc. 2013 ; 6 : 281–291. Abstract The article explains the scientific reasons for the diaphragm muscle being an important crossroads for information involving the entire body. The diaphragm muscle extends from the trigeminal system to the pelvic floor, passing from the thoracic diaphragm to the floor of the mouth. Like many structures in the human body, the diaphragm muscle has more than one function, and has links throughout the body, and provides the network necessary for breathing. To assess and treat this muscle effectively, it is necessary to be aware of its anatomic, fascial, and neurologic complexity in the control of breathing. The patient is never a symptom localized, but a system that adapts to a corporeal dysfunction. Keywords : diaphragm, fascia, phrenic nerve, vagus nerve, pelvis Lire l'article (en accès libre) : Anatomic connections of the diaphragm : influence of respiration on the body system L'affaire des assistants médicaux : la fin de l'histoire de la médecine libérale. Les ARS ont trouvé le remède à la désertification médicale de la France : les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé. On se rappelle la fameuse phrase d'Alphonse Allais pour lutter contre les miasmes des grandes villes, "Il suffit de construire les villes à la campagne", eh bien les ARS ont trouvé une formule tout aussi plaisante : "Il suffit de construire l'hôpital en ville". Les CPTS, je cite ICI, ont pour rôle de coordonner les professionnels d'un même territoire qui souhaitent s'organiser — à leur initiative — autour d'un projet de santé pour répondre à des problématiques communes : organisation de soins non programmés, coordination ville-hôpital, attractivité médicale du territoire, coopération entre médecins et infirmiers pour le maintien à domicile... Ainsi, les ARS, dont on sait qu'elles ne sont que les courroies de transmission de la technostructure étatique qui gère le complexe santéo-industriel, ont décidé l'extension du domaine du bordel hospitalier à la médecine libérale "de ville". Lire sur le blog "De la médecine générale, seulement de la médecine générale : L'affaire des assistants médicaux : la fin de l'histoire de la médecine libérale Congrès etc. 12e Symposium de Nantes : Prise en charge des douleurs chroniques : Concepts émergents et pluridisciplinarité->https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?article2101] Cycle de Conférences de l'Académie D'ostéopathie Samedi 23 Mars 2019 - 9h à 18h - Assemblée Générale Ordinaire de l'Académie de 9 h à 12 h. Aux deux pôles du concept crânien : de l'approche fonctionnelle (Sutherland et ses élèves) à l'approche structurelle (Charlotte Weaver) de 14 h à 18 h. - Bruno Ducoux DO et Florence Bruegghe DO - C'est ICI Congrès Ostéobio 2019 - L'OSTÉOPATHIE AU PORTUGAL - LA PLACE DE L'OSTÉOPATHE DANS LA PRISE EN CHARGE PLURIPROFESSIONNELLE DES CÉPHALÉES - Cachan, France - C'est ICI Livres Le cri du psoas ou le reflet de l'humain - Claude Bochurberg - A.J. Presse 2017 - C'est ICI Le Psoas, muscle vital - Jo-Ann Staugaard-Jones - Éditions Sully 2014 - C'est ICI Neuroanatomie descriptive - J.-M. Le Minor, J.-Ph. Dillenseger - Elsevier Masson 2019 - C'est ICI Fiches pratiques d'anatomie palpatoire en ostéopathie - Ph. Gadet, M. Carpentieri - Elsevier Masson 2015 - C'est ICI Imagerie musculosquelettique - Anne Cotten - Elsevier Masson 2e éd. 2017 - C'est ICI Imagerie de la colonne vertébrale et de la moelle épinière - G. Cosnard, J.-L. Dietemann, F. Lecouvet - Elsevier Masson 2017 3e éd. - C'est ICI Bras, avant-bras et main - Pascal Pommerol - Sauramps Médical 2019 - C'est ICI Épaule et traversée thoracobrachiale - Pascal Pommerol - Sauramps Médical 2018 - C'est ICI Ostéopathie et thérapie manuelle du tissu neuro-méningé - Pascal POMMEROL - Sauramps Médical, 2013 - C'est ICI Anatomie fonctionnelle appliquée à l'ostéopathie crânienne - Nicette Sergueef - Éditions Elsevier 2009 - C'est ICI
  • Naissance d'un concept

    4 mars, par Pierre Tricot — Histoire et Philosophie
    Sommaire 1ère partie Notes de la 1ère partie 2ème partie Bibliographie Notes de la 2ème partie Naissance d'un concept Extrait de Philosophie de l'Ostéopathie de AT Still Pierre Tricot 1ère partie « Depuis que l'ostéopathie est devenue un fait établi, beaucoup de mes amis se sont souciés de me voir écrire un traité sur la science. Mais je n'étais pas du tout convaincu que le temps fût venu pour une telle présentation, et aujourd'hui encore, je me demande si ce n'est pas un peu prématuré. (2) L'ostéopathie est encore dans l'enfance, c'est une grande mer inconnue venant d'être découverte, dont nous ne connaissons aujourd'hui que l'étendue du rivage. En voyant que certains, ayant tout juste effleuré la surface de la science, ont pris le stylo pour écrire des livres sur l'ostéopathie et, après avoir attentivement examiné leurs présentations, découvert qu'ils buvaient aux fontaines des vieilles écoles des drogues, tirant la science en arrière vers les systèmes mêmes dont je me suis séparé il y a tant d'années, et réalisant que des étudiants affamés étaient prêts à gober ce poison mental et tout le danger qu'il représente, je me suis convaincu de la nécessité d'écrire une littérature ostéopathique destinée à ceux qui désirent être informés. Ce livre ne comporte aucune citation émanant d'auteurs médicaux et diverge de leurs opinions sur la plupart des questions importantes. Je ne m'attends pas à rencontrer leur approbation ; une telle chose serait non naturelle et impossible. Mon objectif dans ce travail est d'enseigner les principes tels que je les comprends et non pas des règles. Je ne me propose pas d'instruire l'étudiant à taper ou tirer certains os, nerfs ou muscles en fonction de telle maladie, mais avec une connaissance du normal et de l'anormal, j'espère proposer un savoir précis applicable à toutes les maladies. Ce travail a été rédigé progressivement au cours des années, dans les moments que j'ai pu distraire d'autres préoccupations pour m'y consacrer. J'ai compilé attentivement ces pensées dans un traité. Chaque principe ici présenté a été honnêtement testé et éprouvé par moi-même. Ce livre a été écrit par moi, à ma façon, sans aucune ambition de belle écriture, mais pour donner au monde une introduction à une philosophie pouvant servir de guide dans le futur. » (3) A.T. Still - Kirsksville, Missouri, 1er septembre 1899 En 1899 – il y a cent ans –, deux années après l'Autobiographie, Still publie son second livre, la Philosophie de l'Ostéopathie (Philosophy of Osteopathy). Still a 71 ans et sa santé décline. D'anciens élèves commencent à publier des ouvrages. Ainsi, Elmer Barber a publié en 1898 Osteopathy Complete,(4) un premier livre traitant de la technique ostéopathique. Carl McConnel, publie en 1899 The Practice of Osteopathy : Designed for the use of Practitioners and Students of Osteopathy.(5) Still n'est pas du tout satisfait du livre de McConnel, regrettant que l'essentiel soit tiré des " anciens auteurs médicaux, " et le considérant comme " la faillite totale d'un ostéopathe. "(6) Il lui reproche essentiellement de ne pas respecter le concept ostéopathique et d'aborder les problèmes de santé avec la démarche symptomatique typique du médecin. Dès lors, il se sent pressé par l'urgence de consigner l'essentiel ostéopathique. Philosophie de l'ostéopathie est donc le premier ouvrage écrit par Still avec cet objectif en tête. Pour bien comprendre l'ouvrage, il nous semble important de rappeler quelle était la médecine et sa pratique dans le Middle West américain à l'époque de Still, d'évaluer quel était le niveau de connaissances du temps concernant les sciences de l'homme, et de présenter enfin certains éléments de l'histoire du collège de Kirksville et du développement de l'ostéopathie, jouant un rôle important dans l'état d'esprit de Still à cette époque. Le contexte médical de l'époque L'évocation du contexte médical de l'époque et du lieu nous permettra de comprendre son cheminement mais également sa sévérité vis à vis des médecins et des systèmes médicaux : dans les états pionniers, la pratique de la médecine n'est pas réglementée. Elle ne le sera que progressivement à partir des années 1870. Cette médecine est probablement plus proche des descriptions de Molière que de la médecine actuelle et, bien entendu, elle est le plus souvent impuissante. Il l'appellera lui-même médecine de l'à-peu-près, ou du viser-rater.(7) À l'époque, la médecine s'apprenait auprès d'un praticien déjà en exercice, ce savoir pratique étant complété par la lecture des ouvrages de médecine que pouvait posséder le praticien. Ainsi, Still apprendra la médecine auprès de son père, pasteur méthodiste et médecin, au contact des indiens shawnee et de leurs pratiques. Dans les années 1860, désirant parfaire sa formation médicale, il tentera d'intégrer un enseignement plus formel : " ...Plus tard, il dira qu'en intégrant le Kansas City School of Physicians and Surgeons, immédiatement après la guerre de Sécession, il fut dégoûté par les enseignements et n'alla pas jusqu'au diplôme. Si ce n'est la possession d'un diplôme formel à accrocher au mur du cabinet, un diplôme d'école médicale ne signifiait évidemment pas grand chose dans les années 1860. Les exigences requises pour intégrer ces écoles essentiellement commerciales, dirigées par des médecins, étaient minimes. Il suffisait habituellement de pouvoir payer les frais de scolarité. L'étudiant devait assister à un cycle de conférences étalées sur deux ans, de novembre à février, la seconde année présentant les mêmes matériaux que la première, sans aucune pratique clinique. De plus, beaucoup d'étudiants étant illettrés, l'examen final se réduisait à une simple interrogation orale." (8) Son intérêt pour la mécanique le conduira à rapprocher ses trouvailles de l'organisation de la structure humaine et à se plonger dans l'anatomie, qu'il étudiera sur les squelettes indiens. Il sera ainsi révolutionnaire en émettant l'idée d'une relation entre l'anatomie et la fonction. Cette étude, lui fournissant un support réel de connaissance, lui permettra également de sortir de l'empirisme médical de l'époque. En combinant une connaissance anatomique et physiologique à la logique d'un raisonnement, il fut pionnier dans l'approche scientifique de la maladie et de la médecine. Les connaissances médicales du temps de Still L'évaluation des connaissances médicales du temps est également indispensable pour comprendre les propos que Still tient dans Philosophie de l'Ostéopathie. Nous sommes en 1899. Ignace Semmelweis (1818-1865), obstétricien hongrois a découvert l'origine infectieuse de la fièvre puerpérale et préconise l'asepsie, mais il est combattu par les médecins de l'époque et ses travaux ne sont pas diffusés. En France, Claude Bernard (1813-1878) vient de jeter les bases de la médecine expérimentale, fondement de la médecine actuelle. Louis Pasteur (1822-1895) et ses travaux commencent seulement à être reconnus. En Angleterre, Joseph Lister (1827-1912) lutte pour imposer la notion d'asepsie. En Allemagne, Robert Koch (1823-1910) découvre le bacille de la tuberculose (1882), aboutissant à la découverte de la tuberculine. Toutes ces recherches qui constituent le point de départ de la médecine scientifique moderne, ne sont peut-être pas encore connues de Still, ou bien la méfiance qu'il a développée à l'égard de tout ce qui est médical le rend très circonspect à leur égard. Il raisonne donc à partir de son niveau de connaissance en anatomie et en physiologie et formule des hypothèses par rapport à ce qu'il observe ou aux résultats qu'il obtient. Dans beaucoup de cas, nos connaissances d'aujourd'hui sont venues invalider ces hypothèses, apportant d'autres explications. Pourtant, le bon sens, la faculté d'observer, l'aptitude à résoudre les difficultés et les résultats obtenus nous obligent à admettre que malgré cela, l'ostéopathie demeure une approche véridique et efficace, même si Still nous déroute souvent. Notes de la 1ère partie 1. Texte paru dans la revue de l'Académie d'Ostéopathie de France, Apostill n°3, Mars 1999, pp. 4-9. 2. Nous sommes en 1899 (N.d.T.). 3. Extrait de la préface écrite par A. T. Still pour Philosophie de l'Ostéopathie. 4. Elmer Barber : Osteopathy Complete (Ostéopathie complète). 5. Carl McConnel : The Practice of Osteopathy : Designed for the use of Practitioners and Students of Osteopathy. (La pratique de l'ostéopathie, destiné à l'usage des praticiens et étudiants en ostéopathie). Chicago : W. B. Conkey, 1899. 6. Lettre de Still, à Me H. Orshel, Livingston, Montana, 2 janvier 1900. Fragment appartenant à Me M. E. Still, A. T. Still Memorial Library, KCOM. in C. Trowbridge, A. T. Still, 1828-1917, Thomas Jefferson University Press, Kirksville, Mo, 1992, p. 187. 7. " Par conséquent, un traité essayant de dire aux gens comment traiter la maladie à l'aide de nos méthodes serait pire qu'inutile pour toute personne n'ayant pas été entraînée en anatomie. C'est de la philosophie de l'ostéopathie dont l'opérateur a besoin. Par conséquent, il est indispensable que vous connaissiez cette philosophie sinon, vous échouerez sévèrement et n'irez pas plus loin que le charlatanisme du ‘viser – rater.' " Autobiographie, p. 144. 8. Carol Trowbridge : A. T. Still, 1828-1917, The Thomas Jefferson University Press, Kirksville, Mo, 1992, p. 96. 2ème partie Le collège de Kirksville et le développement de l'ostéopathie L'histoire du collège et du développement de l'ostéopathie nous donnera enfin quelques ultimes lumières. Jusqu'en 1896, le collège de Kirksville a été la seule institution de formation à l'ostéopathie. Still a pu assez facilement contrôler le développement et les orientations prises par le mouvement, mais à partir de 1896, d'autres collèges se sont créés (entre 1896 et 1899, treize collèges légitimes se sont ouverts). Dès lors, il ne contrôle plus le mouvement et sent l'ostéopathie lui échapper, prendre des orientations qu'il ne souhaitait pas, et il en souffre : " Ils me citèrent comme le fondateur et le créateur de la plus grande science jamais donnée à l'homme. Mais quand vint le moment de dire ce qui était meilleur dans l'intérêt de l'école et de son futur, alors ils n'eurent que faire de mon savoir ou de mon avis. Ils coururent vers d'étranges Dieux. Mon cœur en fut attristé. Comme une poule rassemble les siens sous son aile, j'aurais voulu vous rassembler, vous, mes enfants, mais vous n'avez pas voulu… " (1) Au sein même du collège de Kirksville existent des conflits dans les orientations de l'enseignement, notamment entre Still d'une part, et William Smith,(2) enseignant de la première heure au collège et les frères Littlejohn, d'autre part, tous écossais et médecins. Les frères Littlejohn sont arrivés aux États-Unis vers les années 1890. J. Martin Littlejohn – celui là même qui fondera la British School of Osteopathy à Londres en 1913 –, était diplômé de l'université de Glasgow, James était chirurgien et docteur en médecine et David détenait un diplôme en sciences. (3) Souffrant de problèmes de nuque et de gorge, J. Martin se rendit à Kirksville en 1897 pour y recevoir un traitement ostéopathique. Il recouvra la santé et fut recruté pour donner des cours à l'ASO (4) sur son sujet favori, la physiologie. En 1898, il devint doyen de la faculté et professeur de physiologie à l'ASO, tout en suivant les classes d'ostéopathie. (5) James et David suivirent leur frère à Kirksville où ils enseignèrent également, tout en étudiant l'ostéopathie. William Smith et les Littlejohn étaient médecins et fervents partisans de la médecine scientifique qui commençait à se développer. Martin préférait une ostéopathie largement fondée sur la physiologie plutôt que sur l'anatomie. Bien qu'il fut attiré par les principes naturalistes sous-jacents à la science de Still, croyant à l'approche sans drogue, Littlejohn défendait ardemment que tout ce qui fait partie de la science médicale – excepté la matière médicale –, devait être inclus dans le programme d'étude et de pratique. (6) Ainsi, sous l'action conjuguée de William Smith et des frères Littlejohn, le caractère de l'ASO commença de changer ce qui aboutit à d'inévitables heurts avec Still. Emmons R. Booth, un des premiers ostéopathes, évoque ces conflits : " en plusieurs occasions, Still ferma l'école pour discuter avec les enseignants de la compatibilité du diagnostic médical et de l'ostéopathie. Un étudiant se rappela Still faisant irruption furieux dans une salle de classe, écrivant frénétiquement au tableau : ‘Pas de physiologie !' " (7) Ceci est important pour nous permettre de comprendre l'attitude de Still et les propos qu'il tient dans Philosophie de l'Ostéopathie. Il y défend une conception presque purement anatomique, accordant peu de place aux connaissances en physiologie et autres sciences médicales naissantes. On peut être surpris de l'attitude de Still face aux avancées des sciences médicales de son temps. De la part d'un homme qui a toujours été favorable au progrès, cette attitude étonne. N'écrivait-il pas dans l'Autobiographie : " Mon père était un fermier progressiste, et il était toujours prêt à laisser de côté un vieille charrue s'il pouvait la remplacer par une autre mieux adaptée à son travail. Durant toute ma vie, j'ai toujours été prêt à acheter une meilleure charrue. " (8) Il est probable que les raisons profondes expliquant une telle attitude sont multiples et diffuses. Pour Still, le danger principal de la recherche médicale, vient de l'assimilation de tous les nouveaux aspects apportés en un tout : mélange de la physiologie avec les autres disciplines telles que la pharmacologie et la symptomatologie, parties de la médecine qu'il rejette avec force. On sait à quel point il a toujours été hostile à l'utilisation des drogues : " j'ai appris que les drogues sont dangereuses pour le corps et que la science de la médecine n'est – comme l'admettent certains grands praticiens –, qu'une hypocrisie. " (9) Quant à la symptomatologie, il dévoile le fond de sa pensée lorsqu'il présente l'ostéopathie : " Cette méthode d'exploration n'est pas dirigée par le son des cornes de brume de la non fiable et insatisfaisante symptomatologie." (10) Il ressent donc un danger à accepter ce que peuvent apporter les développements médicaux de l'époque avec le risque de voir s'émousser l'identité, l'originalité et la pureté de l'ostéopathie. Les difficultés actuelles de l'ostéopathie américaine nous prouvent la justesse de son pressentiment. Enfin, bien que cela soit très difficile à apprécier, il est probable qu'il y eut conflit d'influence avec J. M. Littlejohn, souvent présenté comme un homme ambitieux et qui, sans doute aussi sûr de sa position que l'était Still de la sienne, fut certainement malhabile à la faire accepter. Pour terminer, n'oublions pas que malgré la grande ouverture d'esprit dont il a fait preuve toute sa vie, Still est maintenant âgé de 71 ans. L'accumulation des certitudes amassées au cours d'un long exercice professionnel, couronné de nombreux succès, lui a donné une conviction absolue quant à la véracité de ses théories. De plus, ces certitudes ont été acquises dans la souffrance, face à un ostracisme médical et religieux difficile à imaginer. Cela, associé à sa personnalité peu encline à la souplesse et au compromis et à la rigidité que confère souvent l'âge, nous permet de comprendre que les propos ne soient pas mesurés. Still, un philosophe Dans cet ouvrage, Still ne nous parle que de philosophie, c'est-à-dire qu'il nous indique quel état d'esprit adopter, comment évaluer l'organisme en partant du normal afin de comprendre l'anormal. Il nous montre sans cesse dans quel esprit doit observer et travailler l'ostéopathe. Il ne fournit aucune technique. Il en fournira d'ailleurs très peu dans ses ouvrages. Il semble que cela ait été de sa part délibéré : " Je désire exprimer clairement qu'il existe de nombreux moyens pour ajuster les os. Et lorsqu'un praticien n'utilise pas la même méthode qu'un autre, cela ne démontre aucunement de l'ignorance criminelle de la part de l'un ou de l'autre, mais simplement deux moyens différents pour obtenir le même résultat... Chaque praticien devrait utiliser son jugement personnel et choisir sa propre méthode pour ajuster tous les os du corps. Le problème n'est pas d'imiter ce que font avec succès quelques praticiens, mais de ramener un os de l'anormal au normal." (11) L'ostéopathie, une approche vraiment différente Enfin, à la lecture de Philosophie de l'Ostéopathie, nul doute que nous serons souvent déroutés. Tel fut le cas de William Smith, lorsqu'il visita Still pour la première fois et que celui-ci lui parla d'ostéopathie. Smith sut adopter une attitude juste d'observateur : " Laissez moi vous dire que l'ostéopathie ne peut être évaluée que par un esprit clair et sans préjugé. Si un homme, un médecin, vient à Kirksville et entend ce qu'il entendra tout en raisonnant à partir de ce qu'il a appris dans une école médicale, la seule conclusion possible pour lui est que l'ostéopathie est une tromperie et une illusion, une gigantesque foutaise destinée à extorquer tous les mois des centaines de dollars aux malades et aux affligés. Mais, si l'investigateur se donne la peine d'approcher le problème comme s'il n'y connaissait rien (et quatre années d'expérimentation de l'ostéopathie, me permettent d'affirmer que les docteurs n'y connaissent pas grand chose), de ne rien accepter pour acquis, de n'accepter aucune déclaration pour ou contre l'ostéopathie, mais de se contenter d'interroger une douzaine de patients en les considérant comme des hommes et des femmes sensés et non comme des hystériques, prêts pour l'asile d'aliénés ou comme des menteurs patentés, alors, s'il est homme honnête, il devra conclure, comme je le fis, qu'il existe encore des choses dans l'art de guérir qui ne sont pas connues de la profession médicale."(12) Si nous parvenons à réajuster ce décalage relié à l'époque, il est merveilleux de constater que la philosophie de l'ostéopathie demeure aujourd'hui valide, totalement. C'est elle qui jaillit et que nous découvrons à chaque page de cet ouvrage. Bibliographie Booth, E. R. : History of Osteopathy and Twentieth Century Medicine Cincinnati : Caxton Press, 1905) Schnucker, R. V. : Early Osteopathy, The Thomas Jefferson University Press, Kirksville, Mo, 1991. Still, A. T. : Autobiographie, Éditions Sully, Vannes, 1998. Still, A. T. : Philosophie de l'ostéopathie, Éditions Sully, Vannes, 1999. Still, A. T. : Osteopathy Research and Practice, Kirksville, by the author, 1910. Trowbridge, Carol : A. T. Still, 1828-1917, The Thomas Jefferson University Press, Kirksville, Mo, 1992. Notes de la 2ème partie 1. Note manuscrite non datée, non paginée trouvée au dos d'un autre manuscrit, " How to be a Great Thinker. " in C. Trowbridge, A. T. Still, 1828-1917, Thomas Jefferson University Press, Kirksville, Mo, 1992, p. 198. 2. William Smith : Diplômé de l'université d'Édimbourg en 1889, également détenteur de certificats du collège royal de médecine d'Édimbourg, du collège royal de chirurgie et de la faculté de médecine et de chirurgie de Glasgow. Il avait émigré aux USA et vendait du matériel chirurgical. Poussé par les médecins qu'il démarchait, il rencontra Still à Kirksville avec l'idée de le confondre comme charlatan. Il fit plus tard le récit de leur entrevue : " Ce qu'il me dit semblait tellement éloigné de tout ce qu'on m'avait enseigné dans les écoles médicales, si complètement absurde et chimérique que je lui demandais des preuves de ce qu'il avançait. Les preuves me furent données par les quelques seize patients qui témoignèrent de leur condition lors de leur arrivée à Kirksville et de leur état consécutif au traitement. " Il fut tellement séduit par les propos et les démonstrations de Still qu'il devint fervent partisan de l'ostéopathie, participa à la création du premier collège en 1892 et y enseigna l'anatomie pendant de nombreuses années. Still raconte à sa manière leur première entrevue dans l'Autobiographie (pp. 113-117). 3. J. Martin Littlejohn (1865-1947) s'inscrivit à l'université de Glasgow où il étudia la théologie. Bien que non encore diplômé, il fut ordonné en 1886 et enseigna déjà cette année là. En 1889, il retourna à l'université où il reçut le diplôme de professeur en arts de langues classiques. Il reçut le diplôme de licencié en théologie en 1890 et pendant les deux années qui suivirent, étudia la loi, jusqu'au diplôme de sciences légales obtenu en 1892. Pendant ce parcours, il reçut un diplôme universitaire de médecine, ce qui lui permit sans doute d'acquérir sa connaissance en anatomie et en physiologie. En 1892, Littlejohn émigra en Amérique et s'inscrivit à la Columbia University de New York. Il y termina son doctorat en philosophie en 1894. Cette année là, il fut élu président du collège Amity, à College Spring, dans l'Iowa, un collège mixte d'enseignement libre des arts. Après avoir quitté l'ASO, Littlejohn et ses frères fondèrent le Littlejohn College of Osteopathy à Chicago. Là, J. Martin s'inscrivit aux collèges médicaux de Dunham et Hering et reçut son diplôme de docteur en médecine. Il retourna en Angleterre en 1913 et y fonda la British School of Osteopathy (BSO). 4. ASO : Acronyme pour American School of Osteopathy (Collège Américain d'Ostéopathie), fondé en 1892. 5. James Buchanan Littlejohn (1869-1947) était diplômé en médecine et chirurgie de l'université de Glasgow. Pendant quatre années, il fut chirurgien pour le service du gouvernement anglais. Lorsque J. Martin retourna en Angleterre, James assura l'administration du collège de Chicago et eut un rôle actif dans le domaine de la profession ostéopathique. Peut-être qu'après son expérience avec l'ASO, James s'inscrivit l'école de droit du Kent dont il fut diplômé. 6. David Littlejohn (1876-1955) suivit dans les années 1891-92 les cours du collège de sciences de Kensington à Londres. Puis, de 1893 jusque 1896, il suivit les cours de l'université de Glasgow et pendant cette période, enseigna la chimie à la Western Medical School of Glasgow. En 1896, il vogua lui aussi vers l'Amérique. David reçut le diplôme de théologie au collège Amiti dans l'Iowa puis le diplôme de docteur en médecine au Central Michigan College de Saint Joseph dans le Michigan. Il partit pour Chicago avec ses frères, mais son intérêt pour la santé publique et l'hygiène lui firent prendre d'autres chemins. 7. J. Martin Littlejohn, " The Prophylactic and Curative Value of the Science of Osteopathy, " allocution présentée devant la Société Royale de Littérature de Londres, réédité dans le Journal of Osteopathy 6 (Février 1900) : 365-84. 8. E. R. Booth, History of Osteopathy and Twentieth Century Medicine, p. 493. 9. A. T. Still : Autobiographie, p. 168. 10. Ibid., p. 41. 11. A. T. Still : Philosophy of Osteopathy, p. 32. 12. A. T. Still : Osteopathy Research and Practice, p. 29. Voir en ligne : Naissance d'un concept (format pdf) sur le site de Pierre Tricot Nous remercions particulièrement Pierre tricot de nous avoir autorisé à reproduire cet article. 1ère publication sur le Site de l'Ostéopathie le 7 décembre 2005
  • Échos des conférences du Dr Still

    4 mars, par Emmanuel Piquemal — Histoire et Philosophie
    Sommaire Présentation Échos des conférences du Dr (...) Comparaison du corps à un (...) La manipulation, un massage Notes Échos des conférences du Dr Still à la promotion de 1896 (1)- Traduction : Emmanuel Piquemal 1. H. H. Gravett, Echoes from Dr. Still's Lectures to the Class of Ninety Six, Academy Of Applied Osteopathy, Year Book, 1948, pages 48 à 51. « Le fondateur de l'ostéopathie s'adresse directement à nous. Voici ses premiers mots : Ayez confiance dans le patient et dans sa capacité à aller mieux... » Présentation Le Dr H. H. Gravett (2) était un ostéopathe issue de la promotion de 1896 (3) de l'American School of Osteopathy. Il a exercé à Piqua dans l'Ohio (4). Pendant des années rédacteur en chef (5) du Journal de l'American Osteopathic Association, il a été de 1919 à 1921 Secrétaire de l'AOA, et a laissé de nombreux écrits reflétant la pensée ostéopathique de cette période (6). H. H. Gravett définit ainsi l'ostéopathie : « Avec le Dr Still, l'Ostéopathie est la Science de la Guérison par l'Ajustement (7) et l'Alignement. » (8). Voici l'un de ses articles. Présentant de nombreuses citations peu connues de Still, il est possible qu'il soit à l'origine des phrases telles que « La structure gouverne la fonction » (9) et « Trouvez-la, traitez-la et laissez-la tranquille » (10). En effet, nous ne les retrouvons pas telles quelles dans les quatre livres de Still ni dans ses articles, mais nous pouvons les discerner dans cet article. La transcription au format numérique n'ayant pas été toujours exacte, nous avons recoupé ces informations lorsque cela a été possible et nécessaire (11). Parce qu'il faut parfois puiser dans le passé pour établir notre présent, il nous semblait important de partager cet article. Échos des conférences du Dr Still à la promotion de 1896 (12) Compte-rendu des discours du Dr Still En discutant avec un jeune diplômé en Ostéopathie, je lui parlais du premier discours que le Dr Still donna devant la promotion de janvier 1896 et dont je faisais partie – nous étions 25. Ce groupe pensait que nous, les étudiants plus âgés, devions faire un enregistrement de ses discours au bénéfice des étudiants plus jeunes, bien que je doute que cela ne serve aucun bon objectif parce que je pense que la plupart de ses discours ont été consignés dans ses différents écrits. D'après l'opinion de ce groupe, notre école n'attache pas autant d'importance à ses enseignements qu'elle le devrait. Il dit : « La plus grande partie de leur temps est pris pour maîtriser les sujets qu'ils doivent connaître pour leur permettre de réussir devant les différents Conseils Médicaux de l'État. » Mais il me semble qu'il n'y a jamais eu un moment dans l'histoire de l'Ostéopathie où les écoles ont été si bien préparées qu'aujourd'hui pour donner à l'étudiant une profonde compréhension des structures, du fluide, et des forces qui gouvernent les mécanismes physiologiques et structurels du corps, ce qui en soi constitue l'Ostéopathie. Pour une raison quelconque, beaucoup d'entre eux (13) pensent que l'Ostéopathie est quelque chose de différent de toutes ces notions, et qu'à un moment ou à un autre la chose appelée Ostéopathie va leur être servie toute bien ficelée dans un joli petit livre en édition de poche. Par conséquent, je vais faire un compte rendu des discours du Dr Still et laisser quelqu'un d'autre être juge de leur valeur. Je ne serai pas capable de les présenter comme un raisonnement avec une suite logique ; je vous les livre comme ils me viennent : 1. Il dit : « En ostéopathie, la première étape est la confiance dans notre propre corps. » 2. « L'étape suivante consiste à faire évoluer cette confiance vers une compréhension intelligente. » 3. « Vous apprendrez que le corps se créé lui-même, se développe, s'entretient, cicatrise, se rétablit, se propulse, s'ajuste, et fait toutes ces choses par ses propres moyens. Il n'utilise que les choses qui relèvent du domaine alimentaire. » Continuant son discours, il dit : « Je veux marquer votre esprit au début de vos études d'Ostéopathie avec les choses que vous devez connaître si vous voulez les réussir. Premièrement, l'Ostéopathie n'est pas un ensemble de techniques (14) ; deuxièmement, ni l'Ostéopathie ni ses applications au patient ne peuvent être servies sur un plateau. Il faut creuser (15) et approfondir ces notions par soi-même. Troisièmement, son application aux patients doit se faire de manière raisonnée (16) et non en suivant des règles. » 4. « Les médecins ostéopathes doivent être capables de justifier le traitement qu'ils prodiguent, non pas tant pour le patient mais pour eux-mêmes. » 5. « Je ne dirige une école ni pour enseigner à des perroquets ni juste pour fabriquer d'autres médecins. » 6. « Le monde est déjà surpeuplé de médecins qui depuis un siècle ont traité leurs patients en suivant des règles plutôt que leur raison. » 7. [Les médecins sont] « Apparemment satisfaits de remuer ciel et terre à la recherche d'un quelconque mystérieux remède qui, une fois donné au patient, ira on ne sait comment le débarrasser de la chose qui est autant un mystère pour le médecin que pour le patient lui-même. » 8. « Sans jamais penser, sauf en cas d'accidents et d'empoisonnement particulier, qu'ils trouveraient la source aussi bien de la cause que du remède dans le corps lui-même. » (17) 9. « Pour étudier l'ostéopathie, je veux des hommes et des femmes qui raisonnent et pensent par eux-mêmes. » 10. « Ce n'est pas tant la question de ‘'qu'est-ce que le remède ou le traitement va faire au corps”, mais plutôt " qu'est-ce que le corps va faire avec le remède ou le traitement ". » 11. Poursuivant, il dit : « Vous découvrirez que la loi naturelle qui lorsqu'elle est entravée va entraîner la maladie ou lui permettre d'exister, est celle-là même qui une fois rétablie la fera partir. » 12. « Le savoir-faire ou le manque de savoir-faire pour rétablir cette loi naturelle fera que vous réussirez ou que vous échouerez. » 13. « Vous découvrirez que l'ajustement des os est l'aspect le plus facile de l'ostéopathie. Tout ce que vous avez à faire c'est de les amener vers leur amplitude de mouvement physiologique normale sans forcer ni blesser, en gardant à l'esprit que toute articulation amenée de manière forcée au-delà de son amplitude normale de mouvement verra ses ligaments endommagés de façon irréparable. » 14. « L'aspect le plus difficile de l'Ostéopathie réside dans l'acquisition de la connaissance et de la compréhension profonde des structures, du fluide et des forces qui gouvernent leur fonctionnement. » 15. « Vous découvrirez que c'est seulement quand, par la connaissance, la vue et le toucher vous serez devenu familier avec ce qui est normal, que vous serez capables de reconnaître et de normaliser ce qui est anormal ». Ses patients de la Clinique étaient toujours ceux qui allaient bien, jamais ceux qui étaient malades. « Tout d'abord, faites-vous une idée de la normalité » aurait-il dit. 16. « A partir du moment où vous connaissez le contour des os, la relation qu'ils ont entre eux, l'origine, l'insertion, les rapports, l'action, l'innervation et la vascularisation de chaque muscle, organe, tissu, et de chaque structure du corps, et que vous avez l'aptitude mécanique pour la mettre en pratique en sachant comment, quand et où ajuster, vous serez capables de donner au patient tout ce que l'Ostéopathie a à offrir. » 17. Il dit, au sujet de l'examen en Laboratoire : « Ce sera une part essentielle de votre entraînement. Mais gardez à l'esprit que même s'il peut vous indiquer à quel point la maison est en feu, il ne vous dit pas toujours ce qui démarra le feu et ce qui le fait continuer de brûler. » En quantité et en qualité, vous pouvez trouver l'afflux sanguin normal tels que les tests en laboratoire le révèlent, mais s'il ne s'écoule pas normalement, c'est le début des troubles et le trouble est le début de la maladie, parce que la règle de l'artère est suprême. Nos amis du monde médical comparent maintenant ce flot à la Rivière de la Vie (H. H. Gravett). 18. Au sujet de la dissection, il dit : « Vous ne pouvez pas en avoir trop. Cela vous aidera à vérifier votre conception mentale des structures corporelles. Mais je veux que vous vous rappeliez que les structures ont un aspect et procurent une sensation complètement différents selon que le tissu est mort ou vivant ». « C'est celui qui peut trouver et réparer les choses qui ne vont pas pendant que le patient est vivant, non pas après que le patient soit mort, dont les services seront sollicités. » « 19. Ni le système circulatoire ni le système nerveux n'ont une stabilité parfaite ; les deux ont un équilibre très subtil par nécessité, et il doit en être ainsi, pour faire face aux conditions de vie changeantes. » 20. « Le cœur, a-t-il dit, n'est qu'une partie de l'arbre circulatoire général. Il ne tire pas et ne pousse pas. Il donne seulement à la circulation son impulsion initiale. Ainsi, c'est bon ou c'est mauvais, en fonction des perturbations tout le long de l'arbre circulatoire ; et celui qui a appris juste assez à ce sujet pour écouter le cœur du patient et lui dire à quel point il est handicapé, ne va pas faire grand-chose pour un patient quel que soit son trouble cardiaque ». Mais celui qui apprend comment préserver les branches de cet arbre des lésions et qui assiste la nature en faisant en sorte que les fluides et les forces continuent d'aller et de repartir du cœur dans les temps, sauvera beaucoup de mauvais diables qui ont été sélectionné sur la pile des patients laissés à l'abandon, et c'est juste ce qu'il fit pour moi il y a cinquante-deux ans (18). 21. « La nature ne fait pas de bonds en arrière de l'anormal vers le normal. Elle se rétablit étape par étape, c'est la raison pour laquelle les cas chroniques mettent du temps à guérir. Veillez à ce que vous patients le comprennent. Plus ils connaissent l'ostéopathie, plus ils y font appel ». « A moins que vous ayez quelque chose de mieux à offrir et que vous puissiez faire un meilleur travail que celui qui est actuellement réalisé, vous n'avez aucune raison d'exister (19) ; à moins que vous ne l'enseigniez, la recommandiez, et que vous ne le pratiquiez, ni vous ni l'Ostéopathie ne pourra survivre longtemps ». « Le maximum que puisse faire tout médecin pour un patient est de rendre opérationnelles les forces présentes à l'intérieur du corps. » 22.« Pour chaque force dans le corps, existe une force qui s'y oppose. La cause de la cause qui est responsable d'avoir entraînée cette force opposée en dehors de l'équilibre doit toujours être recherchée. » 23. « Il est important que vous la trouviez, et il est tout aussi important de savoir quand vous l'avez corrigée et de la laisser tranquille, la nature fera le reste. » 24. « La seule aide que peuvent vous apporter les autres est une meilleure compréhension des principes fondamentaux sur lesquels l'ostéopathie est fondée. » 25. Ils ne peuvent pas vous montrer comment l'utiliser. Si vous voulez être un imitateur, étudiez dans un établissement thermal. » 26. « Mais n'essayez pas d'ajuster les structures osseuses en imitant la manière de faire de vos collègues. Elles s'assemblent comme un puzzle, et vous, vous seul, devez résoudre l'énigme. » 27. « Le claquement et le craquement des os ne sont pas une preuve que l'ajustement (20) a fonctionné. C'est seulement lorsqu'ils sont alignés et avec leurs rapports anatomiques normaux qu'ils fonctionneront tels que la nature l'a prévu. » 28. « Le claquement et le craquement est dû à l'écartement rapide d'une articulation fermée. » Comparaison du corps à un moteur Concluant son discours en commentant une technique appelée « mouvements » durant cette période, il compara le corps à un moteur en disant : « Si vous connaissez l'agencement d'un moteur, les relations entre les différentes parties, les fluides, et les forces qui gouvernent son fonctionnement, vous n'avez besoin de personne pour vous montrer comment utiliser la clé anglaise et le tournevis pour le réparer. » « Un ajustement ostéopathique est et doit être un ajustement précis. » « A mesure que vous avancez dans votre compréhension, vous découvrirez que ce sont toujours les structures les plus profondes qui sont responsables du maintien des parties en lésion une fois qu'elles se sont formées, et ce ne sont pas de nombreux massages des tissus superficiels qui ajusteront une lésion osseuse. » « Et lorsqu'il existe une irritation excessive des nerfs qui innervent les structures qui gouvernent les articulations, vous devez d'abord les normaliser ; sinon, l'ajustement ne tiendra pas. » Je le savais capable de prendre des semaines et même des mois pour faire ça, surtout quand les articulations ayant les plus grades amplitudes de mouvement étaient impliquées et son ajustement tenait quand il le réalisait. « Par votre propre compréhension des structures, du fluide et des forces qui gouvernent leur fonctionnement, vous saurez quand et où contacter les lésions, l'orientation à donner à la force, et la quantité de force nécessaire pour réaliser l'ajustement. » A moins que vous ne gardiez à l'esprit que ni l'Ostéopathie ni son application au patient ne peuvent être servies sur un plateau, vous n'irez pas loin en Ostéopathie. Vous serez comme tous les autres qui disent que l'Ostéopathie a besoin d'une multitude d'autres choses en plus. Et quand ce quelque chose lui est ajouté, c'est autant d'ostéopathie qui sort. Je pense que le Dr Byron Laycock (21) corrobore l'avis de Still lorsqu'il déclare : « Un soin manuel n'est pas un soin ostéopathique à moins que les mains qui officient ne soient guidées par la compréhension et le raisonnement ostéopathiques. » En ce qui me concerne j'ajouterai : je crois qu'il est possible pour un homme ou un groupe d'hommes d'avoir des opinions différentes de la mienne et d'avoir raison, sinon nous aurions atteint la limite de tout progrès ; mais pour organiser notre futur, il est bon d'être guidé par les choses du passé qui ont fait leurs preuves. À moins que l'on pense au futur dans un esprit de progrès et d'optimisme, et en faisant des suggestions constructives plutôt que de critiquer ce qui est ou a été fait, ils devraient en rester là ; mais, tristement pour nos écoles et notre profession, il me semble que bien souvent les choses ne penchent pas dans ce sens. En fait, cela les anéantirait si nous laissions l'Ostéopathie devenir la queue plutôt que le cerf-volant lui-même, ou tenter d'en faire une routine standardisée, une routine manuelle ordonnée et préconçue. La manipulation, un massage ? Dans l'esprit des masses, la manipulation équivaut à un massage qu'ils peuvent avoir dans n'importe quel établissement thermal. Dans l'esprit des masses, « médecine » signifie « médicaments », qu'ils soient prescrits par un allopathe, un homéopathe, un thérapeute pratiquant l'éclectisme ou un médecin ostéopathe. Ceux qui sont familiers avec l'ostéopathie n'auront aucun mal à distinguer l'ajustement d'un médecin ostéopathe d'une manipulation prodiguée par un agent d'établissement thermal ; mais il y a encore beaucoup de gens qui ne connaissent pas l'Ostéopathie. Les patients qui cherchent à s'informer me demandent souvent "quelle est la différence entre la médecine ostéopathique et la médecine prescrite par les médecins des autres écoles ? ”, car pour la plupart la réponse est qu'il n'y en a aucune. Un marchand avisé ayant créé une demande supérieure à ce qu'il pourrait fournir pour une gamme de produits, et ayant l'exclusivité sur la vente, penserait donc à deux fois avant de lui donner un autre nom, ou de le stocker avec les gammes de produits que tous ses concurrents traitent. Ceci est, bien sûr, un problème dont les deux écoles ont dû s'accommoder. Pour être à même de prescrire intelligemment n'importe lequel parmi tous les médicaments, on doit d'abord apprendre le principe fondamental qui régit leur prescription. A savoir : il doit exister à l'intérieur de l'organisme un dysfonctionnement physiologique contre lequel le médicament est donné. Sinon, il devient un poison au lieu d'être curatif et apprendre ce travail demande une vie pour tout homme ou toute femme. En Ostéopathie, c'est tout aussi important d'apprendre les principes fondamentaux qui gouvernent la pratique avec un patient d'un point de vue aussi bien physiologique que structurel, parce qu'en ostéopathie vous devez examiner le patient sous ces deux aspects. Partant du concept ostéopathique, le corps humain ne fonctionne pas en unités séparées mais seulement comme un tout harmonieux, et celui qui le maîtrise découvrira ainsi qu'il est le SPÉCIALISTE de tous les SPÉCIALISTES, et que cela demande une vie de travail pour tout homme ou toute femme. On se fait des illusions en imaginant que l'Ostéopathie puisse un jour tout soigner sans devenir comme une rivière qui, ayant quitté son lit, submergerait ses berges et inonderait toutes les terres environnantes, terminant sa course en s'évaporant ou en laissant une marre d'eaux stagnantes ; l'Ostéopathie subirait alors le même sort que les autres écoles de médecine, dont l'une est morte et l'autre est mourante. Vers 1912, le Secrétaire du Conseil d'État Médical de l'Ohio a déclaré qu'aussi loin que ça le concerne, il souhaiterait délivrer aux ostéopathes de l'état une licence pour pratiquer la médecine dans toutes ses branches s'ils abandonnaient le terme Ostéopathie. (Mc Hulett) Il est pour le moins problématique de constater que trop de gens disent que la chose la plus difficile à obtenir dans le cabinet de tant d'ostéopathes est l'Ostéopathie. Que lorsqu'ils ont besoin d'un ajustement ostéopathique, ils vont chez le chiropracteur, et dans l'esprit du public, un chiropracteur est un semi-ostéopathe, et dans l'esprit des masses la plupart des ostéopathes sont seulement des semi-médecins, et personne n'aime les demi-mesures. Nous sommes-nous oublié dans notre position entre le marteau et l'enclume, avec la profession médicale nous éclipsant par devant, et les chiropracteurs nous évinçant par derrière. Devons-nous réapprendre au public que l'Ostéopathie est encore l'Ostéopathie et qu'il y a ceux qui croient en l'Ostéopathie et qui la pratiquent, ou avons-nous aussitôt après son départ arrêté de l'enseigner, de la recommander et de la pratiquer ? Il me semble que depuis que le Dr Still trouva nécessaire de faire appel aux autres pour l'aider à enseigner et à pratiquer l'Ostéopathie, il y a eu une tendance à l'adapter pour la rendre conforme aux méthodes orthodoxes (22) courantes. Une chose importante alors qu'il était encore en vie réside dans le fait qu'il s'est efforcé de la préserver d'être cela (23) et a dit qu'autrement elle n'avait aucune raison d'exister. Si l'on souhaite conserver la demande du public en Ostéopathie et en nos services (sans lesquels nous ne pouvons pas exister) nous devons continuer à étudier, à enseigner, à recommander l'ostéopathie, et à pratiquer ce sur quoi elle est fondée : « La Sagesse de la Nature et de notre corps », plutôt que « La sagesse de l'Homme et des choses qu'il croit avoir découvert quand à son fonctionnement. » (24) C.F. Kettering, un ingénieur chez General Motors, dit : « Tout la connaissance de l'Homme moderne a été acquise quand quelqu'un a trouvé la bonne manière d'interroger la nature. Elle répondra quand vous saurez comment demander. » Quand les ostéopathes de l'Ohio ont obtenu la création de leur comité d'examen indépendant qui leur donnait le contrôle sur leurs propres affaires, le rédacteur fut félicité par un bon ami, médecin homéopathe, qui déclara qu' « à moins que les ostéopathes ne soient assez malins (et je doute que vous le serez) pour conserver ce que vous avez obtenu, je vous prédis que d'ici 50 ans la profession médicale aura absorbé l'Ostéopathie et je peux suggérer cette inscription sur votre pierre tombale, basée sur l'évolution de l'Homéopathie : " Indépendant comme vous l'êtes nous le fûmes ; tels que nous sommes aujourd'hui il y a des chances que vous deveniez” ; et d'un point de médical vous suivrez notre chemin. » Les 50 ans ne sont pas encore tout à fait terminé, peut-être que sa prédiction sera fausse. Je l'espère. L'Ostéopathie, sans restriction, se limitera-t-elle elle-même jusqu'à ce qu'il n'en reste rien sinon le nom, au point d'être enseignée comme un simple ensemble de techniques pratiquées par imitation ? Je suis lié à l'Ostéopathie depuis le 1er décembre 1895 (25), et j'ai appris au fil des années que lorsqu'elle est intelligemment et bien employée, c'est le meilleur chemin vers la santé. Il est probable que notre plus gros problème (s'il y en a un) soit que nous avons grandi trop vite pour être bien formés et conseillés en ostéopathie, avec tout le monde en général et personne en particulier à blâmer, mais nous ne pouvons pas mettre l'accent sur une partie de l'ostéopathie au détriment d'une autre sans détruire l'ensemble (26). Notes 1. H. H. Gravett, Echoes from Dr. Still's Lectures to the Class of Ninety Six, Academy Of Applied Osteopathy, Year Book, 1948, pages 48 à 51 2. H. V. Hoover, The purpose of this technic course, Academy Of Applied Osteopathy, Year Book, 1950, page 48 3. H. H. Gravett, Echoes from Dr. Still's Lectures to the Class of Ninety Six, Academy Of Applied Osteopathy, Year Book, 1948, pages 48 4. Liste des membres, The osteopathic manipulative therapeutic and clinical research association affiliated with the American Osteopathic Association, 1942, page 136 5. Selected osteopathic papers, Academy Of Applied Osteopathy, Year Book, 1954, pages 11 6. H. H. Gravett, The Gravett Papers, Academy Of Applied Osteopathy, Year Book, 1954, pages 36 7. « L'ostéopathie se fonde sur la perfection de l'ouvrage de la Nature. Lorsque toutes les parties du corps humain sont en ligne, nous avons la santé. [...] Le travail de l'ostéopathe consiste à ajuster le corps de l'anormal vers le normal », A. T. Still, Ostéopathie, Recherche et pratique, édition Sully, 2009, pages 12-13 8. Lettre du Dr H. H. Gravett au Dr Northup, juin 1941, The osteopathic manipulative therapeutic and clinical research association affiliated with the American Osteopathic Association, 1941, page 67 9. « L'aspect le plus difficile de l' Ostéopathie réside dans l'acquisition de la connaissance et de la compréhension profonde des structures, du fluide et des forces qui gouvernent leur fonctionnement. », H. H. Gravett, citation n°14 de ce document 10. « Il est important que vous la trouviez, et il est tout aussi important de savoir quand vous l'avez corrigée, et de la laisser tranquille ; la nature fera le reste. », H. H. Gravett, citation n°23 de ce document 11. Nous avons recoupé cet article avec deux autres documents : une lettre du Dr H. H. Gravett au Dr Northup, juin 1941, The osteopathic manipulative therapeutic and clinical research association affiliated with the American Osteopathic Association, pages 67 et suivantes ; ainsi que The Gravett papers, Academy of Applied Osteopathy, Year Book, 1954, pages 36 et suivantes 12. H. H. Gravett, Echoes from Dr. Still's Lectures to the Class of Ninety Six, Academy Of Applied Osteopathy, Year Book, 1948, pages 48 à 51 13. Le Dr Gravett fait ici référence aux nouveaux étudiants 14. Le terme anglais est « system of movements » que l'on pourrait traduire par « méthode (ou système) de mouvements », mais qui aujourd'hui se comprend mieux par « ensemble de techniques ». Ici, les techniques ne sont pas à reproduire sans réfléchir ; au contraire, Carol Trowbridge précise : « C'est dans l'approche individualisée que fait Still de chaque patient que l'on découvre l' « art » de l'ostéopathie. Utilisant des techniques pratiquement impossibles à copier, Still ne put jamais se résoudre à écrire un « manuel » de techniques ostéopathiques, insistant sur le fait que chaque cas est unique. Cette approche individualisée signifiait qu'un principe directeur philosophique général était très important, ainsi, Still cherchait-il à faire de l'ostéopathe un philosophe autonome » ; Carol Trowbridge, Naissance de l'ostéopathie, édition Sully, 1999, pages 228-229. Dans un autre texte, H. H. Gravett précise : « Ne cherchez pas à faire correspondre chaque cas particulier avec un idéal anatomique normal. Chaque cas est une loi en soi. Il n'y en a pas deux pareils, donc vous ne pouvez pas avoir une routine manuelle ordonnée et préconçue dont un groupe pourrait montrer les applications à un autre groupe. », H. H. Gravett, article rédigé à Piqua le 8 décembre 1952, extrait de The Gravett Papers, Academy of Applied Osteopathy, Year Book, 1954, page 46, traduction libre 15. À l'époque Still encourage ses étudiants avec l'expression « Dig On » signifiant Creusez !, A. T. Still, An appeal from Dr Andrew Taylor Still to thinking osteopaths, Academy Of Applied Osteopathy, Year Book, 1948, page 14, traduction libre. Concernant les lois de la Nature, R. E. Trulhar nous dit : « Une loi naturelle est toujours omnisciente, [...] omniprésente, [...] [et] omnipotente ». Il propose une autre définition des initiales « DO » en se référant à la vocation de l'ostéopathe : « Démontrant l'Omniscience – Démontrant l'Omniprésence – Démontrant l'Omnipotence. Voilà la vraie signification de D.O. telle qu'elle a été montrée et enseignée par notre bien-aimé fondateur le Dr Andrew Taylor Still », R. E. Truhlar, citations de Doctor A. T. Still in the living, His concepts and principles health and disease, auto-édition, Cleveland, Ohio, année inconnue, page 8, traduction libre 16. Si les patients étaient tous identiques, nous pourrions suivre des règles établies : dans la mesure où chaque patient et chaque consultation sont différents, il convient d'avoir une approche adaptée à chaque situation. 17. Dans The Gravett Papers, les citations 5, 6, 7 et 8 font parties du même paragraphe. 18. Il fait probablement référence aux soins qu'il reçut du Dr Still à Kirksville. Dans un autre document, le chiffre de 53 ans est avancé ; H. H. Gravett, The Gravett Papers, Academy of Applied Osteopathy, Year Book, 1954, pages 38 et 41 19. Le texte de cet article est présenté autrement dans The Gravett Papers : « A moins que l'Ostéopathie ait quelque chose de mieux à offrir et qu'elle puisse faire un meilleur travail que celui qui est actuellement réalisé, elle n'a aucune raison d'exister. », H. H. Gravett, The Gravett Papers, Academy of AppliedOsteopathy, Year Book, 1954, page 36, traduction libre 20. Ce terme d' « ajustement » est souvent employé par Still, dans le sens de rendre juste, droite, une structure : l'aligner. 21. Le Dr B. E. Laycock était un ostéopathe ; extrait de The log book, Des Moines Still College of Osteopathy, janvier 1945, volume 23, numéro 1, page 1 et suivantes 22. A ce sujet, H. H. Fryette conseille dans le préambule de Principes de la Technique ostéopathique : « Ose être différent. Beaucoup préfèrent l'orthodoxie à la vérité. », édition Frison-Roche, 1983, page 12 23. Une approche thérapeutique comme les autres, qui donc n'apporterait rien de plus au monde médical de l'époque 24. À ce sujet, le Dr H. H. Gravett explique dans un autre texte : « si vous n'êtes pas capable de faire en sorte que la nature se serve d'elle-même à sa manière, il VOUS sera très difficile de lui faire utiliser ce dont vous croyez qu'elle devrait se servir. », H. H. Gravett, Lettre du Dr H. H. Gravett au Dr Northup, juin 1941, The osteopathic manipulative therapeutic and clinical research association affiliated with the American Osteopathic Association, 1941, page 69, traduction libre 25. Cette date correspond à la consultation qu'il reçut du Dr Still à Kirksville. H. H. Gravett, The Gravett Papers, Academy of Applied Osteopathy, Year Book, 1954, page 38 26. H. H. Gravett fait ici référence aux deux aspects, pratique et théorique, de l'ostéopathie Nous remercions Emmanuel Piquemal de nous avoir autorisé à publier cet article 1ère publication le 9 février 2015 sur le Site de l'Ostéopathie
  • Les principes au cœur de la philosophie ostéopathique

    4 mars, par Stephen Paulus — Histoire et Philosophie
    Sommaire Résumé Introduction Les principes essentiels (...) Références Traduit de l'américain par Pierre Tricot, janvier 2014. L'auteur : Steve Paulus, DO, est ostéopathe et pratique l'ostéopathie aux USA depuis 23 ans. Il est un historien américain reconnu de l'ostéopathie et propose des conférences dans le monde entier sur les questions relatives à la philosophie clinique de l'ostéopathie et les enseignements d'A. T. Still. Pour plus d'informations concernant l'histoire et la philosophie de l'ostéopathie, consulter le site Internet : www.OsteopathicHistory.com ou www.StevePaulus.com. Pour proposer des commentaires sur Les principes essentiels de l'ostéopathie, contacter le Dr Paulus à l'adresse osteopathichistroy chez gmail.com. Résumé L'approche ostéopathique des soins de santé ne se fonde pas sur la conduite séquentielle de techniques manipulatives, mais sur la mise en pratique de la philosophie ostéopathique dans un contexte clinique. Historiquement, peu de tentatives ont été menées dans le but de créer un ensemble de principes cliniques directeurs pertinents. Au sein d'un environnement de soins de santé offrant de nombreuses possibilités de choix, la profession ostéopathique a besoin d'une ensemble unique de principes historiquement justes, exprimant ce qui la distingue de la médecine alternative comme de la médecine classique. Les dix principes essentiels ci-dessous énoncés dérivent des nombreux écrits d'Andrew Taylor Still et sont une amélioration et une transposition du style d'écriture typique du 19e siècle en celui du 21e siècle. Mots clés Médecine ostéopathique ; Manipulation ostéopathique ; Traitement manipulatif ostéopathique ; Manipulation musculo-squelettique ; Thérapies manuelles ; Médecins ostéopathes ; Docteur en ostéopathie ; Ostéopathe ; Médecine holistique ; Médecine globale. Introduction Taylor Still a découvert et développé un système curatif, à la fois art et science, qu'il a appelé ostéopathie. Le système de soin qu'il a créé se fonde sur les actions thérapeutiques de la manipulation ostéopathique. L'approche ostéopathique ne se fonde pas sur la conduite séquentielle de techniques manipulatives, mais sur la mise en pratique de la philosophie ostéopathique dans un contexte clinique. La manipulation ostéopathique est l'application pratique de la philosophie ostéopathique, mais qu'est la philosophie ostéopathique et comment pouvons-nous l'appliquer en clinique ? Toute bonne philosophie contient un ensemble de principes guides. S'il est extrêmement difficile, sinon impossible, de définir succinctement l'ostéopathie, il est pourtant possible de décrire un certain nombre de principes essentiels et de parvenir ainsi à une philosophie cliniquement pertinente. L'ostéopathie est un domaine artistique et scientifique particulièrement vaste, soumis à de nombreuses interprétations. Il est essentiel qu'une tentative historiquement précise soit menée pour rassembler les composants les plus exceptionnels des enseignements de Still, de manière que l'ostéopathie puisse être connue comme distincte et unique. Depuis le décès de Still en 1917, peu d'efforts ont été entrepris pour condenser ses enseignements si divers et parfois si elliptiques en un ensemble de principes compréhensibles et concis. La tentative dominante pour créer un ensemble de principes guides a été publiée en 1953 par un comité de praticiens DO américains qui ont créé ce qu'ils ont appelé les concepts ostéopathiques (1). Leur version se limitait aux quatre principes suivants : 1. Le corps est une unité. 2. Le corps possède des mécanismes auto-régulateurs. 3. Structure et fonction sont réciproquement reliées. 4. Une thérapie rationnelle se fonde sur une compréhension rationnelle de l'unité du corps, des mécanismes auto-régulateurs et de la relation mutuelle de la structure et de la fonction. Plus récemment, ces quatre principes ostéopathiques ont été édités dans cette nouvelle interprétation de la philosophie de Still (2) : 1.Le corps humain est une unité de fonction dynamique. 2. Le corps possède des mécanismes auto-régulateurs qui sont auto-guérisseurs par nature. 3. Structure et fonction sont mutuellement reliées à tous les niveaux. 4. Un traitement rationnel se fonde sur ces principes. Il arrive parfois qu'une tentative pour organiser une collection complexes d'idées en quelques principes simplifiés élimine les valeurs essentielles d'une philosophie. En voulant trop simplifier un système aussi complexe que l'ostéopathie, ne desservons-nous pas notre profession ? Les quatre principes de l'ostéopathie proposés en 1953 et révisés en 2009 n'expriment pas le caractère distinctif de l'ostéopathie. Il sont plutôt un vague ensemble d'idées que de nombreux professionnels de la santé non-ostéopathes et praticiens de médecine alternatives défendent également. La philosophie ostéopathique moderne s'est tout d'abord fondée sur un ensemble de principes non-écris et implicites transmis dans la tradition orale. En tant qu'historien de l'ostéopathie, j'ai abondamment étudié la vie et l'œuvre d'Andrew Taylor Still. De plus, j'ai exploré les écrits des ostéopathes pionniers des premiers temps qui ont exprimé leur compréhension de la formation originale reçue du fondateur de l'ostéopathie vers la fin des années 1800 et les premières années 1900. J'ai adopté le point de vue de William Garner Sutherland qui nous demandait de « lire entre les lignes » les écrits de Still, afin d'acquérir meilleure connaissance et perspicacité et de découvrir pour nous-mêmes les trésors à nous transmis par Andrew Taylor Still dans son imposant corpus écrit (3). Nous avons besoin d'un ensemble de principes essentiels qui nous permettent de nous distinguer en tant qu'ostéopathes. J'ai rassemblé ce que je considère comme les dix principes de l'ostéopathie les plus importants et les plus accessibles. À l'évidence la philosophie de l'ostéopathie est plus vaste et beaucoup plus expansive que ces dix principes. Cependant, il est essentiel pour nous d'embrasser une version plus compréhensible et plus pratique de la philosophie de l'ostéopathie que cette simplification outrancière non distinctive. Les principes essentiels de l'ostéopathie comprennent 1. Les êtres humains fonctionnent de manière holistique en un état dynamique d'unité connectée. Le terme d'« holisme » n'a été forgé qu'en 1926 et il est resté confidentiel et quasiment inconnu jusqu'au début des années 1960 (4). L'holisme se fonde sur la philosophie d'Aristote selon laquelle le tout est plus grand que la somme des parties. Le concept d'holisme est par essence une loi de la nature. C'est l'expression écologique de l'équilibre pour les êtres humains intégrés à leur environnement. Dans une vision très aristotélicienne, Still exprime l'holisme lorsqu'il affirme : « Nous considérons le corps en parfaite santé comme signifiant perfection et harmonie, non dans une partie mais dans le corps entier... » (5). Le concepts d'holisme infiltre toute l'œuvre de Still et constitue un composant indispensable à la philosophie ostéopathique de base. Nous avons identifié plusieurs mots clés, ou termes correspondants à holisme utilisés par Still. Ils incluent : Unicité connectée, harmonie, la totalité, l'être tout entier, système entier, tout commun, corps humain en tant que tout, perfection et harmonie de l'ensemble du corps, fonctionnement du corps unifié, l'ensemble avec action harmonieuse, combinaison harmonieuse, unité dans la forme, non pas une partie, mais l'ensemble du corps, achevé dans la forme, universalité du fascia, harmonie mécanique, l'homme dans sa forme achevée et son équilibre normal. L'expression la plus fascinante de la perception stillienne de l'holisme est celle d'unité connectée. Ce terme est enfoui dans un obscur paragraphe de Philosophie et principes mécaniques de l'ostéopathie et le concept est résonnant avec la manière dont Still fait ressortir l'harmonie, l'entièreté, l'universalité, l'équilibre, la balance et l'interconnectivité des systèmes (5). 2. En présence de maladie ou de blessure, corps et psyché ont la capacité de s'auto-guérir ou de s'adapter. Le respect de cette loi naturelle constitue le fondement de tout traitement. Still n'a pas nommé les forces de guérison ; il s'y réfère généralement sous le terme générique de Nature. Certaines de ces forces ont été identifiées par la science moderne et d'autres sont ineffables. Still était très explicite en affirmant que l'œuvre de guérison est accomplie par la Nature, à laquelle il accorde l'ascendance (signifiant reconnaissance) pour l'auto-guérison, avec l'aide de la manipulation ostéopathique (6).« La Nature ne cherche pas d'excuse. Elle fait le travail... (7) ». La nature accomplit la réparation et met en place les actions thérapeutiques. La Nature est le véritable médecin qui accomplit les actes ultimes de guérison et les ajustements compensateurs bénéfiques. Si, en tant qu'ostéopathes, nous parvenons à enlever les obstructions qui provoquent la maladie et à soutenir les conditions qui favorisent la guérison, alors la chimie, la pharmacie et les remèdes de la Nature peuvent accomplir les actions nécessaires pour rétablir l'équilibre à tout niveau nécessaire pour ce patient particulier. Still insistait sur l'idée que « la Santé, c'est la Nature » et que la guérison émerge de ce qui chez nous est sain et non de ce qui est malade (5). Notre maxime d'ostéopathe s'exprime au mieux dans cette affirmation sentinelle de Still : « Trouver la santé devrait être l'objectif du médecin. N'importe qui peut trouver la maladie (8) ». 3. La relation mutuelle entre structure et fonction, touche la santé générale du corps entier. La structure (anatomie) et la fonction (physiologie) sont interconnectées et inséparables, dans la maladie comme dans la santé. Still n'a jamais utilisé la phrase « structure et fonction sont mutuellement reliées. » Mais il a utilisé d'autres expressions qui relient fondamentalement structure et fonction. Il a affirmé : « L'ostéopathie et la science qui [aide le corps] rétablit son équilibre normal de structure et de fonction (6) ».La compréhension du lien essentiel et mutuel entre l'anatomie (structure) et la physiologie (fonction) constitue un fondement indiscuté sur le manière dont les ostéopathes voient et perçoivent le corps, sain et malade. D'un point de vue clinique, nous utilisons la relation mutuelle de la structure et de la fonction pour informer le traitement manipulatif ostéopathique. Still le dit bien mieux lorsqu'il déclare : « La philosophie de la manipulation se fonde sur une connaissance absolue de la forme et de la fonction. » (7) 4. Un diagnostic anatomique précis s'établit en utilisant une palpation pratique du corps. Une fois le diagnostic établi, un plan de traitement ostéopathique adapté au patient peut être élaboré. La science de l'ostéopathie ne saurait exister sans une connaissance et une compréhension des complexités de l'anatomie, l'unité anatomique étant un des composant de l'holisme. Still dit : « Nous savons que pour espérer connaître le tout, il nous faut tout d'abord connaître les parties (5) ». En connaissant l'anatomie, nous pouvons établir un diagnostic plus précis. En établissant un diagnostic précis, nous sommes plus aptes à appliquer un traitement manipulatif ostéopathique précis. En appliquant un traitement manipulatif ostéopathique spécifique, non seulement nous enlevons les obstructions focales à l'auto-guérison mais augmentons également la santé locale et globale des tissus. En rétablissant la capacité du corps à s'auto-guérir, nous laissons les forces naturelles de guérison faire le travail de réparation, permettant ainsi le rétablissement de l'holisme. 5. Le système musculo-squelettique (os, muscles et tissus conjonctifs) possède une structure- fonction unique qui retentit sur la santé générale de l'organisme tout entier. Lorsque le système musculo-squelettique échoue à remplir son rôle normalement, c'est l'organisme entier qui peut souffrir de désordres localisés ou généraux. Lorsque Still dit : « Les principes mécaniques sur lesquels se fonde l'ostéopathie sont aussi vieux que l'univers (7) », il fait référence à ce que nous appelons aujourd'hui la biomécanique. Un sous-titre de chapitre de l'un de ses livres s'intitule : « D'abord les os (5) ». En insistant sur le fait que les ostéopathes possèdent une connaissance intime de l'anatomie, il se référait habituellement aux os, mais aussi aux muscles et tissus conjonctifs, en précisant la manière dont ils constituent un bâti mécanique et procurent un portail essentiel ou une prise permettant l'accès aux autres tissus et fonctions corporels. Il n'a pas limité son travail à l'os, aux muscles et aux tissus conjonctifs mais utilisait souvent le système musculo-squelettique comme point de départ de sa philosophie de la manipulation. Il reconnaissait également qu'un désordre ou dérangement anatomique spécifique localisé provoquait souvent des problèmes distants et globaux venant bouleverser l'équilibre de l'ensemble du corps. 6. Les perturbations structurales ou fonctionnelles du système musculo-squelettique, aussi bien que de tout autre système du corps sont traitées par l'application d'un traitement manipulatif ostéopathique individualisé. La médecine ostéopathique est un système de soin qui dépend de l'utilisation d'une procédure manuelle spécifique, anatomiquement précise et patiente connue sous le nom de traitement manipulatif ostéopathique. L'ostéopathie ne saurait exister sans l'inclusion de la manipulation ostéopathique. De plus, posséder une connaissance anatomique sans la compréhension de la manière d'effectuer des changements dans l'anatomie via la manipulation ostéopathique s'avère cliniquement sans intérêt. Still l'a mieux encore exprimé en disant : « Une connaissance anatomique est un poids mort si nous ne savons pas comment l'appliquer avec habileté (5). » Il dit également : « Qu'est-ce que l'ostéopathie ? C'est une connaissance scientifique d'anatomie et de physiologie, utilisée par une personne intelligente et habile, capable de l'appliquer à l'homme malade ou blessé par des tensions, des coups, des chutes, une anomalie mécanique ou un accident. L'ostéopathe moderne doit avoir une connaissance magistrale de l'anatomie et de la physiologie. » (5). En tant qu'ostéopathes modernes, nous devons constamment nous demander si notre connaissance de l'anatomie et de la physiologie est cliniquement à la pointe, si nous utilisons cette connaissance intelligemment, si nous améliorons nos outils manuels ostéopathiques et si nous évoluons. 7. Le but d'un traitement manipulatif ostéopathique est de rétablir la capacité naturelle à l'auto-guérison – ou à compenser de manière créative en augmentant la santé locale et mentale du corps et en enlevant l'obstruction à la circulation correcte du sang, des fluides et de la fonction nerveuse, permettant le rétablissement du mouvement. Still n'a jamais utilisé le terme de lésion ou de dysfonction somatique ostéopathique. Si ces termes n'existaient pas lorsque le fondateur a développé le système ostéopathique de soin, alors que diagnostiquait-il et traitait-il ? Quels sont les empêchements à la santé. Qu'est-ce qui empêche le corps d'initier une action d'auto-guérison ? À qui doit s'adresser le diagnostic et la manipulation ostéopathiques dans les tissus pour aider au rétablissement du mouvement et pour augmenter la capacité naturelle du corps à s'auto-guérir ? L'expérience que font les ostéopathes du « normal » est incorporée aux enseignements de Still. Il insiste sur le fait « qu'un ostéopathe raisonne à partir de sa connaissance en anatomie, compare le fonctionnement du corps anormal au fonctionnement du corps normal (7). » En tant qu'ostéopathe, si nous voulons comprendre pratiquement ce qui est anormal, nous devons avoir une connaissance intime de la structure et de la fonction normales. Pour nous, connaître le cliniquement normal demande de la patience, une dévotion à la pratique et un engagement à apprendre les uniques anatomie et physiologie trouvées en différentes situations cliniques. J'ai examiné tous les écrits de Still à la recherche de mots clés révélant les catégories de maladie anatomiquement localisées ou des empêchements fonctionnels qu'il a identifiés pendant le processus diagnostique, puis traités par manipulation ostéopathique. Pour décrire ses expériences cliniques, Il a utilisé les termes clés suivants : Variation de la santé, variation de la santé parfaite, santé ou vitalité diminuée,vie éreintée, dysharmonie, fonction désordonnée, déviations de la normale, déplacements, désorganisation, obstructions, interférence, dérangement mécanique, contrainte, choc localisé, zones de friction, effets distincts de la cause, privation de nourriture musculaire, irritation nerveuse, paralysie locale de nerfs, zones d'inhibition ou de stimulation neurologique, interruption d'apport nerveux, accumulations non-naturelles de fluides, vaisseaux circulatoires resserrés, serrage, contraction du passage du sang, congestion, stagnation, œdème, sang suspendu, congestion veineuse, congestion du fascia, accumulation de fluides, fluides malades, forces suspendues, démonstrations non-naturelles, fluides morts, fluides dévitalisés, et portes fermées. Une intervention ostéopathique comporte trois composants clés. D'abord, nous établissons un diagnostic anatomique détaillé, tout en vérifiant la vitalité des tissus. Ensuite, nous appliquons un traitement manipulatif ostéopathique spécifique aux tissus et au patient, tout en prêtant attention au milieu non-matériel. Finalement, nous laissons la nature faire son œuvre de réparation et de rénovation, de rétablissement du mouvement et de compensation créatrice. En tant qu'ostéopathes nous nous contentons d'assister la nature en enlevant ce qui empêche la pleine expression de l'holisme et aidons à promouvoir les conditions qui accélèrent les processus ostéopathiques. En tant qu'ostéopathes, notre travail n'est pas mathématiquement additif, mais logarithmiquement expansif. Still enseignait que « L'harmonie ne peut exister que là où il n'y a pas d'obstruction (8) ». 8. L'ostéopathie est un système de santé fondé sur le fait de trouver et de traiter les causes d'une maladie ou d'une blessure plutôt que simplement essayer de s'adresser au symptôme. La douleur est un symptôme, pas une maladie. Si l'on se contente de traiter exclusivement la douleur, sans se préoccuper de remonter jusqu'à l'origine de ce qui la provoque, les actions thérapeutiques sont alors limitées. Les causes de la douleur sont souvent distantes des symptômes. Still le dit mieux que cela lorsqu'il déclare : « J'insiste pour dire que je considère le traitement des effets comme étant aussi indésirable que de voir un pompier combattre la fumée sans prêter attention à la cause qui la produit (7) ». Les effets (la fumée) sont les symptômes. S'adresser à la cause (le feu) est l'objectif du traitement ostéopathique. La douleur est un effet courant. Parfois, l'effet/fumée se confond avec la cause/feu et en traitant la douleur, nous traitons la cause. Mais la plupart du temps, l'effet/fumée/douleur est distant de la cause et la philosophie ostéopathique exige que nous trouvions cette cause distante et nous adressions à la dysfonction qui crée la réaction maladive. 9. Il existe deux manières distinctes et mutuellement reliées de percevoir au cours du diagnostic et du traitement ostéopathique. Le champ matériel est tangible et contient les éléments biomécaniques qui sont formés par l'anatomie palpable et les fonctions physiques, objectives et mesurables. Le champ non-matériel est invisible et se réfère aux éléments subjectifs bioénergétiques qui sous-tendent la forme matérielle. Le champ non-matériel est l'expression de fonctions subtiles ou de forces inhérentes. Les champs matériel et non-matériel sont unifiés en un état dynamique d'unité connectée. Cachée dans les écrits de Still, on trouve une distinction perceptuelle essentielle qui aide le diagnostic et le traitement ostéopathiques. Still a délimité deux accès perceptuels auxquels il se réfère en tant que « visible et invisible (5), » et en tant que « matériel et immatériel (5) ». (Je propose d'utiliser le terme de non-matériel parce que dans les définitions de l'anglais moderne, le terme immatériel a des définitions qui ne conviennent pas). Le champ matériel est visible, tangible, objectif et mesurable. Il comprend les éléments physiques quantifiables contenus dans les fonctions anatomiques et physiologiques. Le champ non-matériel coexiste avec les éléments matériels, invisibles, intangibles, subjectifs et non-mesurables. Il contient les éléments de la Nature qui vivifient la structure. Still révèle davantage concernant le non-matériel lorsqu'il affirme : « La Nature possède-t-elle une matière plus subtile, invisible, mais qui anime tout ce qui est visible pour nous ? À coup sûr, la vie est une substance très subtilement préparée, force animatrice de la Nature, ou encore, force qui anime toute la nature, des univers aux atomes. Elle semble être une substance contenant tous les principes de construction et de mouvement, possédant le pouvoir de doter ce qu'elle construit des attributs nécessaires à transformer l'objet conçu à partir de la matière en être vivant (5) ». Pour accéder efficacement au non-matériel, nous utilisons nos mains afin d'établir un contact intelligent avec le corps du patient. « Tous les principes de mouvement et de vie, ainsi que tous les remèdes à utiliser en cas de maladie. Il les a placés quelque part dans la structure (6) ». En tant qu'ostéopathe, grâce à notre connexion aux structures, nous accédons à l'invisible qui mobilise tout ce qui est visible. Les principes cliniques pratiques permettant d'accéder au corps en tant que mécanique matérielle, connectée de manière concomitante aux « qualités vitales de la Nature. »8 sont essentiels à l'approche stillienne de l'ostéopathie. Lorsque William Sutherland affirme : « Le Dr Still ne pouvait parler de toutes les choses qu'il comprenait à propos du corps humain vivant. Nous n'étions pas prêts à l'entendre, » je crois qu'il se réfère aussi aux forces non-matérielles invisibles au sein du corps (3). Les marées et les phénomènes de respiration primaire décrits par Sutherland sont des attributs du non-matériel. 10. La pierre angulaire du système de soins ostéopathiques se fonde sur la confiance envers les forces innommées de la guérison, qui sont en concordance avec la Nature. Chaque ostéopathe cultive une pratique auto-réflective et tend vers ce travail intérieur pour procurer un traitement ostéopathique intimement interconnecté. Andrew Taylor Still avait une profonde vie intérieure, laquelle a grandement influencé le développement de l'ostéopathie. En tant que praticiens de santé du 21e siècle, nous nous sentons souvent mal à l'aise avec les discussions d'idées religieuses, avec la spiritualité et les références au sacré. Il est important de remarquer que l'ostéopathie n'est pas et n'a jamais été une religion pas plus qu'elle n'a eu d'intentions religieuses. Still était profondément spirituel, mais il n'était pas religieux. Il n'a jamais fait la promotion d'une croyance ou d'une autre et était très ouvert d'esprit relativement aux choix personnels de chacun en matière de religion. Il a en revanche demandé que nous reconnaissions la source de la guérison, révélant que « L'ostéopathie est à mes yeux une science particulièrement sacrée. Elle est sacrée parce que dans toute la nature existe un pouvoir de guérison. » (7). Still était un mystique, pas seulement physicien (médecin), mais également métaphysicien, introduisant un sens de l'holisme s'étendant bien au-delà du corps physique. Avec éloquence, il affirmait : « Ici, vous vous trouvez au-delà des longs discours, et utilisez votre esprit avec la plus profonde et silencieuse application ; buvez à longs traits à l'éternelle fontaine de la raison, pénétrez la forêt de cette loi dont les merveilles sont la vie et la mort. Connaître tout d'un os, dans son entier, nécessiterait l'éternité (6) ». Point n'est besoin de proclamation ou de tentatives alambiquées pour définir l'indéfinissable. Still était intentionnellement vague concernant les détails de son approche personnelle de la spiritualité, mais il était convaincu que ses étudiants seraient de meilleurs ostéopathes s'ils reconnaissaient que quelque chose de plus grand influence les actions thérapeutiques initiées par les interventions ostéopathiques. L'ostéopathie a toujours été plus grande que la somme de ses parties. Cependant, pour mieux expérimenter l'holisme de l'ostéopathie, nous devons décrire en détails un ensemble de principes essentiels informant notre travail. Ces principes essentiels distinctifs donnent à quiconque apprécie l'approche ostéopathique des soins de santé, un fondement cliniquement pertinent. Plus important encore, ces principes sont historiquement pertinents et sont dérivés des nombreux écrits d'Andrew Taylor Still. Ils sont une amélioration et une transposition du style d'écriture typique du 19e siècle en celui du 21e siècle. Références 1. Commission spéciale sur les principes et les techniques ostéopathiques, Collège d'Ostéopathie et de Chirurgie de Kirksville. Une interprétation du concept ostéopathique. Tentative de formulation d'un guide d'enseignement pour le corps enseignant et le staff hospitalier et le corps étudiant. J. Osteopathy 1953 ;60:7-10. 2. Educational Council on Osteopathic Principles de l'American Association of Colleges of Osteopathic Medicine. Glossary of osteopathic Terminology. Chevry Chase, Maryland 2009. p. 33. www.aacom.org/resources/bookstore/Documents/GOT2011ed.pdf 3. Sutherland WG dans : Sutherland Adah, Wales Anne, éditeurs. Contributions of Tought. Portland, Oregon : Rudra Press ; 1998. p. 351. 4. Smuts JC. Holism and Evolution. New York : The Macmillan Company ; 1926. p. 86. https://archive.org/details/holismandevoluti032439mbp 5. Still AT. Philosophy and Mechnical Principles of Osteopathy. Reprinted, Kirksville, Missouri : Osteopathic Enterprise 1986. Originally published, Kansas City, Missouri : Hudson Kimberly Publishing Co ; 1902. p. 18-44, 73, 255-6. https://archive.org/details/philosophymecha00stil En français : Philosophie et principes mécaniques de l'ostéopathie, Vannes, Sully, 2008. p. 66, 64, 76, 51, 49, 379, 378, 297. 6. Still AT. Autobiography of A. T. Still. Reprinted, Colorado Springs, Colorado : The American Academy os Osteopathy 1981. Originally published, Kirksville, Missouri : Self-Printed by A. T. Still ; 1910. p. 2-14, 66. https://archive.org/details/autobiographyofa00stiliala En français : Autobiographie d'A. T. Still, Vannes, Sully 1998. p. 132, 209, 360, 178, 135. 7. Still AT. Osteopathy research and practice. Reprinted and reformatted, Eastland Press, Seattle 1992. Originally published Kirksville, Missouri : Self-Published by A. T. Still ; 1910. p. 2-14, 66. https://archive.org/details/osteopathyresea00stilgoog En français : Ostéopathie, recherche et pratique, Vannes Sully, 1999. p. 28, 35, 5, 21, 16, 20. 8. Still AT. Philosophy of Osteopathy. Reprinted, The American Academy of Osteopathy, Colorado Spring, Colorado 1977. Originally published Kirksville, Missouri : Self-Published by A. T. Still ; 1899. p. 28, 146, 197. https://archive.org/details/philosophyofoste00stil En français : Philosophie de l'ostéopathie, Vannes, Sully 1999. p. 51, 110, 83. Article paru dans l'International Journal of Osteopathic Medicine, Volume 16, Issue 1, pages 11-16, Mars 2013 www.journalofosteopathicmedicine.com/article/S1746-0689%2812%2900070-3/abstract sous le titre An historical perspective on principles of osteopathy par Steve Paulus - Article reçu par le IJOM le 19 février 2012 ; révisé 5 juillet 2012 ; accepté 16 août 2012 - © 2012 Elsevier Ltd. Tous droits réservés. Publié avec l'autorisation des éditions Elsevier www.elsevier.com © 2013 Elsevier Ltd. Tous droits réservés. © 2014 SARL Site de l'Ostéopathie pour la traduction française 1ère publication sur le Site de l'Ostéopathie le 3 février 2014
  • Perspective historique sur les principes de l'ostéopathie

    4 mars, par Jane Eliza Stark, MS, D.O.M.P. — Histoire et Philosophie
    Sommaire Résumé Introduction Les principes issus de la (...) Les principes issus de la (...) Conclusion Principes de la médecine (...) Bibliographie H. H. Fryette DO - La simplici Traduit de l'américain par Pierre Tricot, juin 2013. © 2013 Jean-Louis Boutin et le Site de l'Ostéopathie pour la traduction française. Résumé Les incohérences et autres écarts existant entre les différents ensembles de principes ostéopathiques – et les difficultés qui en résultent lorsque l'on désire comparer ces principes et les mettre en contraste dans le but d'en développer de nouveaux – nécessitent la création et la préservation d'un historique de leur développement. Utilisant la structure temporelle développée par Philip Latey DO, l'auteur propose trois subdivisions dans le développement des principes ostéopathiques : originelle, traditionnelle et moderne. La période originelle qui se termine vers 1910, correspond à une époque au cours de laquelle aucun principe simple ou ensemble de principes n'a obtenu un consensus définitif de la profession. La période traditionnelle, allant de 1910 à 1950 a consisté en tentatives individuelles et isolées de formulation et de justification de principes, avec différents ensembles de principes, dissemblables en nombre en nature. La période moderne a commencé en 1953 avec la publication de The Osteopathic Concept (Le concept ostéopathique) et s'étale sur cinquante années. Cette période se caractérise par des efforts émanant de groupes visant au développement de principes, à la réflexion sur les principes antérieurs et à leur adaptation pour l'utilisation dans le domaine de la médecine ostéopathique au sein des États-Unis. L'ensemble des principes ostéopathiques qui a perduré le plus longtemps a été retravaillé et reformulé par un comité constitué de personnes, à l'origine ostéopathes praticiens. Ce comité a travaillé à partir d'un document antérieur également constitué par un consensus émanant essentiellement de praticiens en ostéopathie. Mots clés Ostéopathie ; médecine ostéopathique ; principes de l'ostéopathie ; Andrew Taylor Still ; histoire de l'ostéopathie. Implications en pratique clinique Le développement des principes ostéopathiques à partir des périodes originelle, traditionnelle et moderne a été passé en revue. Une compréhension du processus historique de développement de ces principes peut aider les ostéopathes à estimer de manière critique la valeur et la signification reposant derrière ces principes. Une compréhension plus profonde des principes ostéopathiques permet de mieux définir l'originalité de l'ostéopathie. Introduction L'évidence d'un renouvellement d'intérêt concernant les principes de l'ostéopathie et de la médecine ostéopathique apparaît périodiquement dans les textes [1-4] depuis le début du vingtième siècle. Conformément à cette tendance, cette édition spéciale du International Journal of Osteopathic Medicine (IJOM) propose à ses contributeurs et à son lectorat la première possibilité de ces dix dernières années de revisiter ce sujet [5]. Tout aussi important que définir, réviser, résumer, analyser et proposer des principes mis à jour, s'assurer qu'un enregistrement historique de la formation de ces principes soit constamment disponible aux individus appartenant ou non à la profession paraît indispensable. Un tel document se présente comme référence pour les enseignants, les étudiants et futurs chercheurs. Il est difficile de comparer et de mettre en contraste les différentes publications des principes de l'ostéopathie parce que le mot « principe » et les termes « principe de l'ostéopathie » sont utilisés dans l'ensemble de la littérature ostéopathique, avec différents sens et de différentes manières. Par ailleurs, d'autres termes utilisés dans la littérature, tels que « fondamentaux, » [6 (p.999),7] « commandements, »[8] « vérités, » [9 (p.98)],10 « postulats, » [11 (p.354)] « préceptes, » [10 (p.550)] et « croyances, » [4,12] servent un objectif similaire au terme « principe. » Selon les cas, « principe » peut être utilisé comme terme isolé et peut être précédé de l'article défini « les » ou de l'article indéfini « un, » ou bien être utilisé associé à « de l'ostéopathie. » Il peut également être discuté comme entité simple – principe – ou comme concept pluriel – principes. Ces disparités apparaissent chez différents auteurs de différentes nationalités et à différentes époques, et entre les deux courants de la profession (ostéopathie et médecine ostéopathique). Dans beaucoup de cas, la compréhension tacite de principe(s) est qu'il est (ou qu'ils sont) reliés à l'ostéopathie en général. Dans d'autres cas, principe se réfère spécifiquement à la santé ou à la nature ; à l'établissement du processus décisionnel du praticien ; ou à l'intervention thérapeutique. La phrase « principes de l'ostéopathie » a souvent été utilisée pour différencier la théorie de l'ostéopathie de sa pratique, ou application pratique de l'ostéopathie. Dans le présent article, la plupart des principes de l'ostéopathie qui sont apparus dans la littérature depuis la création de l'ostéopathie sont présentés associés aux circonstances qui ont présidé à leur publication. Aucune tentative n'est faite dans le présent article, pour expliquer, justifier ou juger un principe particulier ou un ensemble de principes. Les principes sont organisés selon les périodes historiques de l'ostéopathie proposées par Philip Latey DO : les périodes originelle, traditionnelle (ou classique) et moderne [13]. La période originelle inclut l'ostéopathie telle qu'elle a découlé des contributions d'Andrew Taylor Still, DO, John Martin Littlejohn, DO et de leurs contemporains. Elle se termine vers 1910. La période traditionnelle y fait suite et se termine vers 1950. La période moderne commence dans le début des années 1950 et se poursuit au moins jusqu'à l'époque de la publication de Latey, en 1993. Pour les buts de cet article, la période moderne est considérée comme se poursuivant depuis 2003, époque où la dernière reprise des principes qui sont utilisés par les médecins ostéopathes des États-Unis a été réajustée. Les limitations de la langue de l'auteur ont limité ce compte-rendu à l'examen de publications anglophones. De plus, chacune des références aux principes publiés n'a pu être incluse, pas plus que tous les exemples des principes inclus n'ont pu être listés en détails. Certains ont été paraphrasés ; d'autres ont dû être omis à cause des contraintes de longueur. Les principes issus de la période originelle (1874-1910) La plupart des contributeurs de la période originelle de l'ostéopathie (1874-1910) ont été diplômés de l'American School of Osteopathy (ASO) entre 1897 et 1900 [14]. Écrivant à cette époque, Still déclarait qu'il avait « ...accordé plus d'attention à l'étude des principes de cette science [l'ostéopathie] que toutes les personnes vivantes rassemblées » [15 (p.227)]. Sa réflexion sur les principes peut avoir conduit Still à penser par lui-même, comme un philosophe, tel qu'on le définissait à son époque – une vision de Still largement partagée par d'autres [16-19]. Cependant, la majorité des écrits de Still mentionne différents types de principes sans en définir aucun de manière précise. Tout au long de ses écrits, Still évoque la philosophie des principes [20 (p.297)] aussi bien que les principes de la philosophie [15 (p.315, 336)], mais ne s'étend sur aucun. Il utilise « principe » au singulier en se référant au « principe de la vie animale » [15 (p.263)], de « l'esprit » (organisateur), [15 (p.251)] de « vérité, » [21 (p.164)] et de la « nature » [20 (p. 194)]. Au pluriel, il se réfère aux principes du « corps humain » [20 (p.98)], de « vie de la matière morte » [20 (p.135)], de « mouvement » [22 (p.256)], et « vie » [15 (p.263)], et à de nombreuses autres entités. Still n'a proposé aucune liste précise de principes de l'ostéopathie [7, 23]. Dans trois de ses livres, il discute le mot « principes. » En 1899, il déclare que « pour un ostéopathe, les principes signifient un plan et des spécifications parfaits pour construire la forme d'une maison, d'un moteur, d'un homme, d'un monde... » [20 (p.19-20)]. Écrivant en 1902 sur « les principes de l'ostéopathie, » il répète : « Les principes de l'ostéopathie nous procurent une compréhension des plans et spécifications parfaits suivis pour la construction de l'homme » [22 (p.33-34)] Ces affirmations font allusion au fonctionnement des principes, mais elles demeurent vagues. Et dans son dernier livre, publié en 1910, Still se réfère à ce qu'il appelle « Notre programme » [24]. Bien que « Notre programme » ait été assimilé aux principes de Still [25], ce concept semble essentiellement préoccupé de déclarer la position de l'ostéopathie vis à vis des autres modalités médicales. Ses neuf éléments peuvent être résumés comme suit : le corps produit ses propres remèdes ; encouragement de l'hygiène ; opposition aux vaccinations ; utilisation de sérums et de médicaments comme agents correctifs ; rejet des méthodes complémentaires, telles que radiographies et hydrothérapie ; utilisation de la chirurgie comme dernier recours ; et l'ostéopathie comme modalité distincte des autres systèmes. Malgré les avertissements de Still concernant des livres intitulés Principes de l'ostéopathie – « … ils peuvent se vendre mais échoueront à procurer la connaissance que désire obtenir l'étudiant » [20(p.12)] – des diplômés de l'ASO, dont Charles Hazzard, Guy Dudley Hulett, Arthur D. Campbell et Henry S. Bunting [26-36], écrivirent des livres sur les principes de l'ostéopathie. Dain Loren Tasker DO, un diplômé de 1898 de la Pacific School of Osteopathy (PSO), enseigna les principes de l'ostéopathie à la PSO et écrivit un livre intitulé Principes de l'ostéopathie [37]. Son livre connut plusieurs éditions [33, 38-40] et fut « rapidement reconnu comme un manuel essentiel pour l'enseignement de la profession… » [41 (p.269)] Dans sa préface, Tasker crédite les contributions de Still, mais aussi de Hazzard, mais il ne propose aucune liste définitive de principes. Littlejohn a été le dernier contributeur signifiant de la période originelle pour le développement des principes. En 1899, il écrivait, « le principe de base de l'ostéopathie, c'est que si l'organisme humain est en parfaite santé, chaque corps, tissu et structure joue son rôle sans interruption … » [42]. En 1900, il reconnaît cinq « principes essentiels à l'ostéopathie, » [43] dans lesquels il détaille minutieusement le rôle de l'obstruction mécanique dans la perturbation des fluides vitaux et, consécutivement, des forces vitales [43 (p.17)]. Dans un article de 1908, titré « Le Principe de l'ostéopathie, » Littlejohn écrit : « Notre concept de l'ostéopathie est celui d'un système ayant un principe central général, à savoir : le diagnostic de la maladie à partir de ce qui interfère avec l'activité vitale dans la structure et l'environnement du corps d'un organisme » [44 (p.239)] Dans une transcription faite par un étudiant de conférences données par Littlejohn, il est cité comme proposant l'existence d'un « principe sous-jacent… exprimé dans le mot ‘AJUSTEMENT' » [45 (p.1)]. Littlejohn considérait ce principe comme si englobant qu'il écrivait, « l'ostéopathie représente un principe et non un ensemble de principes. Ce principe est si étendu qu'on peut l'appliquer à l'ensemble du domaine de la pratique » [45 (p.31)]. La période originelle de l'ostéopathie a commencé et s'est terminée sans qu'aucun consensus spécifique concernant les définitions d'un principe ou de principes de l'ostéopathie n'ait été atteint. Les principes issus de la période traditionnelle ( 1910-1950) La période traditionnelle ou classique de l'ostéopathie ( 1910-1950) est marquée par une série d'efforts émanant d'ostéopathes cherchant à délimiter leurs perspectives personnelles concernant les principes. Près d'une douzaine de livres, comportant dans leur titre les noms « ostéopathie » ou « ostéopathique » et « principe » ou « principes » [46-59] et incluant quelques mises à jour d'éditions issues de la période originelle, ont été publiés. Par ailleurs, un nombre équivalent d'articles de journaux a également été publié sur le même sujet, essentiellement dans la littérature américaine [1,6,8,9,11,60-67]. Au cours de cette période, deux médecins ostéopathes ont généralisé l'idée d'un principe. Guy Dudley Hulett déclarait que « …Un exposé des principes sous-tendant la science de l'ostéopathie ne peut qu'être, par nature, tout à fait incomplet » [47 (p.11)] et Henry J. Overly, DO, déclarait qu'un seul principe de base de l'ostéopathie « fonctionne à travers toute la nature » [62 (p.414)]. Au cours de cette période, d'autres ostéopathes listèrent seulement deux principes (par ex. Mary Alice Hoover DO [60], et Earl Laughlin DO [68 (p.61)]. Harrison Fryette DO, y ajouta un peu d'humour perspicace en constatant que « le principe de l'ostéopathie est simple, comme sont simples toutes les grandes vérités, mais en revanche, son application ne l'est pas » [69 (p.15)]. Une sélection représentative de principes émanant de la période traditionnelle couvre un vaste éventail de thèmes. Parmi eux : l'individualité de chaque patient [70 (p.285)] ; l'immunité naturelle [68] ou la capacité de résister à la maladie [67 (p.601)] ; l'intégrité structurelle [60 (p.58)] ; l'intégrité de l'apport sanguin [11 (p.354)] et nerveux [71 (p.42)] ; la circulation normale des fluides corporels [9 (p.98)] ; l'autosuffisance de chaque cellule dans les conditions environnementales normales [70 (p.283)] ; le rôle de la cellule dans la physiologie normale [10] ; la lésion spinale [53 (p.11)] ; le rôle de la thérapie manipulative dans la gestion de la maladie [56 (p.162)] ; et la totalité de l'être humain, incluant les facteurs physiologiques, chimiques et psychiques [65]. En 2002, l'édition de 1922 du médecin ostéopathe G. D. Hulett Un manuel de principes de l'ostéopathie [47], fut reconnue comme la première grande tentative de la profession pour codifier la philosophie ostéopathique en phrases et préceptes simples… » [4 (p.63)]. Cependant, cette affirmation ne résiste pas à un examen attentif du livre de Hulett. Le seul ostéopathe listé comme ayant « quelque peu travaillé » sur le livre fut Charles McLeod Turner Hulett DO, qui fit cela sept ans avant sa publication [47 (p.6)]. Les représentants de la plupart des collèges de médecine ostéopathique étaient identifiés par leurs collèges et non par leurs noms. Les sections du livre auxquelles ont contribué ces représentants n'étaient pas identifiées. Les principes listés dans le livre de G.D. Hulett [47] se trouvent sur une seule page, dans un chapitre appelé « Réponse de la cellule à la stimulation. » Les trois premiers principes (sur sept listés) se réfèrent spécifiquement au microcosme de « la vision ostéopathique de la cellule » [47 (p.176)], incluant des idées sur la structure et la fonction normales de la cellule. Les quatre préceptes suivants énoncés par Hulett concernent le corps humain, le dernier présageant la terminologie du « traitement rationnel » qui sera communément utilisé dans la période moderne. La vision ostéopathique de la cellule aussi bien en tant qu'unité que comme l'une parmi les millions constituant le corps humain est largement couverte par les affirmations qui suivent : Une structure normale est essentielle pour une fonction normale. Une fonction normale est essentielle pour qu'une structure normale soit effectivement maintenue. Bien qu'un certain degré d'adaptation soit possible pour un certain temps, même dans des conditions anormales, un environnement normal est indispensable à une fonction et à une structure normales. Pour le corps humain et ses fonctions diversifiées, nous pouvons également ajouter : Le sang préserve et défend les cellules du corps. Le système nerveux unifie le corps et ses activités. Les symptômes maladifs sont consécutifs soit à l'échec de l'organisme à faire face efficacement aux circonstances adverses, soit à des anomalies structurelles. Les méthodes rationnelles de traitement se fondent sur une tentative pour fournir une nutrition normale, une innervation et un drainage de tous les tissus du corps, cela dépendant essentiellement du maintien des relations structurelles normales. En 1923, George W. Goodie DO a publié The Commandments of Osteopathy (Les commandements de l'ostéopathie). Les sept premiers commandements concernent les conditions requises pour la pratique ostéopathique, tels qu'enthousiasme pour la profession, une personnalité imposante, et un tableau noir dans le cabinet [8]. En 1927, C. B. Atzen DO, a listé quelques éléments fondamentaux de l'ostéopathie. Ces fondamentaux incluaient l'interdépendance de la structure et de la fonction, le rôle de la peau et des membranes muqueuses, et la réaction du corps cellulaire aux stimulix destinés au rétablissement des maladies [6]. En 1929, Paul Van B. Allen évoque « un symposium pour réhabiliter les principes de base de l'ostéopathie » [1]. Malheureusement, les date des séances de ce symposium n'ont pu être, à ce jour, localisées. L'un des rares travaux publiés en Grande Bretagne au cours de cette période a été écrit par Jocelyn C. P. Proby DO, un diplômé du Kirksville College of Osteopathy and Surgery. Dans un essai publié en 1937, Proby liste seulement deux principes : « … l'autosuffisance naturelle du corps humain [et] … structure normale et fonction normale vont main dans la main » [54 (p.7)]. En 1938 [53] et 1939 [65], Frederick A. Long DO a listé cinq principes de l'ostéopathie. Il y soutient que le schisme du 17e siècle qui a vu la séparation des iatrochimistes et des iatrophysiciens (à savoir, ceux qui respectivement favorisaient l'explication des phénomènes de la vie sur la base de la chimie, ou de la physique) aurait bénéficié à l'ostéopathie, les iatrophysiciens « influençant le développement des principes ostéopathiques. » En 1941, Perrin T. Wilson DO, avançait que « … les principes de l'ostéopathie sont fondamentalement corrects » [64 (p. 383)] du fait qu'ils décrivent l'intégrité mécanique du corps comme entrelacée avec les processus de l'immunité naturelle. En 1947, John Steadman Denslow DO, mena une consultation auprès d'enseignants parmi les plus qualifiés et auprès d'autres leaders de la profession médicale ostéopathique des USA pour tenter de déterminer si le concept ostéopathique était le même à cette époque qu'à l'époque de Still. Denslow arriva à la conclusion que : « … Il s'est produit un petit changement basique dans le concept fondamental de l'ostéopathie… » [67 (p. 601)]. Il cite alors trois principes qui incluent l'idée que le corps normal peut résister à la maladie et aux blessures, que la santé nécessite que la structure soit ordonnée et que la responsabilité du médecin est de maintenir l'intégrité structurale du corps. En 1950, Allan A. Eggleston DO a proposé les trois « préceptes » [10 (p.550)] suivants : 1. Le corps possède la capacité inhérente à se maintenir en bonne santé et à se rétablir de la maladie, pourvu que toutes les parties et systèmes le constituant fonctionnent normalement. 2. Les perturbations mécaniques et structurales survenant dans le corps interfèrent avec le fonctionnement normal de certaines de ses parties ou systèmes, ou l'empêchent. 3. De telles perturbations mécaniques ou structurales peuvent être reconnues et comprises et il est possible d'appliquer le traitement qui corrigera ces perturbations ou permettra au corps de les compenser. En contraste avec ces préceptes, les notes prises la même année par un étudiant de la British School of Osteopathy recensaient un ensemble très différent de principes, présentés comme étant « les principes du Dr Andrew Taylor Still » [72]. Ces principes s'énonçaient comme suit : 1. Structure et fonction sont interdépendantes 2. Le corps est auto-suffisant – il tend à se guérir par lui-même et tend vers la normale 3. La règle de l'artère est suprême Pendant la période traditionnelle, les ostéopathes individuels purent à loisir publier leurs listes personnelles de principes dans des articles de journaux. Parmi ces articles, peu reconnaissaient formellement et référençaient les auteurs antérieurs ou leurs principes. Au lieu de cela, chaque ostéopathe proposait des versions et des perspectives différentes de principes. Aucun ostéopathe isolé ni aucune liste de principes ne fut accepté comme faisant autorité. Les principes issus de la période moderne ( 1953-2003) La période moderne ( 1953-2003) encourage la réflexion et la recherche d'un consensus sur la question des principes ostéopathiques. Au cours de cette période, ont existé deux groupes de travaux entrepris par des comités issus de collèges ostéopathiques et visant à atteindre un consensus. Ces travaux, incités par les éditeurs d'un manuel médical ostéopathique américain, ont impliqué plusieurs individus connus et cherchaient à unifier certaines idées et à atteindre un agrément final sur les principes. Avant la présente publication du Journal of Osteopathic Medicine, l'année 2003 est la dernière au cours de laquelle les principes ont été examinés. En 1953, un comité composé de huit membres a créé The Osteopathic Concept (Le Concept ostéopathique) (Voir l'encadré). L'objectif de ce texte était de servir de guide d'enseignement au Kirksville College of Osteopathy and Surgery [73] ; il n'était pas prévu pour une utilisation nationale. Au cours de la même année, le comité publia plusieurs documents rectificatifs sur la question [73-82]. L'un de ses auteurs nota : « ce qui a été préparé n'est pas complet, il ne s'agit ni de dogme, ni de credo, cela peut être interprété, c'est une tentative… » [75 (p.15)]. Les en-têtes des thèmes sont les suivants : 1. Le corps est une unité 2. Le corps possède des mécanismes auto-régulateurs 3. Structure et fonction sont mutuellement et réciproquement reliées 4. Une thérapie rationnelle se fonde sur une compréhension de l'unité corporelle, des mécanismes auto-régulateurs et sur la relation mutuelle et réciproque existant entre la structure et la fonction La tentative consensuelle suivante se développa en 1981 : le Project on Osteopathic Principles Education (Projet pour une éducation sur les principes ostéopathiques) issu du l'université d'état du Michigan cherchait à « …acquérir quelque compréhension de ce que signifie ‘principe ostéopathique' » [83 (p.29)] et à répondre à la question : « Qu'est-ce qui caractérise un principe ostéopathique ? » [83 (p.29)] Après un long processus de rassemblement de données, de chiffrage et d'analyse, la conclusion des participants au projet fut la suivante : Un principe ostéopathique est une règle ou une loi biologique, comportementale ou clinique mise en avant par les praticiens ostéopathes dans le diagnostic et la gestion, parce qu'elle illustre la philosophie ostéopathique de la santé et de la maladie [83 (p.29)]. Comme résultat, le projet proposa cinq principes pour l'ostéopathie, dont trois étaient tirés de l'article Concept de 1953. En 1987, Irvin M. Korr, PhD, ScD (1), qui avait participé à la rédaction de l'article Concept, développa le principe de l'importance du système musculo-squelettique [84]. Cette idée réapparut dans un examen des principes ostéopathiques de 2002 [4] co-signé par Korr en tant que membre d'un « comité expert multidisciplinaire largement représentatif » [4 (p.63)] de neuf membres issus de la communauté ostéopathique (comprenant des ostéopathes enseignants et des praticiens, représentant huit collèges de médecine ostéopathique). Ce comité proposa des principes de médecine ostéopathique comportant des indications pour le traitement des patients. Les principes de médecine ostéopathique ont été proposés comme suit [40] : 1. Une personne est le produit d'une interaction dynamique entre corps, esprit (mind -organisateur) et esprit (de vie - spirit) (2). 2. Une des propriétés inhérentes de cette interaction dynamique est la capacité de l'individu pour le maintien de la santé et son rétablissement. 3. De nombreuses forces tant intrinsèques qu'extrinsèques à la personne peuvent défier cette capacité inhérente et contribuer à l'établissement de la maladie. 4. Le système musculo-squelettique influence de manière signifiante la possibilité pour l'individu de rétablir cette capacité inhérente et, par conséquent, de résister aux processus maladifs. En 1993, Oliver W. Hayes DO et Philip E. Greenman DO, se sont associés pour redéfinir les cinq concepts qu'ils attribuaient à Still [85]. Leur but était de faire en sorte que ces cinq concepts continuent d'être pertinents pour le système de santé américain du 21e siècle. Ils proposèrent dix nouveaux principes ostéopathiques – chacun commençant par les termes « la médecine ostéopathique, » et suivi par « se limite à, » « traiter, » « reconnaître, » « accepter, » « adhérer, » « insister, » ou « compter sur » [85 (p.27-28)]. Quelque 50 années après la publication du texte Concept de 1953, ses principes furent modifiés par les éditeurs associés du manuel américain Foundation for Osteopathic Medicine (Fondements pour la médecine ostéopathique) [3 (p.10), 86]. Il n'est pas certain que ce groupement d'éditeurs ait pris en compte la définition des principes ostéopathiques proposée en 1981 par le Project on Osteopathic Principles [83]. Cependant, le chapitre sur la philosophie et l'histoire de l'ostéopathie dans la seconde édition du manuel Foundations liste également les principes pour les soins aux patients stipulés dans l'article de 2002, rédigé par le comité spécial dirigé par Korr [86 (p.11)]. Bien que Foundations soit le manuel standard utilisé dans tous les collèges de médecine ostéopathique des USA, beaucoup d'institutions de formation pour les non-médecins ont encore à implémenter un ensemble consistant de principes ostéopathiques. Conclusion Classer l'ostéopathie et la médecine ostéopathique en trois périodes – originelle, traditionnelle et moderne – procure un cadre utile pour chroniquer les nombreuses tentatives destinées à définir les principes ostéopathiques. Cet article cherche à établir un résumé historique pouvant servir de ressource à la profession – et ainsi éviter la répétition inutile de tentatives passées pour développer des principes ostéopathiques. Une décennie s'est écoulée depuis la publication de la dernière tentative de révision des principes ostéopathiques. Il est possible que la collection d'articles de cette édition spéciale du Journal of Osteopathic Medicine fasse renaître l'intérêt pour les principes discutés par les différents auteurs, comme cela s'est produit au cours de la période traditionnelle. Une période de renaissance est peut-être à venir – une renaissance dans la quelle la coopération internationale sera utilisée pour consolider les principes du passé en les associant à ceux qui seront nouvellement proposés et en incorporant plus de langage courant, ainsi que des réalités biologiques, médicales et scientifiques pertinentes de la pensée du 21e siècle. Principes de la médecine ostéopathique - Proposed tenets of osteopathic medicine « En 1953, un comité composé de huit membres a créé The Osteopathic Concept (Le Concept ostéopathique). L'objectif de ce texte était de servir de guide d'enseignement au Kirksville College of Osteopathy and Surgery ». 1. Le corps est une unité ; la personne est une unité constituée d'un corps, d'un esprit (de raison) et d'un esprit (esprit de vie). 2. Le corps est capable d'auto-régulation, d'auto-guérison et de conservation de la santé. 3. La structure et le fonction sont mutuellement interdépendantes. 4. Un traitement rationnel se fonde sur une compréhension des principes fondamentaux de l'unité corporelle, de l'auto-régulation et de la relation mutuelle de la structure et de la fonction. Les neuf membres de ce Comité étaient : FELIX J. ROGERS, DO, FACOI. Clinical professor, Michigan State University College of Osteopathic Medicine GILBERT E. D'ALONZO,JR, DO, FACOI. Professor of medicine, Temple University School of Medicine JOHN C. GLOVER, DO. Associate professor, Oklahoma State University College of Osteopathic Medicine IRVIN M. KORR, PHD. Professor emeritus, University of North Texas Health Science Center at Fort Worth Texas College of Osteopathic Medicine GERALD G. OSBORN, DO, FACN. Vice president and Dean Kirksville College of Osteopathic Medicine MICHAEL M. PATTERSON, PHD. Professor and assistant chair, Nova Southeastern University College of Osteopathic Medicine MICHAEL A. SEFFINGER, DO, FAAFP. Assistant professor, Western University of Health Sciences, College of Osteopathic Medicine of the Pacific TERRIE E. TAYLOR, DO, FACOI. Professor, Michigan State University College of Osteopathic Medicine FRANK WILLARD, PHD., Professor University of New England, College of Osteopathic Medicine => Voir : JAOA - Vol 102 - N° 2 - February 2002, p. 63-65 Bibliographie 1. Van B, Allen P. Basic principles of osteopathy. J Am Osteopath Assoc. 1929 ;28:448. 2. Thompson M. Interpretation of osteopathic concept prepared by committee at Kirksville : Designed for use toward more effective teaching throughout curricumlum. JOsteopath. 1953 ;October:7. 3. Seffinger MA. Osteopathic philosophy. In : WardRC, JeromeJA, American Osteopathic Association editor. 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Nous sommes sans cesse à la recherche de panacées, de quelque chose ou de quelque traitement, sorte de remède universel, alors que si nous prenons la peine de nous arrêter un moment et de réfléchir, nous savons que cela ne saurait exister. La théorie des germes en tant que cause des maladies s'est effondrée à l'époque où j'ai commencé à exercer. À ce moment, différents traitements mentaux tenaient le haut du pavé. Puis sont venus les rayons X et différentes formes d'électricité. Puis, les dérivés du charbon pour la douleur et la fièvre, et des milliers d'autres drogues, toutes plus ou moins toxiques. Les produits endocrines, puis d'autres, ont suivi. Alcalinité, acidose, allergie et je ne sais quoi. Tous ces produits et beaucoup d'autres peuvent avoir leur place en thérapeutique mais nous oublions trop souvent que c'est le corps lui-même qui doit se guérir. Telle est l'idée ostéopathique et en ce sens, c'est la simplicité même. Nous devons aider le corps par tous les moyens spirituels, mentaux, biologiques et physiologiques possibles, mais il ne fait à mes yeux aucun doute que l'aspect structurel est de première importance. Nous ne pouvons dire : « Cherchez d'abord l'ajustement mécanique et tout le reste se fera tout seul », mais si nous obtenons l'ajustement structurel, il est surprenant de voir comment toute la scène est simplifiée. En tant qu'ostéopathe, je sens qu'il est de notre devoir de développer cette phase de la thérapeutique. Il ne fait aucun doute que si nous comparons notre diagnostic et notre thérapeutique à celle des M.D.s, nos méthodes sont beaucoup plus simples dans la majorité des cas, car dans presque tous les cas existe un facteur mécanique dont ils ne tiennent pas compte et nous pouvons être certains que lorsque ces facteurs mécaniques sont enlevés le patient ira mieux. Cela nous procure un bout par où commencer, et cela, bien souvent, simplifie la situation au point que peu de chose reste à faire en supplément, voire aucune. Je pourrais énumérer de nombreux cas dans lesquels un ajustement cervical a guéri la folie ; où l'ajustement des cervicales basses a guéri un goitre ; un ajustement thoracique supérieur a guéri un problème cardiaque ; le traitement des parathyroïdes et du foie a élevé le taux de calcium sanguin, au point que des arthrites atrophiques ont été améliorées, etc., mais, cela donnerait une fausse impression. Chaque cas est différent et la plupart comportent de nombreuses complications qui toutes doivent être traitées. Le principe de l'ostéopathie est simple, comme sont simples toutes les grandes vérités. Son application ne l'est pas. Nous devons y peiner beaucoup. « Si tu veux de belles récoltes, ne ménage pas ta peine. » Note : La phrase écrite par Fryette est : « As ye labor, so shall ye reap, » paraphrase de « As ye sow, so shall ye reap » traduit par « on récolte ce que l'on sème. » (N.d.T.). Article paru dans l'International Journal of Osteopathic Medicine, Volume 16, Issue 1, pages 3-10, Mars 2013 http://dx.doi.org/10.1016/j.ijosm.2012.10.001 sous le titre An historical perspective on principles of osteopathy par Jane Eliza Stark - 4328 11th Concession, R.R. # 1, Moffat, ON. L0P 1J0, Canada - Article reçu par le IJOM le 13 mars 2012 ; révisé 15 juillet 2012 ; accepté 2 octobre 2012 - © 2012 Elsevier Ltd. Tous droits réservés. Publié avec l'autorisation des éditions Elsevier www.elsevier.com Nous avons ajouté les images, les encadrés et le texte de Fryette qui ne se trouvent pas dans l'article original. 1ère publication en français : le 30 juin 2013 Copyright pour la traduction française : Jean-Louis Boutin et le Site de l'Ostéopathie
  • Endométriose et ostéopathie

    25 février, par Claudine AGERON MARQUE — K Cliniques
    Sommaire Définition Physiopathologie Les signes Diagnostic Les axes thérapeutiques Traitement ostéopathique (...) Rôle des fascias Bibliographie Annexe Claudine Ageron-Marque - Endométriose et ostéopathie Claudine Ageron-Marque est Ostéopathe DO, Sage-femme Résumé L'endométriose est une pathologie chronique, bénigne, caractérisée par l'implantation et le développement en situation ectopique de cellules endométriales (glande ou stroma endométrial), principalement dans le péritoine pelvien et sur les ovaires pour l'endometriosis genitalis externe ; pour l'endometriosis genitalis interne ou adénomyose, les foyers se propagent à l'intérieur du muscle utérin Claudine Ageron-Marque Définition L'endométriose est une pathologie chronique, bénigne, caractérisée par la l'implantation et le développement en situation ectopique de cellules endométriales (glande ou stroma endométrial), principalement dans le péritoine pelvien et sur les ovaires pour l'endometriosis genitalis externe ; pour l'endometriosis genitalis interne ou adénomyose, les foyers se propagent à l'intérieur du muscle utérin. Il s'agit d'un tissu ressemblant à l'endomètre (tissu glandulaire et chorion cytogène) se trouvant de façon anormale à l'extérieur de la cavité utérine ou dans le muscle utérin. (1) Découverte en 1860 par Von Rokitanski. Il y aurait 10 à 15% des femmes atteintes en âge de reproduction, et 20 à 24% des femmes infertiles présentent des lésions d'endométriose. Son origine est multifactorielle, différentes théories expliquent la physio-pathogénie de l'endométriose, la plus largement acceptée semble être l'implantation par reflux par les trompes, cependant le reflux est présent dans 76% des femmes de manière plus ou moins importante. Il existe des facteurs favorisant : immunitaires, inflammatoires, d'environnement et génétiques. (3) Les facteurs environnementaux peuvent être : les agents polluants : la dioxine, TCDD, les Bi-phényles pokychlorés ; les métaux lourds : le plomb, le mercure (anti oestrogénique) et le cadmium (oestrogénique) Physiopathologie Des causes multifactorielles 1 - Théorie de l'implantation (Sampson, 1927) : à la suite d'un reflux de règles, dû à un rétrécissement du col (immobilité) ou cicatrice, créant une pression intra utérine qui force les menstruations à refouler au niveau des trompes et à se répandre dans le péritoine. 2 - Théorie de la métaplasie (Meyer, 1927) : basée sur l'hypothèse du développement de résidus Müllériens. 3 - Facteur génétique : Les facteurs favorisant seraient : les gènes impliqués dans l'inflammation, la régulation des hormones stéroïdes, le métabolisme, la détoxification et la fonction vasculaire (4). Dans ce cas, les sœurs des femmes atteintes ont dix fois plus de possibilités de développer à leur tour une endométriose. Les cellules endométriales menstruelles laisseraient échapper une substance inductrice (des facteurs protéiques immunitaires ou cytokines) qui pourrait agir sur les cellules souches du mésothélium coelimique du péritoine. En conséquence de quoi : une métaplasie de ces éléments en cellules endométriales et une augmentation locale des facteurs de l'angiogenèse, avec une altération du fonctionnement physiologique des macrophages péritonéaux et des lymphocytes « natural killer ». Ceci aggravé par la présence de fluide péritonéal, qui provoque comme effet de rétro contrôle une autre variation de la sécrétion des facteurs de croissance et des facteurs de l'angiogenèse. 4 - Facteurs inflammatoires (5) L'inflammation joue un grand rôle dans la mise en place de l'endométriose. L'existence d'une surexpression du récepteur LH dans les tissus endométriosiques ectopiques, ainsi que la présence des récepteurs des prostaglandines (PTGER2, 3 et 4) dans l'endomètre des patientes endométriosiques. Il existerait une profonde dérégulation au niveau enzymatique et au niveau des récepteurs. La prostaglandine E2 y joue un rôle important, le PGE2 régule la prolifération des cellules et intervient dans la suppression immunitaire et promeut l'angiogénèse (prolifération de vaisseaux) dans la mise en place de l'endométriose. Synthèses des œstrogènes et protection contre l'apoptose L'endométriose est œstrogéno-dépendante, il semblerait que les implants d'endométriose possèdent des protéines de régulation nécessaires pour produire de « novo estrogène » par les PGE2 via ces récepteurs et induction de l'aromatase (développé ci dessus). Par ailleurs il existerait une perturbation de l'apoptose, ainsi une boucle positive se développe entre deux systèmes : aromatase et E2 et cyclo oxygénase et les PGE2. Protection contre la phagocytose Les cellules endométriales qui refluent devraient normalement être éliminées par les macrophages péritonéaux. Des cellules immunitaires sont recrutées dans la cavité péritonéale suite à une inflammation. La PGE2 inhibe la phagocytose. Angiogenèse La nécessité d'une vascularisation adéquate est pré-requise pour la survie des cellules endométriales ectopiques, c'est encore grâce à la PGE2 que serait mise en place une prolifération des cellules endothéliales et une augmentation des estrogènes. En conclusion, les différents mécanismes inflammatoires permettraient aux cellules ectopiques endométriales de croître sans être dérangées par le système immunitaire local ou intra péritonéal. 5 - Facteurs environnementaux Les résultats d'étude menées sur les animaux font envisager un lien entre l'endométriose et les agents polluants : la dioxine-TCDD (contenu dans les graisses animales, la fumée de tabac, les émissions des moteurs à essence ou diesel, certaines industries) et les biphényles polychlorés–PC. Ils sont considérés comme des perturbateurs endocriniens (6). Une analyse récente a montré la présence de multiples polluants dans le sang prélevé au niveau du cordon ombilical. De même, des études ont soulevé le problème des métaux lourds comme le plomb, le mercure (anti estrogène) et du cadmium (estrogénique). Les métaux lourds interviendraient dans le métabolisme de l'oxygène et augmenteraient les radicaux libres lesquels altéreraient l'ADN. Dans l'endométriose, on retrouve une altération des enzymes comme dans les mécanismes de défense contre le stress oxydatif. 6 - Facteurs alimentaires Des publications récentes sur les maladies auto immunes mettent en évidence l'importance du mécanisme colique lymphocytaire et l'irritation des plaques de Peyer. Une étude approfondie des différentes intolérances alimentaires peut être utile. Les fruits et légumes frais permettent une réduction significative du risque de développer une endométriose Par contre, la consommation de charcuterie et de viandes rouges peut amener une aggravation Le gras favorise les maladies œstrogéno-dependantes. 7 - Le péristaltisme utérin et tubaire. (7) L'adémyose et/ou l'endométriose est une affection de l'Archimetra. l'Archimetra Explication de la figure L'utérus humain se compose de plusieurs couches. En partant de l'intérieur : L'endomètre épithélial (vert) ; le stroma endométrial (orange) ; la couche subvasculaire avec les fibres musculaires principalement circulaires (orange nuancé). Ces trois couches composent l'archimètre. Elle se développe à un stade très précoce dans l'embryon par fusion des "canaux de Mueller". Cette fusion entraîne le développement d'une zone de croisement des fibres musculaires, formant ce qu'on appelle le raphé fundo-cornual. Le colza est positionné le long de la ligne médiane où les fibres musculaires circulaires de la section médiane s'écartent dans les deux cornes utérines (cornua uteri), puis dans les fibres des tubes. L'archimètre est une unité fonctionnelle contrôlée par l'ovaire et constituée des muscles endométriaux et sous-endométriaux. Source : http://www.ferticon.de/text.php3?artikel=2&seq=6&la=en - Traduit avec www.DeepL.com/Translator Pour comprendre cette théorie, très intéressante pour notre vision ostéopathique, il nous faut faire un petit rappel embryologique et anatomique. L'utérus se divise en plusieurs couches de l'intérieur à l'extérieur : l'épithélium superficiel de la muqueuse (endomètre épithélial) ; du tissu conjonctif de la muqueuse, le stroma endométrial ; trois couches musculaires : une couche interne, le stratum subvasculare, une couche moyenne plexi forme, le stratum vasculare, et une couche externe de fibres longitudinales, le stratum supravasculare. L'archimetra est une structure composée de l'épithélium superficiel, du stroma endométrial et du stratum subvasculare. L'archimetra se forme très tôt dans la période embryonnaire, à la suite de la fusion des deux canaux de Mullër. Le vestige de cette fusion est nommé « Raphé fundo cornual » délimitant deux hémi-utérus ayant chacun leur péristaltisme (2 corps de Müller). Du point de vue de sa phylogenèse, le stratum subvasculare est la couche musculaire utérine la plus ancienne. La naissance chez l'humain des deux autres couches musculaires s'explique par la nécessité d'une force plus importante pour pousser dehors un enfant vivant de 3250g en moyenne. Leur formation (la couche moyenne et externe) s'effectue bien plus tard entre la 27 et 39 sa et même après la naissance, alors que l'archimetra est formée dans les trois premiers mois. L'archimetra est une unité fonctionnelle contrôlée par l'ovaire. La musculature circulaire du stratum subvasculare se contracte en vagues péristaltiques partant du col et se propageant dans les trompes. Ces vagues péristaltiques se modifient au cours du cycle. L'acheminement des spermatozoïdes n'est pas essentiellement dû à leur mobilité mais bien à l'activité péristaltique utérine. Le système vasculaire utero ovarien à contre-courant va assurer une activation plus intense des muscles du côté du follicule dominant. (8) Dès la mise en place du péristaltisme utérin (au cours de la puberté), les contraintes mécaniques (anatomiques, pathologiques ou accidentelles) venant s'exercer sur l'utérus peuvent perturber ce péristaltisme, provoquant alors hyper- ou dys-péristaltisme. Ces dysfonctionnements seraient à l'origine de microlésions inflammatoires (mises en évidence par mesures biochimiques d'indices d'inflammation de type C3, IL-6 et HSP et détection de macrophages) et de modifications des cellules de l'endomètre (augmentation de l'expression de l'aromatase P450, qui n'apparaît pratiquement pas dans l'endomètre normal). Cet enzyme a la propriété de catalyser la production d'estrogènes à partir de précurseurs androgènes sécrétés par l'ovaire et les glandes corticosurrénales, et provoque donc une imprégnation accrue d'estrogènes dans les tissus endométriaux. Cet excès d'estrogènes produit une croissance cellulaire accélérée des cellules endométriales (repérée biochimiquement par des "marqueurs de prolifération" ; de plus, dans les cultures de cellules endométriales sécrétées par des femmes atteintes endométriose, on identifie un plus grand nombre de marqueurs tumoraux CA 125, révélant une prolifération accrue). Cette prolifération de cellules biochimiquement modifiées associée à l'hyper- ou dys-péristaltisme utérin favorise la dissémination des cellules endométriosiques dans la cavité péritonéale par reflux. (9) Quant à l'adémyose, elle résulterait plutôt d'une altération du tissu musculaire, qui serait à l'origine de la migration d'îlots d'endomètre dans la couche externe du myomètre. Son implantation doit s'effectuer dans un endroit tranquille, vascularisé, où rien ne bouge : dans les utérus rétroversés fixés, l'envahissement des îlots est observé plus au niveau du Douglas, et dans les utérus antéversés fixés, sur la paroi antérieure à la base de la vessie. 8. Les violences et maltraitances De nombreuses études montrent qu'il existe une surélévation de la présence d'endométriose chez les patientes ayant vécu des maltraitances ou des violences sexuelles. - Les signes Le tissu s'organise en « nodules endométriosiques » qui saignent au moment des menstruations et qui entraînent des douleurs cycliques. Une réaction inflammatoire s'installe, accompagnée d'une angiogénèse, d'une irritation du péritoine, d'une infiltration par des cellules de l'immunité, de fibroses, d'adhérences. - Les douleurs : Douleur pelvienne cyclique, lombalgie récidivante, dysménorrhée, dyspareunie, douleur à la défécation, infertilité, hématurie, syndrome appendiculaire, diarrhée, métrorragie. - La localisation Péritoine, trompes, ovaires, vessie, tube digestif, vagin, poumons, très rare, tissus sous cutanés (orifices de trocart de coelioscopie). - L'évolution Un foyer détruit par l'organisme laisse des cicatrices blanches ou bleutées. Qui sont des points de « rigidité » ou de fixation. A l'état inflammatoire, les lésions sont rouges, présentant des trous ou des défauts du péritoine, des adhérences entre les organes (utérus, ovaire, trompes et tube digestif), et entre les organes et la paroi abdominale, des kystes endométriosiques au niveau de l'ovaire ou des nodules endométriosiques profonds, en particulier au niveau des ligaments utéro-sacrés et de la cloison recto vaginale. Diagnostic - Examen clinique A réaliser en période menstruelle, recherche de nodule, fixation de l'utérus en rétroversion, masse annexielle douloureuse et fixée. - Examens complémentaires Un examen clinique et échographique, voire par IRM, permet de détecter une endométriose. Le diagnostic définitif s'appuie sur l'analyse du tissu endométrial prélevé au cours d'une laparoscopie (chirurgie mini-invasive). Échographie IRM Cœlioscopie Les axes thérapeutiques Hormonal, immunitaire, régulation neurovégétative, symptomatique de la douleur, mobilité, prise en charge psychologique, hygiène de vie, ostéopathie. En médecine classique Les anti inflammatoires non stéroïdiens (Bi-profénid, Spifen, Brexin) La pilule œstro-progestative Les analogues LH RH La progestérone Les inhibiteurs de l'aromatase (anastrole, letrzole) Les anti oxydants = réduction des implants endométriosiques et une diminution des phénomènes inflammatoires locaux. Mise en place d'une ménopause artificielle Traitement de la douleur : Traitement contenant des opiacés : Lamaline, Ixprim, Contramal lp ; anti-inflammatoires non stéroïdiens, Bi-profénid, Spifen, Brexin ; autre antalgique, Acupan ; traitement non médicamenteux, la neuro-stimulation. Traitement chirurgical Cœlioscopie et laparoscopie pour diagnostic et ablation des nodules et des adhérences. (10) Traitement ostéopathique spécifique Son but est de diminuer l'inflammation du péritoine, d'améliorer la circulation des fluides (retrouver l'élasticité et l'hydratation des tissus), d'avoir une action sur les systèmes vasculaires et lymphatiques. Amélioration du péristaltisme utéro-tubaire. Travailler les cicatrices. Régulation du cycle (crâne, vascularisation de l'ovaire, libération des organes pelviens et du bassin). Amener un meiller équilibre neuro-endocrinien (résistance, stress oxydatif, …). Il nous faut encore faire un autre rappel anatomique : qu'est-ce que le péritoine ? Le péritoine est une membrane séreuse qui tapisse la face profonde de la cavité abdominale, pelvienne et les viscères. Il fera l'objet de nombreux remaniements, ce qui explique la complexité de ses nombreux replis. Comme toute séreuse, le fascia comprend deux feuillets ; un feuillet pariétal tapissant la face profonde de la cavité abdominale, et un feuillet viscéral tapissant la face superficielle des viscères abdominaux, ces 2 feuillets délimitant une cavité virtuelle ; la cavité péritonéale. Espace clos chez l'homme, ouvert chez la femme (ligne de Farre). Le péritoine pariétal est souvent séparé de la paroi abdominale par un tissu sous péritonéal : le fascia propria. Dans sa partie supérieure, le feuillet pariétal est adhérant sous le diaphragme, dans sa partie postérieure, il tapisse le fascia transversalis et la paroi postérieure abdominale, mais il est séparé par l'espace retropéritoinéal, où logent l'aorte, la veine cave, les reins et surrénales, les uretères. Dans sa partie antérieure, il tapisse la face profonde de la paroi antéro latérale de l'abdomen dont il est séparé par un espace celluleux sous péritonéal qui devient étroit au niveau de la ligne médiane. Dans sa partie sous ombilicale il est soulevé par l'ouraque, les ligaments ombilico-vésicaux et crée la fossette inguinale interne, moyenne et externe. Enfin dans sa partie inférieure il adhère à l'utérus, formant le cul de sac vésico utérin et le cul de sac de Douglas. Le feuillet viscéral recouvre la face profonde du péritoine pariétal et la face superficielle des viscères abdominaux, les feuillets péritonéaux délimitent la cavité péritonéale occupée par les viscères digestifs, et de la reproduction. Il ne se fixe pas directement sur le péritoine pariétal mais il présente de nombreux replis appelés : ligaments, mésos, fascias, épiploons qui vont être le support du système vasculo-nerveux. Rôle des fascias Suspension et protection, contention et séparation, absorption des chocs, amortisseur des pressions Fascia - Dr J-C Guimberteau Les propriétés mécaniques Élasticité, viscosité, plasticité, résistance. Ils sont constitués d'une substance fondamentale qui est un matériel homogène dont la viscosité varie d'un état liquide à un état semi liquide semblable à un gel. Celle-ci réalise un réseau très richement hydraté autour des protéines fibreuses assurant un rôle lubrifiant absorbant les chocs et permettent de résister aux compressions. Les fascias jouent aussi un rôle dans la nutrition. (11) (12) (13) Les propriétés fonctionnelles Immunité, vasculaire, membranes d'échanges Les atteintes fonctionnelles Les cicatrices, les adhérences, les fixations. Formation de fibrine en grande quantité, visible lors des chirurgies de l'abdomen inflammatoire. Axes de travail en ostéopathie L'homéostasie : l'ostéopathie ne traite pas une endométriose mais le terrain sur lequel s'est installé une endométriose ou une adénomyse. 76% des femmes auraient un reflux de leurs menstruations dans le péritoine… Travail plus spécifique : Identifier les dysfonctions des différents organes sus-pelvien, pelvien et périnéale ; identifier les troubles du cycle ; identifier les causes fonctionnelles crâniennes, osseuses, membraneuses. Deux axes principaux de travail spécifique : rechercher les épines irritatives qui potentiellement génèrent ou aggravent l'inflammation du péritoine, et le deuxième axe, permettre à l'utérus et ses annexes de retrouver le péristaltisme nécessaire à une bonne physiologie, pour essayer de lever le trouble du péristaltisme et la migration de cellules particulièrement invasives associées à un reflux des menstruations dans le péritoine. Nous connaissons l'action « biochimique » de la main de l'ostéopathe sur le tissu collagène. Nous savons aujourd'hui que les fibres d'élastine, de réticuline et de collagène, encore appelées bio polymères, contenus dans la matrice fasciale, sont capables de se rétracter sous l'influence supérieure à la pression physiologique et revenir à la longueur initiale. Nous expérimentons tous les jours cette spécificité de tous les tissus conjonctifs qui sont capables dans l'infiniment petit de se rétracter sous l'influence d'une hyperpression, puis de revenir à leur longueur initiale si la pression du milieu redevient physiologique. (14) Dans cette hypothèse, toutes fixations et restrictions de mobilité de l'utérus et du col peuvent être à l'origine de l'endométriose. Sont associés : la vessie, le rectum, les intestins sus jacents, le plancher pelvien, le jeu de différents fascias. Il n'est guère concevable d'imaginer la fonction viscérale séparée de sa structure, et nous pouvons aisément comprendre qu'une restriction au niveau du bassin ou sur l'axe crâniosacré est loin d'être écartée. Cet article n'a nullement l'intention de décrire les techniques sur la structure ou les viscères, mais simplement de nous amener à une réflexion d'une deuxième consultation lorsque nous avons éliminé les grandes lésions de la structure et de la fonction et qu'il reste le travail spécifique de l'endométriose. Ce que nous chercherons avant tout : supprimer la douleur, restituer la mobilité, libérer les adhérences, retrouver un cycle physiologique, permettre la circulation de tous les liquides. Évitons de faire ce traitement juste après les règles : la collection de sang dans le péritoine est douloureuse et ne permet pas un travail dans la détente. Choisissons plutôt un milieu de cycle, là où l'imprégnation hormonale en estrogène est optimale, ce qui nous fait bénéficier d'une certaine tonicité des ligaments utérins (la majorité des ligaments utérins possèdent des fibres musculaires qui émanent de la musculeuse), la contractilité des fibres nous permettra plus facilement de venir à bout des utérus fixés. Soyons rigoureux dans l'examen clinique, traitons les dysfonctions du péritoine entrainant des latéro-déviations, très constantes dans cette pathologie. Nous devons retrouver les particularités des tissus conjonctifs ; élasticité, viscosité, plasticité, résistance. Nous pouvons comparer ces péritoines à des éponges qui auraient séché au soleil et qu'il nous faut remettre sous le robinet de la source de la vie pour qu'elles retrouvent leurs fonctions. Les résistances sont dues aux nombreuses adhérences, qui peuvent aller très loin, puisque lors des coelioscopies certaines sont retrouvées au niveau du foie. Réfléchissons à la circulation de la lymphe, levons les ptoses viscérales abdominales et pelviennes (et le trouble de la posture qui va avec), retrouvons la mobilité du diaphragme et de la cage thoracique, mais aussi des autres diaphragmes, pelvien et crânien. Identifions la cause fonctionnelle du déséquilibre du cycle. Une fixation crânienne ? Est-elle osseuse, membraneuse ? - Un choc facial est très souvent retrouvé, avec une importante restriction de l'ethmoïde (n'oublions pas que les cellules Gn Rh ont leurs origines dans la plaque l'olfactive) ; mais aussi, et c'est souvent le cas, la mise en place d'un appareil dentaire (couronne, bridge, implant, appareil complet ou partiel) qui vient aggraver la situation. Une tension membraneuse d'origine médicamenteuse ? Je pense en particulier aux anti-dépresseurs qui « rigidifient » toutes les membranes, particulièrement celles du crâne, mais aussi les traitements hormonaux (la pilule), les traitements pour l'infertilité. Autres toxicités à l'origine des tensions de membranes : l'hygiène de vie, l'alimentation, la cigarette, le rythme de vie. Diaphragmatique ? Les artères ovariennes prennent leur origine soit directement de l'aorte soit de l'artère rénale, sous la dépendance du plexus nerveux aortico-rénal. Et en dernière observation, la mobilité des ovaires (intra péritonéale) et de leurs rapports avec les organes périphériques (en particulier dans le cas de cicatrices). L'ostéopathie peut être une aide précieuse sur une symptomatologie qui est toujours douloureuse et qui parasite la vie intime d'une femme. Un traitement classique, chirurgical, est éprouvant, c'est la raison pour laquelle, il nous faut nous pencher avec respect et application sur cette pathologie. Les résultats Ils sont variables selon l'atteinte et la classification : 1. Minime ; 2. Légère ; 3. Modérée ; 4. Sévère. selon l'action thérapeutique déjà engagée, médicamenteuse et/ou chirurgicale. selon l'âge (infertilité) selon l'origine dominante ! Bibliographie 1. Endométriose pourquoi se développe-t-elle ? A Béliard, J.M. Foidart et M. Nisolle (références, volume 15-numéro 1 octobre-décembre-2012) 2. Eskenazi B, Warner ML (1997) Epidemiology of endometriosis. Obstet Gynecol Clin North Am 24(2) : 235-58) 3. Herington J, Bruner-Rran KL, Lucas JA, Osteen KG (2011) Immune interactions in endometriosis. Expert Rev Clin Immunol 7(5) :611-26 4. Le rôle de l'inflammation dans l'endométriose par Pietro Santulli ; Thèse de doctorat en immunologie sous la direction de Charles Chapron et Frédérix Batteux.(22nov 2013). 5. Impact of endocrine distruptor chemicals in gynaecology ; Caserta D, Maranghi L, Mantovani A, Marci R, Maranghi F, Moscarini M (2008). Hum Reprod Uptate 14(1) : 59-72). 6. G Leyendecker (1999) : Informations sur l'endométriose - FertiConsult GmbH, Darmstadt, 1999. 7. G. Leyendecker, M. Herbertz, G. Kunz, and G. Mall Endometriosis results from the dislocation of basal endometrium. Hum. Reprod., 2002 ; 17 : 2725 - 2736. Reproduction humaine , volume 17, numéro 10, 1 octobre 2002, pages 2725–2736, https://doi.org/10.1093/humrep/17.10.2725 - Voir en annexe le résumé de l'étude 8. Echanges fructueux avec Madame Nathalie Macrez Chargée de recherche CNRS (UMR5017-Univ Bordeaux 2) http://www.cnrs.fr/fr/personne/nathalie-macrez 9. J.C Guimberteau ; Ballade sous la peau video ; CERIMES , ADF Video Productions : 10. Endométriose : Une maladie gynécologique fréquente mais encore mal connue, https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/endometriose 11. Philippe Bourdinaud, les techniques tissulaires ostéopathiques péri-articulaires : tome 1, le bassin et le traitement général fascial Broché-8mars 2004 12. DW Urry, TM Parker- Mechanics of Elastc biomolecules, 2003- Springer 13. Serge Paoletti, Les fascias, ed Sully, 2e edition 2002 14. E. Hebgen, Ostéopathie viscérale, Maloine 2001 15. P. Kamina, Carnet d'anatomie, Thorax, abdomen, pelvis, Maloine2007 16. H. Rouviere, Anatomie humaine, tome 2 Tronc, Masson, 12e édition, 1981 17. Centre Mc Laughlin, institut de recherche sur la santé de la population, université d'Ottawa info chez emcom.ca 18. Article de Xavier Deffieux, assistance médicale à la procréation hôpital Cochin 10/3/01, ampcochin.paris.free.fr 19. Adénomyose ou endométriose interne Professeur Bernard décembre 2002 20. Journée MP de l'hôpital Tenon « Prise en charge de l'endométriose » Abstract 15/6/02, Conceptions actuelles de la physiopathologie de l'endométriose J Belaisch 1996 Annexe G. Leyendecker, M. Herbertz, G. Kunz, and G. Mall Endometriosis results from the dislocation of basal endometrium. Hum. Reprod., 2002 ; 17 : 2725 - 2736. Reproduction humaine , volume 17, numéro 10, 1 octobre 2002, pages 2725–2736, https://doi.org/10.1093/humrep/17.10.2725 - https://academic.oup.com/humrep/article/17/10/2725/607770 L'endométriose résulte de la luxation de l'endomètre basal HISTORIQUE : L'hypothèse est testée selon laquelle les lésions adénomyotiques et endométriotiques sont dérivées de l'endomètre basal. Méthodes : utérus normaux et utérus avec adénomyose obtenus par hystérectomie, lésions endométriosiques excisées et sang menstruel de femmes atteintes ou non d'endométriose. Récepteur de l'œstrogène (ER), récepteur de la progestérone (PR), isoforme du récepteur de la progestérone B (PR B ) et aromatase P 450 ( P450A) immunohistochimie a été réalisée avec l'utilisation d'anticorps monoclonaux spécifiques. RÉSULTATS : En ce qui concerne les paramètres étudiés, il existait une différence fondamentale entre les modèles cycliques de la basale et les fonctionnalismes de l'endomètre eutopique. L'endomètre des lésions endométriosiques et adénomyotiques imitait le schéma cyclique de la basale. Le tissu musculaire peristromal des lésions endométriosiques et adénomyotiques présentait le même schéma cyclique d'expression de ER et de PR que l'archimyomètre. La prévalence de fragments de tissus excrétés dans le sang menstruel de femmes atteintes d'endométriose était significativement plus élevée que chez les témoins en bonne santé. Conclusions : Ces données suggèrent que les lésions ectopiques de l'endomètre résultent d'une luxation de l'endomètre basal. Mots clés : adénomyose , endomètre basal , endométriose , potentiel en cellules souches , hyperperistalsis utérin Sujet : immunohistochimie adénomyose épithélium endométriose aromatase luxations isoformes de protéines récepteurs d'œstrogène récepteurs, progestérone endomètre utérus type d'échantillon - sang menstruel Voir également : Endométriose : dysfonctionnement et maladie de l'archimètre Endometriosis : a dysfunction and disease of the archimetra. Leyendecker G, Kunz G, Noe M, Herbertz M, Mall G. https://academic.oup.com/humupd/article-pdf/4/5/752/1596634/040752.pdf L'endométriose est principalement considérée comme une maladie de l'unité clinique de l'endométriose qui caractérise cette maladie comme une hyperactivation des véritables fonctions archimétriales telles que la prolifération, la défense inflammatoire et péristaltique. Si l'étiologie de la maladie reste à élucider, un événement clé semble consister dans la production locale d'œstrogènes extraovariens par une expression pathologique de l'aromatase P450. L'événement de départ peut consister en une hyperactivité de la défense inflammatoire de l'endomètre, une hyperactivité du système récepteur endométrial oxytocine/récepteur d'ocytocine ou dans l'expression pathologique du système aromatase P450 lui-même. Quel que soit le niveau dans lequel se situe l'événement de départ, ils s'influencent mutuellement tant au niveau de l'archimètre qu'au niveau des lésions endométriosiques. Des taux d'œstrogènes localement élevés régulent inévitablement à la hausse l'ARNm de l'ocytocine endométriale et des taux accrus d'ocytocine entraînent une hyperpéristaltisme utérin, un ensemencement transtubulaire accru de fragments de tissu endométrial et enfin une subfertilité et une infertilité par altération du mécanisme utérin du transport rapide et soutenu du sperme. L'augmentation locale des niveaux d'œstrogènes conduit, tant au niveau de l'unité endométriale-sous-endométriale qu'au niveau de la lésion, à des processus d'hyperprolifération. Ces processus se traduisent, au niveau de l'utérus, par une croissance infiltrante des éléments de l'archimètre dans le neomètre et, au niveau de la lésion endométriosique, par une endométriose infiltrante. Il existe des preuves circonstancielles que le traumatisme pourrait être un événement initial important qui induit les réponses biochimiques et cellulaires spécifiques de l'archimètre. Ce modèle est capable d'expliquer à la fois l'apparition pléiomorphe de l'endométriose et l'infertilité énigmatique associée jusqu'à présent à une endométriose légère et modérée. Mots clés : archimetra, endométriose, hyper- et dyspéristaltisme, hyperprolifération, infertilité. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Voir en ligne : Endométriose et ostéopathie Article publié avec l'accord de Claudine Ageron-Marque, Ostéopathe DO, sage-femme Nous remercions Claudine Ageron-Marque de nous avoir autorisé à reproduire son article
  • Congrès ICEPS 2019

    25 février, par Jean Louis Boutin — Formations et stages, , , ,
    Ce congrès de référence sur l'évaluation et la reconnaissance des Interventions Non Médicamenteuses (INM) promeut la médecine intégrative, les thérapies complémentaires et la médecine personnalisée. Cette nouvelle édition se déroulera à Montpellier du 28 au 30 mars. Le contenu est particulièrement riche et intéressant avec l'intervention de scientifiques de renommée internationale : Conférences plénières et posters en français et en anglais sur les méthodes d'évaluation des INM ; Présentation de résultats d'études évaluant des INM sous la forme de communications orales et de posters en français et en anglais ; - Tables rondes et ateliers professionnels sur les bonnes pratiques cliniques et scientifiques dans le secteur des INM. Nous avons le plaisir de vous annoncer que plusieurs études sur la fasciathérapie et sur la somato-psychopédagogie réalisées sous l'égide du CERAP seront présentées lors de cet événement : 2 communications orales : Consultez le programme DBM Fasciatherapy for Low Back Pain. Dupuis C, Bertrand I et Courraud C. Présentée en anglais par C. Dupuis ; Apport d'une prise en charge à médiation corporelle pour les patients souffrant d'obésité. Bertrand I, Bois D, Boirie Y. Présentée en français par I. Bertrand ; 2 posters : Consultez le programme Impact de la fasciathérapie Méthode Danis Bois sur le flux artériel des artères tibiales antérieure et postérieure chez des patients diabétiques de type II. Ropert S, Van Wallendael A, Courraud C. Session poster ; Impacts de la pratique de la fasciathérapie sur le développement des habiletés perceptives et relationnelles d'une population de masseurs-kinésithérapeutes. Courraud C, Lieutaud A, Bois D. Session poster ; 1 atelier pratique : Consultez le programme Fascia, douleur et Fasciathérapie MDB. Dupuis C, Bertrand I, Courraud C. A noter, trois conférences ouvertes au public sur l'intégration des INM dans le parcours de soin, sur les formations aux INM et sur l'hypnose médicale. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site ICEPS 2019. https://www.iceps2019.fr/ Voir en ligne : Congrès ICEPS 2019
  • International Congress OSTEOPATHY OPEN 2019

    25 février, par Russian Osteopathic Association — Formations et stages
    Sommaire Congress programme Scientific programme Russian Federation Ministry of Health Russian Osteopathic Association Mechnikov North-West State Medical University St. Petersburg State University Private Educational Institution of Continuing Professional Education « Institute of Osteopathy » DEAR COLLEAGUES ! We would like to inform you that in accordance with the plan of scientific and practical events of the Rus-sian Federation Ministry of Health International Congress OSTEOPATHY OPEN 2019 « MODERN APPROACHES TO RESTORATION AND PRESERVATION OF HEALTH : INTERDISCIPLINARY DIALOGUE » will take place on June 14-16th, 2019 . For the first time the International Congress Osteopathy Open will take place in Moscow. For three days, Russian capital will become capital of the world osteopathy. The Congress will be dedicated to the issues of interdisciplinary interaction of osteopathic physicians and doctors of vari-ous specialties. Osteopathy, considering the human body as a whole, working with the body at the stage of pre-disease, and correcting functional alterations with the help of exclusively non-drug methods, has unique possibilities for preven-tion of different health problems, for maintenance and restoration of health. For the first time leading specialists and doctors working in different fields of medicine will take part in the work of the congress. Participants of the Congress will discuss how osteopathic methods can be useful in practice of doctors of other specialties : general practitioners, pediatricians, obstetricians, gynecologists, neurologists, dentists and other specialists. Collaboration of specialists using different approaches in treatment will lead to health protection. World experience shows that together we can be more effective when helping patients presenting different health problems. A number of important issues for modern medicine will be discussed at the congress : Interaction of Different Specialists in Treatment of Functional Disorders. Interdisciplinary Approach in Treatment of Neurological and Orthopedic patients. Rehabilitative Potential of Osteopathy. Functional Approaches in Rehabilitation of Children. Body and Emotion. Osteopathy and Psychotherapy. Approaches to Treatment of Functional Disorders of Internal Organs. Osteopathy, Dentistry and Speech Therapy. Ways of Interaction. Chinese Medicine, Reflex Therapy and Osteopathy. Biodynamic Approach in Osteopathy. Possibilities of Correction of Functional Metabolic Disorders. Homeopathy, Applied Kinesiology, Dietetics. Congress programme June 14th plenary session of the International Congress Osteopathy Open 2019 ; scientific symposia, dedicated to the interdisciplinary collaboration of osteopathic physicians and doctors of various clinical specialties ; June 15th and 16th – scientific and practical workshops held by foreign osteopaths of world-wide reputation and renown Russian specialists. We invite osteopaths, neurologists, pediatricians, general practitioners, neonatologists, obstetricians, gy-necologists, specialists in sports medicine, manual therapists, trauma orthopedists, reflex therapists, den-tists and doctors of other specialties to assist the congress. Every year we try to make our guests receive the warmest impressions from the participation in Osteopathy Open. By tra-dition we have prepared a cultural program for the participants of the congress. You will get the possibility not only to improve your professional level, but also to have a wonderful time in the company of your colleagues. Welcome to Osteopathy Open 2019 ! Best regards, Organizing Committee of the Congress ORGANIZING COMMITTEE Co-presidents of the Congress : Mokhov D. E., Kagramanyan I. N., Batysheva T.T., Baranov A. A., Ivanov D. O., Ivanova G. E., Fedin A. I. Chair of the Organizing Committee : Mokhov D. E. Chair of the Programme Committee : Tregubova E. S. Members of the Organizing Committee : Agasarov L. G., Aptekar I. A., Batysheva T. T., Baranov A. A., Belash V. O., Belyaev A. F., Bolotov D. A., Che-chin A. D., Chernysheva T. N., Degtyarev D. N., Yemelyanova Y. M., Fedin A. I., Gaynutdinov A. R., Gurichev A. A., Ivanov D. O., Ivanova G. E., Kovalenko S. V., Kuzmina Y. O., Kutuzov I. A., Litvinov I. A., Mazalsky K. V., Miroshnichenko D. B., Moshetova L. K., Novikov Y. O., Nossal L. M., Petrishev A. A., Petrov A. V., Pilyavsky S. O., Piskunova G. E., Pitelina V. V., Potekhina Y. P., Rozhdestvensky A. S., Suslova G. A., Sharapov K. V., Shyryaeva E. E., Vilisova N. V., Voevodskaya E. A., Yanushanets O. I., Ziatdinov V. B., Zilov V. G. ARTICLE AND ABSTRACT SUBMISSION GUIDELINES deadline for submission of materials for publication – May 1st, 2019 ; all the materials will be reviewed by the members of the organizing committee ; articles and abstracts selected for publication will be published in the congress materials ; articles and abstracts can be submitted in Russian, English or French. Recommended article length : up to 10 А4 pages. Recommended abstract length : up to 2 А4 pages. Formatting : Word.doc, Times New Roman, 12 font size, single-spaced, 2 cm for the right and left margins. Abstract and Article Structure : Title in capital letters, semi-bold, center alignment, no more than 2 lines ; Author's (authors') last name (-s) with initials at the end ; Organization's name, phone, fax, e-mail ; Sections : Introduction, Methods, Results, Discussion, Conclusion ; Title of each section in semi-bold should be placed in the middle of the page. Abstracts should not contain graphs, pictures, references (no references to other authors in the text). Articles may contain graphs and pictures, references are obligatory. Font of the captions in graphs and pic-tures should not be smaller than the main text. Scientific programme June 14th OPENING CEREMONY OF THE CONGRESS WILL TAKE PLACE AT 09:00 SYMPOSIA 09:30-13:00 Plenary session « Modern Approaches to Health Restoration and Maintenance : Interdisciplinary Dialogue » |А1| Hall №1 14:00-18:00 |B1| Interdisciplinary Approach to Treatment of Neurological and Orthopedic Patients. Rehabilitative Potential of Osteopathy. - resp. : Belash V. O., Belyaev A. F., Fedin A. I. Hall №2 14:00-18:00 |B2| Functional Approaches to Rehabilitation of Children - resp. : Aptekar I. A., Batysheva T. T., Degtyarev D. N. Hall №3 14:00-16:00 |B3| Body and Emotion. Osteopathy and Psychotherapy. - resp. : Ustinov A. V. Hall №3 16:15-18:00 |B4| Approaches to Treatment of Functional Disorders of Internal Organs - resp. : Nenashkina E. N. Hall №4 14:00-18:00 |B5| Osteopathy, Dentistry and Speech Therapy. Ways of Interaction. - resp. : Chechin A. D. Hall №5 14:00-16:00 |B6| Chinese Medicine, Reflex Therapy and Osteopathy - resp. : Agasarov L. G.., Shyryaeva Е. Е. Hall №5 16:15-18:00 |B7| Biodynamical Approach in Osteopathy - resp. : Litvinov I. A., Shyryaeva Е. Е. Hall № 6 14:00-18:00 |B8| Possibilities of Correction of Functional Metabolic Disorders. Homeopathy, Applied Kinesiology, Dietetics - resp. : Sabinin S. L., Chernysheva Т.N. 09:30-18:30 Meeting of the profession-oriented commission in the specialty « Osteopathy » of the Russian Federation Ministry of Health 18:30-19:00 Diploma-delivery ceremony June 15th WORKSHOPS 09:00-12:00 Meeting of directors of osteopathic schools 09:30-13:30 |C1| Functional Metabolic Disorders and Methods of their Correction in Doctor's Practice - T.N. Chernysheva 14:30-18:30 |C6| Resource Restoration. Global Effect Techniques for the Patient's Resource State with the Use of Traditional Chinese Medicine Methods and Osteopathy - Shyryaeva Е.Е. 09:30-11:30 |C2| Global Psycho-viscero-somatic Disorder : Psychological, Visceral and Biomechanical Aspects. Principles of Correction of Somatic Dysfunctions. - Ustinov A. V. 11:30-13:30 |C3| Secrets of Communication-Success in Treatment (Doctor – Patient. Secrets of Successful Communication) - Gurichev A. A. 14:30-18:30 |C7| Functional Disorders and International Classification of Functioning (ICF) - T. T. Batysheva 09:30-18:30 |C4| Preventive Osteopathy in Pediatrics (How to Use Osteopathic Approaches in Pre-antibiotic Period) - Т. Liem 09:30-18:30 |C5| parts 1 and 2 - Osteopathy as Noninvasive Surgery. Treatment of Adhesions by Manual Techniques. - М. Bozzetto June 16th WORKSHOPS 08:30-09:30 Proceedings of the Commission for Terms 09:30-13:30 |D1| Chronic Pelvic Pain : Osteopath's and Internist's Point of View. Diagnostic Methods. - Belyaev A. F., Karpenko N. A. 14:30-18:30 |D5| Osteopathic Care in Complex Therapy of Psychoverbal Development Disorders in Children - Aptekar I.А. 09:30-13:30 |D2| Methodology of Trauma Treatment –Combination of Functional and Biodynamical Approaches - Litvinov I.A. 14:30-18:30 |D6| Methodology of Trauma Treatment –Combination of Functional and Biodynamical Approaches - Makalyutina N. V. 09:30-13:30 |D3| Osteopathic manipulations : Effectiveness and Safety of Cervical Manipulations - Pauwels J. 14:30-18:30 |D7| Possibilities of Osteopathic Follow-up of Pregnancy on the Background of Extragenital Pathology - Belash V.О., Nenashkina E.N. 09:30-18:30 |C5| parts 3 and 4 Osteopathy as Noninvasive Surgery. Treatment of Adhesions by Manual Techniques. - Bozzetto M. 09:30-13:30 |D4| Neurodynamic Osteopathic Approach in Treatment and Rehabilitation of Patients with Musculoskeletal Pathologies- Мokhov D. E. Programme