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Publié : 13 septembre 2014

Ostéo4pattes,

http://www.revue.osteo4pattes.fr

Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • « Le crânien à portée de main » (Normandie)

    29 juin, par Natacha Schlusselhuber — Formations et stages, ,
    - Formations et stages / Agenda, exclu_sommaire
  • Préparation à l'examen du CNOV (Normandie)

    29 juin, par Natacha Schlusselhuber — Formations et stages
    - Formations et stages
  • Préparation à l'examen du CNOV

    29 juin, par Natacha Schlusselhuber — Formations et stages, ,
    Sommaire BUT PROGRAMME 1/2 aout et 30 septembre/1er octobre : préparation à l'examen du CNOV BUT : L'équipe Forcora vous propose 2 journées de préparation aux examens du CNOV, à la fois théorique et pratique. Un fascicule détaillé vous sera remis à votre inscription validée , afin de préparer en amont vos connaissances Ces journées de préparation ne sont pas des journées de formation. Nous sommes là pour vous aider à vous préparer à cet examen et mettre en avant vos connaissances et points forts forts en pratique. Tous les intervenants ont validé leurs examens théorique et pratique : Anne d'Hautefeuille, Laetitia Paris et natacha schlusselhuber PROGRAMME : Théorie le matin : Examen de la grille d'évaluation des compétences appliquées lors de l'examen Nomenclatures ostéopathiques. Comment réaliser des chaines dysfonctionnelles pertinentes Cas d'exclusion avec examen du cheval, du chien et du chat au regard de la sémiologie clinique à l 'ostéopathie, Pratique après midi : mise en situation pratique conformément au barème de notation appliqué lors de l'épreuve pratique de l'examen de compétence : conduite du recueil des commémoratifs diagnostic d'exclusion réalisation de tests diagnostics ostéopathiques proposition de chaine dysfonctionnelle proposition de traitement et traitement cheval et chien/chat Ces journées seront maintenues pour un nombre minimum de 10 Tarifs : 350€ Avec Laetitia Paris - Ostéopathie Animale, Anne d'Hautefeuille Ostéopathe animalier, Natacha schlusselhuber ostéopathe animalier Normandie
  • Le Viscéral en 3D (Normandie)

    29 juin, par Natacha Schlusselhuber — Formations et stages, ,
    Sommaire OBJECTIFS POUR QUI ? DÉTAILS RÉSERVATION LIEU Le visceral en 3D 6/7/8 aout Stage de trois jours sur le système viscéral du cheval et du chien : appareil digestif, cardio-respiratoire et uro -genital. Voir ou revoir ces bases ostéopathiques à travers une lecture anatomique en 3D. Être capable d'écouter, tester et manipuler les différents paramètres de chaque organe. Ce niveau 1 est mis en place pour tous ceux qui ne se sentent pas à l'aise avec la visualisation en 3D de l'anatomie splanchnologique. ou pour ceux qui ne travaillent pas encore avec ces systèmes. OBJECTIFS : Théorique et pratique Visualiser la topographie viscérale Avoir une lecture ostéopathique de l'anatomie Comprendre les interactions entre les organes Se préparer à l'examen du CNOV Sentir et ressentir les différents tissus Pratique des différentes techniques viscérales POUR QUI ? Pour les étudiants à partir de la 4ème année, les ostéopathes n'ayant pas ou peu eu de cours théoriques lors de leur cursus, et pour ceux qui souhaitent consolider leurs connaissances avant le stage de niveau 2 « Mind, Motion, Matter » DÉTAILS : Début du stage 9h, fin 17h30 Un fascicule vous sera fourni. Prix : 400€TTC, Possibilité d'hébergement sur place. Formatrices : natacha schlusselhuber, Laetitia paris et Maé caillau RÉSERVATION : Place validée à réception d'un acompte de 100€ non remboursable 10jours avant le début de la formation. Par chèque au nom de forcora Natacha Schlusselhuber 151 chemin de la Barberie 27500 Selles Les réservations se font par MP sur la page facebook Forcora formation continue ou par SMS au 0659953428 natacha schlusselhuber LIEU : Centre équestre du Brévedent 14130 Le Brévedent
  • Ressources de l'Ostéopathie

    26 juin, par Jean Louis Boutin — Histoire et Philosophie, , ,
    Sommaire Questions C'est l'objet de ma recherche Méthode Poser des questions Ressources de l'Ostéopathie Alors qu'est-ce RESSOURCE Dernière question Questions Qu'est ce qui fait que je reconnais chez vous tous comme en moi ici aux Rencontres que nous sommes des ostéopathes ? Autrement dit : Qu'est-ce qui est essentiel dans la pensée de Still et qui fait que tous ici nous nous sommes réunis pour parler d'Ostéopathie Est-ce parce qu'on se dit ostéopathe ? Ou parce que je reconnais en chacun de vous quelque chose que j'appelle Ostéopathie et que ce quelque chose est commun à vous, à moi et à Still ? J'ai posé la question à plusieurs confrères Tous ont eu une réponse différente dans ce qu'ils ont senti comme étant l'essence de l'ostéopathie... Mais aucune réponse n'a permis de répondre véritablement à la question Qu'est-ce qui est essentiel et qui est commun pour chacun de nous ? Attention Je n'attends aucune réponse ici de votre part ! Juste vous faire réfléchir à la question et vous montrer que la réponse n'est pas si évidente que cela... Quand on regarde l'ostéopathie on se rend compte que ce fondement commun créé par Still, peut être vu à travers non pas un prisme ou une lemniscate, tous deux objets non intéressants ici... mais à travers un entonnoir ... et encore uniquement par le petit bout de la lorgnette pour voir l'Ostéopathie ce qui permet d'appréhender le développement de l'Ostéopathie à l'infini sans aucune limitation et son développement en spirale... Et bien regardez ceci... C'est l'objet de ma recherche Ce qui a d'essentiel dans ce que Still nous a donné, qui perdure depuis 145 ans qui nous relie tous et que nous avons tous en commun dans un concept, une idée, une pratique : l'Ostéopathie Alors comment faire et comment réfléchir à ce problème ainsi posé : Comment étudier l'essence de l'ostéopathie ? À travers ses principes ? À travers sa définition ? Philosophie, art, science ? À travers la pensée de Still ? Ses écrits ? Mais par quels moyens ? Méthode Quelle va donc être la méthode ? 1. La démarche historique Elle est indispensable Elle est facilitée parce que la plupart des documents sont actuellement disponibles avec Internet Nombreux ont été traduits en français Plusieurs études ont enrichi nos connaissances sur l'histoire de Still même s'il reste encore de nombreuses zones inexplorées (les rapports de Still et Palmer par exemple...) Les influences qu'a subies A. T. Still sont assez connues et permettent de savoir où il est allé chercher certaines de ses idées (Les indiens, Swedenborg, la Franc-Maçonnerie, la Nature, la religion, Dieu, le philosophe Spencer, etc.) 2. La démarche phénoménologique À la suite de Edmund Husserl (1859-1938), le fondateur de la phénoménologie, qui eut une influence majeure sur l'ensemble de la philosophie du XXᵉ siècle. Merleau-Ponty (1908-1961) et sa Phénoménologie de la perception Emmanuel Levinas (1906-1995) : Sa philosophie est essentiellement éthique et porte sur la relation du sujet à autrui, autrement dit Levinas essaie de renouveler la pensée de l'intersubjectivité de manière radicale. Pour Levinas, l'éthique est la philosophie première. Et François Julien (1951-...), philosophe, helléniste et sinologue Il s'agit ici d'étudier la démarche de A.T. Still et de ses successeurs à travers l'analyse phénoménologique C'est-à-dire de mettre entre parenthèses tout jugement de valeur, tout justificatif Pour découvrir comment à partir de sa découverte de 1874, Still a pensé l'ostéopathie comme une philosophie, une science et un art permettant ainsi à ses successeurs de développer ces éléments et de poursuivre la recherche pour découvrir différents paradigmes, des méthodologies propres, même si pour certaines, elles sont considérées inexactes voire fausses au vu des progrès scientifiques actuels. 3. La démarche épistémologique L'objet de l'épistémologie est « l'étude critique des postulats, conclusions et méthodes d'une science particulière, considérée du point de vue de son évolution, afin d'en déterminer l'origine logique, la valeur et la portée scientifique et philosophique » Elle cherche à développer une réflexion sur elle-même : sur ce qu'est l'ostéopathie, sur ses principes, sur ses développements, etc. Poser des questions Posons-nous les questions suivantes Qu'est-ce que l'ostéopathie a fait à la médecine ? Quelles sont les raisons qui font que les ostéopathes actuellement ne citent la philosophie de l'ostéopathie qu'en passant, avec parfois quelque gène, et oublient pour la plupart de mentionner la présence de Dieu (et quel Dieu ?) dans l'ensemble des écrits de Still ? À quoi sert l'enseignement de l'ostéopathie, quels sont son rôle et sa mission ? si ce n'est d'instruire, de transmettre, d'instituer chez les étudiants l'âme de l'ostéopathie et de forger cette âme dans le groupe des ostéopathes (Redeker, 2016, 51). Peut-on parler scientifiquement de l'ostéopathie et en rechercher la preuve scientifique hors de la sacro-sainte EBM : la médecine par les preuves ou l'étude factuelle de l'ostéopathie est-elle possible, utile, indispensable ? Faut-il croire en l'ostéopathie comme l'on croit en Dieu ? Mais faut-il également adhérer à l'ostéopathie pour pouvoir en parler ? Peut-on avoir une position objective vis-à-vis de l'ostéopathie, prendre de la distance, se mettre à l'extérieur pour mieux l'observer ? Reconnaissons que cette attitude nous met finalement en dehors de la pensée de l'ostéopathie et de celle de Still, de son art et nous empêche finalement de la comprendre et de l'étudier. Et faut-il être ostéopathe pour parler de l'ostéopathie, en parler sereinement et avec justesse ? Ressources de l'Ostéopathie Notre démarche va s'appuyer sur le concept novateur qu'a développé le philosophe François Julien dans son étude sur les Ressources du christianisme Ressources est un concept qui s'applique tellement à l'ostéopathie qu'il aurait été dommage de ne point le faire. L'ostéopathie n'a pas d'identité car elle ne cesse de se transformer, puisque « Identité, c'est ce qui enferme, c'est immobile » (1) 1. Bruno Lemaire, invité lundi 26 septembre 2016 des petit déjeuners-débats « Le Monde », Ipsos et Cevipof, https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2016/09/27/bruno-le-maire-l-identite-c-est-ce-qui-enferme-la-culture-c-est-ce-qui-ouvre50040264854003.html, consulté le 02/05/2019. Alors qu'est-ce RESSOURCE Ce regard consiste à étudier ce qu'il y a de plus singulier et de plus inventif dans l'ostéopathie de Still, de plus audacieux et de plus fécond dans sa conception. Pour définir « ressource » nous allons d'abord regarder ce qu'elle n'est pas “Ressource” n'est pas propriété et n'appartient à personne ; elle fait appel à la responsabilité car on l'active ou on ne l'active pas puisque ressource est un mode exploratoire : on va chercher quel parti ou quel profit en tirer. La question se pose alors de trouver sa cohérence. Celle-ci donnera sa pertinence sans qu'on soit obligé d'y adhérer car « exploiter des ressources n'est pas y adhérer ». Ce que n'est pas RESSOURCE “Ressource” n'est pas valeur : les valeurs sont des perspectives « dépendantes de l'évaluation et du jugement, qui s'excluent réciproquement car ne pouvant exister ensemble puisqu'elles se rivalisent, se contestent et se concurrencent entre elles » (Idem,26). “Ressource” n'est pas richesse que l'on entretient et que l'on se transmet. Les richesses sont pérennes puisqu'elle « s'accordent si volontiers une valeur pérenne ». Elles sont naturellement bornées. “Ressource” n'est pas racine, mais « est à penser à son opposé ». Racine offre une appartenance héritée et une dépendance. Racine est un regard en arrière, enterré, solidifié alors que “ressource” est productif. Racine est identitaire et donc sectaire alors que “ressource” appelle au partage. Ce qu'est RESSOURCE “Ressources” est exploration et ne connait pas de limite : elles « s'offrent à qui sait les déployer ». “Ressource” est non clivante, à la disposition de tous, ouverture car ne connaissant pas de frontière. “Ressource” est toujours singulière et « se prévaut de ce qu'elle a d'original et d'inventif ». Finalement les ressources ne s'excluent pas, ne se confondent pas ; elles se partagent mais ne se balisent pas. Dernière question Il reste une dernière question à envisager En quoi l'Ostéopathie transforme-t-elle l'ostéopathe ou l'Ostéopathie modifie-elle l'Ostéopathe ? Et l'ostéopathe est-il en adéquation dans sa vie avec la pensée, l'art et l'éthique ostéopathiques... Comment mettons-nous, chacun, l'Ostéopathie dans notre vie personnelle ??? Et ce sera ma conclusion... « L'Ostéopathie, plus que jamais, doit être vue non pas comme une somme de techniques mais comme une autre réponse à la santé, soucieuse de l'équilibre de son patient, mais aussi soucieuse de l'équilibre de la société et de la nature dans laquelle elle s'inscrit ». Patrick Chêne
  • Stage "Cheminer vers Soi pour Rencontrer « l'Autre »

    19 juin, par Véronique Zenoni — Formations et stages, , , ,
    Les Stages "Cheminer vers Soi pour Rencontrer l'Autre" se poursuivent tout en se modifiant au gré des groupes et des énergies du moment. Les prochaines dates à réserver sont : - Pour l'automne 2019 : • Accueil le mercredi 23 octobre au soir, pour le stage qui se déroulera du jeudi 24 au dimanche 27 octobre 2019, de 9h à 18h. • Accueil le jeudi 7 novembre au soir, pour le stage qui se déroulera du vendredi 8 au lundi 11 novembre 2019, de 9h à 18h. Pour le printemps 2020 : • Accueil le mercredi 29 avril au soir, pour le stage qui se déroulera du jeudi 30 avril au dimanche 3 mai 2020, de 9h à 18h. • Accueil le mercredi 13 mai au soir, pour le stage qui se déroulera du jeudi 14 au dimanche 17 mai 2020, de 9h à 18h. • Accueil le mercredi 10 juin au soir, pour le stage qui se déroulera du jeudi 11 au dimanche 14 juin 2020, de 9h à 18h. Le lieu : Nocito en Sierra de Guara (en Espagne à 1h30 de la frontière) Nombre de places : 8 Une partie du programme : au moins un soin pour chacun, certainement plusieurs soins collectifs notamment grâce à une journée et demi à cheval (un beau moyen de retrouver sa verticalité et un beau 8 dans le bassin), des visites dans des lieux néolithiques ou des villages abandonnés, le tout en pleine montagne. Et toujours les ateliers de partage avec Minéraux, Végétaux et Animaux par l'écriture et le dessin Renseignements : https://veronique.zenoni.vetosteopathe.com/ Inscriptions au 06 32 33 78 70
  • Les MK versus chiropracteurs

    18 juin, par Jean Louis Boutin — Questions ostéos
    Sommaire Question de Mme Sophie (...) Réponse du ministère Questions - Réponses Note Suite à la publication de l'arrêté du 13 février 2018 relatif à la formation en chiropraxie, plusieurs parlementaires ont manifesté dans leurs différentes questions à Mme la ministre des solidarités et de la santé l'inquiétude des masseurs-kinésithérapeutes devant ce qu'ils ont compris comme un transfert de leurs compétences vers la profession de chiropracteur. La ministre, dans sa réponse, justifie la publication de l'arrêté tout en rassurant la profession de MK. Question de Mme Sophie Auconie (voir ci dessous Questions - Réponses) Mme Sophie Auconie attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur un arrêté du 13 février 2018 relatif à la formation en chiropraxie. Cet arrêté définit des référentiels d'activités, des compétences et la formation conduisant au diplôme de chiropracteur. La conséquence directe de celui-ci est un partage de tout un champ de la rééducation fonctionnelle entre les kinésithérapeutes et les chiropracticiens. Ils considèrent que cet arrêté risque de complexifier le parcours de soins du patient puisque la distinction entre ce qui relève du kinésithérapeute et ce qui relève du chiropracticien ne se fera plus qu'au regard de l'état fonctionnel du patient. En outre les kinésithérapeutes s'interrogent sur le fait que cet arrêté instaure dans la pratique un double régime d'accès au même soin. La chiropraxie se limite aux seuls troubles de l'appareil locomoteur, tandis que les kinésithérapeutes s'intéressent aux capacités fonctionnelles de l'ensemble du corps humain. De surcroît, l'accès aux soins diffère, notablement entre les deux disciplines en ce que l'accès aux kinésithérapeutes nécessite une prescription de la part du médecin. Les champs des compétences respectifs des kinésithérapeutes et des chiropracteurs présentent des points communs, mais n'en restent pas moins distincts. C'est la raison pour laquelle de vives tensions existent entre les professions en raison de la limite poreuse du champ de leurs compétences. Elle lui demande donc comment il est envisagé d'apaiser les tensions existantes et de clarifier la situation et si un plan est prévu pour permettre une meilleure collaboration entre ces deux professions et l'ensemble des acteurs du monde de la santé. Réponse du ministère La réponse aux différentes questions des députés est la même : La publication de l'arrêté du 13 février 2018 relatif à la formation en chiropraxie a effectivement suscité de vives réactions d'inquiétudes de la part d'un certain nombre de représentants de professions de santé. La profession des masseurs kinésithérapeutes parait notamment avoir perçu la publication de ce texte comme la menace de voir reconnue une profession directement concurrente. Ce n'est nullement l'intention du gouvernement qui s'est attaché à de nombreuses reprises à le réaffirmer. La profession de chiropracteur, si elle est reconnue par la loi depuis mars 2002, n'est pas une profession de santé au titre du code de la santé publique. Les actes réalisés par des chiropracteurs ne sont pas les mêmes que ceux ouverts aux kinésithérapeutes, la place dans le processus de prise en charge des patients diffèrent également. Le décret n° 2011-32 du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de la chiropraxie a précisé les actes et conditions d'exercice des chiropracteurs, sans comprendre de dispositions relatives à leur formation. L'absence d'un référentiel d'activités et de compétences permettant de définir le contenu de la formation nécessaire à l'exercice professionnel était donc préjudiciable. C'est la raison pour laquelle la rédaction de l'arrêté a été engagée. S'il consolide effectivement la formation, il n'a pas vocation à confier aux chiropracteurs d'autres compétences que celles définies par ces textes et ne remet pas en cause la profession de masseur-kinésithérapeute. Le Gouvernement s'est, dans ces conditions, attaché à rappeler la nécessité et les objectifs poursuivis par la publication de l'arrêté et à donner toutes les explications demandées sur la construction du texte comme sur la portée de sa mise en œuvre. Il continuera à le faire si cela apparait encore nécessaire au retour d'une forme de sérénité entre les deux professions concernées. Questions - Réponses - Réponse à la Question écrite n° 10869 de Mme Sophie Auconie - Date de dépôt : 17/07/2018 - Date de réponse : 30/10/2018 Objet : professions de santé - Délimitation du champ de compétences réel entre kinésithérapie et chiropraxie : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-10869QE.htm - Réponse à la Question écrite n° 10565 de M. Stéphane Demilly - Date de dépôt : 10/07/2018 - Date de réponse : 30/10/2018 Objet : professions de santé - Inquiétudes des masseurs-kinésithérapeutes : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-10565QE.htm - Réponse à la Question écrite n° 9925 de M. Thierry Benoit - Date de dépôt : 26/06/2018 - Date de réponse : 30/10/2018 Objet : professions de santé - Compétences des chiropracticiens : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-9925QE.htm - Réponse à la Question écrite n° 10564 de Mme Agnès Firmin Le Bodo - Date de dépôt : 10/07/2018 - Date de réponse : 27/11/2018 Objet : professions de santé - Formation kinesitherapeute : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-10564QE.htm - Réponse à la Question écrite n° 10262 de M. Jean-Christophe Lagarde - Date de dépôt : 03/07/2018 - Date de réponse : 30/10/2018 Objet : professions de santé - Place de la kinésithérapie et de la chiropraxie : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-10262QE.htm Note Pour mieux comprendre l'ensemble de ce dossier, se reporter à l'article : Transfert de compétences de kinésithérapie aux chiropracteurs Voir en ligne : http://questions.assemblee-national...
  • Demande de clarification sur l'ostéopathie

    18 juin, par Jean Louis Boutin — Questions ostéos
    Sommaire Question Réponse Question écrite n° 11154 de Mme Laure de La Raudière (UDI et Indépendants - Eure-et-Loir) publiée au JO le 24/07/2018, page 6585 Question Objet : Clarification sur l'ostéopathie et les ostéopathes Mme Laure de La Raudière attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé au sujet de la pratique de l'ostéopathie en France. L'article 75 de la loi de 2002 a posé les fondements de la distinction des trois types d'ostéopathes en France : les ostéopathes docteurs en médecine (ODM), les ostéopathes paramédicaux (OPM) et enfin les ostéopathes non professionnels de santé (ONPS). Si cette distinction est bien inscrite dans la loi, force est de constater que la situation s'avère plus confuse dans les faits comme en atteste de nombreuses remontées du terrain. Souvent, les patients ne savent pas s'ils s'adressent à un professionnel de santé pour un acte médical ou bien à un non professionnel de santé pratiquant des actes de confort. Par ailleurs, la multiplication du nombre d'ostéopathes non professionnels, 26 222 praticiens en 2016 soit six fois plus qu'au Royaume-Uni pour une population identique, est une des conséquences de cette situation confuse qui renforce la précarisation de jeunes ostéopathes non professionnels de santé. En effet, ces derniers suivent des formations coûteuses pendant quatre ans au sein d'établissements privés et une fois diplômés se trouvent confrontés à une situation où l'offre est bien supérieure à la demande de soins. Elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement souhaite clarifier cet enjeu de santé publique. Réponse Réponse publiée au JO le : 27/11/2018 page : 10738 La reconnaissance de la pratique de l'ostéopathie est encadrée en France depuis la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 qui a prévu que l'usage professionnel du titre d'ostéopathe est réservé aux personnes titulaires d'un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l'ostéopathie, délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé. L'usage professionnel du titre est ainsi encadré strictement depuis 2002 et partagé entre les professionnels de santé et les ostéopathes exclusifs. Il appartient aux agences régionales de santé (ARS) de veiller au fonctionnement de ce dispositif car l'autorisation de faire usage professionnel du titre d'ostéopathe est subordonnée à l'enregistrement des diplômes, certificats, titres ou autorisations de ces professionnels auprès du directeur général de l'ARS de leur résidence professionnelle. Lors de l'enregistrement, ils doivent préciser la nature des études suivies ou des diplômes leur permettant l'usage du titre d'ostéopathe et, s'ils sont professionnels de santé, les diplômes d'État, titres, certificats ou autorisations dont ils sont également titulaires. Il est établi, pour chaque département, par le directeur général de l'ARS, une liste des praticiens habilités à faire un usage de ces titres, portée à la connaissance du public. Ces éléments sont de nature à répondre au souci de bien distinguer les professionnels de santé des ostéopathes exclusifs et de permettre aux patients d'en être informés. De plus, les conditions de formation en ostéopathie, et notamment d'agrément des écoles, ont retenu toute l'attention du Gouvernement. Sur la base du rapport de l'inspection générale des affaires sociales rendu public en mai 2012, et dans le but d'améliorer la qualité des écoles et de rendre leur formation plus homogène, le décret du 12 septembre 2014 et son arrêté d'application du 29 septembre constituent le nouveau cadre réglementaire qui définit des critères précis et exigeants sur la base desquels l'ensemble des établissements de formation en ostéopathie, quel que soit le public accueilli, a été tenu de solliciter un nouvel agrément pour se mettre en conformité, dès la rentrée 2015, avec les nouvelles dispositions. Par ailleurs, un nouveau référentiel activités-compétences-formation en ostéopathie, élaboré conjointement par le ministère chargé de la santé et le ministère de l'éducation nationale a été publié pour une mise en œuvre dans tous les établissements à compter de la rentrée 2015. Les agréments délivrés par le ministère chargé de la santé à partir de la rentrée 2015 ont une durée de validité de cinq ans. L'agrément peut être retiré par décision motivée du ministère chargé de la santé lorsque les conditions réglementaires cessent d'être remplies ou en cas d'incapacité ou de faute grave des dirigeants. La campagne de renouvellement des agréments qui interviendra à partir de 2020 sera l'occasion pour L'État de s'assurer de la bonne application des règles en vigueur. Par ces mesures, le Gouvernement réaffirme sa volonté de garantir la qualité des enseignements et des écoles d'ostéopathie sur l'ensemble du territoire afin de sécuriser la prise en charge des personnes recourant à l'ostéopathie. Voir en ligne : Question écrite n° 11154 de Mme Laure de La Raudière (UDI et Indépendants - Eure-et-Loir) publiée au JO le 24/07/2018, page 6585
  • Une formation LMD pour les ostéopathes ?

    18 juin, par Jean Louis Boutin — Questions ostéos
    Question écrite n° 15555 de M. Guy Bricout (UDI et Indépendants - Nord) publiée au JO le 25/12/2018, page 11997 Objet : Formation des ostéopathes M. Guy Bricout appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les propositions issues des travaux de la commission santé qu'il a mis en place dès son élection. Devant l'augmentation du nombre de professionnels sortant des écoles d'ostéopathie et devant la paupérisation intellectuelle et pratique des jeunes diplômés, les membres, dont un ostéopathe fait partie, proposent de modifier le cursus de formation de la manière suivante : création d'une formation universitaire de 3 ans délivrant une licence de profession de santé ; pendant ces 3 ans, permettre aux étudiants l'accès aux différents services hospitaliers afin de pratiquer les bilans propres à chaque spécificité professionnelle ; après obtention de cette licence de santé, permettre l'accès aux écoles privées dispensant en 2 ans une formation pratique d'ostéopathie avec délivrance d'un diplôme d'État d'ostéopathe ( D. E.O.) ; obliger les écoles à accueillir des ostéopathes externes expérimentés pour encadrer l'enseignement pratique et les examens, ceci afin de garantir aux patients des soins de qualité dans le respect de la déontologie, aux professionnels une formation sérieuse débouchant sur un avenir porteur. Il souhaiterait connaitre son avis sur ces propositions bienveillantes. En attente de la réponse du ministère de la Santé Voir en ligne : Question écrite n° 15555 de M. Guy Bricout (UDI et Indépendants - Nord) publiée au JO le 25/12/2018, page 11997
  • Membres et organes fantômes

    13 juin, par Bernard Dubreuil — K cliniques SDO
    Sommaire VOLET 1 : La réadaptation (...) VOLET 2 : Les pratiques (...) VOLET 3 : Offrir une « nouvelle Conclusion et perspectives Pour en savoir plus Bernard Dubreuil - Membres et organes fantômes Merci à Anne Lucas, Micheline Raymond et Carl Chapdelaine, massothérapeutes de la FQM, qui ont suivi le cours que j'ai donné à Guijek en 2011. Merci à Élève St-Hilaire, Katherine Kilcullen, Yves Kéraghel et Stanislas Rochat dont les fantômes sont super compétents ! La première personne amputée que j'ai rencontrée pour un massage m'a fait faire une prise de conscience. Avant, je pensais comme tout le monde qu'un « fantôme », c'était simplement une des bizarreries de l'existence : un membre ou un organe subjectivement présent, mais objectivement absent. Après, j'ai dû reconnaître que c'était plus, bien plus que cela. J'ai constaté, massage après massage, que c'était un outil capable d'émettre et de recevoir des informations, un véritable outil de communication. La première personne avait été capable de sentir mes mains sans que je la touche. La deuxième, la troisième aussi. Et moi j'ai pu sentir le membre fantôme de chacune d'entre elles ! Pas facile à admettre ! Depuis, j'ai fini par accepter cet état de fait. Je fais comme si c'était normal que les membres fantômes soient là où ils se sentent, là où ils nous sentent, et là où nous les sentons. Les membres fantômes sont présents, palpables et palpants. Ils sont mobiles et déplaçables, conscients de leur forme et même conscients de leur capacité à modifier leur forme ! Vu de l'extérieur, masser un membre fantôme, c'est masser une portion de l'espace dans le prolongement d'un moignon. Comment ? Avec la portion de l'espace qui est autour de mes mains. On ne voit pas bien pourquoi la rencontre entre deux vagues portions de l'espace produirait des sensations subjectives de part et d'autre ! Sauf que c'est bien ça qui se passe, et à répétition. Sauf que cette rencontre a des effets thérapeutiques observables. D'un massage à l'autre, j'ai commencé à répondre concrètement à la question : quelle est l'offre de la massothérapie aux membres et organes fantômes ? Parlons des trois volets de l'offre qui sont les plus développés actuellement. VOLET 1 : La réadaptation des membres fantômes Cas 1 : Lorsqu'un membre fantôme n'est pas à la bonne place Il arrive qu'un bras fantôme reste écarté du corps, raide et paralysé. Il arrive qu'une jambe fantôme reste pliée. Impossible de la tendre. L'intervention consiste alors tout simplement à prendre contact avec le membre fantôme avec le champ autour de mes mains, à m'assurer que le ressenti tactile est réciproque, puis à peser sur le champ fantôme doucement, comme je ferais avec une jambe en chair et en os. Le champ cède et se déplie. Ne me demandez pas pourquoi. Mais demandez à la personne qui vit l'événement ce qu'elle ressent et cela ajoute à sa qualité de vie. Elle vous dira, comme Katherine : « Avant, je cognais souvent mon fantôme quand je me déplaçais dans ma chaise roulante. Ma jambe fantôme était raide et sortait de la chaise. Dans un virage un peu serré... pan ! je la cognais dans le mur. Et ça faisait mal ! Maintenant, elle plie normalement et je n'ai plus du tout ce problème ». Cas 2 : Lorsqu'un membre fantôme est trop court Réapprendre à marcher avec une prothèse n'est pas une mince affaire. Les personnes amputées de la jambe disent souvent que leur jambe fantôme est plus courte que leur deuxième jambe et qu'elles ont toutes fait des chutes avec leur prothèse. Elles disent aussi (et j'ai d0 le tester plusieurs fois avant de le croire) qu'elles peuvent toucher le sol avec leur membre fantôme et que ce « contact » leur livre une information critique : la distance au sol. La photo ci-contre montre comment je fais pour allonger le membre fantôme de Katherine jusqu'à ce qu'il ait la longueur de l'autre jambe. Dans un cas de ce genre, masso-thérapeute et patient collaborent, l'un étirant le membre fantôme, l'autre estimant sa longueur. Le test de la bonne longueur est le suivant : quand Katherine me dit que ses deux orteils se touchent et sont égaux, c'est que la bonne longueur est atteinte. Je peux alors lui demander de mettre sa prothèse et de se mettre debout. En quelques pas, elle va pouvoir me dire si, suite à la manœuvre d'égalisation, son équilibre a changé. Quand le membre fantôme se sent bien en contact avec le sol et quand ses deux jambes sont perçues comme égales, son équilibre est meilleur. Katherine me l'a dit, et j'ai pu le constater de visu. Cas 3 : Lorsque de la matière entre ou sort brusquement sans prévenir Quand de la matière entre violemment dans le champ fantôme sans prévenir, ou quand de la matière sort brutalement du champ fantôme sans prévenir, il est fréquent que de la douleur aiguë se fasse sentir. Par exemple, vous êtes amputé d'une jambe et vous êtes dans votre lit un beau dimanche matin. Votre chien saute dans le lit pour vous dire bonjour. Il vient d'atterrir pile, sans prévenir, dans l'espace de votre jambe fantôme. « Aouch » garanti ! Autre exemple, à l'inverse : vous voulez enlever votre prothèse. Cela demande une certaine force, car l'emboîture colle au moignon. Au moment où la prothèse se détache, grosse douleur. Pas pour tout le monde. Mais pour Katherine, douleur garantie tous les jours. Jusqu'à ce que je lui explique la procédure pour éviter qu'elle se fasse mal quand elle enlève sa prothèse. Il suffit de bien séparer sa prothèse et son membre fantôme. Katherine a pris son membre fantôme entre ses mains. Elle le sentait très bien. Elle a déplacé doucement son membre fantôme jusqu'à ce qu'elle le sente complètement en dehors de sa prothèse. Et elle a alors enlevé la prothèse. Et elle n'a ressenti aucune douleur. Problème réglé. VOLET 2 : Les pratiques anti-douleur On ne le sait que trop, les douleurs fantômes l'emportent en intensité sur toutes les autres douleurs : torches qui brûlent, étau qui broie, violentes décharges électriques, les mots manquent pour décrire cet enfer. Certains en souffrent, d'autres pas. La proportion ? Entre 50 et 70%. Les massages l'ont démontré : quand la personne amputée sent les mains de la massothérapeute avec son membre fantôme et quand la massothérapeute sent le membre fantôme avec ses mains, donc quand s'établit un ressenti tactile réciproque, il est vraiment fréquent de voir la douleur s'estomper et même disparaître. En peu de temps. Et de manière durable. On a de la peine y croire. Quand il n'y a pas de ressenti tactile réciproque dans les 10 premières minutes, la technique frappe sa limite. Il semble qu'il n'y ait pas d'effet quand il n'y a pas de sensation subjective commune. Cas 4 : Quand le pied fantôme fait mal depuis 18 mois Je masse sur chaise une personne amputée à Montréal. Elle est sous Dilaudid et sous Empracet. Deux remèdes puissants dans la lutte anti-douleur. La douleur dure depuis 18 mois. Ces médicaments font effet pendant quelques heures seulement. Ils permettent de dormir, ce qui est fantastique en soi. La personne est amputée des deux jambes en dessous du genou. Elle me dit dès que j'approche une main : « Je sens ta main sur mon mollet ». Elle n'a plus de mollet. Je vérifie ce que je sens, moi, quand je place ma main dans son membre fantôme : je sens un champ énergétique. Ma sensation est identique à celle que j'ai lorsque je passe mes mains près de mon corps en faisant du Tai Chi Chuan. Un picotement, une légère résistance... La sensation est légère, certes, mais très reconnaissable. Au bout de 5 minutes, j'ai l'impression que tout ce qui était à faire est fait. Je demande : Et puis, cette douleur ? Et la personne se relève et me dit : « Je n'ai plus mal ». Je lui dis : « Vous en êtes sûre ? » D'habitude, on ne doute pas d'une personne qui dit qu'elle n'a plus mal. Mais là... ça avait l'air trop beau pour être vrai. Quinze jours plus tard, elle n'avait toujours pas mal. Six mois plus tard, toujours aucune douleur ! Cas 5 : Quand la personne amputée est capable de toucher son membre fantôme Victime d'un accident de moto, Yves, alias Kéké, a dû être amputé de la jambe gauche. Depuis, des douleurs fantômes le font sursauter 10 fois par jour et le réveillent 3 ou 4 fois par nuit. Je lui demande si je peux passer ma main au-dessus de sa jambe fantôme, pendant qu'il me raconte ce qui lui est arrivé. Pas de problème. Je lui dis simplement de m'avertir s'il sent quelque chose. Au bout de 3 minutes, il s'exclame : « Oh dites donc, il se passe quoi, là ? » Je lui réponds : « Dites-moi ce que vous ressentez ! » Et là, il me dit : « Je sens des picotements, je sens votre main qui bouge ». Je lui dis : « Bravo, serrez-moi la main, vous venez de franchir la première étape ». La deuxième et la troisième étape sont franchies elles aussi en moins de 5 minutes. Elles consistent à pouvoir bouger le membre fantôme en rythme et à pouvoir sentir son membre fantôme avec sa main (voir photo ci-contre). Je lui demande ensuite, d'un ton neutre : « Dites-moi, votre douleur fantôme, elle est comment maintenant ? » Il marque un temps d'arrêt : « Je n'ai pas mal... mais cela ne prouve rien ! » Je lui dis : « Vous avez bien raison, ça ne prouve rien du tout ». C'est juste bien agréable. 48 heures plus tard, au téléphone, il m'annonce qu'il n'a pas eu mal une seule fois et qu'il a très bien dormi. VOLET 3 : Offrir une « nouvelle culture » du membre fantôme Dans notre culture, les membres fantômes ont le droit d'être présents et ont le droit d'être douloureux. C'est tout. Il y a trente ou quarante ans, ils n'avaient même pas le droit d'être douloureux. Les personnes amputées qui découvrent les autres propriétés de leur membre fantôme, comme celles d'être capables de toucher et d'être touché, se sentent mal à l'aise et n'osent pas en parler. Elles constatent que les gens évitent soigneusement les contacts. Qui va tendre la main et dire « Marché conclu ! » à une personne qui n'a plus la main droite ? On aurait peur d'offenser la personne, qui pourrait prendre cela pour un manque de respect pour sa condition. Mais dans la nouvelle culture qui se développe autour des membres fantômes actifs et en bonne santé, c'est l'inverse qui est vrai. Je me souviendrai toujours de la première personne amputée du bras droit avec laquelle j'ai fait l'exercice de la poignée de main. Elle a senti ma main. J'ai senti la sienne. Et elle m'a dit toute émue : « C'est la rencontre entre le fantôme et le réel ». Dans la nouvelle culture, cette rencontre est normale. Dans la culture encore dominante, cette rencontre est inimaginable. Elle empêche les membres fantômes de vivre leurs sensations et leurs compétences au vu et au su de tout le monde. Stan, Élène, Kéké et Katherine le disent : leur fantôme a des compétences utiles ! Ils ont utilisé ces compétences pour agir sur la composante énergétique de la douleur, pour montrer à des personnes amputées ce qu'elle pouvait faire avec leur membre fantôme, pour remonter le moral des personnes qui souffraient dans leur image et dans leur corps, pour introduire le jeu et le plaisir dans la vie de leur membre et de leur organe fantômes. Ils sont devenus coachs de membres fantômes. Si vous voulez lire les aventures d'un membre fantôme plein de vie, allez voir ce qu'en dit Katherine dans son blogue à l'adresse : http://4membersclub.blogspot.ca Conclusion et perspectives Perdre un membre ou perdre un organe est un traumatisme majeur. Souvent, ce traumatisme est une étape difficile de plus dans le traitement d'une maladie, elle-même très difficile à vivre (cancer, diabète...). Mais parfois, quand la douleur est contrôlée et quand la maladie régresse, un membre fantôme peut aussi devenir... une opportunité pour soi-même et pour les autres. Un jour il y aura des personnes amputées, formées en massothérapie énergétique, qui utiliseront leur membre fantôme dans leur massage. Un jour, il y aura une petite école des fantômes où les jeunes enfants pourront développer fièrement les propriétés de leur membre fantôme. Un jour, les capacités de communication et d'échange à distance entre membres fantômes seront mesurées dans le Livre des records Guiness. En attendant, soyons prêts à offrir nos services aux personnes amputées qui ont des membres fantômes paralysés, asymétriques ou discontinus, aux personnes qui vivent dans la douleur, ou qui, dans la solitude et l'isolement, vivent des sensations bizarres qu'elles n'arrivent pas à intégrer. Élène a récemment commencé à étudier la massothérapie à Guijek. Survivante du cancer du sein, ayant vécu une mastectomie, elle est maintenant bénévole dans une organisation de soutien aux personnes atteintes de cancer à Montréal (OMPAC). Elle a une formule choc pour décrire à la fois le mal et le remède : « Si ça fait mal, c'est parce qu'on y met pas les doigts ! » Pour en savoir plus Wikipédia, membre fantôme : http://fr.wikipedia.org/wiki/Membre_fantôme INEXPLORÉ, revue de l'INREES, avril 2012. Entrevues avec Élène, Katherine, Kéké et Bernard : https://www.inrees.com/Abo/Inexplore-magazine/15/ Le cours (au Québec) : Massage énergétique des membres et des organes fantômes Article paru dans LE MASSAGER, Revue de la Fédération québécoise des massothérapeutes, Vol. 29, n°1 - Mai 2012, pages 30-33, et reproduit avec l'autorisation de Bernard Dubreuil ère parution : Site de l'Ostéopathie le 10-07-2018