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Published 13 September 2014

Ostéo4pattes,

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Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • Osteopathy For Haïti (OFH)

    6 January, by Osteopathy For Haïti — Au présent...
    Osteopathy For Haïti (OFH) est une organisation à but non lucratif composée par des bénévoles et financée uniquement par des donations privées. Depuis 2015, nous collaborons avec l'Hôpital Albert Schweitzer (HAS) de Deschapelles en Haïti sur des projets audacieux : Enseigner l'approche ostéopathique au staff de réhabilitation Offrir des soins ostéopathiques au sein de l'hôpital et ses dispensaires Développer de nouvelles approches pour améliorer le suivi paramédical L'ostéopathie est une thérapie manuelle qui prend en charge le patient dans sa globalité. Son approche comprend l'interdépendance des différents systèmes du corps (ostéo-articulaire, musculaire, neuro-vasculaire, digestif, cardio pulmonaire) pour identifier et travailler sur la cause d'un symptôme. OFH compte déjà une centaine d'heures de formations dispensées au personnel paramédical. En Février 2018, nous avons créé un cursus original de manipulations viscérales ayant conduit à un diplôme pour les physiothérapeutes de l'HAS. Dans une situation économique difficile, disposer d'une thérapie manuelle ne nécessitant aucun matériel pour la prise en charge des patients est un atout avantageux pour un hôpital. Nos objectifs Transmettre l'approche ostéopathique au staff de l'HAS pour former des thérapeutes autonomes et qualifiés. Instruire à plus long terme de futurs enseignants afin de pérenniser l'action. Hôpital Éducation Dispensaire Cette campagne est supportée uniquement par des volontaires. Contact : Osteopathy4haiti chez gmail.com Frederic Dumunier DO (Fr) - Pierre Boachon DO (Fr) - Carl Teychene-Coutet DO (Fr) Voir en ligne : Faire un don pour Osteopathy For Haïti 2019
  • Recherches juridiques sur la médicalité de l'Ostéopathie en droit français

    6 January, by Pierre-Luc L'Hermite — Histoire et Philosophie,
    Sommaire Sommaire Introduction générale Notes Thèse en vue de l'obtention du DOCTORAT DE L'UNIVERSITÉ DE TOULOUSE Délivrée par l'Université Toulouse Capitole - École doctorale : Droit et Science Politique Présentée et soutenue le 3 juillet 2018 par Pierre-Luc L'Hermite Discipline : Droit - Spécialité : Droit Public - Unité de recherche : IMH (EA 4657) Directrice de thèse : Mme Florence CROUZATIER-DURAND, Maître de conférences à l'Université de Toulouse JURY Pierre-Luc L'Hermite Rapporteurs : Mme Sophie PARICARD, Maître de conférences à l'Université d'Albi ; M. François VIALLA, Professeur à l'Université de Montpellier Suffragant : Mme Isabelle POIROT-MAZÈRES, Professeure à l'Université de Toulouse Pierre-Luc L'Hermite, Ostéopathe, Docteur en droit, a obtenu la mention très honorable avec les félicitations du jury Sommaire Pierre-Luc L'Hermite et les membres du jury PREMIÈRE PARTIE : LA MÉDICALITÉ OSTÉOPATHIQUE REJETÉE PAR L'INSTITUTION MÉDICALE Titre 1 : L'établissement d'une médicalité binaire par l'institution médicale Chapitre 1 – Une médicalité binaire créée avec l'apparition de l'institution médicale Chapitre 2 – Une médicalité binaire préservée par la force juridique de l'institution médicale Titre 2 : Le monopole de l'institution médicale sur l'exercice de la médecine Chapitre 1 – L'influence de l'institution médicale sur la médicalité des actes de diagnostic Chapitre 2 – L'influence de l'institution médicale sur la médicalité des actes de soin SECONDE PARTIE : LA MÉDICALITÉ OSTÉOPATHIQUE RÉVÉLÉE PAR LE DROIT Titre 1 : La médicalité élevée des actes de diagnostic ostéopathiques révélée par une gradation Chapitre 1 – La médicalité du diagnostic d'opportunité en santé Chapitre 2 – La médicalité du diagnostic fonctionnel en santé Titre 2 : La médicalité élevée des actes de manipulation ostéopathiques révélée par une gradation Chapitre 1 – L'appréhension univoque des actes de manipulation à médicalité élevée Chapitre 2 – L'appréhension protéiforme des actes de manipulation à la médicalité ambiguë Résumé Thèse en vue de l'obtention du DOCTORAT DE L'UNIVERSITÉ DE TOULOUSE L'ostéopathie existe aujourd'hui au sein du droit français rattachant cette activité de soin incontestablement au système sanitaire. Pour autant, sa juridicité échappe aux conventions et ne cesse d'initier nombre de controverses quant à son essence. Son appréhension juridique demeure relativement incertaine du fait de ses caractéristiques aux apparences contrastées qui parviennent à soustraire cette activité de soin à la catégorisation orthodoxe des professions de santé. Les ostéopathes peuvent exercer leur activité de manière autonome, réaliser des actes de diagnostic et des actes de soin, sans pour autant figurer au sein du Code de la santé publique aux côtés des professions médicales qui sont classiquement les seules à bénéficier de ce privilège juridique. La médicalité de l'ostéopathie, c'est à dire sa nature médicale, semble être rejetée par certains mécanismes inhérents au système sanitaire français et dont l'institution médicale serait à l'origine. Pour autant, sa médicalité se présente juridiquement comme une évidence manifeste au sein du droit positif. Cette ambivalence semble donc souligner les complexités gravitant autour de la nature de l'ostéopathie au sein du droit français. Les recherches juridiques menées par cette étude tendent donc à investiguer les mécanismes sous-jacents permettant d'expliquer ces paradoxes aux apparences inconciliables, convoquant l'épistémologie. Des modifications structurales du système sanitaires ne cessent d'être mises en évidence. Ce phénomène semble concerner en premier lieu le champ de compétence et l'organisation des professions de santé. L'ambition de cette thèse consistera donc à mener à bien une réflexion sur l'opportunité d'utiliser la médicalité comme prisme analytique permettant d'évaluer la nature médicale de l'ostéopathie au sein du droit français. Introduction générale « Soigner. Donner des soins, c'est aussi une politique. Cela peut être fait avec une rigueur dont la douceur est l'enveloppe essentielle. Une attention exquise à la vie que l'on veille et surveille. Une précision constante. Une sorte d'élégance dans les actes, une présence et une légèreté, une précision et une sorte de perception très éveillée qui observe les moindres signes. C'est une sorte de poème (et qui n'est jamais écrit), que la sollicitude intelligente compose ». Paul VALÉRY, Politique organo- psychique II, Œuvres (T. 1), Paris, Bibliothèque de La Pléiade, Gallimard, 1957, p.322-323. « L'examen des mots est le commencement de la sagesse » [1] ÉPICTÈTE, Entretiens, Livre 1, Chapitre 17. 1. - Cette citation grecque est connue sous deux formes. La première correspond à la traduction mentionnée ci-dessus : Skepsis onomatôn arkhè sophias. La seconde est : arkhè paideuséôs à tôn onomatôn episkepsis signifiant : « Le commencement de l'éducation/l'instruction est l'examen des mots ». Qu'est-ce que la médicalité de l'ostéopathie ? À cette question incorporant un néologisme, les philosophes antiques auraient sans doute proposé une réponse basée sur une analyse du mot médicalité. Empruntant la citation au père de l'école cynique, Antisthène, Épictète suggère que les mots constituent l'unité minimale de la pensée[1]. Ainsi, pour proposer un raisonnement il convient d'en connaître les éléments de support. La médicalité est un substantif permettant de déterminer une nature médicale, la caractérisant, cherchant à la déterminer en établissant une essence. Des recherches juridiques sur la médicalité de l'ostéopathie doivent donc être entendues comme des réflexions relatives à l'essence médicale de l'ostéopathie en droit français. L'ostéopathie existe aujourd'hui au sein du droit français à travers de nombreux actes juridiques législatifs[2] et réglementaires[3]. Ils font de cette activité de soin un élément appartenant incontestablement au système sanitaire[4]. Pour autant, sa juridicité échappe aux conventions et ne cesse d'initier maintes controverses quant à son essence. L'appréhension juridique de l'ostéopathie demeure relativement incertaine du fait de ses caractéristiques contrastées qui parviennent à la soustraire aux catégorisations orthodoxes des professions de santé. La démarcation entre l'ostéopathie et la matrice façonnant le statut des professions de santé s'exprime notamment par le fait que les ostéopathes peuvent exercer leur activité de manière autonome. Ils peuvent en effet réaliser des actes de diagnostic et des actes de soin[5], sans pour autant figurer au sein du Code de la santé publique aux côtés des professions médicales[6], qui sont classiquement les seules à bénéficier de ce privilège juridique. Cette singularité lui vaut souvent d'être présentée comme une activité qualifiée de médecine non-conventionnelle[7]. L'avenir des exercices non conformes à la convention ne connait classiquement que deux issues. Ils sont soit maintenus dans l'inertie de la marginalité, soit précipités dans l'opprobre[8]. L'ostéopathie prend pourtant ses distances avec ces horizons funestes du fait de ses caractéristiques juridiques. Malgré son essence difficilement saisissable, le droit positif a consacré son existence à travers de nombreux actes juridiques. De plus, des études scientifiques attestent aujourd'hui de son efficacité sur de nombreux systèmes de l'organisme[9], des revues scientifiques aux comités de lectures pluridisciplinaires ont étés créées[10], l'enseignement est harmonisé à l'échelle nationale[11] et la création de diplômes universitaires dédiés aux ostéopathes est en évolution régulière[12] pour assurer le développement professionnel continu[13]. Sur le plan sociologique, il semble que la notoriété de l'ostéopathie auprès des patients ne soit plus contestable. Le premier objectif consistait à s'émanciper des soupçons pesant sur le bénéfice que cette activité de soin pouvait apporter aux usagers. La fréquentation des cabinets d'ostéopathie ne constitue naturellement pas un gage d'efficacité thérapeutique, pas plus qu'elle ne fait état d'une quelconque démonstration scientifique de compétence pour les praticiens. Néanmoins, elle établit un constat sociétal qu'il est impossible de nier, destituant dans les usages, pour le moins, la médecine occidentale de son monopole exclusif sur les soins de premier recours. Aujourd'hui, l'ostéopathie ne fait plus l'objet d'un ostracisme[14] comme ce fut le cas par le passé, mais seulement de quelques controverses occasionnelles[15] qui tendent à trouver des solutions qui ne tarderont probablement pas à arriver sur le plan juridique[16]. Le recours des patients à cette activité de soin est de surcroît en croissance permanente depuis 1990[17]. À titre d'exemple, 67% des français a consulté un ostéopathe au cours de l'année 2015[18]. Les parlementaires évoquent régulièrement cet art thérapeutique lors de leurs débats[19] et semblent attester de ses bienfaits leur attribuant un caractère évident[20]. L'exonération de TVA, qui fut la cristallisation de longs débats, est par ailleurs un témoin supplémentaire de l'intérêt suscité par l'ostéopathie[21]. La doctrine juridique commence également à s'en emparer au sein des revues spécialisées[22], attisant la curiosité des chercheurs avide d'éclairer la compréhension de cet exercice sanitaire au sein du droit français. Malgré cette intégration qui semble exhiber plus que des signes manifestes de l'engouement qu'elle suscite, l'ostéopathie n'est appréhendée que de manière résiduelle par les quelques auteurs qui s'y sont intéressés, tentant d'en déterminer les compétences pour en déduire juridiquement son ontologie. Les juristes cherchent, sur le plan méthodologique, à l'associer à d'autres activités de soin bénéficiant d'un statut similaire[23] ou en effectuant des raisonnements analogiques avec des professions de santé médicales dont elle se rapprocherait le plus[24]. Est-ce à dire que l'ostéopathie est constitutive d'un exercice médical ? Si cette activité sanitaire particulière au sein du droit français semble avoir conquis les usagers, sa juridicité n'est pas pour autant dépourvue de toute ambiguïté. L'analyse juridique de ce phénomène semble donc indispensable pour deux raisons, à la fois en ce qu'elle constitue un gage de légitimité auprès des usagers et à la fois pour son intérêt scientifique de contribution au développement d'un corpus de connaissances relatives à l'ostéopathie en droit français. C'est ainsi, dans ce clair-obscur, que cette étude cherchera à déterminer dans une perspective juridique la médicalité de l'ostéopathie. L'étape préliminaire permettant de répondre à cette interrogation consiste à savoir ce qu'est un exercice médical en droit français. L'exercice médical rassemble pour sa part de nombreux éléments dont la relation de soin, des actes médicaux, la sociologie politique relative à la santé, des théories médicales, l'enseignement universitaire et l'économie n'en sont que quelques composantes[25]. Dans cet ensemble de données, le squelette de l'exercice médical demeure nécessairement sa référence à l'exercice des médecins. Or, la médecine est souvent envisagée comme constitutive d'un exercice médical. Ce qui renvoie l'entièreté de la question à une tautologie basée sur une logique davantage sémantique qu'ontologique. Ce constat bride de fait considérablement la réflexion à une convention fermement ancrée historiquement[26] qui semble n'avoir que rarement été questionnée. Cette entreprise semble toutefois indispensable puisqu'elle pourrait contribuer à déterminer la nature de l'ostéopathie au sein du droit français et de permettre l'émergence d'une clarification de son champ de compétence. Celui-ci semble de surcroît poser nombre de difficultés aux juges judiciaires[27] et administratifs[28] lorsqu'ils en sont saisis. Une analyse de la médicalité de l'ostéopathie ne pourra donc faire l'économie d'une réflexion sur l'ontologie de la médecine en droit français. En effet, la médecine orthodoxe, comme l'ostéopathie, s'inscrivent au sein d'un système sanitaire qui tend à procéder à une classification des professions pour leur attribuer un régime juridique[29]. Cette répartition s'établit à la fois en fonction du champ de compétence de l'activité concernée, mais également en fonction de la place qui lui est attribuée au sein du système sanitaire. Or, nombre d'éléments semblent indiquer qu'une transformation profonde et paradigmatique du paysage sanitaire français est en train de se produire : profonde en ce qu'elle concerne les piliers du système révisant jusqu'à ses fondements pour faire face aux nouveaux enjeux à venir, questionnant ses modalités de financement, ses missions, et paradigmatique en ce qu'elle bouleverse le rôle des soignants. En premier lieu, la mission du médecin généraliste qui était jadis le « sauveur omniscient et omniprésent »[30] au pouvoir parfois estimé excessif[31], parfois légitime[32], semble considérablement sortir de sa quiétude. Le statut des professions de santé médicales (en l'occurrence : sage-femme ou chirurgien-dentiste) et auxiliaires-médicaux évolue constamment en faveur d'un accroissement de leurs champs de compétence[33]. La création de nouveaux métiers devient un automatisme accompagnant chaque nouvelle réforme juridique du système sanitaire[34]. De plus, les médecines non-conventionnelles font l'objet d'un gain d'intérêt considérable depuis 1970[35]. La volonté nationale, européenne, et internationale de valoriser ces pratiques tend à initier leur processus de juridicisation. L'ostéopathie apparait alors comme une activité emblématique de ce phénomène à la fois sur le plan sociologique[36] et juridique[37]. Aux États-Unis, l'ostéopathie est considérée comme une spécialité médicale depuis 1961. Dans les années 1990, les D.O. (Doctor of Osteopathy) représentaient 5.5% des praticiens américains, 9% des généralistes et 10% des médecins militaires[38]. Son accueil au sein du droit français s'est d'ailleurs construit en plusieurs étapes dont toutes ont été révélatrices de difficultés considérables qu'il conviendra d'investiguer. À l'inverse de la médecine conventionnelle qui est essentiellement allopathique, linéaire dans sa conception de l'organisme, et fragmentante dans le découpage des grandes spécialités, l'ostéopathie est holistique, non-linéaire et générale[39]. La conformation d'une médecine non-conventionnelle telle que l'ostéopathie à des standards d'activités de soin entendus comme classiques n'a pas été rendue possible, venant contrarier le paradigme médical contemporain et motivant les ambivalences juridiques actuelles. Dans un premier temps, le contexte rendant légitime l'émergence du concept de médicalité relative à l'ostéopathie devra être explicité (Section1). Puis il faudra détailler la logique sous-tendant le traitement du sujet par la méthodologie retenue et la façon dont cette thèse s'appréhende (Section 2). Notes [1] ÉPICTÈTE, Entretiens, Livre 1, Chapitre 17, Paris, Vrin, 2015, p.98. [2] Article 75 de la loi n°2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. [3] Les normes réglementaires sont très nombreuses entre 2007 et 2016 incluant de nombreux décrets et arrêtés. À titre d'exemple il est possible de mentionner les décrets n°2007-435 et 2007-437 du 25 mars 2007 respectivement relatifs aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie et à la formation des ostéopathes. [4] Les annexes de l'arrêté du 12 décembre 2014 relatif à la formation en ostéopathie définissent l'ostéopathie par sa mission principale : « L'ostéopathe, dans une approche systémique, après diagnostic ostéopathique, effectue des mobilisations et des manipulations pour la prise en charge des dysfonctions ostéopathiques du corps humain ». [5] Différents actes juridiques encadrent réglementairement l'activité de soin d'ostéopathie comme le décret n°2007-435 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie et les annexes de l'arrêté du 12 décembre 2014 relatif à la formation en ostéopathie. [6] Les articles L. 4111-1 et suivants du Code de la santé publique se trouvent au sein du livre 1 de la partie 4. [7] L'expression a été employée par le Parlement Européen dans un rapport de Paul Lannoye du 16 mars 1997 sur le statut des médecines non-conventionnelles. [8] Une analyse prétorienne a permis de constater la façon constante de vilipender les activités aux prétentions sanitaires par différents procédés se fondant essentiellement sur l'article L. 4161-1 du Code de la santé publique relatif à l'exercice illégal de la médecine. À titre d'exemple il est possible de le constater pour la médecine traditionnelle chinoise dans les arrêts de la Cour de cassation, chambre criminelle, 9 mars 2010, pourvoi n°09-81788 et de la Cour de cassation, chambre criminelle, 28 juin 2016, pourvoi n°15-83587, ou pour la naturopathie dans l'arrêt de la Cour de cassation, chambre criminelle, 7 février 2001, pourvoi n°00-82365. [9] Il serait très difficile de mentionner exhaustivement les études réalisées au sujet de l'ostéopathie, néanmoins PubMed qui est un moteur de recherche largement utilisé dans le domaine médical et biologique identifie 11895 documents en réponse au mot ostéopathic https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=osteopathic (consulté le 19/04/2018). [10] À titre d'exemple, il est possible de mentionner « La revue de l'ostéopathie » qui est l'une d'entre elles : www.larevuedelosteopathie.com [11] Décret n°2014-1505 du 12 décembre 2014 relatif à la formation en ostéopathie, décret n°2014-1043 du 12 septembre 2014 relatif à l'agrément des établissements de formation en ostéopathie, arrêté du 12 décembre 2014 relatif à la formation en ostéopathie. [12] Création d'un DU d'ostéopathie du sport à l'Université de Rennes2 et à l'Université Avignon, création d'un DU de philosophie de l'ostéopathie à l'Université de Lyon, création d'un DU d'ostéopathie appliqué à la périnatalité à Paris Diderot. [13] Cette obligation législative figure à l'alinéa 5 de l'article 75 de la loi n°2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé [14] L'analyse des communiqués de l'Académie de médecine (qui sera étudié au cours du développement de la première partie) est un de ces révélateurs. [15] RONDONNIER Marine, HASANAOUI Sanaa, Loir-et-Cher : Une ostéopathe et une psychologue indésirables dans une maison de santé, France 3 Val de Loire 11/04/2018. Sur le fondement de l'article L. 6323-3 du Code de la santé publique, le conseil de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes souhaite exclure d'une maison de santé des activités ne répondant pas au statut de profession de santé. [16] La question relative aux maisons de santé semble à cet égard ébranler des parlementaires lors des séances de questions à l'Assemblée nationale. Question de Mme Nadia Essayan n°7843, « Intégration des ostéopathes dans les maisons de santé », 15ème législature, JO 24/04/2018, p.3467. [17] De très nombreux sondages sont effectués à la demande des associations socioprofessionnelles d'ostéopathie représentatives. Il serait délicat d'inventorier l'intégralité des chiffres relatifs aux études menées sur la représentation de l'ostéopathie au sein de la population. Néanmoins, ces données révèlent que dans la fin des années 1990, seuls 46% des français connaissaient l'ostéopathie (COFREMCA 1995), alors que dans les années 2010 ils étaient 91% à posséder une bonne image de la profession, avec un taux de satisfaction des consultations de 88% en 2016 (IFOP 2016 pour la ODF). D'autres sources englobant les médecines non-conventionnelles mettent en évidence plus largement qu'en 1982, seulement 16% des français affirmaient avoir déjà eu recours aux médecines non-conventionnelles, en 2010, ils étaient 75% à en avoir bénéficié. BRISSONNET Jean, Les médecines non-conventionnelles ou les raisons d'une croyance, 2ème édition, Nice, book-e-book, 2010, p.17. [18] Sondage réalisé par ODOXA, 2015, pour le SFDO. [19] Question au Sénat n°01141, Rachel Mazuir, « Inscription des ostéopathes sur la liste des experts judiciaires », JO sénat 07/09/2017, p. 2792. [20] Au cours des débats, les parlementaires admettent que l'ostéopathie et la chiropraxie sont « de plus en plus répandues et appréciées, et au demeurant, reconnues par la plupart de nos partenaires européens, seront ainsi entourées de meilleures garanties pour leurs usagers » (B. Charles, 2e Séance du 4 octobre 2001, J.O.A.N. p. 5549), COUSIN Clément, Vers la redéfinition de l'acte médical, Thèse de doctorat de droit privé, Rennes, 22 novembre 2016, p.109. [21] AMADIEU Paul, BALDO Jean-Marie, Imposition à la TVA et remboursement des soins par un organisme de sécurité sociale : le cas de l'ostéopathie, RDS n°3, Bordeaux, LEH, 2005. [22] Il existe pléthore d'articles juridiques à ce sujet. Sans prétendre à une quelconques exhaustivité, il est néanmoins possible de mentionner certains des principaux : DUCHOSAL Olivier, Réglementation controversée de la profession d'ostéopathe, RDS n°19, Bordeaux, Les études hospitalières éditions, 2007 ; KUNTZ Jonathan, De l'invocation de l'urgence pour un nouveau diplôme d'ostéopathie, RDS n°34, Bordeaux, LEH, 2010 ; MARTINENT Éric, Ostéopathe, touche pas à (…) ma maison médicale fût-elle une maison de santé pluri-professionnelle, RDS n°40, Bordeaux, LEH, 2011 ; MORET-BAILLY Joël, L'ostéopathie, profession de santé ou activité de soins ?, RDSS n°2, Paris, Dalloz, 2009 ; ROUSSET Guillaume, La suspension des textes réglementaires sur la profession d'ostéopathe est rejetée par le Conseil d'État, RDS n°19, Bordeaux, LEH, 2007. [23] CLEMENT Cyril, LESSON Véronique, Chiropracteur et ostéopathe : quelles compétences pour chacune de ces professions ?, RGDM n°49, Bordeaux, LEH, 2013. [24] MORET-BAILLY Joël, L'ostéopathie, profession de santé ou activité de soins ?, art. cité., p.290. [25] LAUDE Anne, Le consommateur de soins, Paris, Recueil Dalloz, 2000, p.415, COUSIN Clément, Vers une redéfinition de l'acte médical, op. cit., p.1, FEUILLET Brigitte, L'évolution de la notion d'« acte médical » in BELLIVIER Florence, NOIVILLE Christine, Nouvelles frontières de la santé, nouveaux rôles et responsabilités du médecin, Paris, Dalloz, 2006. [26] CHASTEL Clause, CÉNAC Arnaud, Histoire de la médecine – Introduction à l'épistémologie, Paris, Ellipses, 1998, BAUDER Frédéric, Histoires des maladies et de la médecine, Paris, Ellipses, 2017, PICARD Jean-François, MOUCHET Suzy, La métamorphose de la médecine, Paris, PUF, 2009. [27] Cour d'appel de Montpellier, 05 avril 2011, pourvoi n°10-03936 [28] Cour administrative d'appel et Douai, 16 décembre 2010, n°09DA01433, Cour administrative d'appel de Lyon, 3 février 2011, n°09LY02659 [29] MORET-BAILLY Joël, Les modes de définition des professions de santé : présent et avenir, Revue de droit sanitaire et social n°3, Paris, Dalloz, 2008. [30] ROBARD Isabelle, Médecines non-conventionnelles et droit, Paris, Litec, 2002, p.5. [31] ROBARD Isabelle, La santé hors la loi, Paris, Les éditions de l'ancre, 1991, p.11. [32] DUMESNIL Julien, Art médical et normalisation du soin, Paris, PUF, 2011, p.8 et 43. [33] Le décret n°2016-743 du 2 juin 2016 relatif aux compétences des sages-femmes en matière d'interruption volontaire de grossesse par voie médicamenteuse et en matière de vaccination permet aux sages-femmes de prescrire et de pratiquer les vaccinations de la femme et du nouveau-né, mais également aux personnes vivant dans leur entourage. [34] L'article 120 de la loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé crée la profession d'assistante dentaire, l'article 216 de cette loi crée la profession de physicien médical, la loi n°2018-132 du 26 février 2018 ratifie l'ordonnance n°2017-48 du 19 janvier 2017 relative à la profession de physicien médical, ainsi que l'ordonnance n°2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé. [35] L'expression a été employée par le Parlement Européen dans un rapport de Paul Lannoye du 16 mars 1997 sur le statut des médecines non-conventionnelles. [36] BAILLY Évelyne, Les ostéopathes face à la contrainte institutionnelle, Genèse d'une professionnalisation, Thèse de sociologie, Nantes, 19 octobre 2005. [37] DAHDOUH Fadi, L'ostéopathie, quel chemin vers une profession de santé ? Thèse de doctorat de droit privé et sciences criminelles, Montpellier, 9 janvier 2015. [38] LE CORRE François, TOFFALONI Serge, Que sais-je ? L'ostéopathie, Paris, PUF, 1996, p.25. [39] Sur le concept ostéopathique confère Annexes n°5 : Le concept ostéopathique. Voir en ligne : Lire ou télécharger l'Introduction générale de la thèse de Pierre-Luc L'Hermite (format pdf) Cet article a été publié sur le Site de l'Ostéopathie le 23 août 2018
  • Techniques réflexes en ostéopathie animale

    5 January — Formations et stages, ,
    Forcora, formation continue en ostéopathie animale vous propose une autre date de formation avec Mr jean Peronneaud-Ferré. Spécialiste en Techniques réflexes en ostéopathie animale et Natacha schlusselhuber ostéopathe animalier Normandie Programme : techniques réflexes, traits tirés sur les chevaux et les chiens , les points de Knapp et de Chapman. Les points periostés de Wogler. Pour aller plus loin dans le traitement global réflexe en ostéopathie animale OBJECTIFS : Les techniques réflexes en ostéopathie animale sont un outil extraordinaire. elles s'appuient sur l'omniprésence des tissus conjonctifs. Elles permettent avec une grande précision et grande puissance de réajuster un bassin, un organe, un os cranien, un tendon, un fascia ou bien encore une veine par exemple. Tout cela en un minimum de temps et d efforts du praticien ! Nous apprendrons le traitement de base (qui peut à lui seul suffire à vos patients) Les zones dermiques relatives aux dermatomes ainsi que les traitement des zones périphériques A la fin de la journée, vous pourrez pratiquer sur les chevaux de façon autonome. Nous compléterons notre boîte à outil avec bien d autres techniques , tout aussi efficaces ! PROGRAMME : Un fascicule vous est remis dès le premier jour Accueil à partir de 8h30. 9h00 : nous serons installés bien au chaud en salle, pour y apprendre la théorie, le positionnement, la cartographie. 13h00/14h00 pause déjeuner. 15h30 Après midi consacré à la pratique. mise en application sur les chevaux des traits tirés. Traitement de base. Zones dermiques et traitement périphérique. les participants s'exerceront en groupe de 2 ou 3 sur plusieurs poneys et chevaux. Fin 18h00 Mercredi : Programme identique au mardi Lieu/ Date : A coté de Beuzeville 27210 (Normandie) 2/3 Avril DETAILS : cette formation s'adresse en priorité aux étudiants/ ostéopathes/ kiné/ physio/ masseurs possédant quelques notions d'anatomie et de palpation (idéalement à partir de la 3 eme année). Les professionnels soignants déjà en exercice. Les techniques réflexes sont au programme de l'examen national d'aptitude vétérinaire (RNA) Prix : 260 € Prix adhérent uféoa, aboonés de soutien et * au 4patt/SDO : 250€ RESERVATIONS : NOMBRE DE PLACES LIMITEE à 14 Renseignements : natacha schlusselhuber ; 06 59 95 34 28 ; natosteo chez orange.fr Reservation par sms avec vos nom et prénoms ou par MP sur la page facebook FORCORA
  • L'ostéopathie décapitée

    4 January, by Jean Louis Boutin, Jerry Draper-Rodi, Marco Gabutti — Histoire et Philosophie
    Sommaire Introduction Quelques notions fondamentales Les os du crâne Les sutures crâniennes Les muscles crâniens Conclusion Références Auteurs : Marco Gabutti, Jerry Draper-Rodi The British School of Osteopathy, London SE1 1JE, UK Contacts : marco.gabutti chez gmail.com, jerryrodi chez gmail.com Titre de l'article original : Osteopathic decapitation : why do we consider the head differently from the rest of the body ? New perspectives for an evidence-informed osteopathic approach to the head (International Journal of Osteopathic Medicine, 2014, 17, 256-262) http://dx.doi.org/10.1016/j.ijosm.2014.02.001 Copyright © 2014 Published by Elsevier Ltd. All rights reserved.- Traduction : Marco Gabutti, Jerry Draper-Rodi Copyright © 2017 SDO-Jean-Louis Boutin pour la traduction française. Nous remercions les auteurs, Marco Gabutti & Jerry Draper-Rodi d'avoir traduit leur article. Résumé L'approche ostéopathique de la tête a été fondée, dès son origine, sur un modèle biomécanique qui se retrouve aujourd'hui largement controversé. La nécessité de concilier la pratique ostéopathique avec les preuves disponibles, ainsi que l'esprit critique que nous attendons de la part de nos étudiants, ne sont plus compatibles avec l'ostéopathie crânienne telle qu'elle a été conçue par Sutherland. Ces dernières décennies ont vu émerger un nouveau domaine de recherche s'intéressant à la mécanique des tissus vivants. Les ostéopathes pourraient y trouver des éléments utiles à l'élaboration d'un modèle de diagnostic et de traitement de la tête qui serait davantage en adéquation avec l'état actuel des connaissances. La biomécanique ne se limite pas à la cinématique du corps humain. Elle inclut l'étude des propriétés mécaniques des tissus vivants et la manière dont ils se déforment sous l'action des sollicitations extérieures. Ces études ont notamment permis de mieux comprendre le rôle et le développement des sutures crâniennes ainsi que la répartition des contraintes et des déformations sur le crâne. Bien qu'ils figurent parmi les éléments plus rigides du corps, les os subissent des déformations, tant dans les scènes de la vie quotidienne qu'au cours d'événements traumatiques. Comme pour tout autre matériau, contraintes et déformations naissent au sein du tissu osseux sous l'effet des sollicitations extérieures qui s'y exercent, et les os du crâne ne constituent pas une exception. Dans cet article nous passons en revue les propriétés mécaniques des os et des sutures du crâne et mettons en évidence le rôle primordial que jouent les muscles dans les déformations du crâne. L'action des muscles qui se contractent est désormais reconnue comme l'une des principales causes de sollicitation du tissu osseux : en dehors des événements traumatiques, un nombre conséquent de publications sur le comportement mécanique des os et sutures du crâne confirme le rôle prépondérant que jouent les muscles dans les déformations de la tête. Mots-clés : ostéopathie crânienne ; tête ; mécanique des tissus vivants ; déformations crâniennes ; muscles masticateurs Introduction L'approche ostéopathique de la tête a été initialement fondée sur un modèle biomécanique (1) qui demeure largement controversé (2-4). La nécessité de concilier la pratique de l'ostéopathie avec les preuves disponibles, ainsi que l'esprit critique que nous attendons de nos étudiants, ne sont plus compatibles avec le modèle d'ostéopathie crânienne tel qu'il a été élaboré par Sutherland. Bien que les questions relatives aux fondements physiologiques et à l'efficacité clinique de l'ostéopathie crânienne (OC) mériteraient une attention particulière (2), leur analyse dépasse le cadre de cet article. Les principales recherches consacrées à l'OC ont été menés dans l'idée de prouver la validité des intuitions de Sutherland, de confirmer le bien-fondé de la pratique de l'ostéopathie crânienne (6-9) en tant que telle et de convaincre la communauté scientifique de la pertinence des concepts sous-tendant la pratique de l'OC. Nous souhaitons, à travers cet article, attirer l'attention des enseignants et des étudiants sur l'état des connaissances dans le domaine des propriétés mécaniques du crâne. Ces travaux présentent l'avantage d'être largement admis et partagés au sein de la communauté scientifique, mais ils représentent aussi pour notre profession autant d'occasions de revoir et affiner le modèle explicatif employé dans l'approche ostéopathique de la tête en général (Fig. 1). Cet article s'inscrit dans une démarche déductive, en commençant par collecter et analyser les meilleures preuves disponibles au sujet des propriétés mécaniques de la tête, c'est-à-dire du crâne et ses tissus environnants. Nous espérons fournir des données fiables et récentes pouvant servir de base aux développements à venir concernant les approches ostéopathiques de la tête, tant en matière de palpation que de critères diagnostiques et de techniques de traitement. Les différentes approches devront être ensuite évaluées cliniquement afin d'en déterminer la validité. De la biomécanique à la mécanique des tissus : un changement de paradigme L'OC étant née dans les années 1930 il n'est pas surprenant de la voir décrite en termes biomécaniques (1-10). La biomécanique est parfaitement adaptée à l'étude des moments et forces donnant naissance aux mouvements des différents segments osseux et articulations au cours des gestes quotidiens. Sutherland a construit son modèle d'après une étude minutieuse réalisée sur des crânes secs11. Bien que la démarche consistant à déduire le mouvement relatif des os du crâne en étudiant la forme des sutures soit tout à fait pertinente, comme cela a été confirmé dans des études animales (12-14), les hypothèses de Sutherland quant à une motilité inhérente du système nerveux central, et qui serait à l'origine des déformations crâniennes, est incompatible avec les connaissances actuelles (3,15). En ce sens, les polémiques autour du modèle crânien sont largement justifiées. Certains ostéopathes ont surmonté l'insatisfaction liée au modèle biomécanique en le substituant par une approche plus subtile, énergétique ou fluidique (16), mais l'absence de preuves demeure un obstacle majeur à son enseignement dans les écoles ainsi qu'à une stratégie de recherche pluridisciplinaire. Entretemps, l'étude des propriétés mécaniques des tissus vivants a continuellement progressé jusqu'à devenir un domaine de recherche à part entière (17), fournissant une quantité considérable de données susceptibles d'intéresser tout ostéopathe cherchant à élaborer des modèles explicatifs cohérents et conformes aux connaissances actuelles. La biomécanique est souvent considérée à tort comme la seule application de la cinématique au corps humain. Elle inclut également l'étude du comportement mécanique des tissus vivants : la manière dont ils se déforment, résistent ou cèdent, sous l'action des sollicitations les plus variées. Ce sous-domaine de la biomécanique permet de mieux comprendre des phénomènes aussi divers que les déformations du tibia au cours de la marche, de la course ou du saut18, les mécanismes sous-tendant le phénomène de fracture de fatigue (19-21), la dégénérescence des disques intervertébraux(22,23) ainsi que les procédés complexes de micro-fracture et de remodelage osseux (24,25). L'étude du comportement mécanique des tissus vivants permet de mieux comprendre comment les tissus se déforment lorsqu'ils sont sollicités (17,26). Elle a notamment permis d'explorer plus précisément le rôle et le développement des sutures crâniennes ainsi que la répartition des contraintes et déformations sur les crânes de plusieurs espèces de primates. (27-31) Cet article est destiné à dresser une synthèse de ces découvertes afin de les rendre accessibles aux étudiants et aux enseignants en ostéopathie. Quelques notions fondamentales en mécanique des tissus vivants Lorsqu'une force est appliquée à un objet sans que celui-ci puisse se mouvoir, tant en translation qu'en rotation, cet objet se déforme. La sollicitation d'un matériau génère en son sein des contraintes (stresses en anglais). Il y a deux sortes de contraintes : les contraintes normales, notées sigma (σ), qui tendent à écarter ou comprimer les particules les unes des autres, et les contraintes tangentielles, ou de cisaillement, notées tau (τ), qui tendent à faire glisser les particules les unes sur les autres. Les contraintes sont exprimées en N/m2 (Pa) et rendent compte de la manière dont la sollicitation extérieure se répartit au sein de l'objet sollicité. Lorsqu'un objet se déforme, on note epsilon (ε) la proportion dans laquelle il change de taille. Cette dilatation (ε), ou contraction, (strain en anglais) est exprimée en pourcentage de la longueur initiale : ε est positif si l'objet s'allonge, négatif s'il se raccourcit. Lorsque les déformations sont particulièrement faibles, comme c'est le cas pour le tissu osseux, elles sont exprimées en millionième de la longueur initiale. On retrouve régulièrement dans la littérature les déformations exprimées en microstrain (με). 1 με correspond à une déformation de 0,00001 %. Contraintes et déformations ne sont pas indépendantes. Il est assez simple de se représenter que plus on sollicite un objet, plus il va se déformer et plus les contraintes en son sein vont être importantes. Dans certains cas les contraintes sont proportionnelles à l'allongement, la relation entre contraintes et déformation est alors linéaire et leur relation peut s'écrire sous la forme : σ = E x ε E est appelé module d'élasticité, exprimé en N/m2 (Pa). Contrairement à ce qu'il laisse penser de prime abord, le module d'élasticité ne reflète pas une éventuelle souplesse du matériau mais plutôt sa raideur. Pour donner un ordre de grandeur, le module d'élasticité E du tissu osseux cortical avoisine les 15000 MPa,32,33 alors que celui de tissus plus souples comme les sutures crâniennes tourne autour de 50 MPa. (34) Les os du crâne Propriétés mécaniques du tissu osseux L'étude du comportement mécanique du tissu osseux et des os a toujours posé de nombreuses difficultés, tant pour biologistes que pour les spécialistes en mécanique des matériaux (35). Lors des premières recherches dans le domaine, comme l'illustre bien l'article d'Evans (1969) (36), les os étaient réduits à un simple rôle de poutre ou de colonne. On a découvert depuis que les propriétés mécaniques des os étaient bien plus variées et complexes qu'initialement présumé (17,37). Le tissu osseux présente quelques particularités essentielles à la compréhension de son comportement (42) : 1. L'os ne se déforme pas proportionnellement aux efforts qu'il supporte. La relation contrainte/déformation n'est pas linéaire. Son comportement mécanique peut même varier suivant le rythme auquel on le sollicite (38,40,41). A ce titre, l'os se comporterait davantage comme un matériau visco-élastique (38,39). Certains auteurs ont même poussé la modélisation jusqu'à prendre en compte le rôle des fluides contenus dans l'os vivant, et ont décrit le comportement poro-élastique du tissus osseux (1).7 2. L'os est un matériau composite hétérogène, constitué de différents types de tissus osseux, chacun d'eux possédant des propriétés mécaniques différentes (39,42 ). 3. L'os est un matériau anisotrope, ses propriétés mécaniques ne sont pas identiques suivant qu'on le sollicite dans une direction ou une autre (32,38,43). 4. L'os est un matériau vivant, en renouvellement constant, capable de se réparer et présentant des propriétés mécaniques différentes dans chaque période la vie.24,44,45 Bien qu'il figure parmi les matériaux les plus durs et rigides du corps, l'os n'en subit pas moins des déformations durant les activités de la vie courante et, a fortiori, les évènements traumatiques. Le tissu osseux est sujet à contraintes et déformations comme tout autre matériau (18,42-44,46-48), et les os du crâne ne font pas exception (12,31,33,41,49). Propriétés mécaniques des os du crâne Les tentatives de détermination des propriétés mécaniques des os du crâne ont débuté dans les années 1960. Leur but initial était de comprendre et prévenir les traumatismes crâniens mais également de construire des modèles suffisamment fidèles pour pouvoir simuler différents types d'impacts et sollicitations (36,50,51). Les recherches concernant les propriétés mécaniques des os du crâne peuvent être menées globalement de deux façons. La première consiste à prélever des échantillons de tissu osseux sur des cadavres et de soumettre ces échantillons à des tests de déformation et résistance (50,52). La deuxième méthode consiste à mesurer les déformations directement sur le crâne de sujets vivants. Ce procédé est plus à même d'intéresser les thérapeutes manuels car il permet de savoir comment l'ensemble du crâne réagit aux sollicitations, que ce soit dans des situations courantes comme durant la mastication, ou lors de chocs, voire lors d'un traitement manuel. Les mesures in-vivo, principalement obtenues sur des mini-porcs (de l'espèce sus scrofa) et des primates, montrent que le crâne se déforme sous l'effet de la mastication, que les sutures soient soudées ou non (12,28) Les déformations mesurées sur le frontal et le pariétal des mini-porcs durant la mastication avoisine les 50 με (0,0005%), ce qui représente un allongement ou raccourcissement d'environ 2,5 μm. Les chercheurs ont établi que l'agencement et les tailles relatives des muscles masticateurs ainsi que l'ordre de grandeur des forces de mastication sont comparables chez les mini-porcs et les primates (12,34,49), et que la géométrie et la structure du crâne, de la mandibule et des muscles cervicaux des primates sont plus proches de celles de l'humain que des autres mammifères (37). Par conséquent, bien que les valeurs obtenues lors des expérimentations sur des mini-porcs diffèrent de celles qui auraient été obtenues sur des sujets humains, l'ordre de grandeur serait très probablement semblable. Currey cite une expérience que Hillam a conduite sur lui-même lors de la réalisation de sa thèse sur les réponses du tissu osseux aux sollicitations mécaniques (42). Hillam a installé des capteurs sur son propre crâne et a enregistré des déformations autour de 100 à 200 με durant des activités courantes comme la mastication, le rire ou taper dans une balle avec sa tête. Ces résultats viennent renforcer la pertinence des analogies, en termes d'ordre de grandeur, des résultats obtenus chez les mini-porcs, les primates et les humains. Les sutures crâniennes On reconnaît aux sutures deux rôles principaux : permettre la croissance osseuse du crâne et améliorer l'aptitude de la tête à absorber l'énergie des impacts (34,53,54). Âge de fermeture des sutures Les sutures jouent un rôle primordial dans la croissance osseuse. La manière et l'âge auquel les sutures se soudent dépendent de leur de leur appartenance ou non au chondrocrâne. Les sutures du chondrocrâne Les sutures de la base du crâne fusionnent progressivement durant l'enfance et l'adolescence et sont totalement absentes une fois la croissance terminée. L'étude conduite par Madeline55 fournit des données exhaustives sur le sujet des sutures de la base du crâne et de leur âge de fusion respectifs. D'autres recherches sont venues par la suite confirmer les résultats de Madeline (56,57). Les ostéopathes ne peuvent légitimement pas continuer à ignorer ces données et devraient au moins réserver les modèles explicatifs supposant la présence de sutures dans le chondrocrâne à la prise en charge des enfants et adolescents. Les sutures de la face et de la voûte L'évolution des sutures de la voûte et de la face est sensiblement différente de celle de la base du crâne. La littérature, essentiellement issue de la médecine légale, reporte de nombreux cas de sutures non soudées au niveau de la voûte chez les adultes, même au-delà de l'âge de 50 ans (58). De nombreuses recherches ont été consacrées à la fiabilité de l'estimation de l'âge des cadavres adultes par l'analyse du degré de fermeture des sutures de la voûte (58,59). Propriétés mécaniques des sutures du crâne Les propriétés mécaniques des sutures du crâne ont été largement explorées chez de nombreuses espèces au cours des trente dernières années (12,53,60,61). Les principales informations qu'on peut en retenir sont les suivantes : 1. Les sutures jouent un rôle indispensable dans la croissance osseuse du crâne (12,62 ). 2. La mastication entraîne alternativement des contraintes de traction et de compression au sein des sutures, notamment par l'intermédiaire des muscles masticateurs qui s'y insèrent. Le phénomène qui s'ensuit, baptisé mécanotransduction, est responsable de l'activation des cellules contenues dans les sutures et contribue au développement normal des os du crâne (62,63). 3. Les sutures améliorent considérablement les capacités du crâne à absorber les chocs, notamment grâce à leur plus grande souplesse comparée au tissu osseux (34,54). A contrainte égale, les sutures crâniennes se déforment 10 fois plus (env. 500 με) que les os adjacents (50 με) (12 ). 4. La manière et la mesure dans laquelle les sutures modifieraient la répartition des contraintes sur le crâne reste l'objet de discussions. Les dernières recherches tendent à montrer que les sutures jouent un rôle négligeable sur la distribution globale des contraintes et déformation sur le crâne, mais elles pourraient jouer un rôle sur la distribution locale de ces mêmes contraintes et déformations (27,34). Les mouvements supposés des os dans le modèle de Sutherland reposent sur la présence de sutures cartilagineuses mais, comme nous venons de le voir, cette condition n'est pas présente tout au long de la vie d'un individu. La fermeture des sutures est un processus particulièrement complexe et progressif, des spicules osseux peuvent constituer un pont bien avant que la suture soit complètement soudée (55). Par conséquent, tout modèle reposant sur la présence de sutures devrait être au moins limité à la période de vie précédent les premières étapes de fusion. Les futurs modèles explicatifs devraient prendre en compte les propriétés mécaniques des sutures mais également la période intermédiaire, en cours de fusion, et la période suivant la fermeture complète. Les muscles crâniens L'action des muscles sur les os sur lesquels ils s'insèrent, et les réactions qui s'ensuivent, est maintenant reconnus comme la source principale de sollicitation du tissus osseux (42,44,64,65), et encore une fois la tête n'y échappe pas. Une abondante littérature au sujet des propriétés mécaniques du crâne vient confirmer le rôle primordial que jouent les muscles dans les déformations du crâne (14,30,49,60,65,66). Les muscles sont pratiquement absents du modèle crânien de Sutherland. Ce qui pourrait être justifié par son étude basée presque exclusivement sur crânes secs, pratique courante à cette époque. Il a par ailleurs émis l'hypothèse suivant laquelle le crâne se déformerait sous l'action de la motilité inhérente du système nerveux central et/ou d'une fluctuation du liquide céphalo-rachidien. En parallèle, des travaux remarquables permettant de mieux comprendre la répartition des contraintes au sein de la tête et les déformations du crâne ont été menés durant plus de quarante ans sans qu'il ait été nécessaire de recourir aux hypothèses avancées par Sutherland et une partie de ses successeurs. Les futurs modèles explicatifs en ostéopathie crânienne devraient au moins prendre en compte toutes les structures réputées importantes dans la transmission des efforts et des déformations subies par la tête, tant lors des actions de la vie quotidienne que durant les chocs. Conclusion Les données actuellement disponibles dans le domaine de la mécanique des tissus vivants constituent une source importante de preuves permettant de revisiter les modèles explicatifs employés pour expliquer l'approche ostéopathie de la tête. Ces données devraient au moins amener les ostéopathes à reconsidérer la pertinence d'un modèle spécifique pour le diagnostic et le traitement de la tête, adopter un même modèle qui serait applicable à l'ensemble du corps serait probablement préférable et davantage cohérent. Les points-clés de ce commentaire sont les suivants : 1. Les os du crâne se déforment durant les actions de la vie quotidienne et plus encore durant les chocs. 2. Les muscles de la tête constituent la principale cause de déformations du crâne 3. Les sutures peuvent affecter la manière dont la tête se déforme, mais la tête se déforme même en l'absence de sutures. Références 1. Sutherland W. 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  • C'est parti pour 2019 .... 4patt-SDO : Voeux

    2 January, by Jean Louis Boutin, Ostéo4pattes-Vetosteo — Au présent...
    Chers lecteurs de nos sites, de notre revue, voici 2019 qui pointe le bout de son nez .... C'est l'occasion de vous souhaiter sincèrement une année de la couleur dont vous aimeriez qu'elle soit. 2018 s'en est allée avec son cortège de joies et de soucis, avec ses espoirs réalisés et ses espoirs déçus. Au delà du cercle minuscule de l'ostéopathie, les nouvelles du monde ne sont pas confortables et nous demandent de nous positionner dans nos pensées et dans nos actes sachant qu'il devient urgent pour nous non seulement de traiter global dans le corps, mais de traiter les corps dans leur environnement social et d'étendre la globalité à la terre. Alors dans ce contexte, la rédaction vous souhaite que 2019 soit doux pour vous. Et la réponse à toute l'écologie qui part en cacahuète, aux contraintes sociétales difficiles, devant cette immensité qui confine à l'impuissance , est qu'il convient encore une fois de se plonger dans la légende du colibri, et de se plonger encore un fois dans la sentence de Zadig : "cultivons notre jardin". Notre jardin, dans le cadre de l'ostéopathie, et sur ce site, c'est l'Ostéo4pattes et maintenant l'ostéo4pattes - SDO En effet la coopération, idée princeps de notre projet éditorial, s'est conclue cette année par la fusion avec le projet du site de L'ostéopathie. Les effets s'en font déjà ressentir, car des textes déjà publiés sur le SDO arrivent sur notre site maintenant commun. J'espère que ces changements et que cette nouvelle énergie sera un moteur pour accompagner le partage de connaissances et d'expériences. Que ce nouvel élan soit aussi le votre pour promouvoir vos connaissances, vos liens professionnels, l'ostéopathie face à la médecine conventionnelle. N'en doutez pas, notre médecine , déjà telle qu'elle est, est à la pointe : Adjonction de dimensions supplémentaires pour concevoir la vie et résoudre les problématiques de santé. Médecine écologique s'il en est, qui ne rejette pas de déchets dans nos rivières et ne demande pas une industrialisation à outrance. Elle demande juste que nous en prenions soin et la fassions grandir. Aussi je souhaite le meilleur au projet éditorial du 4pattes. Et je vous engage à utiliser le forum de cet articles pour que vous aussi vous racontiez ce que vous offrez/demandez à l'Ostéo4pattes/SDO pour 2019 ... A bientôt Patrick CHENE, Jean-Louis Boutin En savoir plus... Projet pour 2019 des éditions du 4patt/SDO S'abonner L'agenda Agenda 2019 de L'ostéo4pattes Hors série Hors-Série N°2 du 4Pattes !
  • Recherches sur les manipulations du rachis et les hernies discales.

    1 January, by Julien Vignes — 4 - Formation / Recherche
    Sommaire Introduction Protocole expérimental Résultats Imagerie des patients Discussion Voyons tout cela en images Récapitulons Conclusion Bibliographie Introduction Les conflits disco radiculaires sont fréquents et touchent 1 à 5 % de la population, leur représentations clinique est très aléatoire. Allant du sujet complétement asymptomatique au sujet avec une impotence fonctionnelle majeure et des répercussions socioprofessionnelles importantes. Le but de cette étude est de proposer une explication mécanique à cette différence de symptômes et de comprendre l'action thérapeutique d'une manipulation ostéopathique au niveau de ce conflit. Les résultats seront objectivés à l'aide de L'IRM et des échelles d'évaluation clinique (EVA pour la douleur et ODI pour la capacité fonctionnelle). Protocole expérimental L'étude a été menée de façon prospective par une méthode à la fois reproductible et conceptuelle. Cette étude est composée d'une cohorte de 6 patients, présentant tous une lombo sciatique ou lombo cruralgie ayant réalisés une IRM de moins de 6 mois et avec une bonne correspondance radio clinique confirmant l'origine discale des symptômes. Le Lasègue et le Leri sont mesurés à l'aide d'un goniomètre. Chaque patient a bénéficié d'un traitement ostéopathique ciblé, le but étant de se focaliser sur ce conflit disco radiculaire. Une IRM est passée à nouveau à la fin du protocole. Le protocole de recherche Étalé sur 3 consultations espacées chacune de une à deux semaines. Chaque consultation comporte une anamnèse, un examen clinique avec une EVA, un ODI et la mesure du Lasègue ou du Leri. Première consultation : micro mobilité lombaire en décubitus dorsal avec équilibration viscérale. Ce travail consiste à préparer la vertèbre à la manipulation. Puis mobilisation vertébrale détaillée ci-après. Traitement neuro méningé à partir de la réévaluation du Lasègue ou Leri. Deuxième consultation : même manipulation et traitement élargi au système viscéral. Troisième consultation : traitement ostéopathique global. Zoom sur la manipulation vertébrale Une seule et même technique strictement focalisée sur le segment lombaire hernié. Il s'agit d'une manipulation de haute vélocité et basse amplitude sur l'étage en latéro cubitus homolatéral à la position anatomique de la hernie. Les leviers sont positionnés de façon à ce que le levier supérieur entraine une rotation opposée à la hernie sur l'étage concerné pour écarter le disque de la racine. Un side sur la hernie et une extension ont pour but d'augmenter la pression dans le foramen et d'amener le disque vers l'avant toujours pour lever le conflit disco radiculaire. Deux règles essentielles sont respectées : Respect de la non douleur Positionnement du rachis en extension pour diminuer la pression intra discale et protéger le disque. Vérification qu'il n'y ait pas de canal lombaire étroit associé. Résultats Amélioration moyenne de 22% de la capacité fonctionnelle, très liée à une lombalgie qui persiste dont l'amélioration est évaluée à 30%. Amélioration de 100% de la radiculalgie. Gain moyen de 41° d'étirement du nerf. Penchons-nous à présent sur les imageries pour expliquer ces résultats. Imagerie des patients Patient A Compte rendu IRM : Hernie discale L5 S1 - Conflit disco radiculaire symptomatique - Radiculalgie complète de trajet S1 - Lasègue : arrêt à 76° Compte rendu IRM 15 jours après le traitement : Discopathie protrusive sans conflit - Conflit disco radiculaire clinique Patient B Compte rendu IRM avant traitement : Hernie foraminale droite L3 L4. Leri positif à 120° Compte rendu IRM après traitement : Aspect analogue à l'examen antérieur mais avec un foramen qui reste large. Absence de signe de Leri Patient C Compte-rendu de l'IRM avant traitement : Hernie postéro latérale gauche restant centrée sur le disque et au contact de la racine S1 gauche. Lasègue positif à 5° avant traitement Compte-rendu de l'IRM avant traitement : Petite hernie discale médiane L5 S1. Absence de conflit disco radiculaire cliniquement après traitement. Écart de 4 mois entre les deux IRM pour raison logistique Patient D Compte-rendu de l'IRM avant traitement : Discopathie avec protrusion discale L4 L5 à droite. Lasègue positif à 24° Compte-rendu de l'IRM après traitement : La hernie discale L4 L5 n'est pas retrouvée. Absence de conflit disco radiculaire cliniquement. Patient E Hernie extra foraminale L5 S1 Lasègue à 15° Manipulation sans changement radiologique de la hernie (image non récupérée) Absence de Lasègue à la fin du protocole. Discussion Cette étude préliminaire relance le débat sur les hernies discales ou les débords discaux en général et leurs symptomatologies. Nous avons un résultat très significatif sur l'irradiation, qui disparait toujours pendant le protocole, le Lasègue ou le Leri signant le conflit est fortement diminué, et ce dès la première manipulation. La lombalgie quant à elle persiste beaucoup plus et nécessiterait finalement un tout autre traitement. En effet la lombalgie est pluri factorielle est pas forcément liée à la présence d'une hernie discale. Les résultats de cette étude nous poussent à croire que la symptomatologie névralgique ne viendrait pas directement ou du moins exclusivement du débord discal. En effet nous voyons bien que le fait que la hernie soit plus ou moins réintégrée après la manipulation, ne change finalement pas grand-chose à la diminution de l'irradiation. Cette dernière est diminuée dans tous les cas. Nous aurions pu penser à l'effet antalgique par voie réflexe de la manipulation, mais le Lasègue ou le Leri qui sont directement liés au glissement du nerf le long du débord discal, ne dépendent pas de cette voie réflexe, et ils ne sot pourtant plus présents après la manipulation. De plus ces effets sont durables dans le temps, ce qui n'est pas le cas des effets antalgiques réflexes. Il n'y a donc pas de corrélation entre la modification du débord discal et la symptomatologie du patient, exactement de la même manière qu'il n'y a pas de corrélation entre le volume de la hernie discale et les symptômes d'un patient. Le problème ne vient donc pas de la hernie à proprement parler. Nous nous demandions si la hernie ne pouvait pas être un facteur déclenchant prédisposant à la formation d'adhérences qui seraient responsables de la douleur en grippant le nerf. Cela expliquerait bien l'absence de symptômes chez nos patients qui parfois présentent des hernies discales et dont la mobilité préservée empêche l'adhérence de se former. Une manipulation ostéopathique en fermeture side extension rotation permettrait de lever quelques adhérences et donc de libérer la racine nerveuse avec une amélioration sur la radiculalgie nette et rapide. Mais d'où proviennent ces adhérences ? Pour mieux comprendre et expliquer nos résultats, nous nous sommes comme d'habitude rapprochés de l'anatomie et particulièrement au trajet de la racine nerveuse. On s'est intéressé en premier au ligament longitudinal postérieur qui est un élément très proche à la fois du disque mais aussi de la racine nerveuse. On retrouve dans la littérature de nombreuses descriptions du ligament longitudinal postérieur qui émet des adhérences à sa face postérieure qui le rattache au fourreau dural. Ces adhérences peuvent devenir de véritables ligaments méningo vertébraux. (ESTEBE J-P.2003). Dans la bibliographie scientifique on retrouve 5 types d'insertions dure mérienne. Cela va de simples adhérences à de véritables ligaments, au nombre de 4. Ligament de Trolard : face antérieure de la dure mère au ligament vertébral commun postérieur. (Trolard 1888, Testut 1900, Poirier P et Charpy 1921, Bourret P et Louis R 1974, Bouchet A et Cuilleret 1983, Williams et Warwick 1984 Ligament de Hoffmann : partie latérale de la dure mère à la gaine durale des racines nerveuses et au ligament vertébral commun postérieur. (Wadhwani.S et Al 2003 Opercule de Forestier : gaine durale des racines nerveuses au périoste du trou de conjugaison (Poirier P et Al 1921, Testut 1900, Forestier 1922) Filum Terminale Voyons tout cela en images pour bien comprendre. Coupe histologique axiale représentant les adhérences entre le disque et la dure mère (rameau sensitif antérieur du tube dural). Communication entre la dure mère et la racine nerveuse. D : fragment hernié du DIV C : Canal médullaire R : Racines H : Articulations inter apophysaires N : Nerf rachidien Cette coupe histologique montre les rapports étroits entre la dure mère qui se prolonge dans le foramen, le disque inter vertébral et la racine nerveuse. D'après HAFIDA IZELFANANE Ici en dissection on voit ces attaches entre la dure mère, la racine et le LVCP en dorso latéral D'après HAFIDA IZELFANANE Flèche gauche : Ligament longitudinal postérieur Flèche droite : Ligament sacro tubéral de Trolard (Entre la face antérieure de la dure mère et le LVCP) D'après HAFIDA IZELFANANE Les fibres arciformes peuvent se condenser pour former de véritables adhérences ou cloison. D'après HAFIDA IZELFANANE Adhérences du ligament de Trolard D'après HAFIDA IZELFANANE Adhérences entre la dure mère et le ligament longitudinal postérieur Flèche gauche : Racine - Flèche droite : Ligament de Hoffman : Insertion partie latérale de la dure mère, gaine durale des racines nerveuses et LVCP D'après HAFIDA IZELFANANE Flèche gauche : Ligament de Hoffman - Flèche droite : Racine Récapitulons Flèche gauche : Ligament de TROLARD Flèche droite : Ligament de Hoffman Opercula van Forestier L'opercule de Forestier est un tractus conjonctif allant de la gaine durale des racines nerveuses rachidiennes jusqu'au périoste de l'orifice externe du trou de conjugaison. Conclusion L'ensemble de ces éléments anatomiques, nous montre à quel point la racine nerveuse n'est pas libre dans son trajet mais rattachée à des structures précises comme les ligaments de Trolard et de Hoffman ainsi qu'à tout un tissu conjonctif et à la dure mère. Nous voyons bien également sur les coupes histologiques et sur certaines dissections, les adhérences qui peuvent se créer entre ces différents plans. La racine est susceptible d'être « coincée », de perdre de la mobilité autant dans son trajet canalaire que foraminal. Ces adhérences favorisées par un état inflammatoire lié à la souffrance du segment (articulaire postérieure, disque inter vertébral) ou tout simplement par un manque de mobilité sont susceptibles de limiter le mouvement de la racine et de créer une symptomatologie type sciatique ou cruralgie. On comprend bien ainsi la présence d'un signe de Lasègue ou de Lery, la racine ne pouvant plus coulisser face à la contrainte des adhérences. Le débord disco radiculaire, serait un élément supplémentaire au conflit dans le trajet de la racine nerveuse, un facteur déclenchant parfois. L'ensemble des conflits et surtout l'association de ces conflits (discal, tissulaires, osseux) sont susceptibles de gêner la racine dans son passage avec la symptomatologie de névralgie associée. On comprend alors tout à fait qu'une hernie discale isolée puisse être totalement asymptomatique, et le devenir dans le temps ou rester à jamais silencieuse. On comprend aussi très bien ces patients qui présentent des irradiations sans que l'on retrouve de réelles correspondances radio cliniques. Cette étude nous ramène ici à nos fondamentaux, à l'essence même du diagnostic ostéopathique c'est-à-dire au toucher. Nous voyons bien que nous ne pouvons tenir compte uniquement de ce que l'on voit sur une imagerie, mais que nous devons nous projeter dans un environnement à traiter. Ce que l'on voit sur les imageries est par définition limité par la technique, et ne peut en tout cas ici remplacer le raisonnement intellectuel associé à des tests réels et adaptés à chaque patient, surtout dans des pathologies liées au mouvement. De la même façon au temps où l'on avait seulement la radiographie, on ne pouvait expliquer par l'imagerie toutes les souffrances des patients liées à une discopathie, débords discaux, ou à un stade Modic. À cette heure où le diagnostic n'est plus qu'imagerie médicale, nous voyons bien qu'il ne faut pas délaisser l'examen et le raisonnement clinique surtout dans ces douleurs qui sont mécaniques et qui doivent donc trouver une explication et un traitement forcément mécanique. Bibliographie BOUCHET A. & CUILLERET J., Anatomie, topographique, descriptive et fonctionnelle, Tome 1 – Le système nerveux central, la face, la tête et les organes des sens – Édition Simep SA, 1983 BOURRET P. & LOUIS R. Anatomie du système nerveux central. 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Höppner POIRIER P., CHARPY A., Traité d'Anatomie Humaine, Tome III, 1er et 2e fascicules Système nerveux 3e édition, Masson et Cie, Paris, 1921 TESTUT Léo (1849-1925), 1900 Traité d'anatomie humaine. Système nerveux périphérique, organes des sens - O. Doin (Paris) 1899-1901, accessible sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6303287g TROLARD 1888 WILLIAMS ET WARWICK, Gray's anatomy, 1984 WADHWANI.S et Al 2003 Cet article a paru sur le Site de l'Ostéopathie, dans la Revue du SDO n°7 - Septembre 2018 et dans le Hors Série n°2 La Revue du SDO & Ostéo4pattes
  • Vers une ostéopathie progressiste

    1 January, by Walid Salem, Yves Lepers — Histoire et Philosophie
    Les auteurs Walid Salem, DO, PhD, rédacteur de Mains Libres (Bruxelles) Yves Lepers, DO, PhD (Buxelles) Il existe deux tendances, tant dans la conception générale de la pratique ostéopathique que dans son enseignement. La première postule une intégration possible de l'ostéopathie dans le monde de la santé en tant que pratique médicale manuelle. Son champ d'expertise est alors assez clairement défini. Il se limite principalement aux pathologies dites fonctionnelles de l'appareil locomoteur et aux conséquences de ces dernières sur le système nerveux périphérique. Il s'agit d'une position progressiste, désireuse de comprendre les modes d'action de la pratique ostéopathique ainsi que ses effets, par la recherche et l'expérimentation clinique et fondamentale. Cette position critique engendre l'acceptation du rejet des théories obsolètes et des pratiques réfutées par la recherche. La deuxième tendance considère que les postulats métaphysiques, spiritualistes (perfection de la nature humaine, créationnisme) et vitalistes (blood seed, mécanisme respiratoire primaire) de l'ostéopathie sont toujours d'actualité. Cette position est délibérément dogmatique, réfutant par essence, la mise à l'épreuve de l'ostéopathie par l'expérimentation scientifique. Les représentants de la tradition deviennent alors « de facto » les praticiens d'une médecine sectaire, alternative, infalsifiable et indépendante des progrès de la science. Ces ostéopathes « traditionalistes », revendiquent une vision globale de l'être humain qui s'apparente plus au « survol divin » qu'à l'approche clinique raisonnée. Cette dernière, en effet, replace le patient dans sa singularité, dans son double déterminisme génétique et environnemental ; le tout, sans nier l'importance de l'épidémiologie ou de l'EBM (evidence based medicine) tout en ne réduisant pas l'individu à la maladie qui l'affecte. Quant aux partisans de l'interprétation spiritualiste de l'ostéopathie, ils surfent sur le concept de médecine holistique sans le comprendre vraiment. L'holisme est en fait une critique du positivisme dur. Lequel considère que ce que la science n'explique pas, n'existe tout simplement pas ! L'holisme est une critique du réductionnisme scientifique en considérant que « Le tout n'est pas égal à la somme des parties ». Les parties d'un phénomène observé étant le fruit de notre esprit analytique, ce dernier fonctionnant en isolant des faits et en créant des modèles. La plupart des scientifiques entendent et admettent cette critique. Les métaphysiciens de la médecine en général et de l'ostéopathie en particulier, eux, comblent les lacunes de la science expérimentale par des explications fantaisistes, irrationnelles, ineptes. Ce qu'ils ne comprennent pas, ils l'expliquent ! Les ostéopathes ayant suivi les progrès des sciences et techniques biomédicales, replacent les textes fondateurs dans leurs contextes historique et géographique, à savoir la médecine du 19e siècle pratiquée dans le Middle West américain. Une telle approche reconnaît à Andrew Taylor Still (1828-1917), le mérite d'avoir voulu substituer une épistémologie rationaliste à une épistémologie strictement empiriste de la clinique médicale de son époque et de son lieu de pratique. Elle lui reconnaît également le mérite d'avoir institutionnalisé une pratique manuelle de la médecine, jusque-là reléguée aux arrières cuisines des rebouteux. Après tout la médecine académique continue aujourd'hui de célébrer Hippocrate comme père de la médecine sans pour autant recourir à la théorie des humeurs pour justifier son exercice. Dans une telle perspective l'abandon des principes, concepts et philosophie des origines au profit d'une démarche réflexive, critique et scientifique est évidemment la règle. Il reste cependant, dans notre escarcelle, un ensemble de techniques manuelles, un savoir-faire, une sémiologie, tout à fait susceptibles de, non seulement s'intégrer dans la médecine moderne, mais d'y apporter une contribution non négligeable. Le médecin prescrit des médicaments, le chirurgien manie le bistouri et l'ostéopathe utilise ses « mains nues » pour traiter ses patients. Ce dernier constat est, probablement, à l'origine d'un certain scepticisme des autorités académiques et du monde médical en général. Si le médicament apparaît souvent comme l'ajout de ce qui manque à notre organisme pour aller vers le chemin de la guérison et si la chirurgie comme ce qu'il faut lui enlever pour guérir que fait alors l'ostéopathie ? En effet celle-ci n'ajoute rien et n'enlève rien... Or l'ostéopathie ne manque pas d'arguments. De nombreuses études cliniques soulignent l'intérêt pragmatique de notre approche et les résultats significativement probants dans une série de pathologies fonctionnelles de l'appareil locomoteur. Des arguments plus fondamentaux émergent également, mettant en exergue une action neurophysiologique des techniques ostéopathiques sur la douleur(1,2). Comme nous l'avons signalé plus haut, l'ostéopathe apporte également une expertise sémiologique venant enrichir l'examen clinique des pathologies relevant de son art. Ces constatations amènent naturellement à s'inspirer du modèle de la maîtrise en sciences dentaires d'un point de vue socio-professionnel . Ce dernier limite en effet sa pratique médicale à l'examen et au traitement de la sphère bucco-dentaire alors que l'ostéopathe se limite au système musculo-squelettique et au système nerveux périphérique dans ses relations avec le premier. L'ostéopathe ne veut pas se substituer au médecin comme le dentiste ne substituera pas au stomatologue. Le caractère fonctionnel, « mécanique » et réversible des pathologies ciblées justifiant l'emploi quasi exclusif des mains à des fins thérapeutiques. Il convient dès lors de rectifier la lexicologie associée à la pratique : La lésion ostéopathique, transformée par un argument « ad-hoc »(3) en dysfonction ostéopathique, n'existe pas en tant que facteur causal des maladies quelles qu'elles soient comme le pensait Still. Il pourrait s'agir en fait d'une raideur douloureuse, conséquence d'une souffrance articulaire et tissulaire. Tout au plus, enrichit-elle la sémiologie palpatoire, en guidant le praticien vers les zones à traiter. En conséquence de ce qui précède les notions de « lésions ou dysfonctions, primaires, secondaires, etc. », sont dépourvues de sens. Ces concepts sont en fait le fruit d''un raisonnement correct à partir d'une prémisse fausse comme nous l'avions démontré dans l'article cité plus haut. Il en va de même des dysfonctions vertébrales en FRS (Flexion-Rotation-Side bending), ERS (Extension-Rotation-Side bending) et NSR (Neutral-Rotation-Side bending), définies à partir des lois de Fryette (1918). Les publications les plus récentes (4-6) en matière de biomécanique vertébrale montrent qu'il est non seulement déraisonnable mais totalement impossible de définir des lois mécaniques du comportement vertébral qui stéréotypent et catégorisent les patients. Traditionnellement beaucoup de formations en ostéopathie se réfèrent à ce modèle. Elles créent des adaptations pratiques issues de cette théorie sans prendre en compte les variations anatomiques qui rendent absurde une telle standardisation. On adapte alors le raisonnement clinique ostéopathique à une fausse théorie, aux fondements métaphysiques et indépendants de toute expérience rigoureuse. Certains ostéopathes finissent alors par percevoir manuellement ce que l'anatomie et la physiologie ne démontrent pas. Enfermés dans une double subjectivité ils se mettent à croire sans discernement à ce qu'ils palpent et à palper ce qu'ils croient. Le MRP (mouvement respiratoire primaire), quant à lui, n'est rien d'autre qu'un reliquat de la pensée vitaliste du 18e siècle qui pensait qu'un principe vital, un souffle de vie indépendant de la matière, animait les êtres vivants. Le choix est donc clair, soit l'ostéopathie se définit en tant que médecine sectaire et alternative, soit elle se positionne au sein de la médecine avec une expertise qui nous est propre. Dans ce cas, il faut remettre le patient au centre de notre réflexion. Nous ne sommes pas là pour défendre une philosophie médicale mais pour soigner nos patients avec les moyens les plus appropriés. Or nos patients consultent majoritairement pour des problèmes douloureux. Ne pas en tenir compte pour des raisons dogmatiques est non seulement aberrant mais surtout éthiquement inacceptable. Dans un tel contexte, la connaissance neurophysiologique des différents types de douleur rencontrés dans nos cabinets fait partie de notre expertise. Tout comme la connaissance approfondie des mécanismes inflammatoires monoarthritiques et de leurs rapports avec les phénomènes douloureux. Nous pourrons alors entamer une classification des techniques en fonction de leur adéquation optimale aux motifs de consultation. L'influence des facteurs psycho-sociaux de la relation « ostéopathe/ malade » fait également partie de cette expertise ainsi que l'enrichissement de la clinique par la sémiologie palpatoire et son apport incontestable au diagnostic des pathologies relevant de notre art. Enfin, la connaissance de la complémentarité de l'ostéopathie avec la médecine chimique et les autres soignants, est une nécessité devenue aujourd'hui incontournable pour une prise en charge raisonnée du malade et de sa souffrance. Références Wright A. Hypoalgesia post-manipulative therapy : a review of a potential neurophysiological mechanism. Man Ther. 1995 Nov ;1(1):11-6. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1356689X85702445 Bialosky JE, Bishop MD, Price DD, Robinson ME, George SZ. The mechanisms of manual therapy in the treatment of musculoskeletal pain : a comprehensive model. Man Ther. 2009 Oct ;14(5):531-8. Accès libre : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2775050/ Lepers Y, Salem W. La « dysfonction ostéopathique », un pur concept a priori. Mains libres. 2016 décembre,(4), 43-7. Article téléchargeable (format pdf) sur la page ResearchGate des auteurs Salem W. Biomécanique 3d de la colonne cervicale : De la physiologie inter-segmentaire à la manipulation ostéopathique par haute vitesse basse amplitude « études in vivo ». Édition, Presses Académiques Francophones. Sarrebruck-Allemagne ; 2014. ISBN : 978-3841629272 Fryer G. Somatic dysfunction : An osteopathic conundrum. IJOM. 2016 22, 52-63. - La dysfonction somatique : une énigme ostéopathique Salem W. « Physiologie de la colonne cervicale : Fryette, hors-la-loi ? » L'Ostéopathe magazine. 2013 septembre ; (19) 22-8. - Article téléchargeable (format pdf) sur la page ResearchGate de l'auteur Voir en ligne : Mains Libres, n°3 Septembre 2018, p.4-5. - Cet article a paru sur le Site de l'Ostéopathie qui remercie la revue Mains Libres et les auteurs de l'article de l'avoir autorisé à publier cet éditorial
  • Refuser d'être professionnel de santé ?

    1 January, by Cyril Clouzeau — Au présent...
    Me promenant librement sur ce qui constitue à mes yeux, le panel informatif de l'ostéopathie française, j'ai cru choir, tomber de ma chaise, en lisant ces quelques lignes…sur la page web d'une grande association socio-professionnelle… (1) et, avec le temps, cela ne passe pas, alors pour ma cure psychanalytique et pour respecter la règle des émonctoires, je propose un billet d'humeur, car il y a matière à réfléchir. Être ostéopathe, avant 2002 cela signifie pour moi avoir un numéro d'adhérent au Registre des Ostéopathes de France, car si la formation est de qualité, en six années après le baccalauréat, la reconnaissance n'existe que par ses pairs, voire pères, puisqu'en mon singulier cas, Jean Peyrière et Jean-Pierre Dessaint, devenaient en plus de mes directeurs, mes parrains cooptants, et ambassadeurs d'une grande ostéopathie. Leur vision dépassait ce que j'étais alors capable de comprendre du futur de l'ostéopathie en France. Ravi de mon matricule 987, je tente de saisir toute la portée d'une médecine bien particulière, bien subjective, pour laquelle je n'ai cessé de chercher ce qui la fonde dans sa spécificité, portant mon regard sur la perception originale qui la caractérise tout autant que ses nombreux paradoxes : Être autant appréciée des patients, et autant rejetée d'une médecine classique, Être née dans un pays dont le contexte historique et culturel a permis son émergence, et ne plus exister en tant que telle dans ce même pays 150 ans après Être fondée sur une pratique personnelle et subjective, tout en se réclamant d'une science, prenant références sur des programmes de la formation médicale, sans vouloir en être… Oui, je suis de ces personnes qui ont été PCEM1 puis PCEO1, partageant les mêmes enseignants sur les bancs de la faculté de médecine que sur les chaises ou tables de l'école d'ostéopathie de Lyon… Ces mêmes professeurs convaincus que l'ostéopathie reprend le sens clinique que la médecine abandonne un peu au profit des techniques radiologiques qui oublient parfois le patient. Alors, penser l'ostéopathie médicale n'est peut-être pas l'exercice de style préféré des pionniers, mais une ostéopathie qui va vers sa reconnaissance par les faits qu'elle produit, la raison clinique qu'elle dégage, me laisse penser le rêve de mes parrains possible. Comment penser ces paradoxes sinon de la difficile synthèse pratique qu'est l'ostéopathie, née d'un génial manipulateur coquin, médecin de formation, comme cela se fait aux USA en 1820, et qui va proposer une autre médecine dans un contexte qui mérite un certain regard. Alors pour souligner la genèse de mon ulcère neuronal à lire qu'on ne veut être profession de santé, alors qu'il me semble que c'est la finalité de la quête administrative officielle de reconnaissance, je vais, librement, proposer deux hypothèses, qui, j'espère, susciteront débat. Pour oser le mouvement, pour rassembler autour d'un rêve de plus grande légitimité, pour un mouvement d'appel à union réflexive autour du projet d'une grande ostéopathie française. Car, malheureusement, depuis bientôt une année, je ne vois aucun mouvement ostéopathique, pas la moindre ondulation crânienne, aucun recoïl politique et administratif, hormis de vaines piques kinésithérapiques, et des propos chiropraxiques mal compris, alors qu'ils pourraient compléter notre compréhension du métier que nous exerçons. De petites batailles de chefs, de petites querelles d'euros, de farouches conflits d'école, ou de clocher, qui ne servent qu'à réduire nos rêves, nous, les jeunes exclusifs, nous, qui pensions à une ostéopathie clinique appuyée sur un partenariat médical. Sommes-nous à vos yeux des praticiens utopistes isolés ? Je sais ne pas être seul à penser parfois la tristesse qu'évoque la lecture de rapport d'assemblée générale, car osant un sondage en juillet 2017, je peux proposer que nous sommes au moins plus de mille à vouloir un futur professionnel. Qui pense que tout est acquis, et que nous, ostéopathes exclusifs, sommes par cette nouvelle appellation, plus valorisés que notre ancien terme « ni-ni ». Enfin, que la lutte reprenne, et si un statut professionnel me plait, c'est celui des psychologues cliniciens, ou mieux encore, des maïeuticiennes, vraie profession médicale à compétences définies. Voilà qui se lit mieux : à compétences définies… avec imaginons, pour l'ostéopathe, une possibilité de prescription limitée : pouvoir, par principe de sécurité, être autorisé à demander une radiologie, une échographie, voire une biologie ne ruinerait pas la philosophie de l'ostéopathie. Car même si seuls les tissus savent, ils ne savent pas tout. Et, pourquoi tant d'heures d'hématologie, d'immunologie, en cours de PCEO si ce n'est pour pouvoir l'appliquer concrètement un jour à comprendre que notre patient est bien un patient de l'ostéopathie ? Pourquoi des cours de radiologie avec de très grands enseignants, si ce n'est pour penser pouvoir recevoir de façon éclairée la lecture d'un cliché avant manipulation d'un os pour lequel, une douleur à la palpation nous faisait douter ? Mais pourquoi tant de théorie si l'ostéopathie n'est que pratique ? Mais pourquoi tant d'heures reconnues, plus de 4500 si c'était un don ? Pourquoi une déontologie si on ne pense pas ? Enfin… dans quel monde désenchanté vivons-nous ? Le pire c'est que j'y crois encore, je suis sûr qu'il existe des voies, des artères sublimes à emprunter, avec, par exemple, notre premier député bientôt ostéopathe, avec des nouvelles énergies humaines, qui, avant de les penser durables, doivent porter un projet qui fédère autour d'un rêve commun à rendre réel. Nous ne cessons d'avancer par petits pas, le 20 juillet 2016 nous entrions dans le cadre juridique du secret médical. L'arrêté du 18 avril 2017 inclue les ostéopathes exclusifs au répertoire partagé des professionnels intervenants dans le système de santé. Reprenons, NOUS sommes soumis au secret médical donc… est-ce si secret de penser que nous continuons à avoir la couleur, la forme, la vue, le toucher, d'une médecine sans en être une ? Nous sommes soumis à beaucoup d'obligations de professions de santé, et nous voudrions avoir les obligations sans en avoir le statut légitime officiel ? Mon ulcère… m'indique que même la loi dite anti-cadeaux s'appliquerait à nous depuis le 1er juillet 2018… être comme, sans vouloir être, parce que on veut bien être mais si on est avec un statut à part, voilà, toujours être différent, unique… Soignons-nous ! ou faut-il que j'écrive ces mots ainsi : Soignons-nous ? Le 3 juillet 2017, 270 étudiants associés à 723 ostéopathes exclusifs exerçant depuis moins de 10 ans, répondaient, via un sondage personnel google-docs, vouloir pour 76,3 % une évolution du statut professionnel de l'ostéopathe, vers un statut médical (273 soit 25,4%), un statut paramédical (386 soit 35,9%) ou vers un statut spécial de profession de santé (462 soit 43%). Voila de quoi soigner mon ulcère neuronal… Si combat il n'y a, alors, peut-être penser anecdotiquement comment s'est construit notre ostéopathie, et si malheureusement je n'ai pu connaître Andrew, car je ne suis pas né à la bonne époque, je me plais à lui penser une roublardise digne des plus grands génies ! Qui ne sait pas que l'ostéopathie est née le 22 juin 1874 à 10h ? Qui ne sait qu'Andrew, puisant dans ses souvenirs, n'a écrit qu'à partir de 1895 au moins, dans un contexte où, l'ostéopathie se développant à vitesse non régulée, il a été poussé à rassembler tout ce qui peut caractériser sa fille, son osteopathy, sa science, basée sur de l'anatomie, scrutée de la raison humaine en des principes dits philosophie, pour proposer aux humains de penser leur santé. Dans cette urgence, lire le 22 juin 1874 m'évoque deux astuces, les figures de Still que je soumets à votre réflexion critique : 22 juin ? Mais quelle est cette date sinon celle du procès de Galilée, devant abjurer et réfuter sa théorie, avant d'être condamné à prison à vie, et glissant son fameux « et pourtant elle tourne… » en 1633. 1874 ? XIX siècle américain, où la médecine classique définie allopathique par le groupement des médecins homéopathes venus à New-York, est obligée de s'organiser en Américan Medical Association, en … 1847. Et alors ? Andrew, contre le principe thérapeutique de cette médecine américaine « héroïque » du Middle-West, qui, grâce aux progrès industriels et techniques devient experte en diagnostic mais reste en retard thérapeutique, propose de fonder l'ostéopathie, voire plus humblement de proposer la synthèse d'une nouvelle approche médicale, basée sur les principes des lois de la nature, des lois physiques, mécaniques et rationnelles en portant indirectement procès à l'ésotérisme qu'il réfute, offrant une base galiléenne à l'osteopathy (22 juin) et une contre-pensée à la médecine classique de l'AMA (1847) en inversant les deux derniers chiffres pour créer une date symboliquement géniale, donnant à penser tout ce que porte l'osteopathy, née un 22 juin 1874… Spéculation ? Oui, hypothèse ! Évidemment, pour avancer vers ce qui restera toujours à côté de la médecine, en complément du soin organique, offrant une approche écosystémique, globale, devant pouvoir s'écrire dans un livre du code de la santé publique, car, quand la moitié d'une population d'un pays consulte, alors je pense qu'on peut dire que c'est une affaire de santé publique, qui mérite largement d'être une profession de santé. Au-delà de mon engagement à penser l'ostéopathie, belle et simple, une ostéopathie que je commence à comprendre, approchant de vingt années de pratique exclusive, je lance un Cranial Rythmique Impulse, pour imaginer que nos associations socio-professionnelles (ou juste association sociales pour celles qui ne veulent pas de profession) ont une stratégie, une Stratégie Fédératrice Déontologique de l'Ostéopathie, afin de conduire notre art, vers un statut de médecine, une autre médecine, identitaire et complémentaire, et me faire rêver, en pansant l'ulcère né d'avoir lu cette déplorable communication le 12 octobre 2018 à 3h43… Être une profession de médecine plutôt qu'une profession médicale ? Est-ce le compromis générationnel à promouvoir ? Tant que l'ostéopathie est pensée comme médecine, est pensée grande et ambitieuse, clinique, raisonnée et opposable par des faits comme mes parrains me l'ont apprise, tant qu'elle n'est pas commerce et promotionnelle de bien-être en concurrence de techniques artistiques farfelues expliquées par d'originaux gaulois, oui. OK, mais ce n'est que mon avis, car après tout, le dernier des paradoxes de notre ostéopathie est bien de compter plus de praticiens libres, non investis, non engagés, osons 20.000, que de praticiens membres des 5 à 6 associations socio-professionnelles, qui totaliseraient 5.000 ostéopathes exclusifs ? Comment soigner le manque d'investissement dans ce parcours de légitimation de notre art de soigner ? Comment retrouver des leaders qui motivent et donnent envie par des projets ambitieux mais réels et pratiques qui correspondent aux attentes des nouveaux ostéopathes ? N'est-il pas temps, de penser que certains pourraient se reposer de leurs victoires et combats passés, avec respect et les honneurs qu'ils méritent, pour laisser émerger une nouvelle impulsion, fidèle à ce que l'agora plébiscite, au lieu de laisser penser qu'une oligarchie pourrait décider pour la foule ? Si quelques 71 mentors potentiels ont provoqué mon ulcère neuronal, je nous sais plus nombreux à croire encore que notre ostéopathie sera un jour médecine, et disons que je préfère mon 3 juillet 2017 avec 993 ambitieux que ce triste 12 octobre 2018 avec une poignée d'anciens avec qui j'avais autrefois, avant 2002, avec mon matricule 987, marché sur Paris, en chantant notre ostéopathie avec et derrière ces portes drapeaux, derrière ceux qui m'ont fait rêver, et qui, depuis mon ulcère ne portent plus rien. En fidèle d'une ostéopathie clinique, cette autre médecine, et dotée d'un potentiel d'auto-guérison comme d'auto-dérision, je vais ajouter que la fonction créé la structure, tout autant que la structure gouverne la fonction. Cette transduction biomécanique ou mécano-morphogénèse m'ouvre les perspectives globales d'une pratique manuelle clinique unique, tellement riche quand on rencontre le patient, qu'il faudra bien, que ce corps naisse un jour, entamant sa longue route vers la maturité professionnelle que réclame notre art. Ni devin, juste humain, ni prophète, juste adepte, ni malade, juste déçu, j'ose avoir un rêve, et pouvoir le vivre. 2002, 2007, 2014, en 2019 viendront les agréments d'écoles (sans aucune visite étatique), alors si nous jouons sur les chiffres comme sur les maux, en un geste de haute vélocité et faible amplitude, je propose, que l'ostéopathie soit une nouvelle profession de santé, le 22 juin 2024. Cyril CLOUZEAU Notes 1. SFDO : Le congrès 2018 : la profession assume sa position, accessible à : https://www.osteopathe-syndicat.fr/le-congres-2018-la-profession-assume-sa-position.
  • Pourquoi avoir honte ?

    1 January, by Jean Edouard de Montmort — Au présent...
    Il y a quelques jours nous avons été nombreux à prendre connaissance du témoignage de Thibault, jeune ostéopathe, qui a décidé d'arrêter de pratiquer. Je souhaite ici ne porter aucun jugement sur les choix de Thibault. Ce qui m'a interpellé et aujourd'hui me pousse à écrire, c'est la dernière péripétie qui l'a poussé à définitivement abandonner ses efforts. À la fin de son récit Thibault nous parle du « moment le plus humiliant de ma jeune existence ». Cette phrase arrive après la description de son accident, je n'ose donc imaginer ce qui peut être pire que trois semaines d'arrêt forcé pour un jeune indépendant. Ce suspens pour apprendre que notre confrère n'a en fait que croisé un de ses patients en exerçant son métier complémentaire de livreur. Il fut alors pris de « honte ». C'est à propos de cette « honte » que nous devons ressentir, nous, cette jeune génération d'ostéopathes, que je souhaite réagir. Essayons de pousser notre réflexion globale sur notre situation et plus largement celle de l'accès à la santé en France. Je tiens à préciser que je ne dédouane pas les écoles quant à leurs responsabilités en matière d'informations. J'ai également dû travailler pendant 2 ans et demi en tant que vendeur chez Décathlon. C'est un fait, depuis 2010 le nombre d'ostéopathes a explosé en France, tout le monde en parle ! Il en découle, cependant, un point positif : parallèlement à cette augmentation le nombre de consultations d'ostéopathie a suivi la même croissance. N'est-ce pas déjà une bonne nouvelle et une belle preuve de reconnaissance pour notre profession ?honte intermittent En France l'ostéopathie est un peu étrange, cette profession a maintenant presque tous les attributs d'une profession de santé, mais sans en être une, sur le plan législatif uniquement. Nous nous comparons donc naturellement aux professions médicales et paramédicales pour envisager le fonctionnement de notre profession et l'évolution de nos « carrières ». Nous savons que « grâce » au numérus clausus établi dans toutes ces professions de santé, dès l'obtention du diplôme il y a du travail. C'est en fait tout l'intérêt du numerus clausus, protéger la profession et le praticien d'un point de vu matériel. Certains économistes appellent cela « les métiers de rente » au même titre que les notaires, huissiers et avocats en France. Une fois le diplôme ou le concours obtenus, vous faites partie de la famille et « rassurez-vous nous allons faire en sorte que nous ne manquions de rien ». Mais est-ce dans l'intérêt du patient ou dans l'intérêt du praticien ? Le monde médical fonctionnant comme cela depuis des années, il est donc normal que les ostéopathes soient vu d'un mauvais œil, surtout dans un pays où nous avons « la meilleure médecine au monde ». Si ce système, n'est pas appliqué aux ostéopathes comment peuvent-ils être de bons professionnels au service de leurs patients ? Avec l'idée sous-jacente qui consiste à croire que la rareté fait la qualité ! Le nombre de personnes formées ne présage en rien de la qualité d'un professionnel, numérus clausus ou non. Les témoignages relayés donnent l'impression qu'il est même « outrageant » qu'un professionnel avec un diplôme Bac +5 ne puisse pas vivre de son métier dès les premiers mois de son installation. Essayons de nous comparer au monde artistique. Dans le cinéma, théâtre etc… très peu vivent de leur métier en sortant d'école, qui peuvent également durer 5 ans. Leur sécurité matérielle est le statut d'intermittent du spectacle et avant de l'obtenir ils exercent pour la plupart, pendant plusieurs années leur métier en bénévolat. Ce travail leur servira de CV et les aidera à progresser. Parallèlement ils sont serveurs dans les bars, vendeurs etc… Nous en avons tous parmi nos patients et je n'ai jamais ressenti de honte pour eux. Ils se battent pour pouvoir ensuite vivre de leur passion. Ces métiers artistiques ne sont pas des métiers comme les autres, tout comme l'ostéopathie n'est pas un métier comme un autre. Ils doivent être vécus comme des passions. L'ostéopathie ne peut pas être envisagée comme un travail de bureau ou d'usine. C'est une manière de penser, de raisonner et de vivre. Prenons encore l'exemple des navigateurs : actuellement se déroule la route du rhum, de nombreux régatiers sont partis traverser l'Atlantique. Les plus médiatiques vivent à 100% de leur passion et derrière, il y a le reste de la flotte qui mettra au moins deux semaines de plus à arriver, représentant 80 % des marins en course. Ces « amateurs » sont en fait de vrais marins, ils sont tenus d'avoir un métier à côté pout financer leur vraie passion : la voile. Le moindre centime glané, avec ce métier complémentaire, est réinvesti dans leur bateau et pourtant personne n'y voit aucune honte. Ils sont régulièrement mis à l'honneur par les médias qui les décrivent comme des surhommes qui doivent se battre tous les jours pour financer leur objectif. Pourquoi alors nous, les ostéopathes, devrions-nous avoir honte, sommes-nous meilleurs que ces artistes ou ces marins ? Non, cette honte n'est pas fondée. Le monde médical et certains de nos ainés affirment arbitrairement que : « si votre cabinet n'est pas rempli dans la première année et que vous avez besoin d'un complément de salaire c'est alors la honte, la faute à trop d'ostéopathes, nous sommes trop nombreux et allons tuer l'ostéopathie. Il faut vite établir un numérus clausus en ostéopathie, protégeons-nous !!! » Effectivement force est de constater que grâce au numérus clausus, aujourd'hui n'importe quel médecin quelle que soit sa spécialité aura, de toute façon, son carnet de rendez-vous rempli. Et si nous remettions au centre de nos préoccupations le Patient. C'est pour lui que nous exerçons. Le grand nombre d'ostéopathes installés nous a « forcé » à coloniser les campagnes désertées par la médecine. N'est-ce pas un point positif pour tous ? Nous suivons régulièrement de nombreuses formations afin d'être à jour des dernières recherches. La concurrence est rude, il faut être meilleur que l'autre et au final c'est bien le patient qui en bénéficie. Ce grand nombre d'ostéopathes permet au patient d'avoir une véritable liberté de choix de son praticien (en fonction de ses affinités par exemple). Aujourd'hui partout en France dans les 48h un patient peut être pris en charge par un ostéopathe. Est-ce honteux ? Est-ce une preuve de médiocrité ? Non, je pense qu'au contraire c'est une force pour l'ostéopathie. Pour moi la honte c'est un système médical où même dans les grandes villes le patient doit attendre 6 mois pour consulter un ophtalmo dont le temps sera minuté pour s'occuper de lui. Les généralistes à la campagne peuvent avoir des délais de rendez-vous allant jusqu'à 3 jours. Certains patients attendent, avec leurs douleurs et leurs angoisses, plusieurs mois pour des examens ou des consultations de spécialistes. Je ne souhaite pas blâmer les médicaux et paramédicaux, mais ils sont empêtrés dans un « système » de raréfaction de l'offre de soin. Ce serait donc pour nombre d'entre nous le modèle à atteindre ? Quel est le système le plus honteux ? Celui qui consiste à passer 1 mois, 3 ans, 6 ans avec un métier complémentaire ou le système organisé autour du soignant qui assure à ce dernier un confort matériel, suite à une sélection drastique voire arbitraire ? Évidemment aucun des deux systèmes n'est idéal, à nous d'inventer celui qui permettra à tous les soignants d'exercer dans de bonnes conditions et aux patients d'avoir un accès aux soins sur tout le territoire. En conclusion, je pense que nous devons appliquer notre réflexion ostéopathique à notre environnement. Envisageons avant tout notre métier comme un art et une passion. Dès l'entrée en école les administratifs et enseignants devraient prévenir et préparer leurs élèvent au chemin à parcourir. Une autre sélection se fera chez les ostéopathes. Exercerons alors des professionnels dont la vocation première est le soin du patient, avant même l'exercice d'un métier. Jean Edouard de Montmort, Ostéopathe DO Source des images : Intermittent du spectacle : https://fr.wikipedia.org/wiki/Intermittent_du_spectacle Le patient : https://fr.wikipedia.org/wiki/Patient Course à la voile : Les Régates à Molesey près de Hampton Court, 1874, Alfred Sisley. — The Yorck Project (2002) 10.000 Meisterwerke der Malerei (DVD-ROM), distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH. ISBN : 3936122202. ; http://insecula.com/oeuvre/O0014301.html, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=159014
  • Newsletter décembre 2018 - FBOA

    December 2018, by Ostéo4pattes-Vetosteo — Au présent...
    Sommaire Conférence annuelle du 9 (...) AG Extraordinaire Retour sur le stage de (...) Ostéopathes Animaliers Solidair Formation de libération du (...) Rappel cotisations Conférence annuelle du 9 décembre La conférence annuelle du 9 décembre fut une journée enrichissante tant intellectuellement qu'humainement. Celle-ci s'est déroulée dans les magnifiques installations d'Aquila Farm. Nous tenons à remercier chaleureusement les conférenciers pour la qualité de leurs interventions. Dans le courant de l'année des formations vous seront proposées avec certains d'entre eux, notamment Eliana Speziale (venue d'Italie nous présenter sa méthode de physiothérapie Equiter). Pierre-Luc L'hermite reviendra sûrement également afin d'approfondir le sujet de la médicalité de l'ostéopathie lors de la conférence de 2019. Nous remercions Blaise Erpicum pour ses travaux de recherche sur le système veineux de la colonne lombaire et son importance dans notre connaissance de l'anatomie ainsi que Caroline Marcerou pour l'exposition de cas ostéopathiques où le changement d'alimentation a fait une grande différence. AG Extraordinaire L'assemblée générale de fin d'année a eu lieu à la suite de cette journée de conférence. Légalement, nous sommes tenus d'avoir 2/3 des membres effectifs présents à celle-ci afin que les votes puissent être validés. Nous n'étions malheureusement pas assez nombreux pour atteindre le quorum. C'est donc l'occasion de se revoir début d'année, le 15 janvier 2019 à partir de 20H au Belga (place Flagey à Ixelles) afin de valider les votes lors d'une assemblée générale extraordinaire. C'est également l'occasion de se retrouver autour d'un verre pour la nouvelle année. Infos pratiques : Assemblée Générale Extraordinaire FBOA Le mardi 15 janvier de 20H à 22H Adresse : Café Belga, place Eugène Flagey 1050 Ixelles Retour sur le stage de chant diphonique niveau 1 de Patrick Chêne Suite aux différents stages de FTM et MTC organisé en 2016, 2017 et 2018 avec Patrick Chêne, nous avons organisé le stage de chant diphonique niveau 1 sur 2 jours à Saint-Martin. Douze participants, des ostéopathes animaliers, humains ainsi que des thérapeutes manuels, énergétiques sont venus nous rejoindre afin de partager deux jours de vibrations intenses. Le chant est un véritable outil thérapeutique pour soi-même et pour les patients. Encore une fois, l'échange avec Patrick fut très enrichissant pour chaque participant. Ostéopathes Animaliers Solidaire,OAS branche de l'UFEOA Lors de la conférence annuelle, Marie Salabert et Thomas Pernot, président et vice-président de l'UFEOA, sont venus nous présenter leur association : l'UFEOA. Union Française des Etudiants Ostéopathes Animaliers, cette organisation est totalement indépendante des écoles et permet aux étudiants de se réunir autour de nombreux projets. Un de leurs projets a retenu particulièrement notre attention : le pôle des Ostéopathes Animaliers Solidaires dont Camille Baccou est responsable. Nous avons donc décidé d'adhérer à cette démarche. Tessa Ketelbuters, membre effectif de la FBOA s'est donc proposée afin de mettre en place l'ostéopathie animalière solidaire en Belgique en collaboration avec Camille Baccou. Nous la remercions de porter ce projet en Belgique. Les missions en Belgique seront partagées avec vous par email et sur la page facebook de la FBOA. Description de l'OAS Les projets ? Deux pôles majoritaires sont mis en place : le pôle national et international. Dans chacun d'eux, les missions sont organisées uniquement entre ostéopathes animaliers ou bien en partenariat avec les ostéopathes DO et peut être bientôt avec les autres acteurs de la santé animale (vétérinaires, maréchaux, dentistes, etc.). Nous interviendrons auprès des structures telles que : SPA / Refuge / Association / Cirque / Elevage / Réserve / Centre d'exploitation animale à visée touristique. Et d'autres… vos idées sont les bienvenues ! La patientèle visée n'a aucune limite : animaux de compagnie, d'élevage, exotiques, petits et grands, jeunes et retraités. Le travail en collaboration avec les ostéopathes DO pourrait être intéressant auprès des : Centres d'accueil de SDF et leurs animaux ; Hôpitaux utilisant la médiation animale ; Centres d'équithérapie aidant les handicapés ; Associations chien guide d'aveugle ; Etc. Chaque mission est étudiée au cas par cas en fonction du budget annuel de la structure. Notre champ d'action s'ouvre aux structures n'ayant pas les moyens de financer des soins ostéopathiques pour leurs animaux. Cela sous-entend que nous n'empiétons pas sur le travail des professionnels déjà installés. Les missions ? Dans un premier temps nous organisons de petites missions partout en France et en Belgique. Puis, dans un deuxième temps, viendront les missions à l'échelle internationale s'étalant sur une plus grande période (plusieurs semaines à plusieurs mois). L'organisation de ces dernières nécessite davantage de temps et d'énergie de la part des organisateurs mais aussi un engagement personnel et financier du bénévole. C'est pourquoi celui-ci se verra sélectionné pour partir à l'international, en fonction du nombre de missions réalisées au préalable et donc de sa motivation. Les contacts ? Pour organiser ces missions nous sommes à la recherche active de structures sur lesquelles nous pourrions nous rendre et proposer nos soins ostéopathiques. Un répertoire est donc en cours de création. Néanmoins, votre aide nous est précieuse : étudiants et professionnels de tous horizons, nous faisons appel à votre réseau de connaissances ! Toute proposition est la bienvenue et nous permettra d'élargir notre champ d'action, d'organiser un maximum de mission. Faites-nous parvenir vos contacts ou nouvelles idées de structures par message privé. Vous les retrouvez sur facebook : https://www.facebook.com/OAS.UFEOA/posts/430733764124851?__tn__=K-R Formation de libération du péricarde La célèbre méthode de Montserrat Gascon, appliquée aux animaux, vous sera exposée lors de 2 week-ends (2x3 jours) consécutifs en mai 2019. Voici comment la formatrice, Fabienne Weber, (formée par Montserrat Gascon) décrit cette technique : "Le péricarde est l'enveloppe du cœur. Il le soutient et le protège des chocs non seulement physiques mais aussi émotionnels. A chaque émotion, peur, stress, … sa contraction va se répercuter sur tout notre organisme et perturber tous les systèmes du corps provoquant beaucoup de pathologies dites psychosomatiques. Après une séance, le péricarde se libère de ses tensions. Il reprend son expansion. L'énergie circule à nouveau et les facultés d'auto-guérison de la personne se remettent en action. Les systèmes organiques reprennent leurs équilibres fonctionnels sur les plans circulatoire, respiratoire, neuronal, lymphatique, immunitaire etc.…" Vidéo de l'interview de Montserrat Gascon : https://www.youtube.com/watch?v=iYP3AzqiQQg Conférence de présentation de la libération du péricarde par Fabienne Weber : le 22 février 2019 à Overijse, sous les tilleuls. Info : http://fabienne-weber.be/ OBJECTIFS DE LA FORMATION – Niveau 1 • Apprendre une méthode de soins magnifique en 6 jours • Réapprendre à sentir La vie, La respecter et L'accompagner dans sa libération. La reconnaître en nous et en tous les Êtres vivants. • Se familiariser, par le toucher, à la danse de La Vie et aux paramètres qui la caractérisent : direction, amplitude, rythme et ordre. • Libérer le Péricarde comme porte d'entrée principale des émotions et le lieu de rencontre spécifique entre le Corps, l'Âme et l'Esprit. Le libérer avec nos mains, notre présence, nos mots et avec l'énergie de notre Cœur. Nous verrons comment dénouer les blocages et permettre à nouveau à l'énergie vitale de circuler librement. • Apprendre à avoir un bon ancrage et à nous protéger. Il est important de ne pas prendre les problèmes énergétiques des autres ni de transmettre les nôtres. • Rencontrer les guides et les mots de force, pour les humains et les animaux. • Apprendre à ressentir les énergies d'un lieu et pouvoir l'harmoniser. Après cette formation vous pourrez adapter ce soin à tous les Êtres vivants. Pour cette formation aucun pré-requis n'est demandé, elle s'adresse aux praticiens et aux personnes désireuses de se reconnecter avec le cœur. Infos pratiques : 3,4 et 5 mai et 10,11 et 12 mai 2019, de 9h à 17h30 Adresse à déterminer (en Wallonie) Prix : 880 € (non-membres 1050 €) (ce prix comprend les 6 journées de formation dédiée aux - HUMAINS et aux ANIMAUX, la présence de 2 formatrices, les boissons et collations pendant les pauses ainsi que le syllabus éventuel) Acompte de 250€ demandé afin de valider l'inscription Inscriptions ici : info chez fboa.be Rappel cotisations Le paiement de votre cotisation vous permet d'avoir accès à nos formations et conférences, de bénéficier de notre assurance et de profiter d'un lieu de rencontre et d'un espace d'échange entre professionnels. Afin d'être des nôtres, n'oubliez donc pas de la renouveler : 100 € pour les membres effectifs, 40€ pour les membres adhérents, à verser au compte de la FBOA BE46 3631 4209 4936, avec en communication votre nom suivi de la mention "cotisation 2019"