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Publié : 13 septembre 2014

Ostéo4pattes,

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Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • Journée Cancer et Ostéopathie

    Décembre 2019, par A.O. — Formations et stages, ,
    Sommaire Journée de conférence à (...) Programme Journée de conférence à l'Académie d'Ostéopathie Mise à jour des connaissances : Ostéopathie et cancer Date : Le 11 janvier 2020 Lieu : au CISP RAVEL 6 avenue Maurice Ravel 75012 Paris Inscription obligatoire : Adhérent de soutien : gratuit – http://www.academie-osteopathie.fr/produit/inscription-aux-conferences-du-11-janvier-2020-adhesion-de-soutien Adhérent de l'Académie et étudiant sur justificatif : 15 euros – http://www.academie-osteopathie.fr/produit/inscription-aux-conferences-du-11-janvier-2020-etudiants-adherents-de-lao Etudiant sur justificatif : 25 euros – http://www.academie-osteopathie.fr/produit/inscription-aux-conferences-du-11-janvier-2020-etudiants Adhérent de l'Académie : 25 euros – http://www.academie-osteopathie.fr/produit/inscription-aux-conferences-du-11-janvier-2020-adherent Non adhérent de l'Académie : 50 euros – http://www.academie-osteopathie.fr/produit/inscription-aux-conferences-du-12-octobre-2019 Adresser un courriel à jplouit chez orange.fr ou ou contact chez academie-osteopathie.fr Programme 9h -9h15 : Accueil des participants 9H15-9h30 : Mot de l'Académie 9h30-12h45 : Conférences - 9H15 -10h30 : Actualisation des connaissances sur le cancer Dr Toledano Épidémiologie ; physiopathologie du cancer et des métastases… 10h30-10h45 : Pause - 10h45-12h15 : Actualisation des connaissances sur les traitements Dr Toledano : Thérapies médicamenteuses actuelles et effets secondaires, radiothérapies, nouvelles thérapies (thérapies géniques ciblées, virothérapie, immunothérapie…). Voies d'abord chirurgicales des principaux cancers et gestes opératoires les plus usuels. Les nouveaux centres de prises en charge pluridisciplinaire : Exemple de l'Institut Raphaël. - 12h15-12h45 : Débat avec la salle 12h45-14h : Repas 14h -18h : Conférences 14h-15h30 : Réflexions ostéopathiques Ronald Ellis, ostéopathe D.O Commission traduction de l'AO Les travaux de J.M. Littlejohn sur les cancers. Alain Abehsera, ostéopathe DO-médecin Réflexions ostéopathiques sur l'apport de l'ostéopathie dans la prise en charge des cancers. 15h30-15h50 : Pause 15h50-16h15 Jean-Louis Boutin, ostéopathe D.O Témoignage d'un patient. 16h15-17h30 : Actualisation des connaissances : Psychologie et cancer Michèle Monville, psychologue-psychanalyste La place et la position du soignant, rencontre intersubjective, toucher et regard. 17h30-18h00 : Débat avec la salle Voir en ligne : Académie d'Ostéopathie
  • Novembre 2019

    Décembre 2019, par Jean Louis Boutin, Ostéo4pattes-Vetosteo — Dans la presse....
    Sommaire Robert Perronnaud-Ferré (...) Les fascias - Promenades (...) Revue de presse Articles scientifiques Politique Robert Perronnaud-Ferré nous a quittés Robert est parti dans les étoiles il y a quelques jours. Ses obsèques se sont passés dans la plus stricte intimité, il y avait un tout petit nombre d'ostéopathes représentant l'ensemble de la profession... Bien triste nouvelle ! Mais la vie est ainsi faite - ce que l'on oublie trop souvent - que le terme est de partir vers d'autres cieux après avoir accompli sa tâche, petite ou grande. Pour la profession d'ostéopathe, Robert a accompli une énorme tâche et nous lui en sommes tous reconnaissants. Que sa famille reçoive ici l'hommage que les ostéopathes lui font. Sur le blog des Ostéopartageurs, Christian Defrance de Tersant écrit : « Je reviens des obsèques de Robert que je connaissais depuis 40 ans environ. Nous n'étions que 5 Ostéopathes proches de lui dont son fils et son petit fils qui a étudié à ISO Aix car la famille voulait une cérémonie dans la plus stricte intimité. J'ai été très honoré d'avoir quelque part été "choisi" avec deux autres consoeurs dont Catherine Thevenot qui fut son épouse durant de longues années. J'ai eu le sentiment de représenter toute une profession pour rendre hommage à ce grand Monsieur de l'Ostéopathie décédé à l'âge de 95 ans. » Jean Peyrière sur le site du Registre des Ostéopathes de France (ROF) que Robert a créé avec quelques autres en 1981 lui rend un très bel hommage : Le R.O.F. pleure son fondateur Médecine Ostéopathie sous la plume de René Briend DO – MROF (numéro 20) lui rend également hommage : Robert Perroneaud-Ferré, Ostéopathe, nous a quittés Notons le silence des deux associations socio-professionnelles représentatives des ostéopathies : le SFDO et Ostéopathes de France. Les fascias - Promenades sous la peau. (Dr. Jean-Claude GUIMBERTEAU) Revue de presse Heid.News - Douleurs pelviennes masculines : « L'ostéopathie soulage, voire guérit, une grande majorité des patients » Nous l'avions évoqué la semaine dernière : très difficiles à traiter médicalement, les douleurs pelviennes chroniques chez l'homme semblent pouvoir bénéficier d'une prise en charge ostéopathique. C'est là le bilan d'une expérimentation menée à l'hôpital universitaire Saint-Louis (Paris) par l'ostéopathe Yun Kyung Kim de Montebello, sous la houlette du Pr François Desgrandchamps, chef du service d'urologie. L'urologue parisien a bien volontiers accepté de nous en exposer les enjeux. Entretien. Lire l'article de Yvan Pandelé (6/11/2019) : Douleurs pelviennes masculines : « L'ostéopathie soulage, voire guérit, une grande majorité des patients » Post Grad Ostéo - Portrait de Bruno Josse Dites-nous en un peu plus sur vous ! Sans avoir la force d'Obélix, je suis moi aussi tombé dans la potion lorsque j'étais petit puisque mon père était un des précurseurs de l'ostéopathie en France et que j'ai toujours voulu faire ce métier. J'ai donc fait mes études au sein de l'Institut William Garner Sutherland. Pratiquant depuis 1977, il serait trop long (et sûrement pénible pour le lecteur…) de donner mon cursus complet. Disons simplement que j'ai complété mes connaissances à ATMAN, puis fait de nombreuses formations tant en France qu'à l'étranger. Je suis aujourd'hui un vieux à la barbe blanche et au cheveu rare mais je n'ai pas vu le temps passer depuis le moment où j'ai commencé en étant le plus jeune ostéopathe (et je le resterai à jamais vu l'âge que j'avais…) et aujourd'hui, tant cette profession est porteuse de satisfactions, de joies et de bonheur. Je me dis souvent qu'en réalité je n'ai jamais travaillé, c'est juste mon passe-temps préféré. Lire l'entretien sur Postgradostéo : Portrait de Bruno Josse Marie Claire - La fasciathérapie, ou de l'importance de prendre soin de ses fascias Cette thérapie manuelle très douce a le vent en poupe. En une à trois séances, elle permet de dénouer des tensions à l'origine de douleurs aigües ou chroniques. Ses indications sont nombreuses et ses résultats surprenants. Les fascias sont les tissus conjonctifs, c'est-à-dire un ensemble de fibres de collagène, qui enveloppent les muscles et tous les organes de notre corps : le cœur, les poumons, le pancréas… On en trouve aussi partout sous la peau. Lire l'article de Sylvia Vaisman (21/11/2019) : La fasciathérapie, ou de l'importance de prendre soin de ses fascias Articles scientifiques Le sommeil et le LCR Le liquide cérébrospinal s'écoule par vagues à travers le cerveau et semble le “nettoyer” durant le sommeil Le liquide cérébrospinal (LCS) est un liquide biologique contenu dans les méninges et dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière. Il permet d'absorber les chocs physiques auxquels peut être soumis le cerveau, et également d'éliminer les molécules et autres déchets physiologiques. Pour la première fois, des neurobiologistes ont pu voir comment le LCS s'écoule par vagues à travers le cerveau durant le sommeil. Des observations qui pourraient permettre de mieux comprendre certains troubles neurologiques. Cette dernière étude montre des vagues de liquide cérébrospinal (LCS), pulsant de façon rythmée pendant le sommeil, tout en éliminant les toxines accumulées au cours de la journée. L'équipe explique que ces résultats pourraient aider à l'étude de divers troubles neurologiques et psychologiques, en particulier ceux associés à des troubles du sommeil. L'étude a été publiée dans la revue Science. Lire l'article de Thomas Boisson (11 novembre 2019) : Le liquide cérébrospinal s'écoule par vagues à travers le cerveau et semble le “nettoyer” durant le sommeil L'article de Science (accès payant) : Coupled electrophysiological, hemodynamic, and cerebrospinal fluid oscillations in human sleep Neuroscience : News.com - Sommes-nous 'lavés le cerveau' pendant le sommeil ? Titre original : Are we ‘brainwashed' during sleep ? Résumé : Une étude révèle que, lorsque nous dormons, les pulsations du liquide céphalo-rachidien dans le cerveau sont rythmées Source : Université de Boston Une nouvelle étude de l'Université de Boston suggère que ce soir, pendant que vous dormez, quelque chose d'incroyable se produira dans votre cerveau. Vos neurones vont se taire. Quelques secondes plus tard, le sang coulera de votre tête. Ensuite, un liquide aqueux appelé liquide céphalo-rachidien (LCR) s'infiltre dans votre cerveau en ondes pulsatoires rythmées. L'étude, publiée le 31 octobre dans Science, est la première à illustrer le fait que le LCR du cerveau est pulsé pendant le sommeil et que ces mouvements sont étroitement liés à l'activité des ondes cérébrales et au flux sanguin. « Nous savons depuis longtemps qu'il existe des ondes électriques d'activité dans les neurones », explique Laura Lewis, coauteure de l'étude, professeure assistante en génie biomédical au BU College of Engineering et membre du corps professoral du Center for Systems Neuroscience. "Mais avant maintenant, nous n'avions pas réalisé qu'il y avait effectivement des vagues dans le CSF, aussi." Lire l'article de Neuroscience : Are we ‘brainwashed' during sleep ? Science - Oscillations couplées électrophysiologiques, hémodynamiques et du liquide céphalorachidien dans le sommeil humain Auteurs : Nina E. Fultz1, Giorgio Bonmassar, Kawin Setsompop, Robert A. Stickgold, Bruce R. Rosen, Jonathan R. Polimeni, Laura D. Lewis. Titre original : Coupled electrophysiological, hemodynamic, and cerebrospinal fluid oscillations in human sleep Science 01 Nov 2019 : Vol. 366, numéro 6465, pp. 628-631 - DOI : 10.1126/science.aax5440 Résumé Le sommeil est essentiel à la cognition et au maintien d'un fonctionnement sain du cerveau. Les ondes lentes de l'activité neuronale contribuent à la consolidation de la mémoire, tandis que le liquide céphalorachidien (LCR) élimine les déchets métaboliques du cerveau. On ne sait pas si ces deux processus sont liés. Nous avons utilisé la neuroimagerie accélérée pour mesurer la dynamique physiologique et neurale du cerveau humain. Nous avons découvert un modèle cohérent de dynamique oscillante électrophysiologique, hémodynamique et du LCR qui apparaît pendant le sommeil non avec mouvements oculaires non rapide. Les ondes lentes neurales sont suivies d'oscillations hémodynamiques qui, à leur tour, sont couplées au flux du LCR. Ces résultats démontrent que le cerveau endormi présente des ondes de flux de LCR à l'échelle macroscopique, et ces dynamiques du LCR sont liées à des rythmes neuronaux et hémodynamiques. Lire l'article de Science en accès libre (en anglais) : Oscillations couplées électrophysiologiques, hémodynamiques et du liquide céphalorachidien dans le sommeil humain Fascia France - World congress on Low Back Pain Le choix de la chirurgie pour la lombalgie dégénérative : qu'apporte la littérature ? (en coopération avec la société d'Amérique du nord d'étude de la colonne vertébrale) Qu'est-ce qui constitue une bonne littérature ? La première question à se poser est « est-ce qu'il y a une composante mécanique ou morphologique sur laquelle on peut intervenir chirurgicalement ? » Ceci est vrai pour des pathologies telles que les hernies discales, les discopathies, les spondylolisthésis, l'arthrose articulaire postérieur, etc. Ensuite, il faut, parmi la nombreuse littérature, sélectionner celle qui est de qualité. Par exemple, la présence d'indications claires, basées sur des critères reproductibles et standardisés. Il faut également des données sur les résultats attendus, les critères d'évaluation de la réussite et la description des complications possibles. Cependant, la littérature ne remplace pas l'expérience, ni les compétences du chirurgien. De plus, la chirurgie du rachis est très dépendante de la technologie, qui peut influencer les indications et les résultats. Lire l'article de Fascia France : Le choix de la chirurgie pour la lombalgie dégénérative : qu'apporte la littérature ? AJGP - Défis courants dans la prise en charge de la douleur au cou et aux membres supérieurs chez les employés de bureau Auteurs : Brendan Mouatt Steven J Kamper Titre original : Common challenges in managing neck and upper limb pain in office workers doi : 10.31128/AJGP-07-19-4986 Résumé Contexte général : Les douleurs cervicales, thoraciques et des membres supérieurs sont un problème courant et pesant en Australie. Les employés de bureau signalent des taux élevés de plaintes musculo-squelettiques dans la partie supérieure du corps, comparativement aux travailleurs d'autres professions. Objectif : Cet article met en lumière les défis que pose la prestation de soins biopsychosociaux complets pour les douleurs au cou, au thorax et aux bras chez les employés de bureau, et décrit en détail le rôle des thérapies actives axées sur le patient dans la prise en charge. Discussion : Les douleurs cervicales, thoraciques et des membres supérieurs sont fréquentes chez les employés de bureau. La prise en charge optimale comprend une approche biopsychosociale centrée sur le patient qui comprend l'éducation, la réassurance et l'exercice. Le traitement des travailleurs de bureau souffrant de douleurs au haut du corps nécessite une approche active qui facilite l'auto-efficacité et l'activité physique et qui reflète une compréhension moderne de la douleur. Lire l'article de AJGP en accès libre : Common challenges in managing neck and upper limb pain in office workers Pain Reports - Dépistage multidimensionnel pour prédire les problèmes de douleur chez les adultes : un examen systématique des outils de dépistage et des études de validation Auteurs : Veirman Elkea, Van Ryckeghem Dimitri M. L., De Paepe Annick, Kirtley Olivia J., Crombez Geerta PAIN Reports : September/October 2019 - Volume 4 - Issue 5 - p e775 - doi : 10.1097/PR9.0000000000000775 Résumé Les outils de dépistage permettant de prédire les mauvais résultats de la douleur sont largement utilisés. Souvent, ces outils de dépistage contiennent des facteurs de risque psychosociaux. Cette revue (1) identifie des outils de dépistage multidimensionnels qui incluent des facteurs de risque psychosociaux pour le développement ou le maintien de la douleur, la détresse liée à la douleur et l'incapacité liée à la douleur à travers les problèmes de douleur chez les adultes, (2) évalue la qualité des études de validation en utilisant le modèle prédictif Risk Of Bias ASsessment Tool (PROBAST) et (3) résume les préoccupations méthodologiques. Nous avons identifié 32 articles, répartis sur 42 échantillons d'étude, validant 7 outils de dépistage. Tous les outils ont été développés dans le contexte des douleurs musculo-squelettiques, le plus souvent dorsales, et visaient à prédire le maintien de la douleur ou l'incapacité liée à la douleur, et non la détresse liée à la douleur. Bien que des études plus récentes conçoivent, réalisent, analysent et présentent des rapports conformément aux pratiques exemplaires en matière de recherche sur le pronostic, le risque de biais était le plus souvent modéré. Des préoccupations méthodologiques communes ont été identifiées, liées à la sélection des participants (p. ex. populations mixtes), aux prédicteurs (p. ex. les prédicteurs ont été administrés différemment des prédicteurs dans l'étude de développement), aux résultats (p. ex. chevauchement entre prédicteurs et résultats), à la taille des échantillons et au flux des participants (p. ex. traitement inconnu ou incorrect des données manquantes) et aux analyses (p. ex. grande diversité des indicateurs de performance). Des recommandations pour les recherches futures sont fournies. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article en accès libre (en anglais) : Multidimensional screening for predicting pain problems in adults Chiropractic & Manual Therapies- BMC Où les patients présentant une radiculopathie à un seul niveau confirmée par IRM ressentent-ils de la douleur, et quelle est l'interprétabilité clinique de ces schémas douloureux ? Une étude transversale sur l'exactitude du diagnostic Auteurs : Hanne B. Albert, Jeanette Kaae Hansen, Helle Søgaard & Peter Kent Titre original : Where do patients with MRI-confirmed single-level radiculopathy experience pain, and what is the clinical interpretability of these pain patterns ? A cross-sectional diagnostic accuracy study Chiropractic & Manual Therapies volume 27, Article number : 50 (2019) Résumé Contexte général : Les cliniciens désignent la distribution de la douleur dans la jambe comme étant importante pour diagnostiquer l'atteinte de la racine nerveuse. Cette étude visait à identifier : (i) les schémas de douleur radiculaire unisegmentaire communs et leur caractère dermatomique, et (ii) si ces schémas de douleur radiculaire ont aidé les cliniciens à discriminer le niveau des racines nerveuses impliquées. Méthodes : Une étude transversale sur la précision du diagnostic chez des patients adultes souffrant de douleur radiculaire à la jambe dans un hôpital au Danemark. Tous les patients présentaient des signes neurologiques positifs (en moyenne 2,8 signes - hypoalgésie, diminution des réflexes, faiblesse musculaire, test positif de la jambe droite). La partie 1 (profils de douleur) était une analyse secondaire des données de base sur les profils de douleur recueillies au cours d'un essai clinique. Les diagrammes de la douleur de 93 patients présentant une IRM et une hernie discale mononiveau cliniquement confirmée avec compression des racines nerveuses ont été numérisés et superposés pour former une image composite des modèles radiculaires des racines nerveuses L5 et S1, qui ont ensuite été comparés aux dermatomes publiés. Dans la partie 2 (utilité clinique), nous avons mesuré prospectivement la capacité discriminatoire des modèles de douleur identifiés. L'exactitude a été calculée pour trois groupes de six cliniciens lors de la classification de la racine nerveuse affectée dans une séquence randomisée de 53 patients, lorsqu'elle n'a pas été montrée, brièvement montrée ou continuellement montrée, les modèles de douleur composites. Dans chaque groupe se trouvaient deux chiropraticiens, deux médecins et deux physiothérapeutes. Résultats : Il y avait un large chevauchement dans les schémas douloureux des racines nerveuses L5 et S1 compromises, mais quelques caractéristiques distinctives. Ces schémas douloureux présentaient un chevauchement d'environ 50 à 80 % avec les dermatomes publiés. Les cliniciens n'ont pas été en mesure de déterminer avec plus d'exactitude que par hasard si un dessin individuel de la douleur provenait d'une personne dont la racine nerveuse L5 ou S1 était compromise, et l'utilisation des dessins composites de la douleur n'a pas amélioré cette précision. Conclusions : Bien que la distribution de la douleur puisse être une indication de radiculopathie, les schémas douloureux de la compression de la racine nerveuse L5 ou S1 ne se rapprochaient que de ceux des dermatomes sensoriels, et les connaissances spécifiques au niveau de la douleur radiculaire n'ont pas aidé les cliniciens à établir un diagnostic précis de l'atteinte nerveuse de la racine. Ces résultats indiquent que, à eux seuls, les modèles de douleur fournissent très peu d'information diagnostique supplémentaire sur la racine nerveuse qui est affectée. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article en axcès libre (en anglais) : Where do patients with MRI-confirmed single-level radiculopathy experience pain, and what is the clinical interpretability of these pain patterns ? A cross-sectional diagnostic accuracy study Pain Reports - Effets placebo et nocebo et apprentissage de l'évitement de la douleur opératoire lié à l'utilisation d'un placebo Auteurs : Janssens Thomas, Meulders Anna, Cuyvers Bien, Colloca Luana, Vlaeyen Johan W.S. Titre original : Placebo and nocebo effects and operant pain-related avoidance learning PAIN Reports : May/June 2019 - Volume 4 - Issue 3 - p e748 - doi : 10.1097/PR9.0000000000000748 Résumé Introduction : La recherche sur l'apprentissage dans les groupes placebo et nocebo s'est principalement appuyée sur les procédures de conditionnement de pavlovien. Les procédures d'apprentissage peuvent modéliser avec plus de précision l'apprentissage dans des situations réelles dans lesquelles des effets placebo et nocebo se produisent. Objectifs : étudier le développement et la persistance des effets placebo et nocebo à l'aide d'une tâche d'apprentissage par évitement opérantoire. Méthodes : Les participants indolores (n = 58) pourraient apprendre à éviter la douleur en effectuant des mouvements dont la difficulté et l'intensité de la stimulation douloureuse diffèrent. Les participants ont exécuté des mouvements dans 2 contextes. Dans le contexte du coût élevé de l'évitement, l'intensité du stimulus douleureux diminue avec la difficulté croissante du mouvement. Dans le contexte du faible coût de l'évitement, les contingences ont été inversés. Les participants ont évalué les attentes et l'intensité de la douleur. Pendant le test, les difficultés de mouvement restent inchangées, mais les participants ont toujours reçu un stimulus douleureux d'intensité moyenne. Les effets placebo et nocebo les effets ont été définis comme des cotes d'intensité de la douleur plus faibles ou plus élevées pour les trajectoires qui entrapnaient auparavant une intensité faible ou élevée comparativement à la stimulation d'intensité moyenne. Résultats : Comme prévu, les participants ont acquis des attentes et des choix différentiels en matière de mouvement et de douleur. Les tests avec un stimulus douloureux d'intensité moyenne ont rapidement effacé les différences de choix des mouvements selon les contextes, mais les différences dans les attentes en matière de douleur ont été maintenues. La modulation de la douleur d'un contexte à l'autre était conforme aux attentes en matière de mouvement et de douleur. Cependant, nous n'avons observé les effets placebo que dans le contexte du faible coût d'évitement et nous n'avons trouvé aucune preuve d'effets nocebo. Conclusion : l'apprentissage de l'opérateur peut modifier les attentes en matière de douleur, la modulation de la douleur et le comportement d'évitement lié à la douleur. Les attentes persistantes en matière de douleur suggèrent que les croyances acquises à l'égard de la douleur peuvent être résistantes à la non-confirmation, malgré l'expérience que l'on a soi-même avec de nouvelles contingences de la douleur et du mouvement. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article en accès libre (en anglais) : Placebo and nocebo effects and operant pain-related avoidance learning Pain - Efficacité d'une intervention axée sur un mode de vie sain pour les lombalgies chroniques : un essai contrôlé randomisé Auteurs : Williams Amanda, Wiggers John, O'Brien Kate M., Wolfenden Luke,Yoong Sze Lin, Hodder Rebecca K., Lee Hopin, Robson Emma K., McAuley James H., Haskins Robin, Kamper Steven J., Rissel Chris, Williams Christopher M. Titre original : Effectiveness of a healthy lifestyle intervention for chronic low back pain : a randomised controlled trial DOULEUR : Juin 2018 - Volume 159 - Numéro 6 - p 1137-1146 - doi : 10.1097/j.pain.0000000000000001198 Résumé Nous avons évalué l'efficacité d'une intervention de six mois sur l'intensité de la douleur chez les patients souffrant de lombalgie chronique qui étaient en surpoids ou obèses. Nous avons mené un essai contrôlé randomisé pragmatique, intégré dans une cohorte d'essais contrôlés randomisés multiples de patients sur une liste d'attente pour une consultation orthopédique ambulatoire dans un hôpital tertiaire en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie. Les patients admissibles souffrant de lombalgie chronique (>3 mois) et ayant un indice de masse corporelle ≥27 kg/m2 et <40 kg/m2 ont été répartis au hasard, au moyen d'un processus central d'attribution aléatoire dissimulée, pour recevoir des conseils et de l'information et être dirigés vers un service d'encadrement téléphonique de six mois sur un mode de vie sain, ou des soins courants. Le principal résultat a été l'intensité de la douleur mesurée à l'aide d'une échelle d'évaluation numérique de 11 points, au départ, deux semaines et une fois par mois pendant six mois. L'analyse des données a été effectuée selon l'intention de traiter selon un plan d'analyse prépublié. Entre le 13 mai 2015 et le 27 octobre 2015, 160 patients ont été assignés au hasard à l'intervention ou aux soins habituels dans un rapport de 1:1. Nous n'avons constaté aucune différence entre les groupes quant à l'intensité de la douleur sur 6 mois (surface sous la courbe, différence moyenne = 6,5, intervalle de confiance à 95 % -8,0 à 21,0 ; P = 0,38) ou tout résultat secondaire. Dans le groupe d'intervention, 41 % (n = 32) des participants ont signalé un effet indésirable comparativement à 56 % (n = 45) dans le groupe témoin. Nos résultats montrent que l'éducation, les conseils et l'accompagnement par téléphone n'ont pas été bénéfiques pour les patients souffrant de lombalgie qui étaient en surpoids ou obèses, comparativement aux soins habituels. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article (payant) : Effectiveness of a healthy lifestyle intervention for chronic low back pain : a randomised controlled trial BMJ : British Journal of Sports Medicine - Des données récentes issues d'essais de dénervation par radiofréquence soulignent en outre que le traitement de la nociception n'est pas la même chose que le traitement de la douleur. Auteurs : Matthew K. Bagg James H. McAuley G Lorimer Moseley Benedict M. Wand The University of Notre Dame Australia, benedict.wand chez nd.edu.au Titre original : Recent data from radiofrequency denervation trials further emphasise that treating nociception is not the same as treating pain treating nociception is not the same as treating pain Résumé La lombalgie chronique est un état dans lequel la prestation actuelle des soins de santé échoue et nous suggérons que des données récentes dans le domaine de la médecine de la douleur interventionnelle indiquent ce que sont ces lacunes. La dénervation par radiofréquence est effectuée en partant du principe que la dénervation de la structure apériphérique éradiquera ou réduira considérablement la douleur et améliorera la fonction. Les résultats de six essais cliniques de taille moyenne et bien menés qui ne démontrent aucune efficacité et aucune efficacité réelle pour les procédures de dénervation illustrent clairement à quel point cette approche est boiteuse. Nous suggérons que ces résultats représentent une ligne de sable pour la recherche et la prise en charge des maux de dos. Il s'agit d'un signal clair pour abandonner finalement les programmes de recherche et les paradigmes de gestion qui se concentrent principalement sur la nociception et qui, au contraire, embrassent véritablement le modèle biopsychosocial de la douleur. Mots clés : Douleurs dorsales, essais cliniques, dénervation par radiofréquence, médecine de la douleur interventionnelle, médecine fondée sur des données probantes. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article (format pdf) : Recent data from radiofrequency denervation trials further emphasise that treating nociception is not the same as treating pain treating nociception is not the same as treating painl Medical Teacher : Évaluations de la personnalité et résultats dans l'enseignement médical et l'exercice de la médecine Titre original : Personality assessments and outcomes in medical education and the practice of medicine : AMEE Guide No. 79 Auteurs : Mohammadreza Hojat, James B. Erdmann & Joseph S. Gonnella https://doi.org/10.3109/0142159X.2013.785654 Résumé Dans un paradigme de performance des médecins, nous proposons que les composantes "cognitives" et "non cognitives" contribuent à la performance des médecins en formation et en pratique. Notre examen de la littérature pertinente indique que la personnalité, en tant que facteur important de la composante " non cognitive ", joue un rôle important dans les performances académiques et professionnelles. Nous décrivons les résultats obtenus sur 14 instruments de personnalité sélectionnés pour prédire les performances académiques et professionnelles. Nous remettons en question l'affirmation selon laquelle la personnalité peut être évaluée de manière valide et fiable à partir d'entretiens d'admission, de lettres de recommandation, d'essais et de déclarations personnelles. Sur la base de la pertinence conceptuelle et des preuves empiriques actuellement disponibles, nous proposons que les attributs de la personnalité tels que la conscience professionnelle et l'empathie soient considérés comme des mesures de choix pour l'évaluation des aspects pertinents de la personnalité dans le rendement scolaire et professionnel. Une exploration plus approfondie est nécessaire pour rechercher d'autres attributs de personnalité pertinents à l'éducation médicale et aux soins aux patients. Les implications pour l'orientation professionnelle, l'évaluation du perfectionnement professionnel et des résultats de l'éducation médicale, et l'utilisation potentielle comme information supplémentaire pour les décisions d'admission sont discutées. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article en accès libre (en anglais) : Personality assessments and outcomes in medical education and the practice of medicine : AMEE Guide No. 79 JAOA - Empathy in Medicine National Norms for the Jefferson Scale of Empathy : Un projet national d'éducation médicale ostéopathique et d'empathie à l'échelle du pays Auteurs : Mohammadreza Hojat, PhD ; Stephen C. Shannon, DO ; Jennifer DeSantis, MEd ; Mark R. Speicher, PhD ; Lynn Bragan ; Leonard H. Calabrese, DO Titre original : Empathy in Medicine National Norms for the Jefferson Scale of Empathy : A Nationwide Project in Osteopathic Medical Education and Empathy (POMEE) The Journal of the American Osteopathic Association, August 2019, Vol. 119, 520-532. doi:10.7556/jaoa.2019.091 Résumé Contexte : Des normes nationales sont nécessaires pour évaluer les scores individuels des instruments validés. Avant d'entreprendre cette étude, aucune norme nationale n'était disponible sur les scores d'empathie. Le Projet d'éducation et d'empathie en médecine ostéopathique (Project in Osteopathic Medical Education and Empathy POMEE) a fourni une occasion unique d'élaborer les premières normes nationales pour les étudiants en médecine. Objectif : Élaborer des normes nationales pour l'évaluation des scores d'empathie des étudiants en médecine ostéopathique sur l'échelle d'empathie de Jefferson (Jefferson Scale of Empathy JSE), largement utilisée et bien validée, à tous les niveaux de l'enseignement médical ostéopathique.Méthodes : Les participants étaient des étudiants de 41 des 48 campus participants des facultés de médecine ostéopathique. Les étudiants ont été invités à répondre à un sondage en ligne, qui comprenait le JSE, au cours de l'année universitaire 2017-2018. Résultats : Au total, 16 149 questionnaires remplis ont été utilisés pour créer des tableaux de normes nationales. Trois tableaux de normes nationales ont été élaborés pour les matriculants de première année et pour les étudiants en préclinique (années 1 et 2) et en clinique (années 3 et 4) de la faculté de médecine. Les tableaux des normes permettent de convertir n'importe quel score brut au JSE pour les étudiants et étudiantes en médecine ostéopathique, de l'inscription à l'obtention du diplôme, en un rang centile pour évaluer le score d'un individu par rapport aux données nationales. Conclusions : Les normes nationales élaborées dans le cadre de ce projet, pour les hommes et les femmes et à différents niveaux de l'enseignement des facultés de médecine, peuvent non seulement servir à l'évaluation des résultats individuels des étudiants à l'JSE, mais aussi servir de mesure supplémentaire pour l'admission aux programmes d'études médicales et postdoctorales en médecine Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article du JAOA en accès libre (en anglais) : Empathy in Medicine National Norms for the Jefferson Scale of Empathy : A Nationwide Project in Osteopathic Medical Education and Empathy (POMEE) Journal of Clinical Medicine - Effets du traitement viscéral ostéopathique chez les patients présentant un reflux gastro-oesophagien : Un essai contrôlé randomisé Auteurs : Nuria Eguaras, Elena Sonsoles Rodríguez-López, Olga Lopez-Dicastillo, M. Ángeles Franco-Sierra, François Ricard and Ángel Oliva-Pascual-Vaca Titre original : Effects of Osteopathic Visceral Treatment in Patients with Gastroesophageal Reflux : A Randomized Controlled Trial J. Clin. Med. 2019, 8(10), 1738 ; https://doi.org/10.3390/jcm8101738 Résumé Le traitement manuel ostéopathique a été recommandé comme thérapie non pharmacologique pour le reflux gastro-œsophagien (RGO). Toutefois, à ce jour, aucune étude n'a confirmé l'efficacité de cette intervention en ce qui concerne les symptômes de la maladie. Notre objectif était d'évaluer l'effet d'une technique manuelle ostéopathique pour le sphincter œsophagien inférieur sur les symptômes du RGO, la mobilité cervicale et le seuil de douleur de pression épineuse en C4 (PPTs). Méthodes : Un essai randomisé, à double insu et contrôlé par placebo a été réalisé. Soixante sujets atteints de RGO ont participé à cette étude et ont été assignés au hasard soit à un groupe expérimental (EG) (n = 29), qui a reçu la technique ostéopathique pour le sphincter œsophagien inférieur, soit à un groupe témoin (CG) (n = 31), qui a reçu un contact manuel, qui imite la technique ostéopathique sans exercer aucune force thérapeutique. La randomisation a été générée par ordinateur, l'attribution étant dissimulée par des enveloppes numérotées séquentiellement, opaques et scellées. Le questionnaire GerdQ a été utilisé pour évaluer l'évolution des symptômes la semaine suivant l'intervention. L'amplitude des mouvements cervicaux (CROM) et l'algomètre ont été utilisés pour évaluer la mobilité cervicale et les PPT avant et après les deux traitements. La comparaison avant/après entre les groupes (t-test) a été utilisée pour l'analyse statistique des résultats, avec deux points de mesure (GerdQ), tandis que les mesures répétées ANOVA ont été utilisées pour les résultats avec quatre points de mesure (CROM et PPT). Résultats : L'application du traitement manuel ostéopathique chez les sujets atteints de RGO a entraîné une amélioration significative des symptômes une semaine après l'intervention (p = 0,005) avec une différence entre les groupes de 1,49 point dans le score GerdQ (IC 95 % : 0,47-2,49). Le PPT C4 s'est amélioré dans l'EG après le traitement (p = 0,034 ; η2 = 0,048) (différence entre groupes 8,78 Newton/cm2 ; IC à 95 % : 0,48-17,09). Le CROM a également augmenté dans l'EG par rapport au CG (p < 0,001 ; η2 = 0,108) (différence entre les groupes 33,89 degrés ; IC 95 % : 15,17-52,61). Conclusions : La technique ostéopathique manuelle produit une amélioration des symptômes du RGO une semaine après le traitement, de la mobilité cervicale et des PPTs. Cela peut signifier que le traitement ostéopathique est utile pour améliorer les symptômes du RGO. Mots-clés : RGO ; reflux gastro-oesophagien ; médecine ostéopathique ; seuil de douleur ; thérapies complémentaires Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article en accès libre (en anglais) : Effects of Osteopathic Visceral Treatment in Patients with Gastroesophageal Reflux : A Randomized Controlled Trial Politique Santé Clair - Sondage sur les médecines douces Médecines douces : davantage d'information et d'accessibilité attendues, pour des pratiques vis-a-vis desquelles les français temoignent d'un interet majeur Santéclair a lancé en juin 2019 l'Observatoire des parcours de soins des Français en partenariat avec Harris Interactive. Les résultats de la troisième thématique étudiée, « les Français et lesmédecines douces »(a), démontrent l'intérêt incontestable qu'une majorité de nos concitoyens y portent : 71% ont déjà eu recours à au moins une pratique de médecine douce avec,comme quintet de tête des mieux perçues et connues, l'ostéopathie (80% de bonne image), la diététique (73%), l'homéopathie (72%), l'acupuncture (72%) et la psychologie (63%). Pourtant plusieurs freins dans le recours à ces pratiques sont clairement exprimés en ce qui concerne leur manque d'accessibilité, d'abord financière mais aussi géographique, ainsi que des interrogations sur leur crédibilité scientifique et leur encadrement professionnel. Extraits concernant l'ostéopathie « Les Français ont une bonne image des médecines douces, même si celle-ci est contrastée selon les disciplines. Cette image est surtout favorable à l'égard de l'ostéopathie (80%), la diététique (73%), l'homéopathie (72%) et l'acupuncture (72%), moins pour les autres disciplines... (p.5) Néanmoins la hiérarchie change dès lors qu'on s'intéresse à la régularité de ces pratiques. Ainsi, si seulement 10% des Français déclarent avoir déjà consulté un naturopathe, près des trois quarts d'entre eux disent le faire au moins une fois par an. Parmi l'ensemble de ces pratiques, c'est le taux de consultation annuelle le plus élevé, juste devant celui lié à l'ostéopathie. De fait, ces deux disciplines sont de loin celles qui sont jugées les plus « indispensables ou importantes » par les Français qui les pratiquent. Pour l'ensemble de ces pratiques, les taux de satisfaction enregistrés sont élevés, à commencer là encore par l'ostéopathie (92% de satisfaits, dont 54% « tout à fait satisfaits »). (p.6) Au final, les médecines douces bénéficient d'une perception bienveillante de la part des Français mais...... toutes les disciplines ne sont pas logées à la même enseigne : à cet égard l'ostéopathie apparaît dans ce domaine aux yeux des Français comme une pratique nettement plus installée / légitime (en termes de connaissance, d'image, de pratique, de satisfaction) que d'autres ; ... le niveau d'information à l'égard de ce secteur reste largement perfectible, même pour les disciplines les mieux connues (ostéopathie, homéopathie, diététique) (p.7) Pour accompagner le recours aux médecines douces lorsqu'ils en éprouvent le besoin, plusieurs services proposés par Santéclair à ses bénéficiaires peuvent se révéler d'une grande utilité : oL'accès facilité aux ostéopathes et/ou aux chiropracteurs via notreréseau de 370 praticiens sélectionnés pour leurs compétences et leur formation, tous diplômés d'établissements agréés par le ministère de la Santé dans le cas de l'ostéopathie ou par une instance professionnelle de référence pour la chiropraxie (Council of Chiropractic Education International) et bénéficiant de plusieurs années d'expérience (p.9) » Lire le sondage de Santéclair (format pdf) : Communiqué de presse, 15 novembre 2019 Ce sondage est repris par Parents : Médecines douces : les Français sont fans ! Un sondage « les Français et les médecines douces » réalisé par Harris Interactive révèle qu'une large majorité de Français témoigne d'un intérêt majeur envers ces pratiques et en sont même adeptes. Pourtant plusieurs freins dans leur recours sont clairement exprimés, notamment leur manque d'accessibilité financière et géographique, ainsi que des interrogations sur la crédibilité des praticiens et leur encadrement professionnel. Lire l'article de Parents (18/11/2019) : Parents : Médecines douces : les Français sont fans ! Doctissimo Santé - Les Français ont une bonne image des médecines douces Selon un sondage Harris interactive pour Santéclair, 86% des Français auraient une bonne image des médecines douces. Selon ce sondage, réalisé sur un panel de 1.500 personnes, 86% des Français auraient une bonne image des médecines douces. Une image plutôt positive Cette image positive est surtout valable pour les médecines douces les plus connues comme l' ostéopathie (80%), la diététique, l' homéopathie (72%) et l' acupuncture (72%). Concernant les autres disciplines comme la naturopathie ou encore l'hypnose, les français avouent en avoir une connaissance trop approximative pour se faire une opinion. La majorité des français a déjà consulté un praticien en médecines douces... Lire l'article de Doctissimo (19/11/2019) : Les Français ont une bonne image des médecines douces La Revue des transitions - Médecines douces : les Français en gardent une bonne image, malgré les polémiques En dépit du déremboursement programmé de l'homéopathie et des polémiques récurrentes, les Français conservent une bonne image des médecines douces, selon un sondage Harris interactive pour Santéclair. Dans l'ensemble, les sondés se montent satisfaits des soins reçus. C'est particulièrement vrai dans le domaine de l'ostéopathie (92 %) et de l'homéopathie (89 %). De quoi revigorer les défenseurs de ces thérapies. C'est un sondage qui va apporter de l'eau au moulin de Boiron et des patients des médecines alternatives comme l'homéopathie. Une enquête de l'institut Harris Interactive pour Santéclair, réalisée en ligne du 16 au 25 octobre 2019 auprès d'un échantillon de 1500 personnes représentatif de la population nationale, les Français conservent une bonne image des médecines douces, malgré les récentes polémiques sur leur efficacité. Cette image positive est surtout valable pour les médecines douces les plus connues comme l'ostéopathie (80%), la diététique (73 %), l'homéopathie (72%), l'acupuncture (72%) et la psychologie (63). Lire l'article de la Revue des transitions (20/11/2019) : Médecines douces : les Français en gardent une bonne image, malgré les polémiques France Inter - Pour ou contre les médecines complémentaires et alternatives ? Ces médecines « dites complémentaires et alternatives », qui peuvent éveiller des soupçons, générer des craintes et provoquer des tensions. Débat ce matin sur les médecines complémentaires et alternatives, aux différentes dénominations selon que l'on se positionne pour ou contre : médecines douces, pratiques de soins non conventionnelles, pratiques hétérodoxes... Homéopathie, acupuncture, hypnose, ostéopathie, phytothérapie : des médecines complémentaires et alternatives qui recueillent l'assentiment d'une large majorité de Français, mais qui peuvent éveiller des soupçons, générer des craintes et provoquer des tensions entre soignants et patients. Lire/écouter l'article de France Inter (18/11/2019) : Pour ou contre les médecines complémentaires et alternatives ? ODOXA UPO - Sondage : Les français plébiscitent l'ostéopathie ! Selon un sondage mené par Odoxa pour le compte de l'UPO au mois de septembre, les français apprécient toujours autant l'ostéopathie. Près de la moitié d'entre eux (48 %) a consulté un ostéopathe durant les cinq dernières années, près d'un quart (23 %) durant les douze derniers mois. Le niveau de confiance des français dans leur ensemble à l'égard des ostéopathes est très élevé, à 86 %. Contrairement à une idée répandue, cette forte adhésion concerne tout autant les ouvriers et employés (51% ont consulté ces 5 dernières années) que les cadres, professions intellectuelles supérieures et professions intermédiaires (56%). Quant aux 25-34 ans, ils affichent un résultat de 10 points plus élevé, à 58% (39 % les douze derniers mois). Voir le sondage ODOXA - UPO : Les français plébiscitent l'ostéopathie ! La Provence - Pour une entorse de cheville ou une lombalgie aiguë, plus besoin de passer aux urgences Agnès Buzyn a profité de son plan de désengorgement des urgences pour élargir les compétences des kinés libéraux. Plus de 5 000 patients français passent aux urgences pour une entorse, tandis que 2 500 personnes s'y rendent pour une lombalgie. La balle passe entre les perches, essai transformé ! En donnant la possibilité aux kinés libéraux de prendre en charge l'accueil et le soin des entorses et des lombalgies, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a légalisé une situation très courante dans les cabinets médicaux. "Nous sommes très heureux que les autorités reconnaissent enfin le travail de terrain des kinés libéraux", a souligné Jean-Fabien Lazaro, secrétaire général de l'URPS Paca des kinés. Chaque jour, plus de 5 000 patients français passent aux urgences pour une entorse, tandis que 2 500 personnes s'y rendent pour une lombalgie. Des chiffres vertigineux qui impliquent aujourd'hui une modification du parcours du patient. "Jusqu'alors, certains patients se rendaient aux urgences et se retrouvaient dans nos cabinets le lendemain pour des soins supplémentaires, d'autres allaient consulter leur médecin généraliste avant de venir chez nous. Ces cas ne sont pas une généralité, puisqu'aujourd'hui les Français ont l'habitude de consulter directement des spécialistes paramédicaux comme nous. Dans les faits, on ne va pas avoir un flux plus important de patients", tempère-t-il. Lire l'article Fabien Cassar (4/10/2019) : Pour une entorse de cheville ou une lombalgie aiguë, plus besoin de passer aux urgences Ostéopathe de France - Accessibilité, annuaires, référencement : les arnaques continuent Nous sommes encore régulièrement sollicités à propos d'arnaques qui circulent par mailing ou appels téléphoniques… Constitution du dossier accessibilité, proposition de référencement dans des annuaires soit disant largement diffusés, proposition de gestion d'un référentiel soit disant performant sur internet, mail portant par exemple la signature d'Arthur MONNET (AD'AP) concernant le remboursement d'un trop versé pour le dossier accessibilité. Les arnaqueurs ne sont pas dénués d'imagination. Nous tenons à vous rappeler ces quelques précisions : Dans notre exercice professionnel nous devons payer nos charges sociales habituelles à l'URSSAF ou la CIPAV. Leurs appels de cotisations sont adressés par courrier ou sur un espace personnel sécurisé sur le site internet. AUCUNE SOMME N'EST JAMAIS RÉCLAMÉE PAR MAIL. Le Registre d'accessibilité est consultable gratuitement en téléchargeant les documents en accès libre sur le site du Ministère de la transition écologique et solidaire AUCUNE SOMME N'EST À RÉGLER. Les éventuels « trop versés » sont notifiés par courrier et doivent correspondre à un versement préalable effectif. NE TRANSMETTEZ JAMAIS VOS COORDONNÉES BANCAIRES NI VOS COPIES DE PAPIERS D'IDENTITÉ EN RÉPONSE À UNE DEMANDE PAR MAIL Les annuaires promettant un référencement performant tout comme les propositions de référencement en ligne moyennant le plus souvent des sommes importantes ne sont que des arnaques. Elles cachent des abonnements mensuels à coûts élevés pour un rendu nul. PAR PRÉCAUTION, NE SIGNEZ RIEN, NE RÉGLEZ RIEN. Lire l'article d'Ostéopathes de France (30 octobre 2019) : Accessibilité, annuaires, référencement : les arnaques continuent PGC rachète l'école d'ostéopathie animale ESAO L'École Européenne d'Ostéopathie Animale (European School of Animal Osteopathy), référence européenne en formation d'ostéopathe pour animaux, a été rachetée dans le courant de l'été 2019 par PGC avec le soutien de la Banque Publique d'Investissement, du Crédit Agricole Normandie-Seine et de la Région Normandie via son véhicule Normandie Horizon rattaché à Normandie Participations. L'ESAO affiche clairement son ambition de devenir un pôle mondial de référence en Ostéopathie animale. L'entrée au capital d'investisseurs spécialisés soutenus par des partenaires institutionnels comme la BPI, le Crédit Agricole Normandie-Seine ou Normandie Horizon, apporte les moyens financiers et humains nécessaires à la réalisation de cette ambition. Plusieurs actions stratégiques ont été entreprises depuis l'acquisition... Lire le communiqué de presse : PGC rachète l'école d'ostéopathie animale ESAO
  • Réflexions sur le champ de pratique en ostéopathie

    Décembre 2019, par Jerry Draper-Rodi — K cliniques SDO
    Sommaire Exemple des travaux du Dr (...) Réflexions sur le champ de (...) Références et Bibliographie Exemple des travaux du Dr Lisa Hodge Titre de l'article : Réflexions sur le champ de pratique en ostéopathie : Exemple des travaux du du Dr Lisa Hodge Nom auteur et rangs universitaires : Jerry Draper-Rodi, DO, DU (anatomie clinique), DU (anatomie appliquée à l'examen clinique et à l'imagerie médicale), PG Cert Research methods Affiliation : The British School of Osteopathy, Londres (Grande-Bretagne) Publication antérieure similaire : Rodi J. Expanding the evidence base for osteopathic medicine – lymphatic pump treatment, the lymphatic and immune systems. Research and Treatment Bulletin. International Journal of Osteopathic Medicine. 2010 ;13(3):99. Coordonnées de l'auteur : Jerry Draper-Rodi, J.rodi chez bso.ac.uk Déclaration : Je déclare que le manuscrit a été lu et approuvé par l'auteur, Jerry Draper-Rodi. Remerciements chaleureux pour leur relecture attentive à Anne Benoit DO, Léonore de Saint Gerand DO, Raphael Hauser DO et Bruno Landais DO. Résumé Dr Lisa Hodge La prise en charge ostéopathique a été limitée aux troubles fonctionnels en France sur le postulat que certaines techniques ostéopathiques pourraient aggraver l'état du malade. Lisa Hodge, docteur en microbiologie and immunologie, effectue de la recherche en ostéopathie à l'Osteopathic Research Center (Etats-Unis). Les travaux de recherche de son équipe portent sur les techniques de pompage lymphatique et leurs effets immunitaires chez l'animal. Ces études sont utilisées comme outil de réflexion sur le champ de pratique ostéopathique et le risque de l'usage de techniques ostéopathiques. Les travaux de l'équipe du Dr Hodge montrent chez l'animal que les techniques de pompage lymphatique augmentent l'écoulement dans le conduit thoracique et la concentration de cet écoulement est augmentée en lymphocytes. Ces techniques peuvent favoriser l'élimination des bactéries de la pneumonie, réduire les phénomènes inflammatoires associés aux infections pulmonaires chroniques et inhiber la formation de tumeurs pulmonaires. Ces nouvelles données que nous offre la recherche ostéopathique basée sur les preuves, sont en contradiction avec les croyances de la profession et du système biomédical. La profession ostéopathique craint peut-être d'être moins efficace que d'autres thérapies. Elle doit apprendre à se promouvoir au travers d'études récentes pour éviter de voir son champ d'action encore plus restreint. Mots-clefs : Pompages lymphatiques, immunité, traitement manuel. Article title : Reflexion on osteopathic scope with reference to Dr Lisa Hodge's laboratory studies Abstract Osteopathic scope of practice in France has been narrowed to functional disorders based on the premise that certain osteopathic techniques may worsen patient health. Lisa Hodge, PhD in microbiology and immunology, carries out research at the Osteopathic Research Center (USA). Dr Hodge's team has studied the effects of lymphatic pump techniques on animals' immune systems. These studies are used as a basis for reflection on osteopathic scope of practice and the risks of using osteopathic techniques. Dr Hodge's team has shown that lymphatic pump techniques increase the lymphatic flow in the thoracic duct. Leukocyte count and flux are also increased in thoracic duct lymph during lymphatic pump techniques. These techniques reduce pulmonary disease, enhance anti-tumour immunity and reduce solid tumour formation. These new pieces of evidence go against current osteopathic and biomedical thinking. Osteopathy may suffer from a belief that it is less effective than other therapies. The profession needs to learn to promote itself through research to avoid seeing its scope of practice further restricted. Keywords : Lymphatic pump techniques, immunity, manual therapy Réflexions sur le champ de pratique en ostéopathie, exemple des travaux du laboratoire du Dr Hodge Au début du siècle dernier, l'ostéopathie avait un champ d'action vaste et était considérée comme efficace, par exemple, contre les pathologies organiques et les infections. Pour ne citer que quelques exemples, en 1937, Arthur D. Becker, DO, écrivait un article sur l'approche ostéopathique du rhume [1]. Il prenait en compte la genèse de la maladie plutôt que de voir le virus ou la bactérie comme étant la simple cause. En 1938, Hazzard, DO, déclarait même que « a force principale de l'ostéopathie est de stimuler toutes les défenses naturelles du corps contre la maladie » [1] (traduit de l'anglais par Jerry Draper-Rodi). Still décrivait les signes et approches ostéopathiques possibles de la grippe. [2] « Après avoir ajusté toutes les structures et obtenu une condition parfaitement normale dans cette partie du thorax, j'ai dans tous les cas obtenu un premier soulagement. L'irritation stimule le système artériel, le forçant à un degré d'action plus élevé, tout en gênant ou arrêtant le drainage du sang veineux et des autres liquides qui devraient revenir au cœur. », Litton, en 1942, déclarait que « L'un de [ses] passe-temps a consisté à interroger des médecins ostéopathes à propos de leurs expériences avec la pneumonie, particulièrement ceux qui exercent dans les communes rurales et qui ont une pratique généraliste. Ce qui [l]'a impressionné, c'est leur enthousiasme commun à propos des manipulations dans les cas de pneumonie » [3] (traduit de l'anglais par Pierre Tricot). Le choix des techniques employées par les praticiens ainsi que la fréquence des traitements évoluaient en fonction des différents stades de la maladie. Middleton rapporte en 1957 que « John Martin Littlejohn soulignait constamment l'efficacité de la prise en charge ostéopathique aux débuts de la maladie où les processus pathologiques correspondaient à une modification de la physiologie normale, ou, comme il la nommait, la phase d'« hyperphysiologie ». Si la maladie avait évolué à un stade organique ou d'« anatomie morbide », le traitement aurait été différent » [4] (traduit de l'anglais par Jerry Draper-Rodi). Actuellement la vision biomédicale contre-indique la prise en charge ostéopathique de maladies, comme les pathologies infectieuses, par principe de précaution. Certaines techniques ostéopathiques pourraient aggraver l'état du malade, ainsi dans le cas d'une pathologie infectieuse favoriser la diffusion du germe ; ce qui nous a conduit à la situation actuelle en France où la prise en charge ostéopathique est légalement limitée aux troubles fonctionnels [5]. Le manque de recherche empêche de contrer ce principe de précaution mais la récente recherche du Dr Hodge et de son équipe nous le permettra peut-être dans un futur proche. Lisa Hodge possède un doctorat (PhD) en immunologie et microbiologie. Elle a mené des études sur la grippe et le cancer avant de rejoindre l'Osteopathic Research Center (États-Unis), où elle a conservé ses méthodes de recherche d'immunologiste, dont la recherche sur animaux. Sa recherche se porte désormais sur les techniques de pompage (LPT) et leur effet sur les systèmes lymphatique et immunologique. En axant la recherche sur d'autres systèmes que le système musculo-squelettique [7] les travaux de l'équipe du Dr Hodge permettront peut-être d'élargir la prise en charge ostéopathique. Still déclarait les pompages lymphatiques (PL) efficaces dans le traitement de la grippe [2]. Hodge et son équipe ont alors débuté un travail important sur ce sujet. Leur but est d'évaluer l'efficacité de l'ostéopathie sur l'adaptation de la réponse immunitaire contre des phénomènes infectieux et inflammatoires [7]. Leurs études ont d'abord été menées sur des chiens [8, 9] puis reproduites sur des rats [10] afin de voir si les résultats étaient transposables pour des raisons de moyens. Les résultats se sont montrés équivalents bien que ces espèces soient très différentes (comme par exemple pour leur gestion d'équilibre) ce qui confirme que ces résultats soient peut-être applicables à l'Homme. Son équipe a d'abord recherché si les PL augmentaient l'écoulement dans le conduit thoracique [8]. L'écoulement lymphatique a été mesuré sur des chiens grâce à un capteur de débit à ultrasons placé chirurgicalement : des mesures ont été effectuées au repos et pendant deux sessions de PL (thoracique et abdominal). Les PL ont créé une augmentation de l'écoulement par rapport au repos (résultats dans tableau 1). Leur deuxième étude [9] a consisté à analyser la composition de cet écoulement lymphatique. Les conduits thoraciques de huit chiens ont été cathétérisés afin que les effets immédiats des PL sur l'écoulement et le débit de leucocytes puissent être mesurés. Une augmentation importante du nombre de leucocytes dans le conduit thoracique a été notée (résultats dans tableau 1). Cette augmentation s'est révélée similaire pour les macrophages, neutrophiles, lymphocytes (tous confondus). Ceci explique peut-être l'augmentation de la réponse immunitaire et la rapidité de guérison lorsque les patients infectés sont traités par PL. Un mécanisme possible de cette augmentation de cellules immunitaires lors des PL pourrait être un effet siphon au niveau des ganglions lymphatiques. Dans une étude suivante, les cellules dans les ganglions lymphatiques [11] ont été marquées afin de suivre leur éventuel mouvement lors des PL. Les résultats ont montré que les cellules commencent à quitter le ganglion après deux minutes de PL et ce pendant huit minutes. Après dix minutes de PL, il n'y a plus de cellules libérées des ganglions. Des PL renouvelés deux heures plus tard, et à nouveau deux heures après, produisent les mêmes résultats. L'efficacité des PL sur l'état immunitaire chez des sujets malades a également été examinée. En cas de pneumonie, les PL augmentent la survie et diminuent le nombre de bactéries dans les poumons des rats comparativement au traitement placebo [12]. Ces données suggèrent que les PL peuvent favoriser l'élimination des bactéries de la pneumonie, et réduire les phénomènes inflammatoires associés aux infections pulmonaires chroniques [7]. L'équipe du Dr Hodge vient de terminer une recherche sur les effets des PL sur les cancers [13]. Une des dix découvertes les plus importantes selon Lisa Hodge [14] en 2009 est que l'exercice augmente l'immunité et offrent un meilleur pronostic aux patients atteints de cancer. Comme les PL et l'activité physique augmentent tous deux le débit lymphatique [8], l'équipe de Hodge a alors émis l'hypothèse que les PL pourraient augmenter l'activité immunitaire contre les cellules cancéreuses et favoriser la destruction de ces cellules. Au sein de la profession ostéopathique il est largement admis que les cancers métastasés ou les cancers ayant un risque potentiel de métastaser constituent une contre-indication relative ou absolue à certaines techniques ostéopathiques, dont les PL [15]. Leurs résultats infirment l'idée reçue : l'augmentation du débit de leucocytes a été identique au niveau du conduit thoracique lors de la pratique d'une activité physique ou de PL. Les PL ont également inhibé la formation de tumeurs pulmonaires chez le rat : des PL effectués régulièrement pendant une semaine diminuent de 50% le nombre de cellules cancéreuses dans les poumons du rat ayant des tumeurs pulmonaires et augmentent de 200% le nombre de cellules immunitaires dans les poumons (cellules NK et CD8T, connues pour leur action anti-cancéreuse). L'idée reçue de la diffusion des cellules métastatiques par le biais des PL a également été invalidée : les rats ont été étudiés à une semaine, à la recherche de métastases ; les PL n'avaient alors pas favorisé l'apparition de métastases. Si les résultats se montraient équivalents chez l'homme, cela permettrait de prouver que l'ostéopathie s'adresse à d'autres motifs de consultation qu'uniquement fonctionnels et favoriserait peut-être la présence d'ostéopathes dans les services d'oncologie pour permettre aux patients ayant une incapacité physique (fatigue) ou technique (cathétérisation) de compenser le manque d'activité physique par un traitement ostéopathique, incluant des PL. Middleton reconnaissait déjà en 1957 que notre connaissance accrue de la maladie nous a rendue peureux . Cette connaissance a fait naître une peur d'être moins efficaces que d'autres thérapies, ce qui explique peut-être pourquoi les ostéopathes États-Uniens ont inclus l'utilisation des médicaments dans leur pratique. De façon interne, la profession doit peut-être digérer cette connaissance médicale afin d'accroitre sa confiance et s'autoriser à regarder en dehors de son champ de pratique actuel afin de l'élargir. De façon externe, l'efficacité de l'ostéopathie sur des systèmes variés, tels musculo-squelettique, immunitaire et viscéral (liste non exhaustive), doit être promue à l'aide d'études récentes pour éviter de voir son champ d'action devenir encore plus restreint. Références et Bibliographie 1. Patterson, M.M., The osteopathic lesion as a factor in disease. JAOA, 2001. 101(8) : p. 456. 2. Still, A.T., Ostéopathie, recherche et pratique, ed. Sully2001, Vannes. 314. 3. Litton, H.E., Traitement manipulatif de la pneumonie. JAOA, 1942. 4. Middleton, H.C., Osteopathy and visceral disease, in The John Martin Littlejohn Memorial Lecture1957, The British School of Osteopathy : London. p. 14. 5. Legifrance, Official journal of the french republic website - décret n°2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie, 2007. 6. Patterson, M.M., Role of autonomic nerves in the thinking of the osteopathic medical profession. JAOA, 2000. 100(10) : p. 646. 7. Hodge, L.M. Lisa michelle hodge phd faculty profile. 2009 [cited last modified 16/02/2010] ; Available from : https://experts.unthsc.edu/en/persons/lisa-hodge . 8. Knott, E.M., et al., Increased lymphatic flow in the thoracic duct during manipulative intervention. JAOA, 2005. 105(10) : p. 447-56. 9. Hodge, L.M., et al., Abdominal lymphatic pump treatment increases leukocyte count and flux in thoracic duct lymph. LYMPHATIC RESEARCH AND BIOLOGY, 2007. 5(2) : p. 127-33. 10. Huff, J.B., et al., Lymphatic pump treatment augments lymphatic flux of lymphocytes in rats. LYMPHATIC RESEARCH AND BIOLOGY, 2010. 8(4) : p. 183-7. 11. Hodge, L.M., et al., Abdominal lymphatic pump treatment mobilizes leukocytes from the gastrointestinal associated lymphoid tissue into lymph. LYMPHATIC RESEARCH AND BIOLOGY, 2010. 8 : p. 103-110. 12. Huff, J., et al., Lymphatic pump treatment reduces pulmonary disease during experimental pneumonia infection. International Journal of Osteopathic Medicine, 2008. 11(4) : p. 149. 13. Hodge, L.M., Lymphatic pump treatment enhances anti-tumor immunity and reduces solid tumor formation in the lungs of rats with pulmonary tumors, in International Conference of Osteopathic Medicine08/04/2011 : Florence, Italy. 14. Hodge, L.M., Expanding the evidence base for osteopathic medicine - lymphatic pump treatment enhances the lymphatic and immune systems, in Manus Sinistra08/02/2010 : British School of Osteopathy. Rodi, J., Expanding the evidence base for osteopathic medicine - lymphatic pump treatment, the lymphatic and immune systems. Research and Treatment Bulletin. International Journal of Osteopathic Medicine, 2010. 13(3) : p. 99. Le Site de l'Ostéopathie remercie Jerry Draper-Rodi de l'avoir autorisé à publier cet article. 1ère publication sur le Site de l'Ostéopathie le 24 octobre 2012
  • Comprendre le vertige positionnel

    Décembre 2019, par Julien Vignes — K cliniques SDO
    Sommaire Applications thérapeutiques Conclusion Quelques rappels anatomo-physiologiques D'un point du vue fonctionnel, l'utricule et le saccule sont spécialisés pour répondre aux accélérations linéaires de la tête. Les canaux semi circulaires eux répondent aux accélérations rotatoires. Ce labyrinthe membraneux est amarré au labyrinthe osseux par un tissu conjonctif péri lymphatique qui est un prolongement de la dure mère. C'est dans ce labyrinthe que se fera la transduction c'est à dire la transformation d'un signal mécanique en activité électrique dans une afférente nerveuse. Les récepteurs du fuseau neuro-musculaire des muscles de Tillaux renseignent par leur tension sur la position de la tête dans l'espace. Ils sont directement reliés aux noyaux vestibulaires. La vascularisation du labyrinthe membraneux se fait via l'artère labyrinthique, collatérale du système vertèbro basilaire. Le retour veineux se fera par le sinus pétreux supérieur, inférieur et latéral. Les noyaux vestibulaires vont recevoir à la fois des projections canalaires, otholitiques et neuro-musculaires et traiter l'ensemble pour permettre l'équilibre. Une fois ces messages intégrés, les noyaux vestibulaires élaborent des messages pré-moteurs de commande de la musculature oculaire (stabilisation du regard, réflexe oculo-céphalogyre) et somatique (régulation de la posture), cela au travers d'un immense réseau de connexions neurales et de coordination musculaire. Applications thérapeutiques À la vue de ces éléments anatomo-physiologiques, on comprend bien l'intérêt que pourrait apporter un traitement ostéopathique dans les vertiges positionnels et cela à plusieurs niveaux : - Articulaire par rapport au positionnement de la tête, particulièrement dans le plan sagittal et horizontal ( utricule, saccule, canaux semi circulaires). On prêtera particulièrement attention au rachis cervical haut et le complexe C0 C1 C2 (OAA). La position de la tête influence le labyrinthe membraneux et la mobilité de ce système doit être parfaite que ce soit sur le plan antéro-postérieur par rapport à l'utricule et au saccule ou sur le plan horizontal par rapport aux canaux semi circulaires. La mobilité de C2 sera très importante à contrôler car nous savons que sur le plan biomécanique, le positionnement de la dent de l'Axis influence les courbures cervicales dans le plan sagittal. - Membraneux par rapport à la dure mère qui se prolonge jusqu'au labyrinthe membraneux. Elle aussi sera très dépendante du rachis cervical haut vu ses attaches de l'OAA mais nous pourrons aussi agir dessus par un traitement du temporal, un traitement sous occipital et dans cette continuité la suture pétro occipitale avec le trou déchiré postérieur, issue de sortie du drainage de ce labyrinthe. Nous prêterons aussi une attention particulière à l'ethmoïde, partie très mobile et sur laquelle il y a un ancrage très fort de la dure mère par l'intermédiaire de l'apophyse cristagali sans oublier le sacrum, lieu d'attache duremèrien important. - Musculaire avec les muscles de Tillaux. On veillera à ce qu'il y ait un bon équilibre de tension au sein de ce groupe musculaire qui envoie des informations directes aux noyaux vestibulaires. On comprend qu'une asymétrie de tension liée à une perte de mobilité cervicale haute créera un message vers les noyaux vestibulaires qui pourrait être interprété comme un mouvement de la tête qui n'a pas lieu et donc créer le vertige. On pourra donc traiter ce déséquilibre de tension par des techniques myotensives spécifiques ou trigger point... - Échanges fluidiques. La circulation des liquides par rapport d'une part à la pression de la perilymphe et d'autre part à la concentration de l'endolymphe devra être facilitée par un rythme MRP physiologique. Le drainage devra être aussi favorisé avec des sutures libres notamment la suture pétro occipitale. En effet ce drainage se fera via le sinus pétreux supérieur et inférieur puis transverse pour sortir au travers du trou déchiré postérieur à sa partie latérale. Sur le plan artériel, là encore les rapports sont nombreux, puisque le labyrinthe membraneux est vascularisé par l'artère labyrinthique ou auditive interne qui provient du système vertébro-basilaire qui vascularisera d'ailleurs également la partie postérieure du tronc cérébral où se situe le noyau auditif. Une perte de mobilité cervicale peut donc avoir des conséquences sur ce système artériel qui au départ passé au travers des trous transversaires avant de pratiquer un chemin sinueux entre C0 et C1 pour enfin traverser la dure-mère. Autre point important est la présence d'un système orthosympathique qui transite avec cette artère vertébrale et dont le point de départ est le ganglion stellaire qui est très proche et dépendant de la charnière cervico-dorsale. Conclusion Le vertige positionnel est un vertige bien connu et assez facilement identifiable, il n'en est pas pour le moins facile à traiter tant les interactions avec différents systèmes sont nombreuses comme nous avons pu le voir. Si l'on veut tenir compte de l'ensemble de ces interactions et traiter au mieux le vertige positionnel on devra traiter une unité fonctionnelle et ne surtout pas se contenter d'une technique locale ou d'une simple manœuvre qui risquerait d'avoir un effet positif seulement transitoirement. Julien Vigne, Ostéopathe Le Site de l'Ostéopathie remercie notre confrère, Julien Vigne, de l'avoir autorisé à publier cet article. 1ère publication sur le SDO le 4 juillet 2017
  • JIM : Un torticolis pas si banal… L'avis d'un ostéopathe

    Décembre 2019, par Pierre Renaudeau — K cliniques SDO
    Sommaire Un torticolis pas si banal… JIM : Un torticolis pas (...) Un torticolis pas si banal… L'avis d'un ostéopathe Sur la Lettre du Journal International de Médecine publiée le 6 septembre 2012, dans le cadre de la Pédiatrie Pratique, Formation Médicale Continue, paraissait un article intitulé : Un torticolis pas si banal, article repris sur le Site de l'Ostéopathie avec l'autorisation du J.I.M. Cet article relate le cas d'une fillette victime d'une chute avec tout de même un hématome au pavillon de l'oreille, suivie d'un torticolis, soignée par un ostéopathe (en douceur) sans succès puis hospitalisée à J-14 devant la persistance des signes. L'article relate la recherche diagnostique qui se conclue sur une spondylodiscite cervicale atlo-axoïdienne, sans avoir retrouvé le moindre germe, et avec l'appui d'un cliché de son IRM cervicale que l'on peut visualiser ci-dessous, puis agrandie. Si l'on reprend les lignes géométriques identifiables sur cette IRM, il apparait que : Lignes par calque de l'IRM de la fillette de trois ans. Références d'après W Kahle, H Leonhardt et W Platzer : une « coupe médio-sagittale dans la région des articulations de la tête avec la colonne vertébrale , page 61, schéma E de Anatomie Tome 1 édition Flammarion Médecine-sciences 2° édition, 9° tirage 1991. On peut déjà en conclure que ce cliché d'IRM comporte quelques anomalies non négligeables de géométrie méritant une analyse plus poussée. En premier l'angle entre l'odontoïde et l'ensemble de la deuxième cervicale est particulièrement inquiétant et attire tout de suite l'œil. Ci-dessus il est mesurable à 109°, alors que d'après Kahle, H Leonhardt et W Platzer, Anatomie Tome 1 édition Flammarion Médecine-sciences 2° édition, 9° tirage 1991, page 38, l'odontoïde est verticale avec l'ensemble pédicules-lames-épineuse de l'axis horizontal, soit un angle de 90°. Cette première anomalie de l'IRM ne peut signifier qu'une fracture de la base de l'odontoïde. - Si l'on se réfère au tracé des repères osseux du canal rachidien, on a la surprise de constater que chez la fillette, le canal rachidien est soumis à un effet de coupe-cigare en regard de l'atlas : On peut constater que le positionnement antéro-postérieur de l'atlas, s'il est satisfaisant par rapport à l'occiput et au sphénoïde, il est anormalement antérieur par rapport à l'axis mais surtout par rapport à la troisième cervicale, chez la fillette. Ceci signifie une luxation antérieure de l'atlas sur l'axis, ce qui est fréquent en association avec les fractures déplacées de l'odontoïde. Il faut pour cela une rupture des ligaments atlo-axoïdiens postérieurs. Enfin, si l'on prend le temps de mesurer les diamètres antéro-postérieurs de ce canal rachidien : Il est clair que la luxation de l'atlas sur l'axis réduit le canal rachidien en regard de l'atlas. Pour lever les derniers doutes mettons en regard l'IRM et un cliché de profil normal issu de Anatomie clinique de Pierre Kamina page 143, édition Maloine, 3° édition 2009 : En conclusion, on peut penser au vu de cette IRM à une spondylodiscite, mais vraisemblablement secondaire à une fracture de l'odontoïde associée à une luxation antérieure de l'atlas sur l'axis non diagnostiquée et non traitée. Il eût fallu pratiquer un laçage postérieure de l'atlas sur l'axis pour stabiliser et réduire la fracture de l'odontoïde (technique de Judée), évitant ainsi à cette fillette de repartir avec un rétrécissement du canal rachidien cervical haut, source peut-être, plus tard, de troubles neurovégétatifs inexpliqués (en sport par exemple, évanouissements après flexion cervicale (roulade, rugby…)) ou des migraines. Notons encore que l'avancée de l'atlas vient pousser sur la muqueuse pharyngée qui est juste devant et peut expliquer l'irritation de cette région (sans germe retrouvés, rappelons-le). L'appui de la partie postérieure de l'atlas sur la moelle allongée peut également être à l'origine de la température à la hausse inexpliquée (centres neuro-végétatifs). Il y a fort à parier, par ailleurs, que c'est le collier cervical qui a « sauvé les meubles » en immobilisant la région, ce type de fracture commençant à consolider, chez un enfant de cet âge, à 21 jours, le corps médical attribuant, lui, l'amélioration au traitement antibiotique, sacrifiant la logique à l'inébranlable foi dans le microbe, bien qu'on n'en ait retrouvé aucun. Par ailleurs ce cas confirme le point de vue selon lequel il ne faut jamais manipuler un rachis chez un sujet qui a chuté, avec hématome de surcroît, avant le délai de sécurité de trois semaines (21 jours). Notre ostéopathe, même avec des manipulations douces, a pris le risque sur une telle fracture de déclencher un hématome, potentiellement compressif de la moelle cervicale (tétraplégie, etc.). Bien sûr, des informations complémentaires seraient nécessaires pour confirmer ce diagnostic de fracture luxation, entre autres l'intégralité de l'IRM. Pierre RENAUDEAU Ostéopathe JIM : Un torticolis pas si banal… La Lettre du JIM/FMC - Copyright © Len médical, Pédiatrie pratique, décembre 2008 - Publié le 06/09/2012 Bien que ce cas soit un cas un peu extrême dont le traitement ne concerne pas les ostéopathes, le fait d'avoir été vu et traité par un ostéopathe " dont les manipulations cervicales, douces, s'avèrent inefficaces" doit nous interroger sur notre propre démarche. Il est bon de savoir qu'une spondylodiscite peut éventuellement être un diagnostic possible... Le Site de l'Ostéopathie remercie le Journal International de Médecine (JIM) de l'avoir autorisé à reproduire cet article Marion, fillette de 3 ans, sans antécédent, est amenée par sa mère aux urgences pédiatriques pour un torticolis évoluant depuis 15 jours. Histoire clinique Le torticolis a débuté un soir au retour de chez sa nourrice où elle aurait fait une chute (la maman avait remarqué ce soir-là une pâleur inhabituelle de l'enfant et un hématome du pavillon de l'oreille gauche). Deux jours plus tard, devant la posture inhabituelle de son enfant, elle consulte son médecin traitant qui diagnostique une pharyngo-laryngite et prescrit une corticothérapie par bétaméthasone pendant 3 jours. Devant la persistance du torticolis au bout de 8 jours, elle consulte un ostéopathe dont les manipulations cervicales, douces, s'avèrent inefficaces. C'est dans ce contexte que nous recevons la fillette aux urgences pédiatriques au bout de 2 semaines d'évolution du torticolis. Examen clinique À l'examen général, Marion est fébrile à 38,5 °C, mais elle n'a présenté ni frisson, ni cyanose, ni marbrure. C'est d'ailleurs la première fois que la fièvre est objectivée : elle n'a pas été prise pendant ces 15 derniers jours. L'enfant présente un torticolis gauche réductible et une pâleur cutanée. L'examen ORL retrouve une angine érythémato-pultacée bilatérale, les tympans étant normaux, les aires ganglionnaires cervicales libres. L'examen neurologique est normal. En particulier, on ne retrouve pas de syndrome cérébelleux ni de signe d'hypertension intracrânienne. La palpation des épineuses cervicales n'est pas douloureuse et on retrouve une contraction exagéré du sterno-cleïdo-mastoïdien gauche. Le reste de l'examen clinique est sans particularité. Figure 1. - Clichés cervicaux de face (a) et de profil (b). On ne note pas de ruptures de courbure du rachis cervical ni d'épaississement des parties molles. Examens complémentaires initiaux Les clichés cervicaux (figure 1), réalisés devant la notion initiale de traumatisme, sont normaux. Le bilan biologique montre un syndrome inflammatoire (encadré). Quel diagnostic portez-vous ? Discussion diagnostique À ce stade, le diagnostic reste incertain entre une suppuration ORL méconnue, une spondylodiscite ou un traumatisme cervical coexistant fortuitement avec une angine. Après prélèvements bactériologiques (sang, urine, gorge), un traitement antibiotique parentéral par ceftriaxone + métronidazole est instauré, dans l'hypothèse d'une infection ORL compliquée. L'examen par le médecin ORL, les clichés radiologiques et l'échographie cervicale effectuée par un radiopédiatre ne montrent pas de signe en faveur d'une suppuration ORL. L'antibiothérapie est modifiée : ceftriaxone + vancomycine à visée antistaphylococcique. Un collier cervical semi-rigide est mis en place. La scintigraphie osseuse montre une hyperfixation tardive se projetant au niveau des vertèbres cervicales C1 – C2 (figure 2), mais ne permet pas de trancher entre l'hypothèse traumatique et la spondylodiscite. C'est l'IRM cervicale qui apporte le diagnostic de certitude (figure 3), confirmant un aspect de spondylodiscite cervicale C1–C2, sans épidurite ni signe d'atteinte médullaire. Figure 2. Scintigraphie cervicale : clichés tardifs d'incidence antérieure et postérieure montrant une hyperfixation non spécifique se projetant en regard de l'espace axo-atloïdien. Figure 3. IRM cervical en coupe sagittale T1 avec injection (a) et en T2 avec agrandissement (b). On note un hyposignal de l'odontoïde en T1 avec rehaussement périphérique lié à l'injection de gadolinium ainsi qu'un léger hyper signal T2. Évolution L'apyrexie est rapidement obtenue au bout de 48 heures, les douleurs cervicales diminuent et le torticolis régresse au bout de quelques jours permettant à la fillette de faire du tricycle dans le couloir. Le syndrome inflammatoire biologique diminue. Au niveau bactériologique, les hémocultures et l'ECBU reviennent négatives. Le prélèvement de gorge montre une flore variée banale. Nous retenons donc le diagnostic de spondylodiscite cervicale axoatloïdienne avec une probable porte d'entrée ORL sans qu'aucun germe n'ait été objectivé. La durée de l'antibiothérapie a été de 6 semaines (2 semaines IV puis 4 semaines per os) avec maintien du collier cervical pendant toute la durée du traitement. Commentaires La spondylodiscite est une atteinte infectieuse des disques intervertébraux. Elle est plus fréquente, comme toutes les infections ostéoarticulaires, chez l'enfant que chez l'adulte. Elle peut survenir préférentiellement sur terrain d'immunodépression (déficit immunitaire, diabète, corticothérapie), mais pas nécessairement. La contamination se fait par voie hématogène à partir d'une porte d'entrée infectieuse, le plus souvent ORL ou cutanée, parfois depuis un site opératoire (chirurgie récente). La localisation la plus fréquente est lombaire, l'atteinte d'un disque cervical étant exceptionnelle. Le retard diagnostique est fréquent en raison d'une symptomatologie parfois fruste et non spécifique. Diagnostic On distingue plusieurs présentations cliniques selon l'âge : nourrisson : lyses osseuses aboutissant à une cyphose, secondaires à une septicémie ; petit enfant 1 à 4 ans : démarche guindée, boiterie, refus de la station assise, douleurs abdominales dans un contexte fébrile Grand enfant de plus de 4 ans : tableau similaire à celui de l'adulte, avec : – fièvre (souvent peu élevée) ; – douleur rachidienne avec recrudescence nocturne et raideur constante ; – signes possibles de compression médullaire ou radiculaire (stade évolué). La biologie montre un syndrome inflammatoire non spécifique (leucocytose, élévation de la CRP et de la procalcitonine). Les prélèvements bactériologiques sont capitaux, afin d'identifier le germe responsable : plusieurs hémocultures, prélèvement de porte d'entrée (cutanée, ORL, ECBU…). Il est cependant fréquent qu'aucun germe ne soit identifié. La ponction discale radio-guidée est discutée selon les équipes. Certains la préconisent uniquement en cas d'absence d'amélioration sous antibiotiques. Le bilan radiographique comprend initialement des radiographies simples, qui montrent le pincement discal, puis l'érosion des plateaux vertébraux et, plus tardivement, une ostéophytose condensante. • La scintigraphie osseuse peut fournir une orientation. L'IRM est actuellement l'examen de choix pour affirmer le diagnostic, visualiser la gravité et les complications éventuelles. Traitement Le traitement associe : une bi-antibiothérapie prolongée (2 semaines IV, puis 4 semaines per os) visant prioritairement le Staphylocoque et Kingella kingae (ce bacille à gram négatif est actuellement le deuxième germe le plus fréquemment retrouvé dans les infections ostéo-articulaires en pédiatrie) et secondairement adaptée à l'antibiogramme. Une immobilisation rigide par collier ou par corset pendant toute la durée de l'antibiothérapie, au minimum. Des séquelles peuvent survenir, nécessitant une surveillance clinique et si besoin radiographique à distance. Elles vont des douleurs rachidiennes minimes à l'instabilité secondaire par tassements vertébraux, pouvant évoluer vers une cyphose définitive. Pour en savoir plus Nguyen-Bourgain C et al. Torticolis de l'enfant. Réalités Pédiatriques 2008 n° 128. Garron E et al. Groupe international d'étude des approches intervertébrales du rachis (GIEDA). Les spondylodiscites non tuberculeuses de l'enfant et de l'adolescent : étude rétrospective à partir de 42 cas. Internet 2000. Bourrillon A, Chéron G. Urgences pédiatriques. Collection Urgences, Masson, Paris, 2005. Médecine thérapeutique/Pédiatrie. Janvier-février 2004 ; volume 7 (1) : 8-15. Source de l'article : Auteurs : P. CAVALLI, M. TARDY, L. ABID Service de Pédiatrie, Centre hospitalier général de Firminy Lien : Journal International de Médecine (21/01/2009) - Réservé aux abonnés. Copyright © Len médical, Pédiatrie pratique, décembre 2008 Le Site de l'Ostéopathie remercie Pierre Renaudeau de l'avoir autorisé à reproduire cet article. Le Site de l'Ostéopathie remercie le Journal International de Médecine (JIM) de l'avoir autorisé à reproduire cet article 1ère publication sur le SDO le 08-09-2012