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Publié : 13 septembre 2014

Ostéo4pattes,

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Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • Ostéopathes Animaliers Solidaires (UFEOA)

    12 décembre, par Camille Baccou, Ostéo4pattes-Vetosteo — Apérostéo4pattes /Solidaire, ,
    Les Ostéopathes Animaliers Solidaires rejoignent l'équipe de l'Ostéo4pattes pour vous parler de leurs projets et actions Solidaires passés et à venir ! Mais avant l'heure, reprenons qui nous sommes, ce que nous faisons et comment vous pouvez devenir ostéopathe bénévole au sein de notre association : Tout d'abord il est important de préciser que les Ostéopathes Animaliers Solidaires ne forment pas une association à part entière mais bien une branche particulière d'une association qui existait auparavant et que vous connaissez peut-être déjà : l'UFEOA ou Union Française des Etudiants Ostéopathes Animaliers. Précisons davantage ce pôle Solidaire, en évolution constante depuis plus d'un an : "👶 La naissance ? Suite à l'invitation à la 9ème Assemblée Générale des ostéopathes humains solidaires (FédOsoli) en Octobre 2018, une autre perspective ostéopathique s'est ouverte à nous : LA SOLIDARITÉ ! La naissance d'interventions Solidaires nous a soudain semblé évidente ! Dès lors, les envies et projets se sont d'eux même mis en place avec beaucoup d'enthousiasme. « On gagne sa vie avec ce que l'on reçoit, mais on la bâtit avec ce que l'on donne. » Winston Churchill 🌎 Les projets ? Deux pôles majoritaires sont mis en place : le pôle national et international. Dans chacun d'eux, les actions sont organisées uniquement entre ostéopathes animaliers ou bien en partenariat avec les ostéopathes DO et les autres acteurs de la santé animale (vétérinaires, maréchaux, dentistes, praticien en shiatsu et acupuncture, etc.). Nous intervenons auprès des structures telles que : SPA / Refuge / Association / Mini ferme / Réserve / LPO Et d'autres… vos idées sont les bienvenues ! La patientèle visée n'a aucune limite : animaux de compagnie, d'élevage, exotiques, petits et grands, jeunes et retraités ! 🐕🐈🐺🦁🐎🦄🐷🐮🐪🦒🐘🐼🐢 Le travail en collaboration avec les ostéopathes DO pourrait être intéressant auprès des : Centres d'accueil de SDF et leurs animaux ; Hôpitaux utilisant la médiation animale ; Centres d'équithérapie aidant les handicapés ; Etc. Chaque action est étudiée au cas par cas en fonction du budget annuel de la structure. Notre champs d'action s'ouvre aux structures n'ayant pas les moyens de financer des soins ostéopathiques pour leurs animaux. Cela sous entends que nous n'empiétons pas sur le travail des professionnels déjà installés. 🚩 🚨 Les actions ? Dans un premier temps nous organisons de petites actions partout en France. Puis, dans un deuxième temps, viendront les actions à l'échelle internationales s'étalant sur une plus grande période (plusieurs semaines). L'organisation de ces dernières nécessite davantage de temps et d'énergie de la part des organisateurs mais aussi un engagement personnel et financier du bénévole. C'est pourquoi celui-ci se verra sélectionné pour partir à l'international, en fonction du nombre d'actions réalisées au préalable, de ses moyens et de sa motivation. 📝 Les contacts ? Pour organiser ces actions nous sommes à la recherche active de structures au sein desquelles nous pourrions nous rendre et proposer nos soins ostéopathiques. Votre aide nous est précieuse : étudiants et professionnels de tout horizon, nous faisons appel à votre réseau de connaissances ! Toute proposition est la bienvenue et nous permettra d'élargir notre champs d'action, d'organiser un maximum d'actions solidaires. Faites-nous parvenir vos contacts ou nouvelles idées de structures par message privé. ✍️ Devenir bénévole ? Pour intégrer notre pôle Solidaire, il vous faut simplement : Envoyer un message privé sur notre page Facebook : Ostéopathes Animaliers Solidaires. Etre adhérant à l'UFEOA. Remplir et retourner la fiche « Bénévole Solidaire » que vous recevrez par MP. Dès lors, vous deviendrez membre de notre association UFEOA et bénévole actif au sein du pôle Solidaire. N'hésitez pas à nous contacter pour toute autre question, nous serons heureux d'y répondre. 😊 La seule limite de l'ostéopathie est le thérapeute lui même. Alors n'ayez aucune limite, béné-volez ! 🦋 L'équipe Solidaire."
  • Corps Tenségritif : révisions, mise à niveau. (09)

    11 décembre, par Ostéo4pattes-Vetosteo — Formations et stages,
    - Formations et stages / Agenda
  • Newsletter UFEOA n°4

    11 décembre, par Thomas Pernot — Au présent...
    Quelles ont été les actions de l'UFEOA au mois d'octobre et novembre 2019 ? la réponse dans la quatrième édition de la newsletter de l'association. Activité chargée pour association UFEOA. Un congrès, un nouveau bureau, , des actions solidaires... Tous les détails dans le document ci-joint.
  • News Osteo4pattes-SDO N°54C

    10 décembre, par Ostéo4pattes-Vetosteo — N°54 le 4pattes-SDO d'automne 2019 (rés)
    " Fin d'année. 2019 s'en va. Mission accomplie, pour la 16 ième année consécutive. : faire du lien entre professionnels de l'ostéopathie. 2019 fût riche d'évenements pour le 4pattes-SDO. Avec une fusion réussie pour les deux projets du 4pattes et du site de l'ostéopathie. Avec des rencontres annuelles qui ont battu leur record d'affluence avec l'implication forte des étudiants, Nous vous remercions tous pour cette année passée en votre compagne et espérons que l'an prochain sera du même tonneau ! RDV maintenant en 2020 ! " Patrick Chêne - contact chez patrick-chene.eu Nous vous souhaitons une belle lecture de ce numéro et à Bientôt ! Vous pouvez consulter ce numéro en format PDF à télécharger ici : Ou bien le lire sur écran ici : Les pages à consulter pour retrouver les nouveautés : Novembre 2019 l'agenda : https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?page=agenda les articles nouveaux : https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?page=resume les plus lus : https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?page=statistiques Bibliothèque : http://biblioboutik-osteo4pattes.eu/ L'abonnement : https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?article1570 ou
  • Osteo4pattes-SDO N°54 - automne 2019

    10 décembre, par Ostéo4pattes-Vetosteo — N°54 le 4pattes-SDO d'automne 2019 (rés)
    Le Numéro 54, version papier est disponible. Vous le recevrez prochainement par la poste si vous êtes abonnés, sinon ... cliquez ici. La collaboration avec le Site de l'Ostéopathie continue ... Nous vous attendons pour apporter vos idées aux numéros suivants. L'équipe vous souhaite de bonnes fêtes et vous donne rendez-vous à l'année prochaine pour œuvrer ensembles à la suite. Durée Un An _ 4 N°papier €99,00 EUR deux Ans _ 8 N°papier €189,00 EUR Un an _ Etudiant_papier €70,00 EUR Soutien_1an €250,00 EUR abo-sites tous_1an_soutien €250,00 EUR tous_1an_supersoutien €500,00 EUR Ayantdroitosteoavecsite_1an_hypersoutien €650,00 EUR Etudiant_1an_Soutien €180,00 EUR Etudiant_1an_revue&passNet €110,00 EUR Sommaire Présentation Editorial Sommaire Abonnement Présentation : Vous avez maintenant chaque mois la parution d'un PDf, gratuit, pour tous, qui est une mini-revue, centrée sur les news, les événements et les nouvelles publications sur le site. Ainsi pour ce trimestre vous pouvez les consulter à partir de ces articles : Octobre : News Osteo4pattes-SDO N°54A Novembre : News Osteo4pattes-SDO N°54B Décembre : News Osteo4pattes-SDO N°54C La version papier affranchie de ce rôle ne collecte que des articles de réflexions, des articles à contenus techniques, historiques, philosophiques, ou des cas cliniques. Editorial : Où t'es raté où t'es ? Cela fait un petit moment que je me demande pourquoi les ostéopathes ne communiquent pas davantage sur leurs ratés, leurs aggravations après traitements, et peut-être plus fréquemment (espérons-le... primum non nocere... n'est-ce pas ?) leurs absences de résultats et autres améliorations très fugaces. On aurait donc découvert une méthode de soin infaillible, frisant avec le 100% de réussite. D'autant plus d'ailleurs avec de nouvelles approches ? C'est formidable ! Dans ce cas pourquoi est-il toujours si compliqué d'obtenir la pleine légitimité auprès de la médecine classique ? Si ça marche à tous les coups, pourquoi encore faire de la médecine d'ailleurs ? Ah mais peut-être que c'est pour ça que l'ostéopathie peine autant à se faire accepter parfaitement : cette concurrence déloyale vis-à- vis de la médecine représente un tel danger pour ces docteurs (qui ne peuvent se targuer d'un tel taux de réussite) qu'ils n'auraient pas d'autre choix que de tenter de juguler la montée en puissance des ostéopathes ? Allez, j'arrête de plaisanter. On connaît bien le problème de la faisabilité d'études style « Evidence Based Medecine » en ostéopathie, approche subjective individuelle et non reproductible. Ce n'est pas tellement de ça dont j'aimerais parler. Vous avez probablement remarqué ce que ça donne quand on veut remettre en question l'efficacité d'un médicament déjà mis sur le marché ? Avec son AMM, donc autorisé officiellement, ayant « prouvé » son efficacité avec de belles études privées et tout et tout (non non je n'irai pas sur ce terrain là)... Quand de petits groupes de médecins indépendants (cf la revue Prescrire) qui réfléchissent un peu à ce qu'ils font - si si ça existe - s'interrogent publiquement sur le nombre incroyable de médicaments inutiles. Vous avez vu rapetisser les étagères des pharmacies ? Et quand on parle de médicaments carrément dangereux (scandale du Médiator par ex), combien de temps durent les procédures judiciaires ? Bref, la vieille médecine, toute fière de ses progrès et de ses réussites, indéniables au demeurant, vous la trouvez souple quand il s'agit de se remettre en question ? Parce qu'elle rate, elle aussi. Forcément... Alors l'ostéopathie, cette petite jeune insolente qui vient narguer les blouses blanches par sa capacité à résoudre des problèmes que la médecine ne peut pas toujours, doit-elle, dans sa course à la légitimité, aller jusqu'à singer son aînée dans sa vantardise et la dissimulation de ses échecs ? Ne serait-il pas plus pertinent qu'elle assume ses failles, qu'elle montre ses échecs et qu'elle cherche par là-même à les comprendre pour peut-être en dépasser certaines ? On sait bien que les approches sont complémentaires, c'est dans cette direction qu'il faut aller, alors pourquoi ne pas montrer l'exemple ? Mais bon, je me fourvoie peut-être... si ça se trouve chez les ostéopathes aux cheveux gris et ceux qui les ont perdus, l'expérience aidant on les a peut-être les 100 % ? Pareil pour ceux qui ont de l'or dans les mains, comme Obélix tombé dedans tout petit. Ou bien se pourrait-il qu'il y ait un biais de suivi du patient ? En exercice exclusif, on reçoit des patients (à 2 ou 4 pattes) qui tapent dans le porte-monnaie pour espérer guérir, si oui tant mieux, dans le contraire quelle est la suite, en général ? Retourne-t-on sans cesse chez son ostéo jusqu'à guérison, au vu des temps qui courent et du non remboursement ? Le plus probable est qu'on doit largement perdre dans la nature les mauvais résultats, à moins de rappeler tout le monde à J+15, mais je doute que beaucoup le fassent. Quand on a la chance (ou pas, va savoir) de travailler dans un unique lieu de soins comme une clinique vétérinaire, au hasard, on les voit revenir quand ça va pas mieux. Alors on a tout plein d'occasions de se demander pourquoi là ça donne rien, alors que dans d'autres cas plus graves ça le fait, pourquoi là il faut des médocs d'abord ou des médocs en plus, et d'autres fois non, etc etc etc... Et comme tout un chacun ne parle que de ce qui fonctionne en règle générale : exemple des cas cliniques - à leur décharge, les auteurs doivent bien passer leur examen ; exemple de la démonstration d'une nouvelle technique (ou parfois de la nouvelle appellation d'un truc qu'on fait déjà mais un peu différemment et sans copyright)... Bref, sauf à de trop rares occasions mais jamais pratiquement en public (merci Patrick d'avoir raconté ton chien à la queue tordue devant 500 personnes, et de toutes « origines »...) le plus souvent jamais on ne cause du raté, du loupé, du « ça n'a rien fait », ou du plus grave encore... Alors si le cœur vous en dit, ici ou ailleurs, si on pouvait en parler de temps à autre, ça serait pas mal. On se sentirait moins seul (enfin j'espère, hein...), et il est même probable que l'ostéopathie, en montrant ses faiblesses, s'en renforce d'autant plus. Si nous n'apprenons pas à échouer, nous échouerons à apprendre. Romain Orio romain.orio chez yahoo.fr Sommaire : Perspective historique sur les principes de l'ostéopathie Les principes au cœur de la philosophie ostéopathique Orwell est partout, Huxley est nulle part. Influence de la lune sur les êtres vivants et liens possibles de cet astre avec l'ostéopathie Ioda, Bouledogue Français, boiterie du postérieur droit Réflexions sur le champ d'intervention & l'évolution « moderne » de l'ostéopathie La règle de l'artère est absolue, universelle La femme en périnatalité Endométriose et ostéopathie (lire à ce sujet : Au sujet des touchers pelviens ) Échos des conférences du Dr Still Suis-je légitime à penser mon ostéopathie et non l'ostéopathie ? Un numéro de 84 pages de lecture originale sur l'ostéopathie, les ostéopathies. De petit pas en petit pas, cela fait 16 ans que ce réseau perdure et l'équipe espère que tout ce travail vous aide dans votre réflexion et votre pratique. Abonnement : RDV sur l'article catalogue pour vous abonner si vous ne l'êtes pas (s'abonner à la revue mais encore mieux, s'abonner en soutien) : Catalogue de l'Ostéo4pattes
  • La rencontre en ostéopathie structurelle

    8 décembre, par Jean Bouhana — Généralités Ostéo.
    Sommaire La rencontre en ostéopathie A) Les différentes situations B) Présence et contacts ; (...) C) Les techniques ostéopathique Les processus perceptifs tactiles. L'ostéopathie peut être vue, dans ses applications pratiques, sous un angle mécaniste, utilisant ainsi les lois qui régissent la mécanique des pièces osseuses et des tissus conjonctifs. Cette approche a constitué en grande partie les fondements de nos savoirs faire thérapeutiques hérités de nos rebouteux. Cela nous a permis en partie la construction d'un abord raisonné et cohérent de nos actions. Nous avons pu ainsi expliquer certaines manœuvres, les améliorer voire les affiner. Nous avons pu également en créer d'autres en corrélation avec les données de l'anatomie, la biomécanique et la pathologie. Cette conception mécaniste du rapport thérapeutique apporte une rationalité dans l'ingénierie de nos traitements et une cohérence dans leur mise en place. Le thérapeute peut ainsi développer une expertise mécaniste, organiser ses rapports thérapeutiques avec ses patients et être le mécanicien de la structure humaine pour le bien de tous. Mais si, à l'origine, l'ostéopathie structurelle est née de cette conception, elle a intégré, depuis plusieurs années, la prise en compte de la dimension humaine dans les rapports soignant-soigné. Ainsi, il devient de plus en plus difficile pour le thérapeute de nier cette dimension humaine et ce quelle implique dans les rapports manuels du soin ostéopathique. L'influence de cette dimension, qui paraissait peut être anecdotique au thérapeute manuel il y a 50 ans, s'est avérée prendre une importance capitale dans les rapports thérapeutiques ; ceci au point de lui donner parfois une place prépondérante et d'envisager les échanges thérapeute-patient sous l'angle de la phénoménologie de la rencontre. Sont alors apparues un certain nombre de disciplines mettant en avant les particularités ainsi que les répercussions propres aux qualités humaines dans les échanges thérapeutiques et notamment dans les pratiques manuelles . Le contact tactile est alors considéré comme l'interface entre les deux êtres qui partagent une expérience thérapeutique ; il véhicule un certain nombre d'informations dans une forme de communication d'être à être, au-delà des mots, ou le thérapeute s'expose tel qu'il est, sans faux semblant, en toute transparence et authenticité. Il s'agit donc bien de déterminer à travers cette relation thérapeutique tactile, le rôle de la mécanique (articulaire ou tissulaire) et celui lié à la qualité de la rencontre. Inclure la dimension humaine dans nos actes thérapeutiques manuels afin que nos traitements puissent toucher pleinement l'être rencontré devient une question essentielle. Depuis A.T.STILL, de nombreux pionniers de l'ostéopathie ont prôné l'importance d'une dimension divine dans la thérapie. Le thérapeute « conscient » peut-il se suffire de la mécanique mécanicienne appliquée aux structures de son patient ? Le but de ce propos n'est pas de discuter de l'existence ou non d'une part de mystère dans la réalité thérapeutique, mais plutôt de repositionner le soin en le recentrant sur la rencontre - vécue par les deux protagonistes : Le thérapeute, faisant alors partie intégrante de l'expérience du soin, est impliqué dans l'alchimie thérapeutique qui prend sens et de ce fait, sa véritable dimension. La rencontre en ostéopathie structurelle L'homme est fondamentalement communicant. Il est organisé pour échanger avec son milieu extérieur ; y évoluer, y assurer ses fonctions principales et s'y actualiser. Les moyens de communication sont assurés par ses 5 sens perceptifs, dont le tact, et les différentes fonctions qui lui permettent une interaction avec son milieu. Mais c'est bien le « corps-conscience » qui perçoit. Dans son ouvrage « Phénoménologie de la perception », Merleau-Ponty précise : « C'est par mon corps que je comprends autrui, comme c'est par mon corps que je perçois les choses » Il s'agit bien là de la mise en jeu de notre corporéité, c'est à dire de notre « conscience incarnée », notre « corps conscience » grâce auquel l'expérience de la rencontre avec l'autre devient possible. Il s'en suit une co-création d'un espace d'échange entre les corps ou circulent nombre de phénomènes immatériels qui mènent à la connaissance de l'autre. Ainsi, Merleau-Ponty décrit les principes « d'intercorporalité » et de « circularité » qui régissent les phénomènes de la rencontre thérapeutique. La question qui se pose alors au thérapeute manuel est comment mettre en jeu cette rencontre de façon à permettre pleinement l'émergence de phénomènes qui intéressent la thérapie ; comment peut-il générer et utiliser cette co-construction nécessaire. La conception du vivant en tant que système bio-tensègre humain sensible nous permet de comprendre comment il est possible de percevoir à distance de son contact tactile, une structure chez son patient. Pour ce faire il est nécessaire que les systèmes bio-tensègres sensibles du contactant et du contacté procèdent à une forme d'union de leurs structures, pour que, dans un temps provisoire, se forme une sorte d'unicité sensible. C'est comme si les deux systèmes en présence unifieraient une partie de leurs structures bio tensègres pour permettre au contactant une perception de la prolongation ainsi créée, de cet espace sensible. Ce modèle de représentation est calqué sur les systèmes architecturaux tensègres définis comme des systèmes qui se stabilisent par intégration des éléments qui travaillent en compression et ceux qui travaillent en tension. Ces systèmes répondent à des lois particulières avec des comportements spécifiques à ce type d'organisation. Ainsi l'homme peut être considéré comme un système bio-tensègre, sensible, humain, et de ce fait il est communicant, doué d'affects humains et possède des capacités perceptives susceptibles d'utiliser ses divers sens. Pour que l'approchant puisse percevoir chez l'approché une structure, à distance de son contact, cela nécessite une intercommunication, des deux systèmes tensègres sensibles en présence, permise par la situation relationnelle particulière de « non séparabilité ». Quand , en tant que thérapeute, je veux interroger une structure à distance de mon contact, je peux, utiliser mon corps et ce que j'en perçois à travers ma gestuelle , ou / et, je peux utiliser les phénomènes propres liés à la situation de non séparabilité. Nous développerons plus particulièrement le fonctionnement des contacts tactiles qui intéressent les pratiques ostéopathiques. La caractéristique « humaine » de ce système tensègre ainsi considéré, lui permet de générer un certain éventail de situations relationnelles avec le milieu dans lequel il vit et dont la réalité devient une construction à partir de ses perceptions. Notamment, les relations inter humaines sont des co-constructions générées par les situations dans lesquelles elles sont initiées et desquelles émergent alors des phénomènes particuliers. Nous porterons notre attention sur les mécanismes de la relation thérapeutique ayant pour vecteur le contact tactile. Tout système humain peut entrer en relation avec un autre système bio tensègre sensible, mais les situations de rencontres empruntées sont diverses. La rencontre thérapeutique est une situation particulière, nécessaire et incontournable pour créer une co-construction thérapeutique avec son patient ; C'est l'« intercorporalité » définie par Merleau-Ponty , également décrite par JM Delacroix. A) Les différentes situations de rencontre De ces situations de rencontres, générées par le thérapeute, découlent un certain nombre de caractéristiques tactiles, de tonus manifestés et de conséquences perceptibles sensibles. Nous décrirons les trois grandes situations caractéristiques de rencontres que le thérapeute va initier et qu'il va utiliser tout au long de sa séance. Il ne s'agit pas d'étapes successives que le praticien va s'efforcer d'atteindre pour mener à bien son traitement, mais d'un ensemble de situations qu'il va vivre avec son patient, en les renforçant au gré des besoins. C'est par le principe de « circularité » , la perception de l'« espace flottant », et par son intentionnalité, que le thérapeute va pouvoir naviguer dans ce tripode relationnel. Ces trois situations relationnelles caractéristiques sont : - La situation de séparabilité - La situation de Non-séparabilité - Le pôle de l'action. a ) La situation de séparabilité Cette situation se caractérise par la particularité du tonus du patient et du contact tactile du thérapeute. Il s'agit là de la situation représentative de la relation sujet/objet. Les deux personnes en présence gardent leur individualité et se définissent l'une par rapport à l'autre. C'est la situation caractéristique que nous vivons avec notre patient lorsque nous l'accueillons et l'invitons à rentrer dans notre cabinet ; patient et thérapeute sont deux individus indépendants. Il n'y a pas encore véritablement de mise en place d'une intercorporalité liée à une intentionnalité de création du « champ flottant » nécessaire à l'échange thérapeutique. D'une façon générale, cette situation émerge et devient prégnante dès que le thérapeute fait exister le sujet et l'objet. Plus il fera exister l'objet , plus il se séparera de lui et plus il renforcera la polarité de séparabilité. a 1) Le tonus manifesté : C'est le mode tonal spécifique manifesté par le patient dans la situation de séparabilité. C'est un tonus « d'attente » : Il est à l'écoute de ce que fait son thérapeute ; Il peut manifester une certaine vigilance, une attente. Ce mode tonal est nommé tonus d'expectative. La perception est dirigée sur une intercorporalité centrée sur un élément anatomique corporel du patient. Le champ de rencontre est précis et il définit le sujet et l'objet. Il monopolise la perception des deux protagonistes et par là même, les sépare. Il n'y a pas véritablement d'initiation de sentiment sécuritaire caractéristique des autres situations de rencontre et toute manœuvre inadéquate ou intempestive peut renforcer le tonus d'expectative et le commuer en tonus de crainte, voire de défense. C'est une situation impropre à la thérapie, mais elle est nécessaire dans certaines phases de la séance. La séparation du sujet et de l'objet permet une acuité pour définir et préciser l'objet structurel exploré : le praticien renforce cette polarité quand il est amené à rechercher chez son patient des particularités, par exemple des repères anatomiques afin de préciser son diagnostic ou le lieu d'application de son action… a 2) Polarité du fonctionnement mental : C'est également dans cette situation qu'il pourra confronter ce qu'il perçoit par son contact avec ses expériences passées, et ce en accédant à ses apprentissages et expériences vécues ; Il faut entendre par là l'ensemble des expériences des apprentissages, extéroformés, hétéroformés et autoformés ( A. Moneyron ). Le thérapeute peut alors confronter la situation tissulaire avec ses connaissances et élaborer ainsi ses stratégies de traitement : Que va-t-il faire, comment, pourquoi, dans quels buts… La situation de séparabilité est la polarité de l'analyse, de la comparaison et du jugement. C'est le pôle de l'axe passé-futur. Le couple patient thérapeute se retrouve, en quelque sorte, décalé du présent de l'expérience de la rencontre inter-corporelle de l'ici et maintenant. a 3) Un mode tactile spécifique Le contact tactile détermine et ancre la situation. Ce sera un toucher savant, qui fera référence aux connaissances du praticien et qui pourra être le préalable à une analyse en vue d'une action. Il détermine et renforce la situation. La conséquence de cette situation clivante est la séparation du couple patient thérapeute. Le contact tactile correspondant, de ce fait apparait et devient prégnant. Ce type de contact tactile spécifique à la relation de séparabilité est nommé contact objectivant. C'est un contact relationnel nécessaire au cours d'un traitement ; Il détermine, précise et quantifie la structure prise en considération. Il sera utilisé régulièrement, en conscience, car il n'est pas adapté à l'acte thérapeutique et ferait instantanément basculer la relation dans la séparabilité et disparaitre la co-construction nécessaire aux échanges thérapeutiques. En résumé le pôle de la séparabilité se caractérise par : - Un mode de tonus de représentation : Le tonus d'expectative, - La « séparation » des protagonistes, - Une prégnance du contact tactile, - Un type de contact spécifique : le contact objectivant, - Le positionnement des protagonistes sur l'axe passé-futur, - La possibilité de la spéculation et de l'analyse. Il est instantanément généré ou favorisé par : - Le contact objectivant, - L'analyse qui repositionne la rencontre sur l'axe passé-futur, - et d'une manière générale par toute démarche, du thérapeute, à prédominance concentrique ; consultation de « sa bibliothèque intérieure », application d'une manœuvre « récitée », jugement de son geste thérapeutique, doutes dans son action… b) La non séparabilité Cette situation est nommée non séparabilité par analogie à la description de l'expérience du paradoxe EPR en physique quantique, qui montre la non séparabilité de deux photons issus du même atome. De même , cette situation rend les deux individus en présence, en quelque sorte non séparables dans ce pôle de rencontre thérapeutique avec comme conséquence, l'émergence d'un cortège de phénomènes spécifiques. Comme dans le pôle de la séparabilité, la non séparabilité se caractérise entre autres par la spécificité des tonus manifestés et du contact employé par le thérapeute. Il y a partage d'un espace sensible commun, vécu dans le présent de la rencontre, et qui dépasse la structure. Apparait alors l'émergence d'une co-construction sensible à l'intérieur de laquelle s'échangent des informations propres à cette rencontre thérapeutique spécifique. C'est un espace qui concerne les deux individus en présence qui vivent un « être ensemble » décrit par JM Delacroix ; c'est grâce à ce « système interactionnel » initié par le thérapeute , par la qualité de son contact manuel et de sa présence d'être soignant, que se crée l'alchimie thérapeutique. b 1) l'intercorporalité Les deux corporéités se révèlent l'une avec l'autre. L'intercorporalité qui se co-construit, est de ce fait révélée par l'interaction des deux corps-conscients (« corps connaissants » d'après Merleau-Ponty). Elle est perçue du dehors et du dedans. Elle est de nature diverse, aussi bien physique qu'émotionnelle, énergétique, spirituelle et comprend les mémoires stockées (M. Delacroix) . Ceci se fait via l'interface communicante liée au contact tactile ostéopathique mais pas réduit à lui seul. b 2) Intentionnalité et mise en place de la situation de non séparabilité La situation de rencontre dépend du thérapeute ; c'est lui qui, par son action perceptive excentrique va l'initier, la renforcer, suivre les échanges qui vont s'opérer et engendrer une « co-affectation » L'intention du thérapeute révèle une conscience perçue par les deux protagonistes. C'est son « corps conscient », sa corporéité, qui est en mouvement et qui va révéler une réalité construite de ce fait avec la corporéité du patient. L'intentionnalité tient compte de la nature diverse de l'intercorporalité ; elle ne se réduit pas à la seule prise en considération d'une dimension mécanique. Il s'en suit une notion de « champ intentionnel » élargi à toutes les possibilités d'expressions et d'échanges vécus dans l'intercorporalité. C'est un mode contactant qui traduit l'intentionnalité d'aller au-delà de soi, chez le contacté, à distance du contact pulpaire, sur une zone tissulaire en profondeur, tout en vivant l'émergence de l'intercorporalité. b 3) Le contact « perceptif » C'est le contact spécifique de la non séparabilité. En pratique le thérapeute place son contact tactile sur les téguments du patient, à un endroit déterminé par ses buts et son expérience. Il amène ensuite sa perception au-delà de son contact, à distance de celui-ci, en traversant les tissus, avec sa perception, à la rencontre, dans la profondeur, d'une zone tissulaire qui mobilise son attention. Le vécu de cette expérience alerte le thérapeute par une différence perçue de la qualité de fluidité dans la traversée, par sa perception, d'une zone tissulaire de l'espace exploré. C'est un mode contactant qui éloigne la relation d'une situation de séparabilité, et met en communication les deux corporéités en présence. Le contact tactile perceptif ancre la situation de non séparabilité générée par le thérapeute. De ce fait patient et thérapeute accèdent à une réalité différente, et font apparaitre des phénomènes propres à cette situation : Il y a accès à un nouveau « monde phénoménal » dans une temporalité propre à leur vécu commun. Le thérapeute est le « chef d'orchestre » de la rencontre ; c'est lui qui va initier et orienter la co-création de l'intercorporalité tissulaire et perceptive. En mobilisant son intentionnalité il va révéler à la conscience des deux protagonistes une autre réalité et suivre ce qui va en émerger au cours de la séance. C'est donc lui qui orientera la perception, par son corps, de cette conscience commune du corps de l'autre. b 4) Phénomènes spécifiques : - La circularité : La situation de non séparabilité procède de l'intentionnalité du praticien. Par elle, il amène sa perception au-delà de lui, à distance de son contact et co-crée un espace sensible commun (« l'intercorporalité » d'après Merleau-Ponty) à travers lequel le thérapeute pourra suivre et exploiter des informations sensibles et des processus liés à ce qu'il définit comme le « principe de circularité ».C'est un mouvement continu des deux corporéités qui inter-agissent et se révèlent l'une et l'autre. La diversité des échanges est liée au « champ d'intentionnalité » emprunté. Action et réaction s'établissent naturellement. Jean Marie Delacroix, praticien Gestalt, décrit dans la revue -gestalt-2013, « Le rôle du thérapeute est d'ouvrir son champ de conscience à ce qui passe par lui, de le mettre en circulation en restituant au patient ce que celui-ci lui a envoyé sans le savoir, et de soutenir cette circularité » - L'interface : Une des premières constatations de la rencontre dans une situation de non séparabilité est que l'interface tactile disparait du champ de perception des protagonistes ; apparait alors la perception du tissu en profondeur qui révèle l'objet à la réalité du thérapeute et du patient : La main du thérapeute s'estompe du champ de conscience perceptif des protagonistes et leur apparait l'objet visé par l'intention du praticien. C'est une composante tissulaire de l'intercorporalité que le thérapeute amène à la conscience des protagonistes s'il demeure, dans son intentionnalité, au niveau de cette prise en compte. - Le tonus de la main : Dans cette situation tactile, le mode tonal de la main du thérapeute est spécifique : Il procède de l'intention d'aller au-delà de l'interface du contact. Non pas par une démarche analytique caractéristique de la situation de séparabilité, mais par une démarche perceptive orientée par l'intention du thérapeute. La main est au service de l'intention qui fait apparaitre l'objet (tissulaire) et le révèle à la conscience des protagonistes. Ce n'est plus par l'analyse de la situation tissulaire que se règle la justesse de la pression du contact, mais par un phénomène d'adaptation automatique à l'intention perceptive amenant une modification tonale chez le thérapeute. C'est l'intention perceptive du praticien qui gère la juste pression du contact. L'intention est la démarche sensible du thérapeute d'aller au-delà de son enveloppe corporelle ; elle met en mouvement la corporéité du thérapeute, à la rencontre de celle du patient. Cette action perceptive excentrique de l'intentionnalité du thérapeute permet une « traversée » des tissus du patient, à distance de son contact, vers la profondeur, pour apprécier les qualités tissulaires rencontrées ; Il est alors à même d'observer leur « fluidité » de pénétration, tout en étant attentif aux phénomènes d'échanges liés à l'intercorporalité co-crée. Les informations ainsi révélées concernent un équilibre tissulaire mais peuvent dépasser le simple aspect mécanique des tissus et par là même une véritable « co-affectation » qui dépasse un aspect tissulaire corporel. - Les tonus manifestés : Tonus de réciprocité Patient et thérapeute, en vivant une situation de rencontre sur un mode de non-séparabilité, modifient leurs propres tonus de représentation, en tant que manifestations d'une« tension existentielle-intentionnelle » selon F. Veldman. Ce tonus manifesté est appelé tonus de réciprocité. Son adaptation et sa réponse sont immédiates. Il est propre au vécu de l'intercorporalité mise en place et n'existe que dans cette situation ; il disparait instantanément si la relation « bascule » dans la séparabilité du fait que le praticien n'a pas maintenu l'existence de l'espace sensible commun. Le tonus de réciprocité est aisément identifiable par le patient et par le thérapeute. Il évolue en fonction des phénomènes liés au principe de circularité vécus par les protagonistes. Apparait alors des informations au niveau du comportement tissulaire mais également au niveau du corps conscient et de ce qu'il peut avoir mémorisé. Ce tonus se renforce, se modifie, varie, en fonction de la co-construction de l'intercorporalité vécue par les corporéités en présence et ce qui se vit dans le présent de la rencontre thérapeutique. - Un fonctionnement gestuel particulier : La co-gestuelle synchrone. Dans la situation de non séparabilité patient et thérapeute vivent un espace sensible commun avec la mise en place d'un tonus de réciprocité ou tonus de réponse à adaptation immédiate. Cette adaptation réciproque se traduit dans la gestuelle, et apparait une phénoménologie de réponse à « l'invitation-sollicitation » du thérapeute. Ainsi se joue une « danse » liée à une « co-gestuelle » ; ce n'est plus le thérapeute qui impose un positionnement ou un mouvement au patient, mais il y a une « invitation » gestuelle du thérapeute et « réponse immédiate », coordonnée, adaptée et harmonieuse du patient. La non séparabilité se caractérise aussi par le vécu d'un « espace sensitivo-moteur commun » du couple patient-thérapeute. Ils évoluent alors en interaction gestuelle synchrone. La réponse gestuelle adaptée du patient n'est alors possible que s'il y a une co-construction d'un espace sensitivo-moteur et une invitation « claire » du thérapeute. De même, dans la non séparabilité, les respirations inconscientes et automatiques des protagonistes s'harmonisent. Il n'est pas nécessaire, de ce fait, d'intervenir sur la respiration du patient pour réaliser une technique. C'est, entre autres, ce qui fait dire à F. Veldman que les « souffles s'harmonisent ». Toute intervention active sur la respiration du patient éloigne les protagonistes d'une intercorporalité et renforce ainsi le pôle de la séparabilité. Tout ceci est important à considérer dans la relation thérapeutique des corporéités en présence : Lors de la mise en place de la technique, le patient n'est pas contraint mais « livre » et « propose » ses tissus. En quelque sorte il ne subit pas passivement la technique employée, mais il y « répond » activement du moment qu'il est amené par le thérapeute à vivre une certaine intercorporalité. La co-construction de la relation thérapeutique et l'apparition du troisième pôle de la création thérapeutique implique l'existence et le vécu d'un espace sensitivo-moteur commun. A partir de cette situation pleinement vécu dans tous ses aspects relationnels, peut apparaitre le troisième pôle de la relation. - L'espace-temps vécu : une temporalité particulière Si la situation de séparabilité vécue par les protagonistes les positionnent dans une temporalité passé-futur, la situation de non séparabilité les amènent dans un présent propre à eux. Le thérapeute dont le rôle est de générer la relation adéquat au but recherché, amène ainsi son patient dans « l'ici et maintenant », dans un présent vécu à deux. La relation de non séparabilité ne peut que se vivre. Tout décalage de ce vécu de la co-création et de leur présent particulier, sort les protagonistes de cette situation de rencontre. Toute démarche mentale de jugement ou d'analyse, tout ce qui sort d'un simple « vivre l'observation » des phénomènes propres à cette intercorporéité et du principe de circularité, entraine une rupture dans la relation de non séparabilité, décale les protagonistes de ce présent vécu, et ramène la relation dans la séparabilité et sa phénoménologie. Le propre du thérapeute est, entre autres, d'amener et de garder son patient dans le présent de ce qui se vit. Pour cela, le thérapeute maintient les éléments qui ancrent la relation : - L'interface tactile : le contact perceptif - Son intentionnalité qui génère la conscience d'une réalité propre à cette rencontre particulière - Sa vigilance attentive aux phénomènes qui émergent du corps de cette rencontre, - Sa « présence » sécuritaire et soutenante et les différentes prises en compte pour y parvenir. Ces deux pôles sont générés par le thérapeute ; c'est lui qui par son action perceptive et intentionnelle va positionner la relation , la diriger, l'intensifier, la renforcer, la moduler, et faire apparaitre les phénomènes propres au corps de la rencontre. En tant que chef d'orchestre, il est l'instigateur de l'espace sensitivo-moteur co-créé et le « maître du temps » de la relation. L'interface tactile se met alors « au service » de cette relation et le geste thérapeutique s'intègre naturellement dans un vécu de l'intercorporalité. C'est le thérapeute qui détermine ces deux pôles relationnels et leurs contacts tactiles correspondants. Ces deux pôles déterminés qui entraînent un espace vécu sensitivo-moteur commun, permet l'apparition du troisième pôle créateur d'un nouvel équilibre : Le pôle de l'Action. c) Le pôle de l'Action C'est le pôle indéterminé du tripode relationnel qu'il forme avec les deux pôles déterminés de la « séparabilité » et de la « non séparabilité ». Il nait de cet espace créé entre les deux protagonistes appelé parfois « chose flottante » (JM Delacroix), « espace vibratoire commun » (D. Dumas), c'est l'espace sensible commun accessible lié au concept d'intercorporalité. Le thérapeute, susceptible d'orienter la rencontre thérapeutique, permet la co-création de l'intercorporalité à l'intérieur de laquelle il inscrit ses actions. C'est un pôle qui nait de l'intercorporalité et qui touche patient et thérapeute en créant un nouvel équilibre tissulaire et une modification des corporéités participantes. Ainsi le rôle du thérapeute est de mettre toutes les conditions en place pour faire naître l'intercorporalité, suivre les phénomènes liés au concept de circularité, et faire en sorte que ce troisième pôle puisse émerger, au moment opportun (le kéros des grecs). Le pôle de l'action n'est pas la résultante de la volonté du thérapeute, mais il nait de façon indéterminée de la co construction vécue par le couple en présence. Il y a là une notion de « posture observante » et de « laisser faire » du thérapeute. La manifestation du pôle de l'action est instantanée. C'est l'instant créateur qui synthétise tous les temps à la fois et qui se vit en dehors du temps linéaire, dans un temps vécu particulier de la rencontre. Cet instant émerge et se matérialise à travers le « thrust » lent ou rapide propre aux techniques structurelles qu'elles soient tissulaires ou articulaires. L'instant est une si infime partie du présent qu'il est difficile, à ce moment-là ,de savoir si c'est le geste, caractéristique du thrust, qui libère le tissu ou si c'est le tissu qui, en se modifiant, permet le mouvement libérateur. Si, dans la situation de non séparabilité, l'ajustement de la main se fait par un circuit court d'adaptation au but perceptif recherché, dans le pôle de l'Action, l'adaptation du geste, de la main et de l'acte est « automatique », sans distinction de qui fait quoi ; Comme si le tissu se libère de lui-même. Le thrust devient ainsi un partage vécu par les deux protagonistes et peut être considéré comme une co-création de l'instant. La thérapie évolue ainsi à l'intérieur d'une co-construction qui se matérialise au niveau des deux systèmes tensègres sensibles humains de la rencontre. Les tonus manifestés ont également leurs particularités et sont propres à cette situation ou patient et thérapeute vivent un co-fonctionnement cinétique coordonné. Le thérapeute propose, l'intercorporalité dispose et la technique prend sens. Qu'elle s'adresse à un système conjonctif articulaire ou à un système conjonctif poly articulaire, elle ne devra pas imposer une « direction », mais donner une information pour solliciter la réponse de la co-construction. La matérialisation de la réponse qui trouve son origine dans l'intercorporalité, se fera ensuite au niveau tissulaire puis fonctionnel. La création de la nouvelle situation tissulaire nait de cet espace sensible « flottant » commun, dans un instant opportun indéterminé, qui survient au cours du geste ostéopathique, sans que le thérapeute puisse prévoir avec certitude ce que sera le nouvel équilibre qui en résultera. La traduction anglo-saxonne du mot thrust est « poussée, ébranlement… Sans le « h », trust veut dire « confiance » en anglo-saxon. En effet, d'une certaine façon, le thérapeute doit faire confiance à ce qui va émerger de l'intercorporalité pour établir un nouvel équilibre meilleur que le précédent. Nous décrirons plus loin les caractéristiques des constructions des techniques avec t(h)rusts qui intègrent ces principes relationnels. B) Présence et contacts ; préalables à une co-construction thérapeutique a) Une présence attentive L'art du thérapeute réside dans la mise en place des conditions nécessaires pour créer la rencontre thérapeutique ; c'est à dire la création d'un présent spécifique à cette rencontre. Il amène ainsi son patient à partager et vivre un espace sensible commun avec lui. Pour cela il emploie divers modes de communication à sa disposition (tactile, verbal et non verbal) au service de la mise en place d'une relation thérapeutique adéquate. C'est la présence attentive du thérapeute qui établit le lien communicant avec son patient. Elle est inhérente à la qualité d'être du thérapeute ; il l'a construite à la faveur de ses potentialités et de son vécu. Ce sont ses expériences passées, vécues et intégrées, qui ont forgé l'être thérapeutique qui se présente tel qu'il est , en toute transparence, dans la rencontre. Ces qualités manifestées se matérialisent de façon perceptibles dans « l'espace de rencontre » co-construit, pour en faire un espace bienveillant, sécuritaire et soutenant. C'est par son action perceptive excentrique que le thérapeute y gère sa présence. Bien qu'il ait un contact tactile avec son patient , le phénomène de présence n'est aucunement issu d'une action de la main. Il s'agit là d'un phénomène lié au contact tactile en tant qu'interface de deux corporéités vivant les échanges liés au principe de circularité de la rencontre thérapeutique. C'est donc, entre autres, la « présence attentive » du thérapeute, dans l'ici et maintenant de la rencontre, qui permet la possibilité d'émergences de divers phénomènes ; il doit maintenir ses divers sens en éveil sans pour autant focaliser son attention ailleurs que sur cet « espace flottant » mis en place dans une perception au-delà du corps. L'ostéopathie en tant que « rencontre phénoménale » selon Z. COMEAUX nécessite une posture d'observateur avec un certain recul, qui ouvre son champ d'observation et lui permet de prendre en considération les informations qui en émergent. Ainsi l'intention du thérapeute amène à la réalité perceptive des protagonistes l'objet qu'elle vise, dans une posture thérapeutique d'observateur non passif. C'est donc bien l'action intentionnelle de « placer sa perception » au sein de l'espace de rencontre et l'observation attentive du « champ flottant » co-créé qui va permettre au thérapeute de vivre et prendre en compte ce qui va en émerger. Il s'en suit une prise en considération d'un « champ intentionnel » qui revêt plusieurs spécificités : Il peut se porter simplement sur les qualités physiques rencontrées mais peut viser les qualités humaines de l'être avec lequel est partagé l'expérience thérapeutique. Le champ intentionnel ainsi élargi fait apparaitre une phénoménologie émergeante toute autre, et l'action du thérapeute conscient aura une répercussion différente. Ce sont ses propres qualités humaines en tant qu'être, qui déterminent la présence particulière du thérapeute traduit par la spécificité de son contact tactile. C'est la nature de la prise en compte, par l'intentionnalité, qui va déterminer le résultat de l'action. Le thérapeute interroge et sollicite l'intercorporalité pour susciter une réponse. b) Les contacts : que faut-il en attendre ? La problématique de l'interface tactile entre le thérapeute et son patient a déjà été abordée. Il faut rappeler que le contact manuel tactile ne trompe pas : Il amène une communication directe non verbale entre les deux êtres qui se rencontrent. En fonction de son intention et de l'action recherchée, le thérapeute va utiliser les trois grands types de contacts : - Le contact objectivant qui lui permet de se situer par rapport à l'objet recherché ; contact savant qui le confronte à ses expériences passées, pour déterminer des références et des buts, - Le contact perceptif qui ancre la situation de non séparabilité et lui permet de placer son intentionnalité dans la co-construction de l'espace sensible commun et du vivre ensemble l'expérience présente de l'intercorporalité. - Le contact lié au pôle de l'action, concomitant au geste thérapeutique, qui permet de solliciter une réponse de l'intercorporalité. Durant la séance, le thérapeute « navigue » entre ces 3 types de contacts, passant de l'un à l'autre, les renforçant ou les diminuant en fonction des finalités recherchées. Dans les situations de non séparabilité et dans le pôle de l'action, la prégnance de l'interface disparait. Apparait alors l'objet visé par l'intention, si bien que le geste thérapeutique ne s'adresse plus seulement à une composante mécanique, mais prend en considération ce que le champ d'intentionnalité a fait émerger de l'intercorporalité : L'intentionnalité amène à la conscience « l'objet » a prendre en considération, et l'action, qui intègre le principe de circularité, sollicite la réponse de l'intercorporalité crée. Le contact objectivant : Il définit l'objet et par là même il le sépare de l'opérateur. Il procède d'une démarche analytique qui va déduire le lieu d'application et la juste pression à exercer pour contacter une structure. Cette approche est communément utilisée car elle est nécessaire au thérapeute dans le « déroulé » de sa séance. L'intercorporalité qui en résulte précise la structure recherchée par l'investigation. Les informations que procure ce contact sont observables et peuvent être objectivées ; elles sont précises et opposables à nos connaissances et à notre expérience. Le contact perceptif : Les renseignements qu'il procure ne sont pas de l'ordre de la précision du contact objectivant ; c'est une perception au-delà de l'enveloppe corporelle du thérapeute procurée par une action perceptive excentrique. Le thérapeute, par son intention, amène, à la conscience des deux êtres communicants, à vivre une réalité qui n'existe que dans la situation de non séparabilité. Il devient un être observant de cette réalité qui se révèle. Les renseignements qu'il procure sont de l'ordre d'une happerception au sens du concept qu'en donne F. Veldman. Un autre thérapeute, initiant une non séparabilité avec le même patient, créera une intercorporalité différente et les phénomènes vécus seront différents. L'intercorporalité est propre au couple en présence. Le contact lié au pôle de l'action : C'est un contact tactile apte à communiquer l'action thérapeutique. Le geste est au service de l'intercorporalité et du suivi perceptif qu'en a le thérapeute ; l'action est automatique et répond au principe de circularité. Le troisième pôle s'inscrit dans l'instant de la relation thérapeutique où action et libération se confondent ; les tissus se livrent en corrélation avec le geste du thérapeute et en adéquation avec l'espace sensitivo-moteur qu'ils ont ouvert. C'est un instant « créateur » que le thérapeute peut être amené à vivre comme un « blanc » dans le déroulement temporel de la séance marquant ainsi ce temps particulier en dehors du temps linéaire. C'est à la fois un vécu intégrant tous les temps de la rencontre ( passé, présent et futur) et un moment particulier en dehors du temps qui réunit les expériences passées du thérapeute et les buts tout aussi personnels qu'il se donne. C'est un espace spatio-temporel, fonction des qualités propres du thérapeute, et qui nait d'une rencontre spécifique à un moment donné. Ce n'est plus un contact savant à proprement parlé car il traduit l'expérience vécue par un savoir intégré. C) Les techniques ostéopathiques structurelles Elles s'adressent aussi bien aux systèmes articulaires que tissulaires. En fait elles sont, dans tous les cas, tissulaires, car l'une et l'autre vont s'appliquer, en complémentarité, sur des structures conjonctives faisant partie, aussi bien, d'un système articulaire (ligament, capsule) que d'éléments péri voire poly articulaires ( tendons, gaines, membranes, fibres musculaires). Elles ne sont pas opposables mais complémentaires. Les caractéristiques des techniques employées sont liées aux particularités anatomiques des éléments sur lesquels elles s'appliquent. Le geste manipulatif est appelé thrust quel que soit son type : - Thrust rapide à Haute Vélocité apparente mais qui s'inscrit dans l'instant créateur, appliqué à certains éléments conjonctifs intra et extra articulaires, - Thrust lent appliqué à certaines structures conjonctives et osseuses comme le crâne ou certains fascias. Les séquences de leurs déroulements demeurent similaires : Première phase de séparabilité : - Localisation - Choix du contact Deuxième phase : non séparabilité - La co-gestuelle de la rencontre, - Mise en tension de l'élément conjonctif : réduction du « slack ». C'est la phase d'interrogation de la co-construction et du point de résilience, Troisième phase : Pôle de l'Action - Le geste thérapeutique : le thrust qui amène une réponse des systèmes, puis, - Séparation et retour éventuel à une première phase. Si l'on considère l'acte manipulatif comme la sollicitation d'une co construction thérapeutique, les différentes séquences de cet « acte perçu » se construisent en fonction de la phénoménologie liée aux situations de rencontre. Lorsque le praticien possède une certaine maitrise technique, un observateur extérieur pourrait la juger simple et esthétique, mais l'analyse de sa construction et de son déroulement en montre sa complexité. L'intégration de la technique par le praticien résulte de la répétition et de l'entrainement. Ne plus monopoliser l'opérateur et le rendre disponible aux échanges et aux phénomènes qu'il doit vivre avec son patient est le véritable enjeu d'une pratique répétée. Le geste juste apparait sans aucune recherche ni effort de construction, au moment opportun, quand il s'inscrit pleinement dans le pôle de l'action. La technique est au service de la relation et la relation crée l'espace de rencontre propice à l'expression de la technique. Les trois situations de rencontre caractéristiques correspondent aux trois grandes phases de la gestuelle thérapeutique qui sont indissociables, intégrées, en continuité et ne sont séparées que dans un but didactique. La première phase : Elle correspond à la nécessité d'une démarche analytique du praticien. La considération du cas pathologique l'amène à renforcer la situation qui est en relation avec une démarche réflexive et analytique. Elle lui permet une confrontation avec ses expériences, connaissances et vécus antérieurs. Cela nécessite le renforcement du pôle de la séparabilité et amène la relation sur l'axe temporel passé-futur : le thérapeute peut alors élaborer hypothèses et stratégies qu'il devra confirmer en interrogeant la structure conjonctive ou se marque la dysfonction lésionnelle. C'est durant cette phase, et la démarche réflexive qu'elle permet, qu'il va en déduire les localisations tissulaires à explorer et à confirmer. En employant le contact objectivant, il va pouvoir préciser leurs localisations anatomiques avec un maximum de finesse. C'est également durant cette phase que le praticien confronte la situation tissulaire et pathologique rencontrée, avec le vécu de son expérience. Il détermine le bien fondé à appliquer un geste thérapeutique et choisit la technique à employer et la zone de contact à utiliser. Ainsi il donne des buts et des objectifs à ses techniques. De ce fait le thérapeute inscrit ses contacts sur l'axe passé-futur propre au pôle de la séparabilité. Sa main savante qui a traduit la démarche réflexive et analytique peut alors se muer en interface perceptive en renforçant le pôle de la non séparabilité, par son intentionnalité et lui permettre un fonctionnement, sensible, conjoint avec son patient . La deuxième phase : Elle correspond à la mise en place d'une intercorporalité thérapeutique liée à la non séparabilité, et à l'organisation gestuelle de la technique à employer. Elle traduit un renforcement de la polarité de non-séparabilité et un accès au présent de leur rencontre. Elle permet l'interrogation de la co-construction des corporéités et amène un mode de fonctionnement qui fait vivre aux deux partenaires de la rencontre le principe de circularité déjà décrit . Les zones de contact choisies lors de la phase précédente restent les mêmes et la main s'affirme comme interface au service de l'intention. C'est la phase de mise en place du contact perceptif qui permet une perception au-delà de soi et l'apparition d'un espace sensible commun sensitivo-moteur. C'est en utilisant la co gestuelle liée à la non-séparabilité que le thérapeute va inviter son patient à participer au positionnement nécessaire à la technique choisie et répondre à la sollicitation corporelle du thérapeute dans l'espace commun sensitivo-moteur. Un autre temps de cette deuxième phase organisationnelle de la gestuelle thérapeutique des techniques ostéopathiques structurelles est l'interrogation de la structure liée au « slack tissulaire ». Le slack ou la recherche des besoins de l'intercorporalité. Que cette technique s'adresse à un système conjonctif articulaire ou extra articulaire, le thérapeute a besoin d'interroger la structure pour connaitre la réactivité de la co-construction et connaitre ainsi son implication dans le système général. Cette interrogation se fait en relation sensible avec l'espace de rencontre co-créé pour solliciter le principe de circularité et d'échanges informatifs. Ce n'est pas simplement une mise en tension mécanique du tissu mais bien une interrogation de l'espace co-construit par la mobilisation du « champ intentionnel » du thérapeute. La réponse de la co-construction va être fonction de la lésion rencontrée et de son caractère « opérant » : Il ne faut pas la rechercher au niveau de l'interface de contact, mais bien à distance de lui, dans l'intercorporalité. Toute lésion tissulaire n'implique pas de la même façon le système tensègre sensible du patient et ne lui demande pas le même effort de compensation ; on peut constater ainsi une réactivité différente du système général à la sollicitation du tissu conjonctif en lésion ostéopathique. Les informations échangées sont inhérentes au principe de circularité qui existe dans l'espace co-sensible et sont par conséquent perceptibles conjointement et simultanément par le patient et le thérapeute. Une des taches du thérapeute est d'apprendre à reconnaitre, chez lui, lorsqu'il sollicite un tissu en lésion, la réactivité de l'intercorporalité qui concerne et touche patient et thérapeute. Cette phénoménologie n'existe que dans la non séparabilité. Elle témoigne de la réactivité d'un système tensègre sensible, lié à une lésion tissulaire ostéopathique opérante. On peut vérifier aisément que ce phénomène n'existe pas dans la situation de séparabilité. Cette sollicitation de la co-construction se fait par un point particulier : Le point de résilience. La caractéristique de la courbe qui rend compte de la tension et du déplacement lorsque l'on sollicite une structure tensègre est une courbe en J : Au début de l'étirement une force faible amène un grand déplacement, puis, progressivement, il faudra une force importante pour peu de déplacement. Lorsqu'on exerce une tension sur un tissu conjonctif appartenant au vivant, il apparait au pied de cette courbe un point particulier de réactivité du tissu. C'est le point résilience (A. Gehin). Cette manifestation du tissu témoigne de la réactivité, chez le vivant, du système général par rapport à l'état de ce tissu, à travers ce point particulier. Ce phénomène n'apparait que dans une situation de non séparabilité ; il disparait en situation de séparabilité. Ce point se manifeste d'une façon particulière dans la co-construction que le thérapeute génère par la situation qu'il met en place avec son patient. Ainsi, en situation de non séparabilité, la sollicitation d'un point opérant génère une perturbation du tonus de posture du patient, parfois importante, et qui se perçoit en premier lieux, dans l'espace sensible commun co-créé, et de ce fait sera perçu dans le corps tensègre sensible du thérapeute. Cette recherche du caractère opérant des lésions permet au thérapeute d'organiser son traitement en fonction de l'importance qu'il en déduit sur l'équilibre général de son patient. Cette démarche pratique permet de sérier les actions en les limitant au strict nécessaire et répondre ainsi à l'adage : « En techniques structurelles, moins on en fait et mieux c'est. » La troisième phase organisationnelle : Le thrust Le thrust Quand le thérapeute vit une expérience de rencontre avec son patient en mobilisant son intentionnalité, les conditions sont alors présentes pour que puisse apparaitre le pôle de l'action dont le « thrust » est sa manifestation gestuelle. Ce dernier est décrit comme une accélération propre aux techniques à « haute vélocité ». C'est la conception « orthopédique » de nos prédécesseurs, pionniers et créateurs d'une certaine médecine manuelle. Si l'on considère que la rencontre thérapeutique s'inscrit dans la phénoménologie des 3 situations qui la caractérisent, cette conception mécaniste du « thrust » ne représente pas son réel fonctionnement. Le thrust pratiqué dans les techniques structurelles prend sens lorsque l'on dépasse la conception mécaniste et qu'on la considère comme étant la manifestation à travers la gestuelle du thérapeute, du pôle de l'action. C'est dans cette situation particulière, lors de cette dernière phase de l'organisation de l'action thérapeutique, que le thérapeute, par la prise en compte liée à la mobilisation d'un champ intentionnel, permet à la co-construction d'être sollicitée et modifiée par « l'instant créateur ». Ainsi le thrust, caractéristique propre au geste thérapeutique des techniques structurelles, qu'il soit lent ou rapide, est une sollicitation de l'espace de co-construction qui peut devenir un espace de co-affectation (au sens qu'il y a dépassement de la dimension corporelle), en fonction du champ intentionnel emprunté. Il peut être considéré comme une information à l'intérieur de cet espace de co-affectation qui est amené à la conscience, via l'objet tissulaire, par l'intentionnalité du thérapeute. Alors, le geste peut être issu d'une « co-gestualité », produite par les corporéités en présence. Ce n'est pas forcément un geste à « haute vélocité » qui s'inscrit dans une partie infime du présent ; ce geste vécu par les deux protagonistes possède, dans sa séquence d'exécution, un instant très court qui va initier un nouvel équilibre. Ainsi l'instant thérapeutique est indéterminé dans son apparition et dans ses effets ; on ne peut qu'avoir confiance dans le nouvel équilibre amené par le geste : Est-ce l'accélération du geste qui libère le tissu ou le tissu qui, en se libérant, permet cette accélération ? Il s'agit là d'une manifestation conjointe qui touche les deux protagonistes en présence. La réponse à ce geste particulier nécessite la mise en place de conditions non moins particulières à sa création. De ce fait, la sollicitation de la co-construction doit, dans la gestuelle, lui laisser toute liberté d'émerger. Même si la structure est sollicitée de manière orientée, sa réponse doit pouvoir s'exprimer librement. L'action dans le troisième pôle de la rencontre thérapeutique, est une « demande » à laquelle la co-construction (réalité commune sensitivo-motrice propre à la situation) répondra (ou non) d'une façon indéterminée, dans ses effets et dans un temps (instant) propre à lui. Le thérapeute n'est là que pour permettre que la réponse de la co-construction existe. Le t(h)rust se modulera différemment en fonction d'un besoin d'adaptation au type de tissu auquel il s'adresse et aux informations accessibles au thérapeute selon le principe de circularité. Dans les techniques dites articulaires, le t(h)rust ne sera pas une poussée mécanique imposée à l'articulation, mais une sollicitation ciblée, particulière, via un intermédiaire osseux, visant un élément conjonctif porteur d'une lésion ostéopathique tissulaire réversible. Les axes et amplitudes articulaires sont respectés ; seul la LTR conjonctive sera visée et informée. C'est en partie via cet intermédiaire conjonctif que le thérapeute manuel s'adresse à l'espace co-créé qu'il à ouvert avec son patient et de ce fait, peut suivre les réponses liées au principe de circularité. Dans les techniques dites tissulaires qui s'adressent au conjonctif extra articulaire, du fait de la particularité de ces structures, l'action sera quelque peu différente. Le principe de base qui est la sollicitation d'une réponse de l'intercorporalité reste le même, mais l'action sera différente puisque notre contact se fera directement sur une structure conjonctive, alors que dans les techniques articulaires, il se fait via un intermédiaire osseux. La technicité de cet abord est moins complexe que pour l'abord articulaire mais nécessite de la part du thérapeute une implication sensible et relationnelle. La réponse En maintenant sa qualité de « présence attentive » aux phénomènes qui émergent, avant, pendant et après le geste thérapeutique, et en suivant avec sa perception et son intentionnalité le flot d'informations qui apparaissent alors, le praticien participe à la dynamisation de la modification de cet espace co-construit qui se matérialise par un cortège de changements tissulaires, sensibles et fonctionnels. Toute rupture intempestive du continuum de la relation sensible établie, en renforçant maladroitement le pôle de la séparabilité, pourrait mettre un frein à cette dynamique. Le thérapeute doit donc rester dans cette posture « d'être observant » en maintenant une présence attentive, respectueuse, bienveillante et sécuritaire. L'ostéopathie peut ainsi revêtir plusieurs approches : Elle peut utiliser un abord mécaniste et ainsi se servir des lois de la mécanique pour réorganiser les éléments mécaniques de la structure anatomique, rétablir la fonction perturbée et utiliser une démarche analytique raisonnée. Elle utilise également la phénoménologie qui découle d'une rencontre patient thérapeute et dépasse ainsi un aspect structurel basique. Cette rencontre phénoménologique ostéopathique prônée entre autres par Zachary COMEAUX permet de donner sens à la rencontre thérapeutique ostéopathique. Les différentes situations de rencontre que nous empruntons avec notre patient nous permettent de toucher des mondes phénoménologiques différents. C'est bien grâce à cela qu'avec notre patient , nous pouvons explorer des chemins d'accès à ses possibilités de rétablissement : La rencontre ostéopathique , vue sous cet angle, implique le thérapeute dans toutes les dimensions de son corps-conscience, percevant et sachant. Les approches mécanistes et phénoménologiques ne sont pas antinomiques. Elles font partie des possibilités perceptives du thérapeute ostéopathe et nous devons les considérer en tant que possibilités humaines de relations thérapeutiques. La mobilisation de l'intention perceptive devient alors l'acteur des modifications des structures concernées, module nos actions, et, les processus impliqués font partie des phénomènes entraînés par le type de situation emprunté. Avant toute application technique, le thérapeute met en place les conditions nécessaires pour rendre ses actions efficaces. Ceci implique qu'il dirige la relation avec son patient vers une situation qui permet l'efficience de ses actes en adéquation avec l'intention perceptive qu'il veut mobiliser. Dans ce type de préalables mis en place par le thérapeute, tout acte doit s'inscrire avec justesse dans la relation thérapeutique. Tout décalage, entre la situation que l'on initie, le contact tactile utilisé et la démarche intentionnelle, amène à coup sûr le clivage de la séparabilité et nous éloigne de ce fait d'une phénoménologie adaptée à la thérapie. Ces préalables nécessaires à l'efficience sont : - L'établissement naturel de la présence du thérapeute, - La mise en place et la gestion de son interface tactile - La mise en jeu de son champ intentionnel accessible, - L'utilisation du contact perceptif, - La mise en jeu et l'exploitation du principe de circularité et de réactivité de l'intercorporalité : La recherche des lésions opérantes et leurs répercussions sensibles. Bretagne 12/2019 Voir en ligne : Jean Bouhaha, formateur à Bretagne Ostéopathie
  • Journée Cancer et Ostéopathie

    4 décembre, par A.O. — Formations et stages, ,
    Sommaire Journée de conférence à (...) Programme Journée de conférence à l'Académie d'Ostéopathie Mise à jour des connaissances : Ostéopathie et cancer Date : Le 11 janvier 2020 Lieu : au CISP RAVEL 6 avenue Maurice Ravel 75012 Paris Inscription obligatoire : Adhérent de soutien : gratuit – http://www.academie-osteopathie.fr/produit/inscription-aux-conferences-du-11-janvier-2020-adhesion-de-soutien Adhérent de l'Académie et étudiant sur justificatif : 15 euros – http://www.academie-osteopathie.fr/produit/inscription-aux-conferences-du-11-janvier-2020-etudiants-adherents-de-lao Etudiant sur justificatif : 25 euros – http://www.academie-osteopathie.fr/produit/inscription-aux-conferences-du-11-janvier-2020-etudiants Adhérent de l'Académie : 25 euros – http://www.academie-osteopathie.fr/produit/inscription-aux-conferences-du-11-janvier-2020-adherent Non adhérent de l'Académie : 50 euros – http://www.academie-osteopathie.fr/produit/inscription-aux-conferences-du-12-octobre-2019 Adresser un courriel à jplouit chez orange.fr ou ou contact chez academie-osteopathie.fr Programme 9h -9h15 : Accueil des participants 9H15-9h30 : Mot de l'Académie 9h30-12h45 : Conférences - 9H15 -10h30 : Actualisation des connaissances sur le cancer Dr Toledano Épidémiologie ; physiopathologie du cancer et des métastases… 10h30-10h45 : Pause - 10h45-12h15 : Actualisation des connaissances sur les traitements Dr Toledano : Thérapies médicamenteuses actuelles et effets secondaires, radiothérapies, nouvelles thérapies (thérapies géniques ciblées, virothérapie, immunothérapie…). Voies d'abord chirurgicales des principaux cancers et gestes opératoires les plus usuels. Les nouveaux centres de prises en charge pluridisciplinaire : Exemple de l'Institut Raphaël. - 12h15-12h45 : Débat avec la salle 12h45-14h : Repas 14h -18h : Conférences 14h-15h30 : Réflexions ostéopathiques Ronald Ellis, ostéopathe D.O Commission traduction de l'AO Les travaux de J.M. Littlejohn sur les cancers. Alain Abehsera, ostéopathe DO-médecin Réflexions ostéopathiques sur l'apport de l'ostéopathie dans la prise en charge des cancers. 15h30-15h50 : Pause 15h50-16h15 Jean-Louis Boutin, ostéopathe D.O Témoignage d'un patient. 16h15-17h30 : Actualisation des connaissances : Psychologie et cancer Michèle Monville, psychologue-psychanalyste La place et la position du soignant, rencontre intersubjective, toucher et regard. 17h30-18h00 : Débat avec la salle Voir en ligne : Académie d'Ostéopathie
  • Novembre 2019

    4 décembre, par Jean Louis Boutin, Ostéo4pattes-Vetosteo — Dans la presse....
    Sommaire Robert Perronnaud-Ferré (...) Les fascias - Promenades (...) Revue de presse Articles scientifiques Politique Robert Perronnaud-Ferré nous a quittés Robert est parti dans les étoiles il y a quelques jours. Ses obsèques se sont passés dans la plus stricte intimité, il y avait un tout petit nombre d'ostéopathes représentant l'ensemble de la profession... Bien triste nouvelle ! Mais la vie est ainsi faite - ce que l'on oublie trop souvent - que le terme est de partir vers d'autres cieux après avoir accompli sa tâche, petite ou grande. Pour la profession d'ostéopathe, Robert a accompli une énorme tâche et nous lui en sommes tous reconnaissants. Que sa famille reçoive ici l'hommage que les ostéopathes lui font. Sur le blog des Ostéopartageurs, Christian Defrance de Tersant écrit : « Je reviens des obsèques de Robert que je connaissais depuis 40 ans environ. Nous n'étions que 5 Ostéopathes proches de lui dont son fils et son petit fils qui a étudié à ISO Aix car la famille voulait une cérémonie dans la plus stricte intimité. J'ai été très honoré d'avoir quelque part été "choisi" avec deux autres consoeurs dont Catherine Thevenot qui fut son épouse durant de longues années. J'ai eu le sentiment de représenter toute une profession pour rendre hommage à ce grand Monsieur de l'Ostéopathie décédé à l'âge de 95 ans. » Jean Peyrière sur le site du Registre des Ostéopathes de France (ROF) que Robert a créé avec quelques autres en 1981 lui rend un très bel hommage : Le R.O.F. pleure son fondateur Médecine Ostéopathie sous la plume de René Briend DO – MROF (numéro 20) lui rend également hommage : Robert Perroneaud-Ferré, Ostéopathe, nous a quittés Notons le silence des deux associations socio-professionnelles représentatives des ostéopathies : le SFDO et Ostéopathes de France. Les fascias - Promenades sous la peau. (Dr. Jean-Claude GUIMBERTEAU) Revue de presse Heid.News - Douleurs pelviennes masculines : « L'ostéopathie soulage, voire guérit, une grande majorité des patients » Nous l'avions évoqué la semaine dernière : très difficiles à traiter médicalement, les douleurs pelviennes chroniques chez l'homme semblent pouvoir bénéficier d'une prise en charge ostéopathique. C'est là le bilan d'une expérimentation menée à l'hôpital universitaire Saint-Louis (Paris) par l'ostéopathe Yun Kyung Kim de Montebello, sous la houlette du Pr François Desgrandchamps, chef du service d'urologie. L'urologue parisien a bien volontiers accepté de nous en exposer les enjeux. Entretien. Lire l'article de Yvan Pandelé (6/11/2019) : Douleurs pelviennes masculines : « L'ostéopathie soulage, voire guérit, une grande majorité des patients » Post Grad Ostéo - Portrait de Bruno Josse Dites-nous en un peu plus sur vous ! Sans avoir la force d'Obélix, je suis moi aussi tombé dans la potion lorsque j'étais petit puisque mon père était un des précurseurs de l'ostéopathie en France et que j'ai toujours voulu faire ce métier. J'ai donc fait mes études au sein de l'Institut William Garner Sutherland. Pratiquant depuis 1977, il serait trop long (et sûrement pénible pour le lecteur…) de donner mon cursus complet. Disons simplement que j'ai complété mes connaissances à ATMAN, puis fait de nombreuses formations tant en France qu'à l'étranger. Je suis aujourd'hui un vieux à la barbe blanche et au cheveu rare mais je n'ai pas vu le temps passer depuis le moment où j'ai commencé en étant le plus jeune ostéopathe (et je le resterai à jamais vu l'âge que j'avais…) et aujourd'hui, tant cette profession est porteuse de satisfactions, de joies et de bonheur. Je me dis souvent qu'en réalité je n'ai jamais travaillé, c'est juste mon passe-temps préféré. Lire l'entretien sur Postgradostéo : Portrait de Bruno Josse Marie Claire - La fasciathérapie, ou de l'importance de prendre soin de ses fascias Cette thérapie manuelle très douce a le vent en poupe. En une à trois séances, elle permet de dénouer des tensions à l'origine de douleurs aigües ou chroniques. Ses indications sont nombreuses et ses résultats surprenants. Les fascias sont les tissus conjonctifs, c'est-à-dire un ensemble de fibres de collagène, qui enveloppent les muscles et tous les organes de notre corps : le cœur, les poumons, le pancréas… On en trouve aussi partout sous la peau. Lire l'article de Sylvia Vaisman (21/11/2019) : La fasciathérapie, ou de l'importance de prendre soin de ses fascias Articles scientifiques Le sommeil et le LCR Le liquide cérébrospinal s'écoule par vagues à travers le cerveau et semble le “nettoyer” durant le sommeil Le liquide cérébrospinal (LCS) est un liquide biologique contenu dans les méninges et dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière. Il permet d'absorber les chocs physiques auxquels peut être soumis le cerveau, et également d'éliminer les molécules et autres déchets physiologiques. Pour la première fois, des neurobiologistes ont pu voir comment le LCS s'écoule par vagues à travers le cerveau durant le sommeil. Des observations qui pourraient permettre de mieux comprendre certains troubles neurologiques. Cette dernière étude montre des vagues de liquide cérébrospinal (LCS), pulsant de façon rythmée pendant le sommeil, tout en éliminant les toxines accumulées au cours de la journée. L'équipe explique que ces résultats pourraient aider à l'étude de divers troubles neurologiques et psychologiques, en particulier ceux associés à des troubles du sommeil. L'étude a été publiée dans la revue Science. Lire l'article de Thomas Boisson (11 novembre 2019) : Le liquide cérébrospinal s'écoule par vagues à travers le cerveau et semble le “nettoyer” durant le sommeil L'article de Science (accès payant) : Coupled electrophysiological, hemodynamic, and cerebrospinal fluid oscillations in human sleep Neuroscience : News.com - Sommes-nous 'lavés le cerveau' pendant le sommeil ? Titre original : Are we ‘brainwashed' during sleep ? Résumé : Une étude révèle que, lorsque nous dormons, les pulsations du liquide céphalo-rachidien dans le cerveau sont rythmées Source : Université de Boston Une nouvelle étude de l'Université de Boston suggère que ce soir, pendant que vous dormez, quelque chose d'incroyable se produira dans votre cerveau. Vos neurones vont se taire. Quelques secondes plus tard, le sang coulera de votre tête. Ensuite, un liquide aqueux appelé liquide céphalo-rachidien (LCR) s'infiltre dans votre cerveau en ondes pulsatoires rythmées. L'étude, publiée le 31 octobre dans Science, est la première à illustrer le fait que le LCR du cerveau est pulsé pendant le sommeil et que ces mouvements sont étroitement liés à l'activité des ondes cérébrales et au flux sanguin. « Nous savons depuis longtemps qu'il existe des ondes électriques d'activité dans les neurones », explique Laura Lewis, coauteure de l'étude, professeure assistante en génie biomédical au BU College of Engineering et membre du corps professoral du Center for Systems Neuroscience. "Mais avant maintenant, nous n'avions pas réalisé qu'il y avait effectivement des vagues dans le CSF, aussi." Lire l'article de Neuroscience : Are we ‘brainwashed' during sleep ? Science - Oscillations couplées électrophysiologiques, hémodynamiques et du liquide céphalorachidien dans le sommeil humain Auteurs : Nina E. Fultz1, Giorgio Bonmassar, Kawin Setsompop, Robert A. Stickgold, Bruce R. Rosen, Jonathan R. Polimeni, Laura D. Lewis. Titre original : Coupled electrophysiological, hemodynamic, and cerebrospinal fluid oscillations in human sleep Science 01 Nov 2019 : Vol. 366, numéro 6465, pp. 628-631 - DOI : 10.1126/science.aax5440 Résumé Le sommeil est essentiel à la cognition et au maintien d'un fonctionnement sain du cerveau. Les ondes lentes de l'activité neuronale contribuent à la consolidation de la mémoire, tandis que le liquide céphalorachidien (LCR) élimine les déchets métaboliques du cerveau. On ne sait pas si ces deux processus sont liés. Nous avons utilisé la neuroimagerie accélérée pour mesurer la dynamique physiologique et neurale du cerveau humain. Nous avons découvert un modèle cohérent de dynamique oscillante électrophysiologique, hémodynamique et du LCR qui apparaît pendant le sommeil non avec mouvements oculaires non rapide. Les ondes lentes neurales sont suivies d'oscillations hémodynamiques qui, à leur tour, sont couplées au flux du LCR. Ces résultats démontrent que le cerveau endormi présente des ondes de flux de LCR à l'échelle macroscopique, et ces dynamiques du LCR sont liées à des rythmes neuronaux et hémodynamiques. Lire l'article de Science en accès libre (en anglais) : Oscillations couplées électrophysiologiques, hémodynamiques et du liquide céphalorachidien dans le sommeil humain Fascia France - World congress on Low Back Pain Le choix de la chirurgie pour la lombalgie dégénérative : qu'apporte la littérature ? (en coopération avec la société d'Amérique du nord d'étude de la colonne vertébrale) Qu'est-ce qui constitue une bonne littérature ? La première question à se poser est « est-ce qu'il y a une composante mécanique ou morphologique sur laquelle on peut intervenir chirurgicalement ? » Ceci est vrai pour des pathologies telles que les hernies discales, les discopathies, les spondylolisthésis, l'arthrose articulaire postérieur, etc. Ensuite, il faut, parmi la nombreuse littérature, sélectionner celle qui est de qualité. Par exemple, la présence d'indications claires, basées sur des critères reproductibles et standardisés. Il faut également des données sur les résultats attendus, les critères d'évaluation de la réussite et la description des complications possibles. Cependant, la littérature ne remplace pas l'expérience, ni les compétences du chirurgien. De plus, la chirurgie du rachis est très dépendante de la technologie, qui peut influencer les indications et les résultats. Lire l'article de Fascia France : Le choix de la chirurgie pour la lombalgie dégénérative : qu'apporte la littérature ? AJGP - Défis courants dans la prise en charge de la douleur au cou et aux membres supérieurs chez les employés de bureau Auteurs : Brendan Mouatt Steven J Kamper Titre original : Common challenges in managing neck and upper limb pain in office workers doi : 10.31128/AJGP-07-19-4986 Résumé Contexte général : Les douleurs cervicales, thoraciques et des membres supérieurs sont un problème courant et pesant en Australie. Les employés de bureau signalent des taux élevés de plaintes musculo-squelettiques dans la partie supérieure du corps, comparativement aux travailleurs d'autres professions. Objectif : Cet article met en lumière les défis que pose la prestation de soins biopsychosociaux complets pour les douleurs au cou, au thorax et aux bras chez les employés de bureau, et décrit en détail le rôle des thérapies actives axées sur le patient dans la prise en charge. Discussion : Les douleurs cervicales, thoraciques et des membres supérieurs sont fréquentes chez les employés de bureau. La prise en charge optimale comprend une approche biopsychosociale centrée sur le patient qui comprend l'éducation, la réassurance et l'exercice. Le traitement des travailleurs de bureau souffrant de douleurs au haut du corps nécessite une approche active qui facilite l'auto-efficacité et l'activité physique et qui reflète une compréhension moderne de la douleur. Lire l'article de AJGP en accès libre : Common challenges in managing neck and upper limb pain in office workers Pain Reports - Dépistage multidimensionnel pour prédire les problèmes de douleur chez les adultes : un examen systématique des outils de dépistage et des études de validation Auteurs : Veirman Elkea, Van Ryckeghem Dimitri M. L., De Paepe Annick, Kirtley Olivia J., Crombez Geerta PAIN Reports : September/October 2019 - Volume 4 - Issue 5 - p e775 - doi : 10.1097/PR9.0000000000000775 Résumé Les outils de dépistage permettant de prédire les mauvais résultats de la douleur sont largement utilisés. Souvent, ces outils de dépistage contiennent des facteurs de risque psychosociaux. Cette revue (1) identifie des outils de dépistage multidimensionnels qui incluent des facteurs de risque psychosociaux pour le développement ou le maintien de la douleur, la détresse liée à la douleur et l'incapacité liée à la douleur à travers les problèmes de douleur chez les adultes, (2) évalue la qualité des études de validation en utilisant le modèle prédictif Risk Of Bias ASsessment Tool (PROBAST) et (3) résume les préoccupations méthodologiques. Nous avons identifié 32 articles, répartis sur 42 échantillons d'étude, validant 7 outils de dépistage. Tous les outils ont été développés dans le contexte des douleurs musculo-squelettiques, le plus souvent dorsales, et visaient à prédire le maintien de la douleur ou l'incapacité liée à la douleur, et non la détresse liée à la douleur. Bien que des études plus récentes conçoivent, réalisent, analysent et présentent des rapports conformément aux pratiques exemplaires en matière de recherche sur le pronostic, le risque de biais était le plus souvent modéré. Des préoccupations méthodologiques communes ont été identifiées, liées à la sélection des participants (p. ex. populations mixtes), aux prédicteurs (p. ex. les prédicteurs ont été administrés différemment des prédicteurs dans l'étude de développement), aux résultats (p. ex. chevauchement entre prédicteurs et résultats), à la taille des échantillons et au flux des participants (p. ex. traitement inconnu ou incorrect des données manquantes) et aux analyses (p. ex. grande diversité des indicateurs de performance). Des recommandations pour les recherches futures sont fournies. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article en accès libre (en anglais) : Multidimensional screening for predicting pain problems in adults Chiropractic & Manual Therapies- BMC Où les patients présentant une radiculopathie à un seul niveau confirmée par IRM ressentent-ils de la douleur, et quelle est l'interprétabilité clinique de ces schémas douloureux ? Une étude transversale sur l'exactitude du diagnostic Auteurs : Hanne B. Albert, Jeanette Kaae Hansen, Helle Søgaard & Peter Kent Titre original : Where do patients with MRI-confirmed single-level radiculopathy experience pain, and what is the clinical interpretability of these pain patterns ? A cross-sectional diagnostic accuracy study Chiropractic & Manual Therapies volume 27, Article number : 50 (2019) Résumé Contexte général : Les cliniciens désignent la distribution de la douleur dans la jambe comme étant importante pour diagnostiquer l'atteinte de la racine nerveuse. Cette étude visait à identifier : (i) les schémas de douleur radiculaire unisegmentaire communs et leur caractère dermatomique, et (ii) si ces schémas de douleur radiculaire ont aidé les cliniciens à discriminer le niveau des racines nerveuses impliquées. Méthodes : Une étude transversale sur la précision du diagnostic chez des patients adultes souffrant de douleur radiculaire à la jambe dans un hôpital au Danemark. Tous les patients présentaient des signes neurologiques positifs (en moyenne 2,8 signes - hypoalgésie, diminution des réflexes, faiblesse musculaire, test positif de la jambe droite). La partie 1 (profils de douleur) était une analyse secondaire des données de base sur les profils de douleur recueillies au cours d'un essai clinique. Les diagrammes de la douleur de 93 patients présentant une IRM et une hernie discale mononiveau cliniquement confirmée avec compression des racines nerveuses ont été numérisés et superposés pour former une image composite des modèles radiculaires des racines nerveuses L5 et S1, qui ont ensuite été comparés aux dermatomes publiés. Dans la partie 2 (utilité clinique), nous avons mesuré prospectivement la capacité discriminatoire des modèles de douleur identifiés. L'exactitude a été calculée pour trois groupes de six cliniciens lors de la classification de la racine nerveuse affectée dans une séquence randomisée de 53 patients, lorsqu'elle n'a pas été montrée, brièvement montrée ou continuellement montrée, les modèles de douleur composites. Dans chaque groupe se trouvaient deux chiropraticiens, deux médecins et deux physiothérapeutes. Résultats : Il y avait un large chevauchement dans les schémas douloureux des racines nerveuses L5 et S1 compromises, mais quelques caractéristiques distinctives. Ces schémas douloureux présentaient un chevauchement d'environ 50 à 80 % avec les dermatomes publiés. Les cliniciens n'ont pas été en mesure de déterminer avec plus d'exactitude que par hasard si un dessin individuel de la douleur provenait d'une personne dont la racine nerveuse L5 ou S1 était compromise, et l'utilisation des dessins composites de la douleur n'a pas amélioré cette précision. Conclusions : Bien que la distribution de la douleur puisse être une indication de radiculopathie, les schémas douloureux de la compression de la racine nerveuse L5 ou S1 ne se rapprochaient que de ceux des dermatomes sensoriels, et les connaissances spécifiques au niveau de la douleur radiculaire n'ont pas aidé les cliniciens à établir un diagnostic précis de l'atteinte nerveuse de la racine. Ces résultats indiquent que, à eux seuls, les modèles de douleur fournissent très peu d'information diagnostique supplémentaire sur la racine nerveuse qui est affectée. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article en axcès libre (en anglais) : Where do patients with MRI-confirmed single-level radiculopathy experience pain, and what is the clinical interpretability of these pain patterns ? A cross-sectional diagnostic accuracy study Pain Reports - Effets placebo et nocebo et apprentissage de l'évitement de la douleur opératoire lié à l'utilisation d'un placebo Auteurs : Janssens Thomas, Meulders Anna, Cuyvers Bien, Colloca Luana, Vlaeyen Johan W.S. Titre original : Placebo and nocebo effects and operant pain-related avoidance learning PAIN Reports : May/June 2019 - Volume 4 - Issue 3 - p e748 - doi : 10.1097/PR9.0000000000000748 Résumé Introduction : La recherche sur l'apprentissage dans les groupes placebo et nocebo s'est principalement appuyée sur les procédures de conditionnement de pavlovien. Les procédures d'apprentissage peuvent modéliser avec plus de précision l'apprentissage dans des situations réelles dans lesquelles des effets placebo et nocebo se produisent. Objectifs : étudier le développement et la persistance des effets placebo et nocebo à l'aide d'une tâche d'apprentissage par évitement opérantoire. Méthodes : Les participants indolores (n = 58) pourraient apprendre à éviter la douleur en effectuant des mouvements dont la difficulté et l'intensité de la stimulation douloureuse diffèrent. Les participants ont exécuté des mouvements dans 2 contextes. Dans le contexte du coût élevé de l'évitement, l'intensité du stimulus douleureux diminue avec la difficulté croissante du mouvement. Dans le contexte du faible coût de l'évitement, les contingences ont été inversés. Les participants ont évalué les attentes et l'intensité de la douleur. Pendant le test, les difficultés de mouvement restent inchangées, mais les participants ont toujours reçu un stimulus douleureux d'intensité moyenne. Les effets placebo et nocebo les effets ont été définis comme des cotes d'intensité de la douleur plus faibles ou plus élevées pour les trajectoires qui entrapnaient auparavant une intensité faible ou élevée comparativement à la stimulation d'intensité moyenne. Résultats : Comme prévu, les participants ont acquis des attentes et des choix différentiels en matière de mouvement et de douleur. Les tests avec un stimulus douloureux d'intensité moyenne ont rapidement effacé les différences de choix des mouvements selon les contextes, mais les différences dans les attentes en matière de douleur ont été maintenues. La modulation de la douleur d'un contexte à l'autre était conforme aux attentes en matière de mouvement et de douleur. Cependant, nous n'avons observé les effets placebo que dans le contexte du faible coût d'évitement et nous n'avons trouvé aucune preuve d'effets nocebo. Conclusion : l'apprentissage de l'opérateur peut modifier les attentes en matière de douleur, la modulation de la douleur et le comportement d'évitement lié à la douleur. Les attentes persistantes en matière de douleur suggèrent que les croyances acquises à l'égard de la douleur peuvent être résistantes à la non-confirmation, malgré l'expérience que l'on a soi-même avec de nouvelles contingences de la douleur et du mouvement. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article en accès libre (en anglais) : Placebo and nocebo effects and operant pain-related avoidance learning Pain - Efficacité d'une intervention axée sur un mode de vie sain pour les lombalgies chroniques : un essai contrôlé randomisé Auteurs : Williams Amanda, Wiggers John, O'Brien Kate M., Wolfenden Luke,Yoong Sze Lin, Hodder Rebecca K., Lee Hopin, Robson Emma K., McAuley James H., Haskins Robin, Kamper Steven J., Rissel Chris, Williams Christopher M. Titre original : Effectiveness of a healthy lifestyle intervention for chronic low back pain : a randomised controlled trial DOULEUR : Juin 2018 - Volume 159 - Numéro 6 - p 1137-1146 - doi : 10.1097/j.pain.0000000000000001198 Résumé Nous avons évalué l'efficacité d'une intervention de six mois sur l'intensité de la douleur chez les patients souffrant de lombalgie chronique qui étaient en surpoids ou obèses. Nous avons mené un essai contrôlé randomisé pragmatique, intégré dans une cohorte d'essais contrôlés randomisés multiples de patients sur une liste d'attente pour une consultation orthopédique ambulatoire dans un hôpital tertiaire en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie. Les patients admissibles souffrant de lombalgie chronique (>3 mois) et ayant un indice de masse corporelle ≥27 kg/m2 et <40 kg/m2 ont été répartis au hasard, au moyen d'un processus central d'attribution aléatoire dissimulée, pour recevoir des conseils et de l'information et être dirigés vers un service d'encadrement téléphonique de six mois sur un mode de vie sain, ou des soins courants. Le principal résultat a été l'intensité de la douleur mesurée à l'aide d'une échelle d'évaluation numérique de 11 points, au départ, deux semaines et une fois par mois pendant six mois. L'analyse des données a été effectuée selon l'intention de traiter selon un plan d'analyse prépublié. Entre le 13 mai 2015 et le 27 octobre 2015, 160 patients ont été assignés au hasard à l'intervention ou aux soins habituels dans un rapport de 1:1. Nous n'avons constaté aucune différence entre les groupes quant à l'intensité de la douleur sur 6 mois (surface sous la courbe, différence moyenne = 6,5, intervalle de confiance à 95 % -8,0 à 21,0 ; P = 0,38) ou tout résultat secondaire. Dans le groupe d'intervention, 41 % (n = 32) des participants ont signalé un effet indésirable comparativement à 56 % (n = 45) dans le groupe témoin. Nos résultats montrent que l'éducation, les conseils et l'accompagnement par téléphone n'ont pas été bénéfiques pour les patients souffrant de lombalgie qui étaient en surpoids ou obèses, comparativement aux soins habituels. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article (payant) : Effectiveness of a healthy lifestyle intervention for chronic low back pain : a randomised controlled trial BMJ : British Journal of Sports Medicine - Des données récentes issues d'essais de dénervation par radiofréquence soulignent en outre que le traitement de la nociception n'est pas la même chose que le traitement de la douleur. Auteurs : Matthew K. Bagg James H. McAuley G Lorimer Moseley Benedict M. Wand The University of Notre Dame Australia, benedict.wand chez nd.edu.au Titre original : Recent data from radiofrequency denervation trials further emphasise that treating nociception is not the same as treating pain treating nociception is not the same as treating pain Résumé La lombalgie chronique est un état dans lequel la prestation actuelle des soins de santé échoue et nous suggérons que des données récentes dans le domaine de la médecine de la douleur interventionnelle indiquent ce que sont ces lacunes. La dénervation par radiofréquence est effectuée en partant du principe que la dénervation de la structure apériphérique éradiquera ou réduira considérablement la douleur et améliorera la fonction. Les résultats de six essais cliniques de taille moyenne et bien menés qui ne démontrent aucune efficacité et aucune efficacité réelle pour les procédures de dénervation illustrent clairement à quel point cette approche est boiteuse. Nous suggérons que ces résultats représentent une ligne de sable pour la recherche et la prise en charge des maux de dos. Il s'agit d'un signal clair pour abandonner finalement les programmes de recherche et les paradigmes de gestion qui se concentrent principalement sur la nociception et qui, au contraire, embrassent véritablement le modèle biopsychosocial de la douleur. Mots clés : Douleurs dorsales, essais cliniques, dénervation par radiofréquence, médecine de la douleur interventionnelle, médecine fondée sur des données probantes. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article (format pdf) : Recent data from radiofrequency denervation trials further emphasise that treating nociception is not the same as treating pain treating nociception is not the same as treating painl Medical Teacher : Évaluations de la personnalité et résultats dans l'enseignement médical et l'exercice de la médecine Titre original : Personality assessments and outcomes in medical education and the practice of medicine : AMEE Guide No. 79 Auteurs : Mohammadreza Hojat, James B. Erdmann & Joseph S. Gonnella https://doi.org/10.3109/0142159X.2013.785654 Résumé Dans un paradigme de performance des médecins, nous proposons que les composantes "cognitives" et "non cognitives" contribuent à la performance des médecins en formation et en pratique. Notre examen de la littérature pertinente indique que la personnalité, en tant que facteur important de la composante " non cognitive ", joue un rôle important dans les performances académiques et professionnelles. Nous décrivons les résultats obtenus sur 14 instruments de personnalité sélectionnés pour prédire les performances académiques et professionnelles. Nous remettons en question l'affirmation selon laquelle la personnalité peut être évaluée de manière valide et fiable à partir d'entretiens d'admission, de lettres de recommandation, d'essais et de déclarations personnelles. Sur la base de la pertinence conceptuelle et des preuves empiriques actuellement disponibles, nous proposons que les attributs de la personnalité tels que la conscience professionnelle et l'empathie soient considérés comme des mesures de choix pour l'évaluation des aspects pertinents de la personnalité dans le rendement scolaire et professionnel. Une exploration plus approfondie est nécessaire pour rechercher d'autres attributs de personnalité pertinents à l'éducation médicale et aux soins aux patients. Les implications pour l'orientation professionnelle, l'évaluation du perfectionnement professionnel et des résultats de l'éducation médicale, et l'utilisation potentielle comme information supplémentaire pour les décisions d'admission sont discutées. Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article en accès libre (en anglais) : Personality assessments and outcomes in medical education and the practice of medicine : AMEE Guide No. 79 JAOA - Empathy in Medicine National Norms for the Jefferson Scale of Empathy : Un projet national d'éducation médicale ostéopathique et d'empathie à l'échelle du pays Auteurs : Mohammadreza Hojat, PhD ; Stephen C. Shannon, DO ; Jennifer DeSantis, MEd ; Mark R. Speicher, PhD ; Lynn Bragan ; Leonard H. Calabrese, DO Titre original : Empathy in Medicine National Norms for the Jefferson Scale of Empathy : A Nationwide Project in Osteopathic Medical Education and Empathy (POMEE) The Journal of the American Osteopathic Association, August 2019, Vol. 119, 520-532. doi:10.7556/jaoa.2019.091 Résumé Contexte : Des normes nationales sont nécessaires pour évaluer les scores individuels des instruments validés. Avant d'entreprendre cette étude, aucune norme nationale n'était disponible sur les scores d'empathie. Le Projet d'éducation et d'empathie en médecine ostéopathique (Project in Osteopathic Medical Education and Empathy POMEE) a fourni une occasion unique d'élaborer les premières normes nationales pour les étudiants en médecine. Objectif : Élaborer des normes nationales pour l'évaluation des scores d'empathie des étudiants en médecine ostéopathique sur l'échelle d'empathie de Jefferson (Jefferson Scale of Empathy JSE), largement utilisée et bien validée, à tous les niveaux de l'enseignement médical ostéopathique.Méthodes : Les participants étaient des étudiants de 41 des 48 campus participants des facultés de médecine ostéopathique. Les étudiants ont été invités à répondre à un sondage en ligne, qui comprenait le JSE, au cours de l'année universitaire 2017-2018. Résultats : Au total, 16 149 questionnaires remplis ont été utilisés pour créer des tableaux de normes nationales. Trois tableaux de normes nationales ont été élaborés pour les matriculants de première année et pour les étudiants en préclinique (années 1 et 2) et en clinique (années 3 et 4) de la faculté de médecine. Les tableaux des normes permettent de convertir n'importe quel score brut au JSE pour les étudiants et étudiantes en médecine ostéopathique, de l'inscription à l'obtention du diplôme, en un rang centile pour évaluer le score d'un individu par rapport aux données nationales. Conclusions : Les normes nationales élaborées dans le cadre de ce projet, pour les hommes et les femmes et à différents niveaux de l'enseignement des facultés de médecine, peuvent non seulement servir à l'évaluation des résultats individuels des étudiants à l'JSE, mais aussi servir de mesure supplémentaire pour l'admission aux programmes d'études médicales et postdoctorales en médecine Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article du JAOA en accès libre (en anglais) : Empathy in Medicine National Norms for the Jefferson Scale of Empathy : A Nationwide Project in Osteopathic Medical Education and Empathy (POMEE) Journal of Clinical Medicine - Effets du traitement viscéral ostéopathique chez les patients présentant un reflux gastro-oesophagien : Un essai contrôlé randomisé Auteurs : Nuria Eguaras, Elena Sonsoles Rodríguez-López, Olga Lopez-Dicastillo, M. Ángeles Franco-Sierra, François Ricard and Ángel Oliva-Pascual-Vaca Titre original : Effects of Osteopathic Visceral Treatment in Patients with Gastroesophageal Reflux : A Randomized Controlled Trial J. Clin. Med. 2019, 8(10), 1738 ; https://doi.org/10.3390/jcm8101738 Résumé Le traitement manuel ostéopathique a été recommandé comme thérapie non pharmacologique pour le reflux gastro-œsophagien (RGO). Toutefois, à ce jour, aucune étude n'a confirmé l'efficacité de cette intervention en ce qui concerne les symptômes de la maladie. Notre objectif était d'évaluer l'effet d'une technique manuelle ostéopathique pour le sphincter œsophagien inférieur sur les symptômes du RGO, la mobilité cervicale et le seuil de douleur de pression épineuse en C4 (PPTs). Méthodes : Un essai randomisé, à double insu et contrôlé par placebo a été réalisé. Soixante sujets atteints de RGO ont participé à cette étude et ont été assignés au hasard soit à un groupe expérimental (EG) (n = 29), qui a reçu la technique ostéopathique pour le sphincter œsophagien inférieur, soit à un groupe témoin (CG) (n = 31), qui a reçu un contact manuel, qui imite la technique ostéopathique sans exercer aucune force thérapeutique. La randomisation a été générée par ordinateur, l'attribution étant dissimulée par des enveloppes numérotées séquentiellement, opaques et scellées. Le questionnaire GerdQ a été utilisé pour évaluer l'évolution des symptômes la semaine suivant l'intervention. L'amplitude des mouvements cervicaux (CROM) et l'algomètre ont été utilisés pour évaluer la mobilité cervicale et les PPT avant et après les deux traitements. La comparaison avant/après entre les groupes (t-test) a été utilisée pour l'analyse statistique des résultats, avec deux points de mesure (GerdQ), tandis que les mesures répétées ANOVA ont été utilisées pour les résultats avec quatre points de mesure (CROM et PPT). Résultats : L'application du traitement manuel ostéopathique chez les sujets atteints de RGO a entraîné une amélioration significative des symptômes une semaine après l'intervention (p = 0,005) avec une différence entre les groupes de 1,49 point dans le score GerdQ (IC 95 % : 0,47-2,49). Le PPT C4 s'est amélioré dans l'EG après le traitement (p = 0,034 ; η2 = 0,048) (différence entre groupes 8,78 Newton/cm2 ; IC à 95 % : 0,48-17,09). Le CROM a également augmenté dans l'EG par rapport au CG (p < 0,001 ; η2 = 0,108) (différence entre les groupes 33,89 degrés ; IC 95 % : 15,17-52,61). Conclusions : La technique ostéopathique manuelle produit une amélioration des symptômes du RGO une semaine après le traitement, de la mobilité cervicale et des PPTs. Cela peut signifier que le traitement ostéopathique est utile pour améliorer les symptômes du RGO. Mots-clés : RGO ; reflux gastro-oesophagien ; médecine ostéopathique ; seuil de douleur ; thérapies complémentaires Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article en accès libre (en anglais) : Effects of Osteopathic Visceral Treatment in Patients with Gastroesophageal Reflux : A Randomized Controlled Trial Politique Santé Clair - Sondage sur les médecines douces Médecines douces : davantage d'information et d'accessibilité attendues, pour des pratiques vis-a-vis desquelles les français temoignent d'un interet majeur Santéclair a lancé en juin 2019 l'Observatoire des parcours de soins des Français en partenariat avec Harris Interactive. Les résultats de la troisième thématique étudiée, « les Français et lesmédecines douces »(a), démontrent l'intérêt incontestable qu'une majorité de nos concitoyens y portent : 71% ont déjà eu recours à au moins une pratique de médecine douce avec,comme quintet de tête des mieux perçues et connues, l'ostéopathie (80% de bonne image), la diététique (73%), l'homéopathie (72%), l'acupuncture (72%) et la psychologie (63%). Pourtant plusieurs freins dans le recours à ces pratiques sont clairement exprimés en ce qui concerne leur manque d'accessibilité, d'abord financière mais aussi géographique, ainsi que des interrogations sur leur crédibilité scientifique et leur encadrement professionnel. Extraits concernant l'ostéopathie « Les Français ont une bonne image des médecines douces, même si celle-ci est contrastée selon les disciplines. Cette image est surtout favorable à l'égard de l'ostéopathie (80%), la diététique (73%), l'homéopathie (72%) et l'acupuncture (72%), moins pour les autres disciplines... (p.5) Néanmoins la hiérarchie change dès lors qu'on s'intéresse à la régularité de ces pratiques. Ainsi, si seulement 10% des Français déclarent avoir déjà consulté un naturopathe, près des trois quarts d'entre eux disent le faire au moins une fois par an. Parmi l'ensemble de ces pratiques, c'est le taux de consultation annuelle le plus élevé, juste devant celui lié à l'ostéopathie. De fait, ces deux disciplines sont de loin celles qui sont jugées les plus « indispensables ou importantes » par les Français qui les pratiquent. Pour l'ensemble de ces pratiques, les taux de satisfaction enregistrés sont élevés, à commencer là encore par l'ostéopathie (92% de satisfaits, dont 54% « tout à fait satisfaits »). (p.6) Au final, les médecines douces bénéficient d'une perception bienveillante de la part des Français mais...... toutes les disciplines ne sont pas logées à la même enseigne : à cet égard l'ostéopathie apparaît dans ce domaine aux yeux des Français comme une pratique nettement plus installée / légitime (en termes de connaissance, d'image, de pratique, de satisfaction) que d'autres ; ... le niveau d'information à l'égard de ce secteur reste largement perfectible, même pour les disciplines les mieux connues (ostéopathie, homéopathie, diététique) (p.7) Pour accompagner le recours aux médecines douces lorsqu'ils en éprouvent le besoin, plusieurs services proposés par Santéclair à ses bénéficiaires peuvent se révéler d'une grande utilité : oL'accès facilité aux ostéopathes et/ou aux chiropracteurs via notreréseau de 370 praticiens sélectionnés pour leurs compétences et leur formation, tous diplômés d'établissements agréés par le ministère de la Santé dans le cas de l'ostéopathie ou par une instance professionnelle de référence pour la chiropraxie (Council of Chiropractic Education International) et bénéficiant de plusieurs années d'expérience (p.9) » Lire le sondage de Santéclair (format pdf) : Communiqué de presse, 15 novembre 2019 Ce sondage est repris par Parents : Médecines douces : les Français sont fans ! Un sondage « les Français et les médecines douces » réalisé par Harris Interactive révèle qu'une large majorité de Français témoigne d'un intérêt majeur envers ces pratiques et en sont même adeptes. Pourtant plusieurs freins dans leur recours sont clairement exprimés, notamment leur manque d'accessibilité financière et géographique, ainsi que des interrogations sur la crédibilité des praticiens et leur encadrement professionnel. Lire l'article de Parents (18/11/2019) : Parents : Médecines douces : les Français sont fans ! Doctissimo Santé - Les Français ont une bonne image des médecines douces Selon un sondage Harris interactive pour Santéclair, 86% des Français auraient une bonne image des médecines douces. Selon ce sondage, réalisé sur un panel de 1.500 personnes, 86% des Français auraient une bonne image des médecines douces. Une image plutôt positive Cette image positive est surtout valable pour les médecines douces les plus connues comme l' ostéopathie (80%), la diététique, l' homéopathie (72%) et l' acupuncture (72%). Concernant les autres disciplines comme la naturopathie ou encore l'hypnose, les français avouent en avoir une connaissance trop approximative pour se faire une opinion. La majorité des français a déjà consulté un praticien en médecines douces... Lire l'article de Doctissimo (19/11/2019) : Les Français ont une bonne image des médecines douces La Revue des transitions - Médecines douces : les Français en gardent une bonne image, malgré les polémiques En dépit du déremboursement programmé de l'homéopathie et des polémiques récurrentes, les Français conservent une bonne image des médecines douces, selon un sondage Harris interactive pour Santéclair. Dans l'ensemble, les sondés se montent satisfaits des soins reçus. C'est particulièrement vrai dans le domaine de l'ostéopathie (92 %) et de l'homéopathie (89 %). De quoi revigorer les défenseurs de ces thérapies. C'est un sondage qui va apporter de l'eau au moulin de Boiron et des patients des médecines alternatives comme l'homéopathie. Une enquête de l'institut Harris Interactive pour Santéclair, réalisée en ligne du 16 au 25 octobre 2019 auprès d'un échantillon de 1500 personnes représentatif de la population nationale, les Français conservent une bonne image des médecines douces, malgré les récentes polémiques sur leur efficacité. Cette image positive est surtout valable pour les médecines douces les plus connues comme l'ostéopathie (80%), la diététique (73 %), l'homéopathie (72%), l'acupuncture (72%) et la psychologie (63). Lire l'article de la Revue des transitions (20/11/2019) : Médecines douces : les Français en gardent une bonne image, malgré les polémiques France Inter - Pour ou contre les médecines complémentaires et alternatives ? Ces médecines « dites complémentaires et alternatives », qui peuvent éveiller des soupçons, générer des craintes et provoquer des tensions. Débat ce matin sur les médecines complémentaires et alternatives, aux différentes dénominations selon que l'on se positionne pour ou contre : médecines douces, pratiques de soins non conventionnelles, pratiques hétérodoxes... Homéopathie, acupuncture, hypnose, ostéopathie, phytothérapie : des médecines complémentaires et alternatives qui recueillent l'assentiment d'une large majorité de Français, mais qui peuvent éveiller des soupçons, générer des craintes et provoquer des tensions entre soignants et patients. Lire/écouter l'article de France Inter (18/11/2019) : Pour ou contre les médecines complémentaires et alternatives ? ODOXA UPO - Sondage : Les français plébiscitent l'ostéopathie ! Selon un sondage mené par Odoxa pour le compte de l'UPO au mois de septembre, les français apprécient toujours autant l'ostéopathie. Près de la moitié d'entre eux (48 %) a consulté un ostéopathe durant les cinq dernières années, près d'un quart (23 %) durant les douze derniers mois. Le niveau de confiance des français dans leur ensemble à l'égard des ostéopathes est très élevé, à 86 %. Contrairement à une idée répandue, cette forte adhésion concerne tout autant les ouvriers et employés (51% ont consulté ces 5 dernières années) que les cadres, professions intellectuelles supérieures et professions intermédiaires (56%). Quant aux 25-34 ans, ils affichent un résultat de 10 points plus élevé, à 58% (39 % les douze derniers mois). Voir le sondage ODOXA - UPO : Les français plébiscitent l'ostéopathie ! La Provence - Pour une entorse de cheville ou une lombalgie aiguë, plus besoin de passer aux urgences Agnès Buzyn a profité de son plan de désengorgement des urgences pour élargir les compétences des kinés libéraux. Plus de 5 000 patients français passent aux urgences pour une entorse, tandis que 2 500 personnes s'y rendent pour une lombalgie. La balle passe entre les perches, essai transformé ! En donnant la possibilité aux kinés libéraux de prendre en charge l'accueil et le soin des entorses et des lombalgies, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a légalisé une situation très courante dans les cabinets médicaux. "Nous sommes très heureux que les autorités reconnaissent enfin le travail de terrain des kinés libéraux", a souligné Jean-Fabien Lazaro, secrétaire général de l'URPS Paca des kinés. Chaque jour, plus de 5 000 patients français passent aux urgences pour une entorse, tandis que 2 500 personnes s'y rendent pour une lombalgie. Des chiffres vertigineux qui impliquent aujourd'hui une modification du parcours du patient. "Jusqu'alors, certains patients se rendaient aux urgences et se retrouvaient dans nos cabinets le lendemain pour des soins supplémentaires, d'autres allaient consulter leur médecin généraliste avant de venir chez nous. Ces cas ne sont pas une généralité, puisqu'aujourd'hui les Français ont l'habitude de consulter directement des spécialistes paramédicaux comme nous. Dans les faits, on ne va pas avoir un flux plus important de patients", tempère-t-il. Lire l'article Fabien Cassar (4/10/2019) : Pour une entorse de cheville ou une lombalgie aiguë, plus besoin de passer aux urgences Ostéopathe de France - Accessibilité, annuaires, référencement : les arnaques continuent Nous sommes encore régulièrement sollicités à propos d'arnaques qui circulent par mailing ou appels téléphoniques… Constitution du dossier accessibilité, proposition de référencement dans des annuaires soit disant largement diffusés, proposition de gestion d'un référentiel soit disant performant sur internet, mail portant par exemple la signature d'Arthur MONNET (AD'AP) concernant le remboursement d'un trop versé pour le dossier accessibilité. Les arnaqueurs ne sont pas dénués d'imagination. Nous tenons à vous rappeler ces quelques précisions : Dans notre exercice professionnel nous devons payer nos charges sociales habituelles à l'URSSAF ou la CIPAV. Leurs appels de cotisations sont adressés par courrier ou sur un espace personnel sécurisé sur le site internet. AUCUNE SOMME N'EST JAMAIS RÉCLAMÉE PAR MAIL. Le Registre d'accessibilité est consultable gratuitement en téléchargeant les documents en accès libre sur le site du Ministère de la transition écologique et solidaire AUCUNE SOMME N'EST À RÉGLER. Les éventuels « trop versés » sont notifiés par courrier et doivent correspondre à un versement préalable effectif. NE TRANSMETTEZ JAMAIS VOS COORDONNÉES BANCAIRES NI VOS COPIES DE PAPIERS D'IDENTITÉ EN RÉPONSE À UNE DEMANDE PAR MAIL Les annuaires promettant un référencement performant tout comme les propositions de référencement en ligne moyennant le plus souvent des sommes importantes ne sont que des arnaques. Elles cachent des abonnements mensuels à coûts élevés pour un rendu nul. PAR PRÉCAUTION, NE SIGNEZ RIEN, NE RÉGLEZ RIEN. Lire l'article d'Ostéopathes de France (30 octobre 2019) : Accessibilité, annuaires, référencement : les arnaques continuent PGC rachète l'école d'ostéopathie animale ESAO L'École Européenne d'Ostéopathie Animale (European School of Animal Osteopathy), référence européenne en formation d'ostéopathe pour animaux, a été rachetée dans le courant de l'été 2019 par PGC avec le soutien de la Banque Publique d'Investissement, du Crédit Agricole Normandie-Seine et de la Région Normandie via son véhicule Normandie Horizon rattaché à Normandie Participations. L'ESAO affiche clairement son ambition de devenir un pôle mondial de référence en Ostéopathie animale. L'entrée au capital d'investisseurs spécialisés soutenus par des partenaires institutionnels comme la BPI, le Crédit Agricole Normandie-Seine ou Normandie Horizon, apporte les moyens financiers et humains nécessaires à la réalisation de cette ambition. Plusieurs actions stratégiques ont été entreprises depuis l'acquisition... Lire le communiqué de presse : PGC rachète l'école d'ostéopathie animale ESAO
  • Réflexions sur le champ de pratique en ostéopathie

    2 décembre, par Jerry Draper-Rodi — K cliniques SDO
    Sommaire Exemple des travaux du Dr (...) Réflexions sur le champ de (...) Références et Bibliographie Exemple des travaux du Dr Lisa Hodge Titre de l'article : Réflexions sur le champ de pratique en ostéopathie : Exemple des travaux du du Dr Lisa Hodge Nom auteur et rangs universitaires : Jerry Draper-Rodi, DO, DU (anatomie clinique), DU (anatomie appliquée à l'examen clinique et à l'imagerie médicale), PG Cert Research methods Affiliation : The British School of Osteopathy, Londres (Grande-Bretagne) Publication antérieure similaire : Rodi J. Expanding the evidence base for osteopathic medicine – lymphatic pump treatment, the lymphatic and immune systems. Research and Treatment Bulletin. International Journal of Osteopathic Medicine. 2010 ;13(3):99. Coordonnées de l'auteur : Jerry Draper-Rodi, J.rodi chez bso.ac.uk Déclaration : Je déclare que le manuscrit a été lu et approuvé par l'auteur, Jerry Draper-Rodi. Remerciements chaleureux pour leur relecture attentive à Anne Benoit DO, Léonore de Saint Gerand DO, Raphael Hauser DO et Bruno Landais DO. Résumé Dr Lisa Hodge La prise en charge ostéopathique a été limitée aux troubles fonctionnels en France sur le postulat que certaines techniques ostéopathiques pourraient aggraver l'état du malade. Lisa Hodge, docteur en microbiologie and immunologie, effectue de la recherche en ostéopathie à l'Osteopathic Research Center (Etats-Unis). Les travaux de recherche de son équipe portent sur les techniques de pompage lymphatique et leurs effets immunitaires chez l'animal. Ces études sont utilisées comme outil de réflexion sur le champ de pratique ostéopathique et le risque de l'usage de techniques ostéopathiques. Les travaux de l'équipe du Dr Hodge montrent chez l'animal que les techniques de pompage lymphatique augmentent l'écoulement dans le conduit thoracique et la concentration de cet écoulement est augmentée en lymphocytes. Ces techniques peuvent favoriser l'élimination des bactéries de la pneumonie, réduire les phénomènes inflammatoires associés aux infections pulmonaires chroniques et inhiber la formation de tumeurs pulmonaires. Ces nouvelles données que nous offre la recherche ostéopathique basée sur les preuves, sont en contradiction avec les croyances de la profession et du système biomédical. La profession ostéopathique craint peut-être d'être moins efficace que d'autres thérapies. Elle doit apprendre à se promouvoir au travers d'études récentes pour éviter de voir son champ d'action encore plus restreint. Mots-clefs : Pompages lymphatiques, immunité, traitement manuel. Article title : Reflexion on osteopathic scope with reference to Dr Lisa Hodge's laboratory studies Abstract Osteopathic scope of practice in France has been narrowed to functional disorders based on the premise that certain osteopathic techniques may worsen patient health. Lisa Hodge, PhD in microbiology and immunology, carries out research at the Osteopathic Research Center (USA). Dr Hodge's team has studied the effects of lymphatic pump techniques on animals' immune systems. These studies are used as a basis for reflection on osteopathic scope of practice and the risks of using osteopathic techniques. Dr Hodge's team has shown that lymphatic pump techniques increase the lymphatic flow in the thoracic duct. Leukocyte count and flux are also increased in thoracic duct lymph during lymphatic pump techniques. These techniques reduce pulmonary disease, enhance anti-tumour immunity and reduce solid tumour formation. These new pieces of evidence go against current osteopathic and biomedical thinking. Osteopathy may suffer from a belief that it is less effective than other therapies. The profession needs to learn to promote itself through research to avoid seeing its scope of practice further restricted. Keywords : Lymphatic pump techniques, immunity, manual therapy Réflexions sur le champ de pratique en ostéopathie, exemple des travaux du laboratoire du Dr Hodge Au début du siècle dernier, l'ostéopathie avait un champ d'action vaste et était considérée comme efficace, par exemple, contre les pathologies organiques et les infections. Pour ne citer que quelques exemples, en 1937, Arthur D. Becker, DO, écrivait un article sur l'approche ostéopathique du rhume [1]. Il prenait en compte la genèse de la maladie plutôt que de voir le virus ou la bactérie comme étant la simple cause. En 1938, Hazzard, DO, déclarait même que « a force principale de l'ostéopathie est de stimuler toutes les défenses naturelles du corps contre la maladie » [1] (traduit de l'anglais par Jerry Draper-Rodi). Still décrivait les signes et approches ostéopathiques possibles de la grippe. [2] « Après avoir ajusté toutes les structures et obtenu une condition parfaitement normale dans cette partie du thorax, j'ai dans tous les cas obtenu un premier soulagement. L'irritation stimule le système artériel, le forçant à un degré d'action plus élevé, tout en gênant ou arrêtant le drainage du sang veineux et des autres liquides qui devraient revenir au cœur. », Litton, en 1942, déclarait que « L'un de [ses] passe-temps a consisté à interroger des médecins ostéopathes à propos de leurs expériences avec la pneumonie, particulièrement ceux qui exercent dans les communes rurales et qui ont une pratique généraliste. Ce qui [l]'a impressionné, c'est leur enthousiasme commun à propos des manipulations dans les cas de pneumonie » [3] (traduit de l'anglais par Pierre Tricot). Le choix des techniques employées par les praticiens ainsi que la fréquence des traitements évoluaient en fonction des différents stades de la maladie. Middleton rapporte en 1957 que « John Martin Littlejohn soulignait constamment l'efficacité de la prise en charge ostéopathique aux débuts de la maladie où les processus pathologiques correspondaient à une modification de la physiologie normale, ou, comme il la nommait, la phase d'« hyperphysiologie ». Si la maladie avait évolué à un stade organique ou d'« anatomie morbide », le traitement aurait été différent » [4] (traduit de l'anglais par Jerry Draper-Rodi). Actuellement la vision biomédicale contre-indique la prise en charge ostéopathique de maladies, comme les pathologies infectieuses, par principe de précaution. Certaines techniques ostéopathiques pourraient aggraver l'état du malade, ainsi dans le cas d'une pathologie infectieuse favoriser la diffusion du germe ; ce qui nous a conduit à la situation actuelle en France où la prise en charge ostéopathique est légalement limitée aux troubles fonctionnels [5]. Le manque de recherche empêche de contrer ce principe de précaution mais la récente recherche du Dr Hodge et de son équipe nous le permettra peut-être dans un futur proche. Lisa Hodge possède un doctorat (PhD) en immunologie et microbiologie. Elle a mené des études sur la grippe et le cancer avant de rejoindre l'Osteopathic Research Center (États-Unis), où elle a conservé ses méthodes de recherche d'immunologiste, dont la recherche sur animaux. Sa recherche se porte désormais sur les techniques de pompage (LPT) et leur effet sur les systèmes lymphatique et immunologique. En axant la recherche sur d'autres systèmes que le système musculo-squelettique [7] les travaux de l'équipe du Dr Hodge permettront peut-être d'élargir la prise en charge ostéopathique. Still déclarait les pompages lymphatiques (PL) efficaces dans le traitement de la grippe [2]. Hodge et son équipe ont alors débuté un travail important sur ce sujet. Leur but est d'évaluer l'efficacité de l'ostéopathie sur l'adaptation de la réponse immunitaire contre des phénomènes infectieux et inflammatoires [7]. Leurs études ont d'abord été menées sur des chiens [8, 9] puis reproduites sur des rats [10] afin de voir si les résultats étaient transposables pour des raisons de moyens. Les résultats se sont montrés équivalents bien que ces espèces soient très différentes (comme par exemple pour leur gestion d'équilibre) ce qui confirme que ces résultats soient peut-être applicables à l'Homme. Son équipe a d'abord recherché si les PL augmentaient l'écoulement dans le conduit thoracique [8]. L'écoulement lymphatique a été mesuré sur des chiens grâce à un capteur de débit à ultrasons placé chirurgicalement : des mesures ont été effectuées au repos et pendant deux sessions de PL (thoracique et abdominal). Les PL ont créé une augmentation de l'écoulement par rapport au repos (résultats dans tableau 1). Leur deuxième étude [9] a consisté à analyser la composition de cet écoulement lymphatique. Les conduits thoraciques de huit chiens ont été cathétérisés afin que les effets immédiats des PL sur l'écoulement et le débit de leucocytes puissent être mesurés. Une augmentation importante du nombre de leucocytes dans le conduit thoracique a été notée (résultats dans tableau 1). Cette augmentation s'est révélée similaire pour les macrophages, neutrophiles, lymphocytes (tous confondus). Ceci explique peut-être l'augmentation de la réponse immunitaire et la rapidité de guérison lorsque les patients infectés sont traités par PL. Un mécanisme possible de cette augmentation de cellules immunitaires lors des PL pourrait être un effet siphon au niveau des ganglions lymphatiques. Dans une étude suivante, les cellules dans les ganglions lymphatiques [11] ont été marquées afin de suivre leur éventuel mouvement lors des PL. Les résultats ont montré que les cellules commencent à quitter le ganglion après deux minutes de PL et ce pendant huit minutes. Après dix minutes de PL, il n'y a plus de cellules libérées des ganglions. Des PL renouvelés deux heures plus tard, et à nouveau deux heures après, produisent les mêmes résultats. L'efficacité des PL sur l'état immunitaire chez des sujets malades a également été examinée. En cas de pneumonie, les PL augmentent la survie et diminuent le nombre de bactéries dans les poumons des rats comparativement au traitement placebo [12]. Ces données suggèrent que les PL peuvent favoriser l'élimination des bactéries de la pneumonie, et réduire les phénomènes inflammatoires associés aux infections pulmonaires chroniques [7]. L'équipe du Dr Hodge vient de terminer une recherche sur les effets des PL sur les cancers [13]. Une des dix découvertes les plus importantes selon Lisa Hodge [14] en 2009 est que l'exercice augmente l'immunité et offrent un meilleur pronostic aux patients atteints de cancer. Comme les PL et l'activité physique augmentent tous deux le débit lymphatique [8], l'équipe de Hodge a alors émis l'hypothèse que les PL pourraient augmenter l'activité immunitaire contre les cellules cancéreuses et favoriser la destruction de ces cellules. Au sein de la profession ostéopathique il est largement admis que les cancers métastasés ou les cancers ayant un risque potentiel de métastaser constituent une contre-indication relative ou absolue à certaines techniques ostéopathiques, dont les PL [15]. Leurs résultats infirment l'idée reçue : l'augmentation du débit de leucocytes a été identique au niveau du conduit thoracique lors de la pratique d'une activité physique ou de PL. Les PL ont également inhibé la formation de tumeurs pulmonaires chez le rat : des PL effectués régulièrement pendant une semaine diminuent de 50% le nombre de cellules cancéreuses dans les poumons du rat ayant des tumeurs pulmonaires et augmentent de 200% le nombre de cellules immunitaires dans les poumons (cellules NK et CD8T, connues pour leur action anti-cancéreuse). L'idée reçue de la diffusion des cellules métastatiques par le biais des PL a également été invalidée : les rats ont été étudiés à une semaine, à la recherche de métastases ; les PL n'avaient alors pas favorisé l'apparition de métastases. Si les résultats se montraient équivalents chez l'homme, cela permettrait de prouver que l'ostéopathie s'adresse à d'autres motifs de consultation qu'uniquement fonctionnels et favoriserait peut-être la présence d'ostéopathes dans les services d'oncologie pour permettre aux patients ayant une incapacité physique (fatigue) ou technique (cathétérisation) de compenser le manque d'activité physique par un traitement ostéopathique, incluant des PL. Middleton reconnaissait déjà en 1957 que notre connaissance accrue de la maladie nous a rendue peureux . Cette connaissance a fait naître une peur d'être moins efficaces que d'autres thérapies, ce qui explique peut-être pourquoi les ostéopathes États-Uniens ont inclus l'utilisation des médicaments dans leur pratique. De façon interne, la profession doit peut-être digérer cette connaissance médicale afin d'accroitre sa confiance et s'autoriser à regarder en dehors de son champ de pratique actuel afin de l'élargir. De façon externe, l'efficacité de l'ostéopathie sur des systèmes variés, tels musculo-squelettique, immunitaire et viscéral (liste non exhaustive), doit être promue à l'aide d'études récentes pour éviter de voir son champ d'action devenir encore plus restreint. Références et Bibliographie 1. Patterson, M.M., The osteopathic lesion as a factor in disease. JAOA, 2001. 101(8) : p. 456. 2. Still, A.T., Ostéopathie, recherche et pratique, ed. Sully2001, Vannes. 314. 3. Litton, H.E., Traitement manipulatif de la pneumonie. JAOA, 1942. 4. Middleton, H.C., Osteopathy and visceral disease, in The John Martin Littlejohn Memorial Lecture1957, The British School of Osteopathy : London. p. 14. 5. Legifrance, Official journal of the french republic website - décret n°2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie, 2007. 6. Patterson, M.M., Role of autonomic nerves in the thinking of the osteopathic medical profession. JAOA, 2000. 100(10) : p. 646. 7. Hodge, L.M. Lisa michelle hodge phd faculty profile. 2009 [cited last modified 16/02/2010] ; Available from : https://experts.unthsc.edu/en/persons/lisa-hodge . 8. Knott, E.M., et al., Increased lymphatic flow in the thoracic duct during manipulative intervention. JAOA, 2005. 105(10) : p. 447-56. 9. Hodge, L.M., et al., Abdominal lymphatic pump treatment increases leukocyte count and flux in thoracic duct lymph. LYMPHATIC RESEARCH AND BIOLOGY, 2007. 5(2) : p. 127-33. 10. Huff, J.B., et al., Lymphatic pump treatment augments lymphatic flux of lymphocytes in rats. LYMPHATIC RESEARCH AND BIOLOGY, 2010. 8(4) : p. 183-7. 11. Hodge, L.M., et al., Abdominal lymphatic pump treatment mobilizes leukocytes from the gastrointestinal associated lymphoid tissue into lymph. LYMPHATIC RESEARCH AND BIOLOGY, 2010. 8 : p. 103-110. 12. Huff, J., et al., Lymphatic pump treatment reduces pulmonary disease during experimental pneumonia infection. International Journal of Osteopathic Medicine, 2008. 11(4) : p. 149. 13. Hodge, L.M., Lymphatic pump treatment enhances anti-tumor immunity and reduces solid tumor formation in the lungs of rats with pulmonary tumors, in International Conference of Osteopathic Medicine08/04/2011 : Florence, Italy. 14. Hodge, L.M., Expanding the evidence base for osteopathic medicine - lymphatic pump treatment enhances the lymphatic and immune systems, in Manus Sinistra08/02/2010 : British School of Osteopathy. Rodi, J., Expanding the evidence base for osteopathic medicine - lymphatic pump treatment, the lymphatic and immune systems. Research and Treatment Bulletin. International Journal of Osteopathic Medicine, 2010. 13(3) : p. 99. Le Site de l'Ostéopathie remercie Jerry Draper-Rodi de l'avoir autorisé à publier cet article. 1ère publication sur le Site de l'Ostéopathie le 24 octobre 2012
  • Comprendre le vertige positionnel

    2 décembre, par Julien Vignes — K cliniques SDO
    Sommaire Applications thérapeutiques Conclusion Quelques rappels anatomo-physiologiques D'un point du vue fonctionnel, l'utricule et le saccule sont spécialisés pour répondre aux accélérations linéaires de la tête. Les canaux semi circulaires eux répondent aux accélérations rotatoires. Ce labyrinthe membraneux est amarré au labyrinthe osseux par un tissu conjonctif péri lymphatique qui est un prolongement de la dure mère. C'est dans ce labyrinthe que se fera la transduction c'est à dire la transformation d'un signal mécanique en activité électrique dans une afférente nerveuse. Les récepteurs du fuseau neuro-musculaire des muscles de Tillaux renseignent par leur tension sur la position de la tête dans l'espace. Ils sont directement reliés aux noyaux vestibulaires. La vascularisation du labyrinthe membraneux se fait via l'artère labyrinthique, collatérale du système vertèbro basilaire. Le retour veineux se fera par le sinus pétreux supérieur, inférieur et latéral. Les noyaux vestibulaires vont recevoir à la fois des projections canalaires, otholitiques et neuro-musculaires et traiter l'ensemble pour permettre l'équilibre. Une fois ces messages intégrés, les noyaux vestibulaires élaborent des messages pré-moteurs de commande de la musculature oculaire (stabilisation du regard, réflexe oculo-céphalogyre) et somatique (régulation de la posture), cela au travers d'un immense réseau de connexions neurales et de coordination musculaire. Applications thérapeutiques À la vue de ces éléments anatomo-physiologiques, on comprend bien l'intérêt que pourrait apporter un traitement ostéopathique dans les vertiges positionnels et cela à plusieurs niveaux : - Articulaire par rapport au positionnement de la tête, particulièrement dans le plan sagittal et horizontal ( utricule, saccule, canaux semi circulaires). On prêtera particulièrement attention au rachis cervical haut et le complexe C0 C1 C2 (OAA). La position de la tête influence le labyrinthe membraneux et la mobilité de ce système doit être parfaite que ce soit sur le plan antéro-postérieur par rapport à l'utricule et au saccule ou sur le plan horizontal par rapport aux canaux semi circulaires. La mobilité de C2 sera très importante à contrôler car nous savons que sur le plan biomécanique, le positionnement de la dent de l'Axis influence les courbures cervicales dans le plan sagittal. - Membraneux par rapport à la dure mère qui se prolonge jusqu'au labyrinthe membraneux. Elle aussi sera très dépendante du rachis cervical haut vu ses attaches de l'OAA mais nous pourrons aussi agir dessus par un traitement du temporal, un traitement sous occipital et dans cette continuité la suture pétro occipitale avec le trou déchiré postérieur, issue de sortie du drainage de ce labyrinthe. Nous prêterons aussi une attention particulière à l'ethmoïde, partie très mobile et sur laquelle il y a un ancrage très fort de la dure mère par l'intermédiaire de l'apophyse cristagali sans oublier le sacrum, lieu d'attache duremèrien important. - Musculaire avec les muscles de Tillaux. On veillera à ce qu'il y ait un bon équilibre de tension au sein de ce groupe musculaire qui envoie des informations directes aux noyaux vestibulaires. On comprend qu'une asymétrie de tension liée à une perte de mobilité cervicale haute créera un message vers les noyaux vestibulaires qui pourrait être interprété comme un mouvement de la tête qui n'a pas lieu et donc créer le vertige. On pourra donc traiter ce déséquilibre de tension par des techniques myotensives spécifiques ou trigger point... - Échanges fluidiques. La circulation des liquides par rapport d'une part à la pression de la perilymphe et d'autre part à la concentration de l'endolymphe devra être facilitée par un rythme MRP physiologique. Le drainage devra être aussi favorisé avec des sutures libres notamment la suture pétro occipitale. En effet ce drainage se fera via le sinus pétreux supérieur et inférieur puis transverse pour sortir au travers du trou déchiré postérieur à sa partie latérale. Sur le plan artériel, là encore les rapports sont nombreux, puisque le labyrinthe membraneux est vascularisé par l'artère labyrinthique ou auditive interne qui provient du système vertébro-basilaire qui vascularisera d'ailleurs également la partie postérieure du tronc cérébral où se situe le noyau auditif. Une perte de mobilité cervicale peut donc avoir des conséquences sur ce système artériel qui au départ passé au travers des trous transversaires avant de pratiquer un chemin sinueux entre C0 et C1 pour enfin traverser la dure-mère. Autre point important est la présence d'un système orthosympathique qui transite avec cette artère vertébrale et dont le point de départ est le ganglion stellaire qui est très proche et dépendant de la charnière cervico-dorsale. Conclusion Le vertige positionnel est un vertige bien connu et assez facilement identifiable, il n'en est pas pour le moins facile à traiter tant les interactions avec différents systèmes sont nombreuses comme nous avons pu le voir. Si l'on veut tenir compte de l'ensemble de ces interactions et traiter au mieux le vertige positionnel on devra traiter une unité fonctionnelle et ne surtout pas se contenter d'une technique locale ou d'une simple manœuvre qui risquerait d'avoir un effet positif seulement transitoirement. Julien Vigne, Ostéopathe Le Site de l'Ostéopathie remercie notre confrère, Julien Vigne, de l'avoir autorisé à publier cet article. 1ère publication sur le SDO le 4 juillet 2017