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Publié : 13 septembre 2014

Ostéo4pattes,

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Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • Cet article essentiel présente une définition...

    Août 2019, par Christian Courraud — Définitions,
    Le terme fascia est couramment utilisé par des chercheurs et des cliniciens mais sa définition reste encore imprécise. L'utilisation de ce terme peut nuire à la communication sur le fascia dans le monde et entre les chercheurs et les multiples praticiens qui s'adressent ou font référence à ce tissu. La Société de Recherche sur le Fascia (FRS) a créé un comité d'experts (Fascia Nomenclature Comitee - FNC) chargé de clarifier la terminologie et de proposer une définition plus précise de ce terme. Les travaux de ce comité ont abouti à la création de deux définitions distinctes : celle de « fascia » et de « système fascial ». Cet article présente la définition du système fascial proposée par le FNC. • Introduction En médecine conventionnelle, le terme Fascia est couramment rencontré et utilisé en anatomie pour désigner des structures très diverses (tendon membraneux, aponévrose, tissu conjonctif lâche ou profond, système connectif global) mais le terme fascia n'a jusque-là pas été scientifiquement précisé. De plus, de nombreux cliniciens utilisent fréquemment le terme fascia de manière non conventionnelle en le désignant comme un système global parcourant le corps humain. Une tension existe donc entre les tenants d'une définition classique (descriptive et anatomique) et ceux attachés à une définition plus « holistique » (plus fonctionnelle et élargie). Il était donc nécessaire de définir plus précisément ce terme afin de créer un langage commun et de faciliter la communication entre les cliniciens et les chercheurs. Bien que dans un premier temps, les membres du FNC n'aient pu parvenir à un consensus précis sur la définition du fascia, ils ont conclu que le fascia est perçu simultanément de deux manières principales (morphologique et fonctionnelle) au sein de la communauté interdisciplinaire de recherche sur le fascia. Ils ont également constaté que ces deux perspectives étaient divergentes et non congruentes entre elles. Si une définition stricte du fascia convient aux anatomistes, celle-ci devient inopérante dès lors qu'on intègre les aspects fonctionnels du fascia (exemple : transmission de force, sensibilité) et si on considère les nombreuses structures fibreuses pouvant être considérées comme du fascia (aponévroses, tendons, capsules, ligaments). Dans ces conditions, une définition plus holistique paraît plus adaptée à cette perspective. Face à ce constat, le FNC est tombé d'accord sur la nécessité de développer deux nouvelles définitions pouvant représenter équitablement le terme fascia tel qu'il est largement reconnu par la communauté interdisciplinaire des chercheurs et cliniciens du fascia. Une première définition est nécessaire pour circonscrire ce qui est entendu sous le vocable fascia et quels tissus ce terme désigne. Cette perspective est essentielle pour décrire les fascias, identifier et isoler ses différentes couches, étudier et évaluer leurs comportements et leurs altérations in-vivo et enfin pour comparer les études effectuées dans différents types de population (revues de littérature et méta-analyses) (Stecco C.). Une seconde définition plus large et fonctionnelle doit également être créée afin de répondre à l'exigence unanimement reconnue d'expliquer le système fascial c'est-à-dire ce vaste réseau connectif qui investit tout le corps et s'influence mutuellement et réciproquement (Stecco A., 2004). • Définitions du fascia et du système fascial Le FNC, a d'abord proposé une nouvelle définition précise du fascia alignée sur la définition donnée par la Terminologia Anatomica (FCAT, 1998) : « Un fascia est une gaine, un feuillet ou tout autre agrégat dissécable de tissu conjonctif qui se forme sous la peau pour attacher, envelopper et séparer les muscles et les autres organes internes. ». Cette définition a été soumise à la Federative International Programme on Anatomical Terminologies (FIPAT) et est actuellement à l'étude. Un sous-groupe du FNC s'est attaché à donner une définition fonctionnelle du système fascial en s'appuyant sur l'évolution croissante de la connaissance scientifique se rapportant à l'étude du réseau fascial et à son interdépendance et interaction au service de la fonction et du mouvement. Il a été décidé de respecter la nomenclature anatomique préexistante. La définition finale proposée par ce groupe est présentée en ces termes : « Le système fascial est un continuum tridimensionnel des tissus conjonctifs fibreux, mous, lâches et denses contenant du collagène qui imprègnent le corps humain. Il comprend les tissus adipeux, les adventices et les gaines neurovasculaires, les aponévroses, les fascias profonds et superficiels, l'épinèvre, les capsules articulaires, les ligaments, les membranes, les méninges, les expansions myofasciales, le périoste, les rétinaculae, les septa, les tendons, les fascia viscéraux et tous les tissus conjonctifs intra et intermusculaires, y compris l'endo, le péri et l'épimysium. Le système fascial interpénétre et recouvre tous les organes, muscles, os et fibres nerveuses, dotant le corps d'une structure fonctionnelle et fournissant un environnement qui permet à tous les systèmes du corps de fonctionner d'une manière intégrée. » • Discussion Cette définition originale du système fascial adopte une perspective holistique apparaissant dans plusieurs définitions « fonctionnelles » et notamment dans celle proposée récemment par Findley et Schleip (Fascia Research Congress 2007). Elle est également une condition préalable à l'examen de la morphologie complexe de ce système et à son fonctionnement dynamique. Le mot continuum a été choisi parce qu'il met en évidence la continuité tridimensionnelle de ce système fascial, propriété essentielle pour comprendre sa contribution à la génération et à la transmission des contrainte mécaniques ainsi qu'à d'autres formes de communication d'information à travers le corps (neurologique, biochimique). Ce terme est parfaitement en accord avec la continuité du tissu fascial observée par plusieurs anatomistes (Bichat, 1813, Still, 1899, Godman, 1824, Gallaudet, 1931), histologistes (Ross et Pawlina 2011) et chirurgiens (Guimberteau, 2015). Cette continuité intrinsèque fasciale intègre de nombreuses et diverses parties anatomiques (ligaments, méninges, tendons) et rejoint le travail quotidien de nombreux praticiens. La liste des structures anatomiques mentionnées dans cette définition n'est pas nécessairement complète mais l'objectif premier était de définir le concept de système fascial. D'autre part plusieurs termes tels que network, réseau ou matrice (par exemple, Myers, 2014b, Schleip et al., 2012b, Schultz et Feitis, 1996) apparus récemment dans la littérature peuvent être considérées comme ayant un sens similaire. La définition reconnaît également que le tissu conjonctif est un tissu de base subdivisé en trois catégories : le tissu conjonctif embryonnaire (mésenchyme, tissu conjonctif muqueux), le tissu conjonctif propre (tissu conjonctif lâche et dense) et le tissu conjonctif spécialisé (sang, os, cartilage, tissu adipeux, tissu hématopoïétique, tissu lymphatique) (Ross et Pawlina, 2011). Elle indique que le système fascial est constitué de plusieurs types de tissus conjonctifs (tissus aréolaires, denses, réguliers /irréguliers, adipeux) et non d'un seul. Le terme « tissu mou » (« soft ») a pour vocation de distinguer le tissu conjonctif fascial du cartilage et de l'os, ces deux dernières structures étant plus dures et des spécialisations du tissu conjonctif. Il a été choisi préférentiellement à d'autres termes (tissu fibreux, tissu conjonctif proprement dit, tissu lâche, de soutien) conformément au terme actuellement préconisé dans la Terminologia Histologica (FAPAT, 2008). Le terme contenant du collagène (« collagen-containing ») permet de distinguer le fascia du muscle, qui est souvent classé comme une forme « spécialisée » de tissus mous. Cette définition intègre enfin le principe largement admis que le système fascial remplit plusieurs fonctions importantes dans le corps humain (architecturales et structurelles, neurologiques, transmission des contraintes biomécaniques, mécanotransduction). Toutefois, elle ne cherche pas à en identifier la totalité et la multiplicité et laisse la porte ouverte à la découverte de nouvelles propriétés. • Conclusion En conclusion, les auteurs rappellent que la volonté de la FRS à travers le FNC était de favoriser le développement et la définition de ce nouveau terme « système fascial » afin de faciliter et de rendre claire et opérationnelle la communication internationale interdisciplinaire et interprofessionnelle sur le fascia. Ils recommandent vivement que les termes « fascia » et « système fascial » soient largement adoptés et utilisés dans les futures communications orales et écrites sur le fascia. Voir en ligne : Defining the fascial system Ce résumé de l'article en français a été réalisé par C. Courraud et I. Bertrand (TMG Concept).
  • La Vie Tenségritive. (2)

    Août 2019, par Patrick Chêne — Histoire et Philosophie
    Ces articles constituent le deuxième tome d'un livre, résumé de plus de trente-cinq ans passés à apprendre le soin pour les animaux et les hommes, à l'exercer tous les jours. Et le résumé de cinquante-cinq ans de pensées sur la vie. Car quand on choisit l'ostéopathie, le concept de globalité est infini .... Et soigner un symptôme revient à soigner un être dans son corps, ses émotions, sa vie, sa société, son époque ... Aussi pour mieux soigner chaque jour, il convient de toujours élargir son point de vue, sa conceptualisation vers d'autres horizons. Vertigineux mais indispensable. Le premier Tome nous parlait de Maths et d'ostéopathie (La Vie Tenségritive (1)). La vie tenségritive ; Tome 2 Sommaire Introduction Le prix du savoir Introduction Pour continuer ce voyage avec les articles écrits au fil du temps pour l'Ostéo4pattes, après avoir essayé de montrer, dans le tome 1, à l'aide des mathématiques et de la logique que la réalité, la vérité sont fuyantes et que quiconque pense les embrasser, serre souvent ses bras sur un Dieu de pacotille, nous allons encore digresser … Il faut bien dire que si je me suis fendu des articles du premier tome, c'est bien parce que socialement l'ostéopathie doit, au forceps, faire son chemin dans une science médicale et une société qui l'a d'abord rejeté puis toléré du bout des lèvres. Et qu'en s'engageant sur les voies de traverse on prend vite le statut de vilain petit canard peu défendable. Les premiers temps c'est perturbant, choquant. Alors on cherche, on triture les objections, on y répond… Pourquoi tant de haine ? Avec l'âge, la réflexion, l'expérience, on prend ces réactions pour ce qu'elles sont : une tentative désespérée pour celui qui vous balance tout cela de garder son petit monde intact. Peut-être pensez-vous que j'exagère … je vous en donne le droit évidemment. Pourtant, sous couvert de rigueur scientifique, dont nous avons vu ce qu'en penser, se jouent en fait des quêtes de pouvoir. J'ai mis beaucoup de temps à le comprendre et à l'admettre. Vous avez tous entendu parler des quelques gros scandales sur les médicaments ces derniers temps, vous pensez peut-être que ce sont des épiphénomènes … Après toutes ces années j'ai compris une chose importante : ce ne sont pas quelques perturbations dans un système vertueux, ce sont les grosses poussières qui n'ont pas pu être cachées sous le tapis dans un système où la priorité n'est pas votre santé, même si celle-ci est une préoccupation quand même. La priorité est de faire du business … Oh je ne parle pas des bons petits soldats que sont les médecins, les infirmiers, les vétérinaires, etc. Ils sont en majorité de bonne foi et convaincus de faire avec le mieux et se décarcassent vraiment pour tirer le meilleur de ce qu'ils savent, de ce qu'ils ont comme outils. Et mille fois merci. La plupart collaborent avec les enfants terribles des autres médecines ou les regarde de loin en les laissant libre de travailler. Je parle de ceux qui patiemment orientent la médecine vers leurs affaires. De toutes façons ce sont eux qui payent la recherche et donc au mieux l'oriente dans ses quêtes. Au pire, ils soudoient pour donner belle allure aux résultats trouvés. Les faux en recherche sont une vraie préoccupation. Et puis, le système ainsi conçu ne se contente pas de prendre une grosse place, il cherche maintenant que la victoire est proche, à écraser toute façon différente de concevoir la médecine. La récente charge contre l'homéopathie en est l'illustration parfaite. Utilisée par plus de 70% des français avec satisfaction, on va la dérembourser, l'enseigner de moins en moins. Sous prétexte qu'elle n'est pas démontrée, mais sans se donner les moyens de le faire bien sûr. En médecine vétérinaire, les zétérinaires (adeptes de la zététique) ont sauté sur la vague pour dénoncer l'homéopathie et son utilisation sur les animaux. Et n'imaginez pas que cela va s'arrêter là … Ostéopathie, acupuncture, médecine ayurvédique, fleur de Bach ou autre lithothérapie sont dans le collimateur. Si l'ostéopathie essaiera de s'en tirer en restant dans la convention mécaniste (le corps n'est que matière) et en oubliant une partie d'elle-même, elle subira maintes attaques sur ce qui fait sa spécificité : globalité, vitalisme. Les textes qui suivent sont issus des réactions que j'ai pu avoir à la suite de la lecture de publications pas tendres avec une façon de penser différente ou bien à la lecture d'articles qui mettaient en évidence les dysfonctionnements du système actuel. Prenez les pour ce qu'ils sont : des réactions qui a chaque fois essayaient d'explorer la dissonance cognitive que je vivais : l'ostéopathie que je concevais et pratiquais était tous les jours une satisfaction énorme alors que des gens que j'aurais pu considérer comme intelligent, mettaient sans arrêt des bâtons dans les roues de façon injuste dans un système de pensées qu'ils souhaitaient garder loin d'eux. Je vous livre ces éclairages, coup de gueule, amertume … mais rassurez-vous, j'ai maintenant clairement analysé les rouages qui font qu'il est si difficile de penser la vie autrement que je n'ai plus d'émotions à simplement mettre le doigt sur l'abcès des médecines alternatives. Et quant à ma pratique, elle me semble après trente ans tellement évidente que ce n'est pas une société qui a tué 60% des animaux sauvages, où les agriculteurs se suicident accablés par un système qui les rend esclave, où la sécurité sociale est coulée volontairement pour être ensuite rachetée par le privé, une société qui pollue à tour de bras, qui augmente les inégalités, qui vend des armes au moyen orient et refuse d'accueillir les humains qui ont fui le dégât de ces mêmes armes … Ce n'est pas cette société-là, qui pourra être légitime, avec des arguments de mauvaise foi, à empêcher des thérapeutes de soulager la souffrance humaine et animale à mains nues… Bonne lecture. Patrick CHÊNE PS : Ce livre est en construction, il se veut la sommation d'une vie de soins à travers l'ostéopathie au sens large : soigner avec ses mains, soigner avec son corps, soigner le flux de la vie et non des symptômes. Ce qui inclut de réfléchir sur soi-même, ses propres motivations et de ne jamais écarter des questions néanmoins fondamentales pourtant assez facilement réduites à l'état d'epsilon dans une médecine plus technique et moins philosophique : Qu'est-ce qu'un corps vivant ? Qu'est-ce que la vie ? Qu'est-ce qu'une maladie ? Pourquoi Soigner ? Il va se présenter comme un brouillon en évolution permanente .... Jusqu'après sa publication. Il ne sera jamais une démonstration simple de ce qui est ... mais une proposition touffue et complexe qui appelle la discussion. Et si malgré tout vous ne vous laissez pas rebuter par cette apparence brouillonne, par cette globalité que j'imposerai, vous vous rendrez compte que la proposition de soins qui en découlera est simple à en pleurer. Le prix du savoir. Pour le premier tome, s'est présentée l'idée évidente de le faire imprimer à nos frais et de le vendre dans le circuit habituel du 4pattes-SDO. Mais s'est aussi invitée l'idée de le publier avec des maison d'éditions classiques afin de lui donner plus de visibilité. La première idée s'est effacée faute de trésorerie. La deuxième après quelques refus et une acceptation moyennant refonte des textes a été finalement laissée de côté : Parce que pour moi ce recueil de textes doit rester une émulsion de pensées mal coiffées. Parce que mon but est maintenant de poser et de laisser couler vers qui veut ce que plus de trente ans de soins m'ont apporté. Ce n'est pas un tremplin vers une reconnaissance ostéopathique. Ni un tremplin vers la richesse. Alors, c'est décidé, ce sera une version PDF gratuite à diffuser à l'envie. Peut-être ultérieurement la possibilité d'une impression papier à la demande se fera jour. Et le Tome 2 suit évidemment le même chemin. Toutefois toute chose gratuite a un prix caché. Le prix qui a présidé à la création de ces textes et de leur diffusion est constitué par d'innombrables heures passées bénévolement devant un ordinateur à animer un réseau de professionnels de l'ostéopathie et à essayer de les faire accoucher de textes pour entretenir une revue depuis maintenant 16 ans. Alors, si le mot de coopération a un sens pour vous, si ces lignes vous ont apporté quelque chose dans votre vie ou dans votre pratique … Alors vous êtes invité à le manifester en aidant le projet éditorial de l'ostéo4pattes-SDO : projet éditorial : https://www.revue.sdo.osteo4pattes.... Abonnement de soutien : https://www.revue.sdo.osteo4pattes.... Faire un don pour cette lecture à Osteo4pattes-SDO (Wakama-nagi) :