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Publié : 13 septembre 2014

Ostéo4pattes,

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Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • 6ième journée FédOsoli

    21 janvier, par FédOsoli — Formations et stages, ,
    Sommaire Présentation Informations pratiques Programme Du mouvement cellulaire aux flux migratoires Présentation Conférences, expressions artistiques (danse, concert, exposition), moments festifs composent ces journées qui s'adressent au grand public comme aux professionnels de la santé et du social. C'est à un double voyage auquel vous assisterez, celui d'une humanité en errance et celui d'une cellule diploïde qui devient vous. Le corps de son origine à sa mort est toujours en mouvement, il porte la vie, la vie intime et la vie sociale. Ces journées vont et viennent sur les aléas qui façonnent un corps. Venez vous joindre à nous, ce que nous osons traduire, pour ces journées, par ce cri de ralliement : Avance ton corps pour découvrir de nouvelles connaissances, vous ouvrir à d'autres horizons, vous cultiver, vous amuser et partager ensemble des moments conviviaux. Peut-être aussi, pour faire le voyage dont parle ce proverbe Touareg : Le voyage c'est aller de soi à soi en passant par les autres. Informations pratiques Date 27 et 28 Mars 2020 Lieu La Bellevilloise - 19-21 Rue Boyer - 75020 Paris France Inscriptions https://www.helloasso.com/associations/fedosoli/evenements/les-6emes-journees-fedosoli-les-corps-en-mouvement Les crises géopolitiques qui se multiplient à travers le monde obligent les migrations de populations, volontaires ou contraintes. Ces femmes et ces hommes victimes de traumatismes sentent leur organisme se modifier et leur corps s'altérer. Quel est l'impact de des migrations sur ces corps en mouvement ? Contact - Information Email : contactjourneesfedosoli6 chez gmail.com Programme VENDREDI 27 MARS 2020 12H30 : ACCUEIL Questions humanitaires et flux migratoire ? - Pierre Michelletti (Médecin, Vice-président Action contre la faim) Processus physiologique et neuropathologique du stress post-traumatique - Chantal Ropars (Psychologue-Ostéopathe) Santé mentale et parcours d'exil - Marie Caroline Saglio-Yatzimirski (Psychologue-Anthropologue) Prise en charge psychologique et ostéopathie des populations en exil - Association COMEDE, Laure wolmark (Psychologue), Zornitza Zlatanova (Psychologue), Marie Eckert (Ostéopathe) L'exil, quel impact sur la descendance ? - Maria Melchior (INSERM) Restituer l'intégrité physique des femmes excisées, un guerrissage chirurgical et psychologique - Ghada Hatem-Gantzer (Gynécologue-Obstétricienne) / Alain Epelboin (Ethnomédecin-Anthropologue CNRS) Intégration et migration, réflexion sur plusieurs générations - Stéphane Beaud (Sociologue) 19H00 : DINER - CUISINE DU MONDE 20H45 : SPECTACLE " Va voir là-bas si j'y suis " - Chorégraphe Thierry Thieu Niang / Atelier des Artistes en Exil SAMEDI 28 MARS 2020 09H00 : ACCUEIL Notre première migration - Olivier Ami (Gynécologue-Obstétricien) Les mouvements de l'architecture fibrillaire et cellulaire dans la matière vivante humaine observés par endoscopie intratissulaire peropératoire - Jean Claude Guimberteau (Chirurgien plasticien) Conception ostéopathique de l'art du mouvement - Bruno Ducoux (Ostéopathe) et Malo Richeux (Ostéopathe) 13H00 : DEJEUNER - CUISINE DU MONDE Le diaphragme, une frontière en migration - Marc Damoiseau (Ostéopathe) Le mouvement de l'Être - Soraya Melter (Psychologue-Énergéticienne) Art du soin et sagesse du corps - Yanis Constantinides (Philosophe) 19H00 : DINER - CUISINE DU MONDE 20H45 : CONCERT " 4 " Nouvel Album - Jim Murple Memorial
  • L'ostéopathie spécifique des bovins : "la totale en rurale"

    17 janvier — Formations et stages
    Formation du 25 au 27 février, organisée par Forcora, formation continue en ostéopathie animale, de 3 jours autour de Lisieux (Normandie 14) sur l'ostéopathie spécifique des bovins : "la totale en rurale" Nous avons mis en place cette formation avec l'idée de perfectionner l'approche dans le milieu rural. Notre envie est de transmettre des protocoles de diagnostic et de traitement, des connaissances techniques et pratiques, et de vous donner des clés dans la plupart des cas rencontrés en bovin (viande et lait). Cette formation s'adresse aussi bien aux élèves de fin de cursus , qu'aux ostéopathes diplômés.. Le niveau est destiné aux débutants, novices ou de niveau moyen, dans leur approche des bovins. Un stage de niveau supérieur est en préparation FORMATEURS** Méline Duval, ostéopathe diplomée ESAO spécialisée rurale. Justine Rasera Osteopathie Animale Auvergne et Haute savoie, ostéopathe diplomée CNESOA spécialisée rurale, inscrite sur le RNA, enseignante au CNESOA Pierre magnet ostéopathe animalier, ostéopathe diplomé CNESOA spécialisé rural.inscrit sur le RNA, enseignant au CNESOA PROGRAMME** Jour 1 théorie et pratique règles de Securité protocole d'approche et contention comment coucher une vache ou asseoir un veau contention de rééducation protocole de base en ostéopathie, palpation et diagnostic différentiel culture générale indispensable au travail bovin dans le monde rural pharmacopée Jour 2 théorie et pratique Importance, diagnostic et traitement du pied lumière sur les pathologies les plus récurrentes approche du veau et de ses problématiques (succion, de-rotulé etc..) l'ostéopathie en suivi de troupeau (cellules et reproduction) traiter durablement les mammites Jour 3 théorie et pratique Protocole et traitement ostéopathique de la vache couchée ostéopathie des fractures (savoir les reconnaitre, les analyser et les prendre en charge) approche de l'animal en luxation, diagnostic et intervention OBJECTIFS** se perfectionner avec des professionnels de l'ostéopathie bovine, pour être efficace dès le lendemain en consultation prendre connaissance de protocoles simples élaborés et testés sur le terrain élargir son champ d'action scolaire être préparé face à la réalité du terrain et de ses pathologies TECHNIQUES** Structurelles à bras de levier Tissulaires Fluidiques cranio sacrées réflexes SUPPORT** plusieurs troupeaux seront à disposition ( allaitantes et viande) support de cours avec encyclopédie photo des différentes lésions cours en salle théorique et pratique dans un rayon de 15km PRE-REQUIS** connaitre l'anatomie bovine prévoir 2 cotes OBLIGATOIRES (hygiene sanitaire) Bottes propres pédiluve à disposition DETAILS** 8h30/18h00 autour de lisieux 14100 prix : professionnels = 500€, étudiants = 450€ RESERVATION** 100€ non remboursable par virement place réservée à réception des arrhes envoyez un message sur cette page facebook ou par SMS à Inès Buisson 06 09 01 98 94
  • Formation aux techniques Tissulaires appliquées à l'animal

    12 janvier, par Jean Bouhana — Formations et stages,
    L'objectif de cette formation est de permettre aux ostéopathes, ostéopathes animaliers et équins de se familiariser avec les Techniques Tissulaires Structurelles et de les appliquer à l'animal. Le but de cette formation est de comprendre leur fonctionnement, de les intégrer, les l'expérimenter, d'abord entre nous, afin de percevoir leur impact, puis de les appliquer sur l'animal. La formation se veut essentiellement pratique avec un objectif d'utilisation immédiate. Dates - RENNES 23-24 mai 2020 et 27-28 juin 2020 Voir en ligne : Formation aux techniques Tissulaires appliquées à l'animal
  • Manipulations cervicales en position assise

    12 janvier, par Jean Bouhana — Formations et stages,
    Les manipulations cervicales n'entrainent pas les mêmes effets selon la position empruntée par le patient et la qualité de relation qu'elle participe à établir. Cela illustre l'affirmation de Zachary COMEAUX que « l'ostéopathie est une rencontre phénoménologique » . Le choix de la position assise dans notre abord cervical doit être en adéquation avec cette relation thérapeutique nommée « situation de non séparabilité » et génératrice de phénomènes normalisateurs. Cette formation, à travers la gestuelle perceptive particulière à ces techniques permet au praticien de se familiariser avec cet abord manipulatif. Dates Rennes 6 et 7 novembre 2020 Voir en ligne : Manipulations cervicales en position assise
  • Abord Tissulaire en Ostéopathie Structurelle

    12 janvier, par Jean Bouhana — Formations et stages,
    L'abord tissulaire en ostéopathie structurelle s'adresse à la charpente conjonctive omniprésente. La formation à ces techniques permet l'utilisation de points particuliers que le thérapeute est à même de révéler chez son patient et à localiser de façon précise pour les libérer, ce, dans un contexte particulier de rencontre thérapeutique. Le but est de normaliser localement un étage, par l'intermédiaire de ces points en lésion, pour entrainer secondairement une répercussion sur l'équilibre général du patient. Dates : 27-28 Mars 2020 - 10-11 avril 2020 et 08-09 mai 2020 Jean Bouhana Voir en ligne : Abord Tissulaire en Ostéopathie Structurelle
  • News Osteo4pattes-SDO N°55A

    11 janvier, par Ostéo4pattes-Vetosteo — Au présent...
    Chères passagères, chères passagers, membres d' Ostéo4pattes - Site de l'Ostéopathie de l'année 2019, en partance, sont priées et priés de de se présenter immédiatement en salle d'embarquement pour le vol 4patttes/SDO n°2020 ! Vous êtes prié.e. de vous installez confortablement et de profiter pleinement de ce voyage, en participant selon vos possibilités, aux nombreuses animations que vous trouverez sur ce vol. Le commandant de bord, le commandant Patrick, son adjoint, le capitaine Jean-Louis, les nombreux membres d'équipage, sont là pour vous accompagner dans ce vol qui, nous l'espérons, sera sans encombre. A bord, la compagnie 4pattes/SDO vous accueille avec une coupe géante de partages, d'échanges, et de fous rires. Vous pourrez aussi bénéficier de ses nombreux services comme la Revue du 4pattes/SDO, ses nombreux stages, ses fiches périodiques, ses conseils, son accueil chaleureux, ses Journées d'Ostéopathie comparée (en juin) et sa bonne humeur, sa qualité d'accueil, le vin d'entre les mondes, et bien d'autres choses encore, comme le service restauration avec notre cocktail de réussite et de santé. Vous pourrez choisir de visionner notre film, « De la joie et du bonheur pour tous », un succès au cinéma. Nous vous souhaitons un agréable voyage à bord de notre compagnie « Patrick, JL, and Co » Bonne année 2020 Jean-Louis BOUTIN jlb-sdo chez osteo4pattes.eu « Keep it pure, boys, keep it pure » A. T. Still Nous vous souhaitons une belle lecture de ce numéro et à Bientôt ! Vous pouvez consulter ce numéro en format PDF à télécharger ici : http://www.vetosteo.fr/SDO4pat_55A.pdf Ou bien le lire sur écran ici : https://indd.adobe.com/view/0cee747d-8dee-43c9-8129-fa78f3e26529 Les pages à consulter pour retrouver les nouveautés : Novembre 2019 l'agenda : https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?page=agenda les articles nouveaux : https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?page=resume les plus lus : https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?page=statistiques Bibliothèque : http://biblioboutik-osteo4pattes.eu/ L'abonnement : https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?article1570 ou
  • La Dysfonction Somatique

    6 janvier, par Zachary COMEAUX — K cliniques SDO
    Sommaire Résumé Introduction La Dimension Clinique La conceptualisation scientifi Modélisation Biologique (...) Défi pour une Diversité (...) Dysfonction Somatique : (...) Notes Bibliographie - Références La Dysfonction Somatique – Une réflexion sur le champ d'application de la pratique ostéopathique. Traduction : Jean-Hervé Francès Ostéopathe (DO MROF) Le Bono le 30 Janvier 2006 Article reproduit avec l'autorisation de Zachary Comeaux. Titre orignal : Somatic Dysfunction – A Reflection on the Scope of Osteopathic Practice Article paru dans l'AAO JOURNAL - Volume 15 - N°4 - Décembre 2005 Official publication of the American Academy of Osteopathy AAO JOURNAL - Volume 15 - N°4 - Décembre 2005 Résumé La mise au point d'un consensus concernant la terminologie ostéopathique a servi de point de départ aux initiatives et efforts entrepris dans le but d'exprimer l'intention, la méthode et la compréhension scientifique sous l'aspect du diagnostic et du traitement manuel. C'est dans ce contexte que l'usage du terme « Dysfonction somatique » est apparu. Pour la profession Ostéopathique en plein essor et qui cherche simultanément à maintenir son unité, un réexamen de l'histoire, de la pertinence et de l'avenir de cette définition semble opportun. Cet article fait le tour de la question, avec l'intention d'élever la discussion vers un consensus international prenant en compte l'implication biophysiologique de la définition de la Dysfonction Somatique. Mots Clés :Somatique, dysfonction, ostéopathie, lésion, musculosquelettique, fonction, articulaire, fonctionnel, état de tension, cohérence, oscillation, crânien. Introduction Malgré la revendication du Dr Still à présenter l'ostéopathie comme une science éternelle (Still, Autobiographie), et comme l'étude de l'Esprit de Dieu dans la Nature (Still Autobiographie, 1986), le public et de nombreux praticiens ont besoin d'une mise au point plus précise. Alors que notre compréhension a continué à évoluer, la cible du traitement qui était la « lésion ostéopathique, » est devenue depuis 1968, la « dysfonction somatique ». La question soulevée dans cet article est de savoir si sa définition actuelle exprime ou non l'étendue complète de la pratique ostéopathique, alors que celle-ci continue à s'affiner. Début historique de la définition Le terme et la définition de la dysfonction somatique sont inclus dans le glossaire de la terminologie ostéopathique dans : Fondements de la Médecine Ostéopathique, texte de référence publié sous les auspices de l'Association Américaine d'Ostéopathie (Ward R., 2003), le glossaire depuis sa première publication en Avril 1981 (Ward R., Sprafka S.), a été parrainé par le Conseil Pédagogique des Principes Ostéopathiques, et aujourd'hui, sous les auspices de l'Association des Collèges de Médecine Ostéopathique. Une amélioration du glossaire est en cours, et toute contribution internationale est acceptée par le comité responsable du glossaire de la World Osteopathic Health Organization. (WOHO). La définition actuelle de la dysfonction somatique est la suivante : Dysfonction Somatique : Fonction compromise ou modifiée dans ses composants somatiques (structure corporelle) : structures squelettiques, articulaires et myofasciales, et leur composants vasculaires, lymphatiques, et neurologiques connexes. La dysfonction somatique est prise en charge par le biais du traitement Manipulatif Ostéopathique (OMT) [1]. La meilleure façon de décrire une dysfonction somatique consiste à définir au moins un de ces trois paramètres, relatifs au positionnement et à la mobilité. La position d'un élément du corps, déterminé par palpation, par rapport à une structure contiguë déterminée. Les directions dans lesquelles le mouvement est libre Les directions dans lesquelles le mouvement est restreint Voir aussi : T.A.R.T. et aussi : S.T.A.R. [2]. La définition originale de 1981 diffère de celle-ci uniquement dans son renvoi final : « Voir aussi lésion (complexe de la Lésion ostéopathique) » La définition affiche un parti pris clair pour le système mécanique musculosquelettique. Bien que la définition la plus précoce reflète la vision de nombreux individus et organisations impliqués dans l'enseignement de l'Ostéopathie, ce sont essentiellement les travaux de réaffirmation du Comité d'Assistance de l'Hôpital de l'Académie d'Ostéopathie Appliquée présidée par Ira Rumney, DO. (Rumney I., 1969) qui l'emportent. De manière préemptive, le comité avait mis en place les définitions des diagnostics et traitements ostéopathiques, destinés à être inclus dans l'adaptation pour le milieu hospitalier de la Classification Internationale des Maladies, issue d'un effort international continu dans le but d'identifier et de définir le soin médical approprié. Sans cette initiative, la profession ostéopathique aurait accepté les définitions et diagnostics, avec leurs numéros de codes associés, imposés de l'extérieur à la communauté ostéopathique. Les compagnies d'assurance et un public critique exigeant des critères spécifiques permettant de définir un service, la définition de la dysfonction somatique fut mise sur pied dans ce but. Cette mise en œuvre fut donc motivée par des impératifs économiques médicaux. Problématique – Établissement d'un consensus interne Les praticiens ostéopathes sont conscients de l'épreuve que représente la description verbale de l'expérience existentielle, y compris l'énorme variabilité des conclusions et de la dynamique, que représente la rencontre avec le patient. Avant que le terme « dysfonction somatique » ait été accepté par le Comité d'Aide de l'Hôpital de l'AAO, et depuis lors, l'expression était perçue comme un compromis sémantique. Le débat sur la meilleure terminologie possible a mêlé les éléments tirés d'expérience personnelle et de modèles de pensée philosophiques, ainsi que différentes approches des sciences biologiques. Malgré l'évidente stérilité de l'expression, elle ne fut pas inventée lors d'un symposium scientifique. Irvin Korr (1948), avait, tel qu'en lui-même, logiquement influencé le débat sur la terminologie en utilisant la phrase « composant somatique du processus pathologique », pour aider à développer le champ d'application et d'effet du diagnostic et du traitement. Cole (1952) utilisa à son tour le terme « dysfonction spinale » en présentant un rapport sur l'état pathologique induit par traumatisme sur des animaux de laboratoire. Le mariage des deux a donné naissance au terme actuel. (Rumney, 1975) Quoiqu'il en soit, le débat à propos de la terminologie correcte à adopter en Ostéopathie n'était pas plus nouveau qu'il ne l'est aujourd'hui. On pourrait considérer comme un résultat, le fait que cette définition établisse un équilibre entre l'anatomie et la physiologie. L'approche biomécanique de l'unité fonctionnelle du corps était un concept clé d'Andrew Still et ceci était exprimé en insistant auprès des étudiants sur la nécessité d'observer la somme des fonctions de chaque articulation. Rapidement, le dysfonctionnement articulaire, empêchant la fonction physiologique saine et normale, fut appelé lésion ostéopathique. Dès 1915, le nombre de variations d'interprétation était tel que plusieurs enseignants de technique ostéopathique commencèrent à discuter, adapter et recommander l'admission d'une liste de définitions de 43 termes commençant tous par le mot : « Lésion – (Latin : laesus, de laedere : blesser), une lésion peut être n'importe quel dérangement structurel, lequel en plus d'être une condition pathologique, avec ses signes et symptômes, est une cause intrinsèque de maladie, avec ses effets à distance ». (Forbes H, 1915). Afin de mettre au point un plus large consensus sur ce projet de terminologie, l'AOA nomma l'année suivante un comité présidé par M.C. Hardin, pour présenter une terminologie latine pour l'ostéopathie, en accord avec la terminologie médicale internationale en cours. (Rumney I., 1971), comme on le mentionnera plus loin, ce groupe ne rendit pas le moindre rapport. Quelques années plus tard, Mac Connell (1922), tenta d'imposer la primauté du traitement spécifique de la lésion primaire par opposition au traitement général, mais en tenant compte en même temps de l'importance des muscles et ligaments dans la perte de mobilité articulaires vertébrale. Manifestement, existait un débat centré sur le diagnostic et le traitement. Depuis 1916 aucune commission de travail n'est parvenue à un consensus ; en 1932 une commission sous les auspices des Collèges d'ostéopathie Associés s'est remise au travail sur une liste d'expressions revue, corrigée et définie de la façon suivante : « La lésion ostéopathique articulaire est une modification des rapports anatomiques et physiologiques de structures articulaires, résultant en des perturbations fonctionnelles locales ou distantes. » (Pritchard, W. et al 1933) L'accent est mis de toute évidence sur l'articulaire, la chaîne causale est claire, mais la phrase « relations physiologiques » implique beaucoup plus. Halliday (1936) se dit que le terme « modification » tient compte aussi bien de ceux qui préfèrent le diagnostic positionnel (point de vue articulaire osseux), que de ceux qui utilisent une approche plus physiologique (point de vue musculaire, ligamentaire, squelettique), dans leurs tests de mobilité. Tout est-il inclus pour autant ? La Dimension Clinique Ce défi, pour être précis, et défendable, sans pour autant générer d'exclusion, ne doit pas être pris à la légère. Le Dr Still était confronté au même problème ; malgré ses déclarations audacieuses décrivant le corps comme une machine, il reconnaissait les limitations de ces analogies. Il décrit la nature complexe de la personne comme une Trinité, constituée des différents corps physique, mental et spirituel. (Still, 1986 p.16), Dans son chapitre sur le Biogène, il explora l'arène du Vitalisme (Still, 1986 p. 251), ainsi que la puissance du nerf (Still, 1986 p.40). Il décrit le corps comme une machine mais effectue une mise au point : « le corps humain est une machine animée par la force invisible qu'on appelle la vie. » (p.184) [3]. A la fin de cette grande « digression », sur le sujet du Biogène, Still résume ainsi : « Nous avons proposé quelques idées sur cette ligne de vie, en espérant que les ostéopathes reprendront le sujet et poursuivront la route un peu plus loin en direction de la fontaine de cette immense source de connaissance, et en appliqueront le résultat au soulagement et au réconfort des affligés qui viennent les consulter. » (Still p.258) William Sutherland, étudiant de Still, pensait qu'il y avait plus ; malgré ses débuts avec le concept biomécanique crânien, il évolua du dynamisme du liquide céphalo-rachidien, vers son potentiel pour expliquer ce qu'il observait. Par la suite et pour des raisons pragmatiques il décrivit la force vitale comme une « lumière liquide », ceci lui permettant ainsi de défendre ses descriptions les plus évidentes (articulaires et membraneuses). (Sutherland, 1967, p.347) Rollin Becker, étudiant de Sutherland, aborde la difficulté en décrivant verbalement le critère dimensionnel de son diagnostic par l'affirmation de « l'Unité intrinsèque anatomo-physiologique du corps du patient. » (Becker, 1997, p.155) « Le mécanisme anatomo-physiologique et l'interaction structure/fonction sont porteurs du déroulement complet de la maladie et de la santé rétablie. » (p.155) « Je ne parle pas des unités anatomo-physiologique des tissus, je parle de la cinétique des champs d'énergie qui préparent ce modèle de tension. Les unités tissulaires anatomo-physiologiques manifestent cette énergie cinétique et expriment cette dysfonction sous forme de changements tissulaires et de symptômes. » (p.162) Robert Fulford, autre étudiant de Sutherland, tout en reconnaissant la réticence de son maître à décrire complètement l'étendue de son modèle, adapta la terminologie en partant de « médecine énergétique » pour décrire plus avant l'activité et le potentiel de l'intervention ostéopathique sur la personne humaine. Il nomma ce qu'il considérait comme l'équivalent de la dysfonction somatique : « le siphon énergétique » (Comeaux 2002) Nicholas Handoll analyse l'expérience palpatoire et les potentialités incluses dans une compréhension plus poussée du champ d'application de la pratique ostéopathique, en y introduisant le point de vue de la physique. La théorie générale de la relativité et les observations de la physique quantique permettent des implications quant à l'interprétation du toucher et de la sensation de restriction de mobilité. Ceci peut nous amener à réexaminer nos prémisses à propos du bien-être, les limites patient-praticien et l'efficacité réelle des traitements actuels. Dans le présent exposé la dysfonction reflète une suspension du processus d'auto-régulation du corps, accessible à de multiples niveaux d'organisation. (p.145) .En développant un modèle appelé FOR : Facilitated Oscillatory Release [4], Zachary Comeaux (2003) applique le concept énergétique, en pratique cela veut dire oscillation et vibration. En construisant sur le phénomène de synchronisation de la résonance de phase lors de l'influx neuronal sur la fonction nerveuse et musculaire, et sa perturbation dans la dysfonction, le FOR étend ce concept aux autres tissus du corps, pour peu qu'il soit en accord avec les modèles de cohérence de l'organisation du corps que nous allons décrire ci-dessous. A partir de ce point de vue sur la coordination de la mobilité corporelle, la dysfonction somatique représente une arythmie proprioceptive, que l'on peut traiter par stimulation des oscillateurs endogènes Cette utilisation de vibration et d'oscillation n'est pas ici unique en ostéopathie, ce type de moyen a été utilisé dans divers contextes, bien que rarement mis en valeur. (Comeaux, 2000) La conceptualisation scientifique. Andrew Taylor Still proposait que l'ostéopathie repose sur des bases scientifiques, nous avons évoqué plus haut l'intérêt du Dr Still, mais aussi sa difficulté à exprimer l'interaction entre les fonctions biomécaniques, viscérales, neurologiques, vasculaires et vitales. À cause de la complexité rencontrée à décrire la fonction humaine dans son ensemble, ses étudiants ont eu tendance à se focaliser sur les sous-ensembles de cette interaction,. Pour Still l'étude scientifique était synonyme de dissection anatomique. Halliday, Fryette, Hulette, McConnel, et d'autres tentèrent à tour de rôle, d'établir une compréhension plus scientifique des relations anatomo-physiologiques. Les tout premiers travaux entrepris pour établir les bases physiologiques de la « lésion ostéopathique », devinrent des études sur les animaux. W. Cole (1952) fournit un rapport et un résumé complet des 50 premières années de la recherche ostéopathique. Citant le travail de Louisa Burns et d'autres qui après avoir provoqué des lésions sur des animaux, en firent l'analyse histologique. Cole insiste sur le fait que la lésion ostéopathique n'est pas une fixation strictement articulaire, mais implique un complexe tissulaire solidaire de l'articulation concernée. Il s'agit d'une réponse inflammatoire, qu'il dénomme Syndrome. Il met en évidence le rôle primaire, dans la lésion ostéopathique, de la coordination neuronale de la réponse tissulaire au traumatisme. De plus il insiste sur l'effet des réflexes somato-viscéraux et viscéro-somatiques qui dépendent largement de l'équilibre automatique responsable à la fois de la tonicité musculaire péri-articulaire et de la fonction viscérale. Bien que Cole fasse état par ailleurs des travaux de Denslow (1948) et de Korr (1945) sur l'application de ces principes basés sur cette hypersensibilité diffusée par le système sympathique (facilitation médullaire), Korr poussa plus loin sa contribution qu'il laissa à l'appréciation de la génération suivante, quant au rôle de la coordination neurale dans la dysfonction somatique. Les travaux de Denslow et Korr reposent en grande partie sur le rôle croissant de l'instrumentalisation de la mesure des effets et de la contrainte et du traitement, mais majoritairement chez des sujets normaux. Dès le début de sa collaboration avec Denslow sur le modèle de facilitation, Korr poussa plus loin l'hypothèse de l'existence d'un autre facteur ; un dérèglement dans la boucle alpha / gamma, afférent / efférent, dans le maintien de l'hypertonie musculaire, un des phénomènes cliniquement observables associé à la dysfonction somatique. Pour citer Korr : « une nouvelle théorie nous est offerte pour… élaborer une modélisation sur la théorie fonctionnelle du fuseau musculaire, et l'on comprend mieux pourquoi la « boucle gamma » est souvent considérée comme un servomécanisme à haute « accumulation », et les neurones gamma comme le potentiomètre de contrôle du système. « Je pose l'hypothèse que dans la zone en lésion « l'accumulation » a été augmentée dans les fuseaux d'un ou plusieurs muscles ». Il apporte cependant la nuance suivante : « L'hypothèse dit seulement que le segment en « lésion » se comporte comme si l'activité du motoneurone gamma (l'accumulation) avait été augmentée. En soumettant cette hypothèse, que celle-ci s'avère fondée ou non, je souhaite qu'elle stimule les essais et les questionnements en pratique clinique aussi bien qu'en laboratoire, entraînant une meilleure compréhension, des théories plus solides, et plus d'efficacité dans l'exercice en cabinet. » (Korr 1974) Cette hypothèse fut citée par la suite comme un aspect important de la dysfonction, par Lawrence Jones et Fred Mitchell Jr., respectivement auteurs de « Strain and Counterstrain » et des « Techniques d'Energie Musculaire », travaux majeurs s'il en fût. (Jones Mitchell) Grâce à une explication scientifique défendable, basée sur l'observation clinique et sur la réaction au traitement, la théorie paraît satisfaisante à beaucoup de professionnels ostéopathes ; les réactions somatiques en rapport à un état viscéral particulier fut d'un grand intérêt, comme l'atteste l'explication exhaustive et les diagrammes contenus dans un article de Robert Schaefer, Hannah Bailey et H. George Grainger (11. 12. 13). Quoiqu'il en soit, curieusement, Mitchell ajoute un démenti : « Au jour d'aujourd'hui, dans l'attente de recherche de laboratoire plus pertinentes, la théorie sur les MET (Techniques d'Energie Musculaires) repose sur l'empirisme clinique. » Pour beaucoup, pourtant, l'hypothèse a été prise pour argent comptant et comme reposant sur des faits. Cette hypothèse est remise en cause par le modèle nociceptif, qui est un autre aspect de l'héritage contemporain légué par le concept de « segment facilité » par voie parasympathique. Une hypothèse concurrente sur la cause de la facilitation segmentaire en amont de la Dysfonction, a été avancée par Richard Van Buskirk (1990), suggérant que la cause primaire de l'hypertonie musculaire persistante était consécutive à un facteur afférent nociceptif, plutôt qu'à une cause proprioceptive. Courant de pensée soutenu par Franck Willard (17), citant les travaux d'Anderson et Winterson pour réfuter l'hypothèse de la boucle Gamma. Dans l'exposé de Willard, la persistance de la contraction par le biais des Alpha-Gamma ne pourrait se produire après résection de la racine dorsale des nerfs spinaux, condition de l'expérimentation en question. Plus récemment Willard conteste le concept du « segment facilité » par voie parasympathique, pouvant justifier la dysfonction somatique, insistant plutôt sur le rôle d'une sensibilisation centrale, comme facteur causal dans la douleur chronique associée à la dysfonction somatique. Cette dernière modélisation inclut et élargit une partie des travaux de Steinmetz et al. (1982, 1985), destinés à affiner le modèle de la facilitation, en supposant une sensibilisation spinale neuronale, comme une cause de la douleur persistante, telle qu'observée sur les modèles animaux. Dans une optique totalement différente, plusieurs équipes ont travaillé à la validation des observations cliniques du mouvement oscillatoire crânien, sur son rapport avec la dysfonction somatique, et son traitement ostéopathique. Des interactions mesurables dans les changements entre le volume intracrânien et la pression intra vasculaire correspondant à des changements dans les phases de flexion / extension, ont été rapportés par des ostéopathes à orientation crânienne. (Moskalenko, et. al. 2003) En outre, des chercheurs en Ostéopathie sont en train d'évaluer les lois physiologiques et des phénomènes tels que l'oscillation de Traube-Heering-Mayer sur lesquels reposent le diagnostic et le traitement ostéopathique. (Nelson et al 2002) Modélisation Biologique Approfondie Recherche et pratique ostéopathique ne s'effectuent pas en vase clos, et le défi à relever consiste à incorporer le spectre de pensée le plus large possible incluant les sciences physiques et biologiques. En complément du principe ostéopathique consistant à travailler avec un individu en le considérant comme un tout indivisible, existent deux possibilités parallèles de modélisation biologique qui, selon l'auteur, présentent une très forte analogie avec une vision élargie de la dysfonction somatique. La première est la synthèse de Ingber (2003) et d'autres, citée comme le modèle de tenségrité [5], et la seconde est le modèle de cohérence de communication et d'organisation biologique décrit par Ho (1998) et Oschman (2003). Ingber est motivé par un sentiment de besoin d'un modèle biomédical sophistiqué, basé sur la recherche actuelle qui privilégie l'aspect physique de la maladie par opposition aux modèles biomoléculaires de maîtrise génétique. Ingber réduit le concept architectural d'organisation structurelle en éléments de tension et de compression pour décrire un plan d'organisation plus sophistiqué de l'organisme, en partant de la molécule la plus petite pour arriver au niveau de la forme anatomique la plus grossière. Parce qu'il présente la relation structure/fonction des tissus comme une continuité, y compris au niveau intracellulaire, le modèle d'Ingber est facilement transposable au travail myofascial ostéopathique, moyennant une approche adaptée. La matrice de tissu conjonctif du corps est ininterrompue jusqu'au niveau de la membrane cellulaire et plus loin jusque dans les microtubules intracellulaires. Cette matrice fournit un lien de communication ainsi qu'une forme structurale aux structures différenciées au sein de la cellule (mitochondries, vacuoles etc.), noyau et autre espace intracellulaire. À ce modèle structural Ho (1998) fournit un complément fonctionnel supplémentaire ; Mae-Wen Ho, une biomécanicienne intriguée par la physique ainsi que l'optique quantiques, insiste sur le rôle de ce réseau, comme système de communication. Un de ses concepts clés, pour citer un aspect de sa recherche, est que la vitesse de nombreux processus et réactions complexes dans le corps ne sont pas en accord avec le paradigme qui attribue à tous les processus du corps des voies de communication physiques ininterrompues, ramenaent tous les activités à des évènement chimiques, dépendant du transfert d'énergie par le biais de la liaison moléculaire (Ho P.114). Elle présente le mécanisme destiné à de nombreuses communications, comme un système dans lequel le tissu conjonctif, matrice du corps, se comporte comme une structure cristalline dont les composants agissent en semi conducteurs, permettant la distribution instantanée des électrons et autres entités chargées. Loin de se défausser de la carte de la microbiologie moléculaire, Ho ajoute un autre point de vue sur l'interprétation de la relation structure/fonction. En plus du transfert d'énergie réelle, la cohérence doit être le véhicule de la conscience, au sein de laquelle l'harmonie est la mesure de la santé physique, émotionnelle et mentale du système ; un concept très compatible avec l'ostéopathie (Ho p.246). Dans ce contexte, la dysfonction somatique est un manque de cohérence, de résonance, parmi les activités entrant en résonance. Voilà qui est très favorablement comparable à la conceptualisation de Still sur l'interaction entre les fonctions physiques, mentales et spirituelles du corps. Il est facile d'étendre ces réflexions concernant la communication physique et cependant énergétique, au niveau de l'interaction patient/praticien. C'est ce que fait J. Oschman (2003), dans une approche compatible avec celle de Ho, en voici l'énoncé : « Les signaux cohérents que capte la main du thérapeute influencent l'écoulement des ondes dans tout le tissu moléculaire du corps de leurs clients. Quand des zones émotionnellement « chargées » sont appréhendées, un rappel soudain de mémoires emmagasinées peut surgir. Cette trace de mémoire est libérée sous forme d'une pulsion énergétique et interagit avec d'autres formes vibratoires présentes dans le corps. Quand les différents polymères, comme le tissu intercellulaire et les microtubules, dépolymérisent ou se désagrègent la mémoire est effacée (Oschman 2003 p.292). Les implications ostéopathiques, en regard d'un mode de palpation et de traitement perspicaces, sont évidentes, et prouvent le bien-fondé des travaux effectués sur le tissu conjonctif par des gens comme Rollin Becker ou Robert Fulford. En dépit du fait que beaucoup de ces dernières modélisations soient fantaisistes et hors de propos pour de nombreux ostéopathes centrés sur le positionnement articulaire et le phénomène de cavitation, beaucoup d'autres dans la profession sont prêts à incorporer ces concepts à leur pratique. Nous sommes en présence d'un défi de nouvelle génération consistant à donner vie et consistance, quoique de façon non exhaustive, à notre terminologie ostéopathique, incluant une définition de ce que nous traitons exactement. Défi pour une Diversité Globale D'ailleurs en plus de ce défi de biophysique et de médecine énergétique, l'ostéopathie doit affronter les difficultés internes propres à la profession, associées à sa croissance progressiste globale. Dans de nombreux contextes internationaux, l'ostéopathie s'est laissée grandement influencer par quatre courants conceptuels majeurs. La plus grande partie de l'ostéopathie des origines hors de Etats-Unis, est passée par le biais de J.M. Littlejohn lequel, après avoir servi de premier doyen au Dr. Still, retourna en Grande Bretagne et y fonda la British School of Ostéopathy en 1917. Une influence plus tardive des Etats-Unis, des années 60 à maintenant, suit le champ méthodologique de l'ostéopathie US ; dans d'autres cas il s'agit de l'ostéopathie dans le champ crânien ; cette méthode, avec son propre modèle d'interprétation, a été présentée en un certain nombre d'endroits comme étant l'ostéopathie fondamentale (Chaitow, 2005). Une quatrième orientation a été le contact avec les disciplines de la médecine physique et de la kinésithérapie dans des pays particuliers. Plus récemment ont eu lieu des efforts nationaux, régionaux et internationaux pour coordonner des activités identifiées comme ostéopathiques. Sur la scène internationale, nous devons faire face à un challenge Entre une profession, américaine au départ, et ensuite internationale, dans chaque pays dans lequel elle a pris racine. Les questions se posent : Quelle formation doit-on suivre pour mériter le titre d'ostéopathe ? En quoi consiste la technique ostéopathique ? Comment décrire ce que nous faisons ? Empêtrés dans ce défi terminologique sans âge. Cette avancée apportera inévitablement d'autres séries de questions, d'autres discussions, d'autres compromis. C'est grâce à l'insistance sans relâche de l'auteur, et de bien d'autres, que la définition actuelle de la dysfonction somatique couvre raisonnablement l'éventail des conceptualisations passées de l'oeuvre ostéopathique. La question se pose de savoir si cela autorise la poursuite du développement de la profession, dans son évolution, par le biais de l'expérience et de l'application scientifiques. Il faudra à terme revoir la définition de la dysfonction somatique, et dans ce contexte l'auteur exprime le souhait que les définitions qui vont suivre soient bien le reflet d'un compromis entre la définition classique et le paradigme émergeant d'une ostéopathie subtile [6] : Dysfonction Somatique : Déf. : Un dysfonctionnement de l'ensemble du complexe corporel (physique, mental et spirituel), se manifestant habituellement sous la forme d'une restriction mécanique du système musculo-squelettique (squelettique, articulaire, myofascial [tissu conjonctif ?], structural), souvent accompagné d'une sensibilité (douleur), d'une unilatéralité, d'une restriction de mobilité et d'un changement de la texture tissulaire. Des dérèglements des systèmes vasculaire, viscéral, lymphatique et nerveux correspondants s'y trouvant associé, de manière causale ou adaptative. L'intention de l'auteur est d'encourager une discussion, tout comme le suggérait Still ; « Nous avons donné quelques indications durant cette vie, en espérant que les ostéopathes s'empareront du sujet et progresseront de quelques milles en avant, en direction de la fontaine de cette grande source de connaissance, et en appliqueront les résultats pour le soulagement et le confort de ceux qui, en souffrance, viennent solliciter consolation et conseils. » (Still, 1986, p.258). Notes 1 - OMT : Osteopathic Manipulative Treatment 2 - T.A.R.T. andS.T.A.R. TART : Tissue texture change -Asymetry - Restriction of motion –Tenderness. STAR : Sensitivity - changes inTissueTexture abnormality -Asymetry -Range of motion change In quality and quantity. Termes désignant les paramètres de dysfonction selon le glossaire de la terminologie Ostéopathique (NdT) 3 - Les paginations indiquées sont celle des éditions américaines. (NdT) 4 - Relâchement oscillatoire facilitée (Z. Comeaux) 5 - Tensegrity : Francisé en Tenségrité 6 - « Nuancée » serait peut-être plus juste, le terme « subtile » peut évoquer l'idée d'une ostéopathie moins…subtile, ce qui n'est certainement pas l'intention de l'auteur. (NdT). En effet, « ostéopathie subtile » est le terme utilisé par l'auteur pour décrire la pratique spécifique du Dr Robert Fulford in : « Otéopathie, médecine du futur », Ed. Sully (Trad. Pierre Tricot). Bibliographie - Références 1. Still AT. Autobiography of AT Still. American Academy of Osteopathy. Indianapolis, IN. 1981. p 229. (orig. 1908) 2. Still AT. The Philosophy and Mechanical Principles of Osteopathy. Osteopathic Enterprises. Kirksville, MO. 1986. p 27. (orig. 1892) 3. Ward R. Foundations for Osteopathic Medicine. 2nd edition. Lippincott, Williams, and Wilkins. 2003. Philadelphia, PA. pp 1227-1253. 4. Ward R, Spratka S. Glossary of osteo­pathic terminology. JAOA. Vol 80. No 8. pp 552-566. 5. Rumney I. Recording musculoskeletal findings in hospitals. JAOA. Vol 68. March 1969. pp 732-734. 6. Korr I. The emerging concept of the osteopathic lesion, JAOA. Vol 48. November 1948. pp 127-138. 7. Cole W. The osteopathic lesion complex (syndrome). JAOA. Vol 51. April 1952. pp 381-387. 8. Rumney I. The relevance of somatic dysfunction. JAOA. Vol 74. April 1975. pp 723-725. 9. Forbes H, Fryette H, Ashmore E, and Bolam H. Nomenclature Report. JAOA. August 1915. p 662. 10. Rumney I. Basic Terminology for osteopathic procedures. JAOA. Vol 70. August 1971. pp 132-39. 11. The Nomenclature report. Editorial. JAOA. Vol 15. June 1916. pp 521-22. 12. Technique and nomenclature. Editorial. JAOA. Vol 15. July 1916. pp 573-574. 13. McConnell C. The individual vertebra. JAOA. March 1922. pp 429-430. 14. Pritchard W, Halladay H, Soden C, Rothmeyer G, Litton H, and Tednck C. Standardized Osteopathic Nomenclature for Osteopathic Technic. JAOA. Vol 80. October 1933. pp 80-81. 15. Halliday H. The New Nomenclature. JAOA. Vol 1. 1936. 16. Sutherland W. 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  • Définition médicale et scientifique de la lésion ostéopathique (et ses cousines)

    6 janvier, par Pierre Renaudeau — K cliniques SDO
    Sommaire Sommaire Résumé - Abstract Introduction I. Quelques définitions II. - Nouvelles découvertes III. - Le traitement de (...) Conclusion Bibliographie générale Notes Essai de définition médicale et scientifique et de ses cousines : la lésion tissulaire réversible (étiopathie), le dérangement intervertébral mineur (médecine) ou la subluxation (chiropratique), ainsi que l'enroulement spiralé (biokinergie) Sommaire Résumé - Abstract Introduction I. Un peu de définition A. Le dictionnaire B. Définitions en ostéopathie C. Définition des cousines II. Nouvelles découvertes sur le fascia A. « Plasticité fasciale - une nouvelle explication neurobiologique » B. Nouveau modèle pour la lésion ostéopathique C. La lésion ostéopathique primaire D. Lésion ostéopathique secondaire E. La situation de lésion III. Le traitement de la lésion ostéopathique Conclusion - Bibliographie Résumé - Abstract Résumé Cet article se propose : 1. D'explorer les différentes définitions connues en médecine manuelle, à propos de la lésion ostéopathique, et de ses similaires : la Lésion Tissulaire Réversible des étiopathes, le dérangement intervertébral mineur (DIVM) des médecins, la subluxation des chiropraticiens et l'enroulement spiralé des biokinergistes. 2. De mettre en lumière les découvertes d'une équipe allemande « Plasticité fasciale, nouvelle explication neurobiologique » par R Schleip (Docteur en biologie et directeur du « Projet de recherche sur le fascia » d'Ulm, Allemagne), dont les travaux montrent la contractilité du fascia, comme pour les viscères et les vaisseaux. 3. De construire une définition médicale et scientifique de la lésion ostéopathique qui, à la lumière de ces découvertes, semble être un réflexe neurologique de protection de l'enveloppe corporelle lors des traumatismes ou de régulation de cette forme dans le cadre postural, réflexe contrôlé par le système nerveux sympathique et en amont de celui-ci le cerveau archaïque. 4. D'envisager la nature de sa correction, quel que soit le mode opératoire des différents intervenants (ostéopathes, étiopathes, chiropraticiens, biokinergistes, médecins de médecine manuelle) comme un réflexe neurologique, induit par le praticien, sur plusieurs modes opératoires possibles, et de pouvoir définir cette correction sur un mode sémantique médical et scientifique précis, reproductible et transmissible à l'infini. Mots-clés : lésion ostéopathique, dysfonction somatique, subluxation, lésion tissulaire réversible, fascias, dérangement intervertébral mineur, cellules musculaires, réaction neurologique. Abstract Pierre Renaudeau Osteopath, D.O M.R.O.F, Attempt of medical and scientific definition of the osteopathic lesion.. The Article has for intentions : 1. To explore the different known definitions in several professions of manual medicine, about the osteopathic lesion and its relatives : Reversible Tissue Lesion of the etiopaths, DIVM of medicine doctors, sub-dislocation of chiropractors and spiral wind of biokinergists. 2. To reveal to the public and the professionals the discoveries of a german team “Fascial plasticity, a new neurobiologic explanation” by R Schleip (Physiologist doctor and director for the” Research project on fascia”, Ulm, Germany) demonstrating by his work the fascia is able to contract itself, like visceral organs and blood vessels. 3. To build an attempt of scientific and medical definition of the osteopathic lesion which seems to be, lightened by these discoveries, a neurologic reflex of protection of the body shape in occurent traumatisms or in the regulation of this shape in the postural control, reflex commanded by sympathetic nervous system, and prior to it, the archaic brain. 4. To consider the nature of its correction, whatever the style of work used by several interveners (osteopaths, etiopaths, chiropractors, biokinergists, medical doctors), as a neurologic reflex, induced by the practitioner, on several possible proceedings, and finally define this correction on a medical and scientific semantic way, reproductable and passable endlessly. Keywords : osteopathic lesion, somatic dysfunction, subluxation, reversible tissue lesion, fascias, DIVM, muscular cells, neurologic reaction. Introduction Des découvertes récentes dans le domaine de la neurophysiologie, liées aux fascias et évoquées dans le chapitre II, nous apportent un éclairage nouveau sur ce qu'est la lésion ostéopathique. Ce phénomène, décrit sous différents noms dans différentes disciplines, représente une pierre d'achoppement avec le corps médical, étant inexistante pour beaucoup de médecins. La contractilité du fascia découverte par R Schleip peut contribuer à définir plus clairement le problème et à réunir les points de vue vers un meilleur engagement thérapeutique pour les patients. De telles nouveautés, les liens peu connus jusqu'alors entre fascia et système nerveux, ne peuvent être ignorées, parce que réelles et concrètes, et aussi parce qu'elles redéfinissent la lésion ostéopathique, et réunissent les définitions existantes sous un nouvel éclairage. Elles touchent également de très près les définitions premières énoncées par Andrew Taylor Still. Lorsque l'on lit le rapport de l'Académie de Médecine de 2007 (1) concernant l'ostéopathie et la chiropratique, où l'effet de l'ostéopathie est assimilé allègrement à un effet sédatif et à une « psychothérapie manuelle » [Qu'est-ce donc ?], et où il est fait référence à plusieurs définitions pour la lésion que traitent les deux professions, on ne peut que regretter cette dispersion de définitions, surtout sachant que l'origine (ostéopathie et chiropratique) en est peut-être commune, les similitudes entre les deux approches étant nombreuses. Et puis qu'a-t-on à espérer à ignorer le point de vue de l'Académie de Médecine ? Ne pouvons-nous pas trouver un mode de définition qui cadre avec les connaissances scientifiques, de façon à pouvoir communiquer avec le corps médical ? L'objet de cet article est donc à la fois de faire connaître ces avancées et de tenter de définir enfin clairement et rationnellement ce qui est la pierre angulaire de plusieurs corps de profession : la lésion ostéopathique (ostéopathie) ou lésion tissulaire réversible (étiopathie), également la subluxation (chiropratique) ou encore le dérangement intervertébral mineur (médecine-manuelle-ostéopathie) mais encore les enroulements tissulaires spiralés transversaux (biokinergie). La lésion ostéopathique est prise ici dans son aspect analytique, lésion entre deux pièces osseuses où que ce soit dans le corps, et non pas seulement entre deux vertèbres. I. Quelques définitions. A. Le dictionnaire. Une définition médicale tout d'abord (Dictionnaire médical Masson, 2009) : Lésion : « Traumatisme, ou altération morbide, organique ou fonctionnelle, des tissus. » Et encore : « Lésion fonctionnelle : Lésion se manifestant par des troubles des fonctions d'un organe sans altération visible de sa structure. » Il se profile donc déjà que, du point de vue médical, le terme de « lésion ostéopathique » cadre tout-à-fait avec cette définition, à savoir traumatismeou altération fonctionnelle des tissus, ce qui englobe articulations, ligaments, fascias, et organes viscéraux, à l'exclusion, notons-le, des altérations morbides ou organiques tout court (plaies, nécroses, infections…), qui tracent la frontière entre médecines manuelles et médecine générale, et nécessitent une consultation médicale. La deuxième partie (lésion fonctionnelle) décrit, médicalement, très bien, l'essence de la lésion ostéopathique (et ses « cousines ») soit lésion, et non pas dysfonction qui est trop général (médecine, mécanique, informatique…) se manifestant par des troubles de la fonction, sans altération visible (autrement que par la main qui palpe) de sa structure. Cela trace encore la limite entre les deux médecines (manuelle et générale), par exemple l'entorse sans dégâts et la rupture ligamentaire. Le site Dictionnaire.com nous apprend (médecine) que la lésion est la « modification d'un organe, d'un tissu, sous l'influence d'un agent pathogène, d'un traumatisme ». Ceci cadre également avec la définition de la lésion ostéopathique, nonobstant l'existence des influences posturales. Contrairement à une nécessité exprimée ici ou là, parfois contestée, il n'est donc nul besoin d'abandonner le terme de lésion ostéopathique, notre spécificité, la définition claire en étant présente dans les dictionnaires médicaux. Still ne s'était pas trompé, et le terme de dysfonction somatique ne permet en rien de faire avancer le débat ou la communication médicale sur l'ostéopathie. B. Définitions en ostéopathie. - Le Site de l'Ostéopathie (2) nous donne : « Une lésion [ostéopathique] est une atteinte de l'intégrité du mouvement d'une articulation, d'un organe, d'un viscère, etc. » soit une limitation de la mobilité mais sans préciser dans quels paramètres. L'on ne s'étendra pas sur le reste de la définition, « stase liquidienne entraînant une fibrose des tissus adjacents » présentant trop de suppositions non démontrables, comment palper une stase liquidienne et pourquoi et par quel mécanisme histologique celle-ci pourrait-elle entraîner une fibrose ? (et qu'est-ce qu'une fibrose, etc. ?) En médecine, une fibrose est une formation pathologique de tissu fibreux, nodules, qui ne pourraient en aucun cas disparaître lors d'une séance d'ostéopathie. - Le Site de l'Ostéopathie encore : « J'ai pensé que l'os (osteon) était le point de départ qui détermine les causes des conditions pathologiques et j'ai associé osteon avec pathos (souffrance) ; il en est résulté OSTEOPATHIE ». - A. T. Still. L'os est évidemment notre outil quotidien, puisque c'est lui qui nous permet de palper et de manœuvrer, mais nous savons aujourd'hui qu'il n'est en rien responsable ou porteur de la lésion ostéopathique, ce n'est que le levier du mouvement de test et de la prise pour la correction de la lésion, qui siège ailleurs. Dans le prolongement de la pensée de Still, on peut aujourd'hui affirmer que l'os est le point de départ qui permet de constater la condition pathologique, et de la traiter. - Le site Ostéopathie 64 (3) nous donne une définition un peu vague - à type de « dysfonction somatique, qui est une mauvaise fonction ou une fonction altérée d'éléments reliés au système musculo-squelettique (squelette, articulation, muscle et fascia) et reliés aux systèmes vasculaires, lymphatiques et nerveux ». Ceci pourrait se rapporter aussi bien à une fracture du fémur avec embolie graisseuse, qu'à une épicondylite, ou un hématome musculaire… Sont évoquées ensuite les restrictions (de quoi ?), les hypomobilités (de quoi ?) ou les densités (de quoi là encore ?), mais qui font lien avec les densités décrites par les étiopathes (point commun). Ce type de définition propose au final bien plus de questions que de réponses. De plus, dans le mode de survenue évoqué ensuite : « Après un choc, un trauma, ou par phénomène de compensation des muscles vont se contracter pour protéger l'endroit qui souffre », ceci ne concerne que les phénomènes adaptatifs posturaux ou les situations rachidiennes aigües. « Si cette contraction a été violente ou longue (plusieurs semaines) il va y a avoir une modification tissulaire. Une certaine fibrosité — Comment situer ce terme sur le plan médical ? — va s'installer et cela va limiter la mobilité. Va s'en suivre une mauvaise vascularisation, un mauvais drainage — Comment et pourquoi ? — et une “contamination” de cette mauvaise mécanique locale à d'autres parties du corps par le fait d'attaches musculaires ou fasciales » — Là aussi pourquoi et comment ? Comme la plupart des définitions de la lésion ostéopathique, il est fait appel aux constatations du praticien et non aux causes effectives, que vous allez découvrir ci-après. Au final, cette définition n'est pas celle de la lésion ostéopathique, mais celle du complexe lésionnel intervertébral, situation multifactorielle. - L'IFBO, Institut Franco-Britannique d'Ostéopathie (4), définit la lésion ostéopathique : « Une lésion ostéopathique se manifeste par une perte de mobilité [et] Il en résultera unblocage partiel de l'articulation ». Pourquoi et comment se produit un blocage partiel d'une articulation, selon quels critères et dans quels paramètres ? Cette description fait appel aux effets de la lésion, et n'explique pas sa causalité. Ce sont pourtant les réponses à ces questions qui vont nous permettre de dialoguer et d'échanger avec le corps médical. Toujours sur le même site de l'IFBO, on peut lire que nombre de lésions ostéopathiques sont silencieuses, comme le savent fort bien la plupart des ostéopathes, et rappelons au passage qu'il est fort simpliste, comme on veut le faire en médecine, de manipuler une vertèbre en considérant que la douleur est due à ce problème ponctuel. Chaque situation douloureuse fait en effet appel à au moins trois lésions ne s'accordant pas entre elles du point de vue de l'adaptation mécanique, ou, en fait, posturale, c'est le complexe lésionnel intervertébral, qui n'est pas le sujet de cet article. - L'Institut de Formation Supérieure en Ostéopathie de Rennes (5), souligne la différence entre la lésion ostéopathique, dénommée structurelle et ses effets de mobilité décrits par les ostéopathes (sous-entendu non kinésithérapeutes) et qui « confondent les effets et la cause ». Si le propos s'entend, il manque tout de même dans la suite une définition claire de ce qu'est la lésion ostéopathique structurelle qui se résume ici à être décrite par le type de manipulation la corrigeant, spécifique à cet institut, sûr et efficace, etc. Est évoquée la définition « matérialisée » de la lésion et elle est expliquée comme une modification de la circulation due à un traumatisme (exemple de la joue giflée qui rougit), mais pourquoi cette modification persisterait-elle des jours, des mois ? La joue ne reste pas rouge… Et comment la modification de circulation modifie-t-elle la densité et l'élasticité des tissus ? Et enfin, et non des moindres questions, pourquoi une manipulation, décrite comme spécifique par l'auteur modifierait-elle, dans le bon sens, la circulation puis l'élasticité du tissu conjonctif ? - La définition s'approchant peut-être le mieux de la réalité physiologique est lisible sur le site Why Osteopathy.com (6) où Sylvain Gateaud l'explique par : « la perte de mobilité tissulaire », — mais — « mobilité qui est réduite ou inexistante dans une des directions du mouvement ». Une précision importante puisqu'elle s'approche effectivement de cette différence entre deux mouvements opposés que repère l'ostéopathe par ses tests. Il s'agit là de l'anomalie de mobilité caractéristique de la lésion ostéopathique. Nous est ensuite expliquée la nature de la lésion par un phénomène de « ventouse dans l'articulation qui maintiendrait » cette anomalie, mais là encore rien de biologique ne vient étayer cette affirmation. - Frédéric Houdard, sur son site Ostéoposture, donne une autre définition (7) : « La lésion ostéopathique, aussi appelée dysfonction ostéopathique, est une réaction mécanique et physiologique d'une structure du corps en réponse à une agression : trouble de la posture, traumatisme, efforts répétés, maladie, stress psycho-émotionnel ou facteurs environnementaux (mauvaise alimentation, mauvaise hygiène de vie, pollution…). Elle s'accompagne inexorablement d'une restriction de mobilité de la structure concernée. » Malheureusement, l'expression réaction mécanique et physiologique (pourtant proche de la réalité neurologique) est trop vague et pourrait aussi bien s'appliquer à une tendinite ou à un hématome ! - Un établissement de soins (8), sans doute plus au fait des dernières découvertes, nous propose une définition plus proche de la réalité anatomique et physiologique : « Il s'agirait d'un processus mémorisé au niveau sous-cortical. La trace mémorisée, par des voies effectrices créant une facilitation des motoneurones d'un étage médullaire, limiterait la capacité de l'ensemble ostéo-articulaire à changer d'axes de mouvement. …/… Il s'ensuivrait une restriction de mobilité, avec éventuellement, un ou des étirements capsulo-ligamentaires. La richesse en récepteurs de la capsule et les ligaments, ainsi que la facilitation neuronale, expliqueraient la diversité des phénomènes lésionnels engendrés par une lésion ostéopathique articulaire. » Nous y reviendrons dans la définition finale de la lésion ostéopathique, car la définition-ci dessus donne encore une fois la primauté aux motoneurones, mais il est des articulations où le muscle ne peut maintenir la lésion en l'état, par exemple un glissement postérieur du tibia sous le fémur après une chute à genoux, ou une lésion en latéroflexion latérale du coude, ou encore un talus (astragale) en varus sous le tibia, alors qu'il n'a aucune insertion de tendon musculaire ! - L'AFO - Association Française des Ostéopathes - (9), définit la lésion comme « une modification réversible des caractéristiques mécaniques du tissu conjonctif », ce qui semble très proche de la définition des étiopathes, la L.T.R. (Lésion Tissulaire Réversible) Par contre, on s'approche d'une définition réaliste : « Les mécanorécepteurs tissulaires transforment le signal mécanique (la déformation) en signal électrique qui active le système neurologique (Proprioception, premier temps de la lésion ostéopathique). Celui-ci en réponse (c'est cela la nouveauté, mais de quelle façon ?) modifie les paramètres de la contrainte —Cela est impossible, le système nerveux ne peut modifier l'intensité, la puissance, la direction d'un choc mécanique, mais seulement les structures du corps — appliquée et par conséquent l'état de déformation et de mobilité tissulaire ». Il manque là aussi l'explication, la deuxième partie du processus. - Dans son ouvrage Précis de matière ostéopathique (10), Pascal Javerliat pose une définition et adopte le terme de « dysfonction somatique ». Cette redéfinition illustre bien le problème à éclairer, en l'absence d'un facteur de compréhension essentiel, le lieu et le mécanisme exact de la lésion ostéopathique. « Ce terme [la dysfonction somatique] est utilisé dorénavant en remplacement de celui de lésion ostéopathique qui ne traduit pas la réalité anatomique du phénomène et pouvait prêter à confusion ». Et encore : « L'ostéopathe ne traite pas les processus lésionnels anatomiques, il n'est pas chirurgien ». Tout en étant d'accord sur le fait que nous ne sommes pas chirurgiens, force est de constater que la définition médicale de la lésion a évolué (comme évoqué plus haut) et que rien ne nous contraint plus à abandonner ce terme, qui ne prête pas à confusion s'il reste accolé à ostéopathique. Plus loin, « Il traite une physiologie pervertie, les dysfonctionnements d'un mécanisme physiologique ». Là encore, comme nous le verrons plus loin, l'origine neurologique de la lésion ostéopathique ne permet plus de la classer dans les « anomalies » ou « dysfonctionnements », mais au contraire dans les fonctionnements d'un système, avec son rôle précis dans l'équilibre du corps. D'ailleurs, Pascal Javerliat mentionne ensuite Littlejohn en revenant au terme de lésion ostéopathique… On retrouve plus loin cette notion d'anomalie concernant la lésion ostéopathique, évoquée par Pascal Javerliat, citant Michel Roques (p. 110) : « Nous partageons l'avis de Michel Roques lorsqu'il indique que la dysfonction somatique ne doit pas être considérée comme le phénomène déclenchant des symptômes, mais, déjà, comme l'expression de l'inadéquation de l'organisme [ !], et plus encore « Quand l'organisme est adapté à son environnement, ses processus de rétro-contrôle et de régulation sont adaptés aux contraintes qu'il subit ». Soit ! Mais que l'on nous explique comment l'organisme le mieux équilibré du monde peut s'adapter à une chute d'échelle de trois mètres sur le bassin ? L'on peut déjà supposer au contraire que la création active d'une lésion ostéopathique dans ce type de chute soit un moyen d'adaptation évitant une fracture, comme nous le verrons pour la cheville. - Dans son article sur la Dysfonction somatique (11), Zachary Comeaux nous livre une réflexion plus aboutie, un panorama des différentes hypothèses : Démarrant sur la « dysfonction somatique », et ce « malgré l'évidente stérilité de l'expression », il nous rappelle que celle-ci « n'a pas été créée lors d'un symposium scientifique, » mais au contraire, « cette mise en œuvre fut motivée par des impératifs économiques médicaux ». Entre autres pour « les assurances et un public critique exigeant des critères spécifiques pour définir un service… ». Ceci n'est pas, et de loin, le meilleur motif pour changer une définition… Il nous rappelle ensuite l'origine de ce terme de dysfonction somatique, croisement sémantique entre composante somatique de la pathologie de Korr (1948) et la dysfonction spinale (prémisse des découvertes récentes…) de Cole (1952), alors que dans le concept clé d'Andrew Taylor Still, « Rapidement, le dysfonctionnement articulaire [partie apparente et palpable de la lésion] empêchant la fonction physiologique saine et normale, fut appelé lésion ostéopathique ». Et enfin : « Depuis 1916 aucune commission de travail n'est parvenue à un consensus » [sur la définition de la lésion]. Ensuite, Zachary Comeaux évoque W. Cole (1952) (11 bis)qui « fournit un rapport et un résumé complet des 50 premières années de la recherche ostéopathique. Cole insiste sur le fait que la lésion ostéopathique n'est pas une fixation strictement articulaire, mais implique un complexe tissulaire solidaire de l'articulation concernée ». Le concept de Cole s'étendait donc déjà, grâce à ses recherches, au fait que les tissus « manipulent » l'articulation. Mais qui manipule les tissus ? Puis Zachary Comeaux évoque Irvin Korr (11ter) qui proposera son « modèle de facilitation musculaire via un dérèglement de la boucle alpha-gamma ». Mais pourquoi ce dérèglement et pourquoi expliquer une anomalie par une autre, et en quoi cela concernerait-il les articulations qui n'ont pas de muscles pour les maintenir en lésion ? Exemple : les interphalangiennes en lésion d'abduction…, « modèle contesté plus tard par Mitchell lui-même, car sans preuves autres qu'empiriques ». Lui succèdera le modèle de la facilitation nociceptive. Mais où est la nociception dans une cheville ayant subi une entorse dix ans auparavant et ne FAISANT PAS SOUFFRIR LE SUJET, mais dont la lésion perturbe néanmoins le positionnement correct du genou et de l'iliaque ? « Plus récemment Willard (11quater) conteste le concept du « segment facilité » par voie parasympathique, pouvant justifier la dysfonction somatique, insistant plutôt sur le rôle d'une sensibilisation centrale, comme facteur causal dans la douleur chronique associée à la dysfonction somatique ». Ceci est d'autant plus pertinent que nombres de lésions ostéopathiques sont silencieuses, sans douleur aucune. Willard nous rapproche ainsi des récentes avancées. Z. Comeaux parcourt ensuite la Modélisation Biologique Approfondie, faisant appel à des notions de physique quantique, reliant un modèle structural complexe avec une notion de continuité de la structure fasciale à la membrane cellulaire, mais ceci est difficilement lisible et transmissible au corps médical, renforcé par des notions de courants d'ondes, de pulsions énergétiques et vibratoires, tous éléments de nature, actuellement, à obscurcir le débat plus qu'à l'éclairer. Sa définition, au final, reste celle de la dysfonction somatique, le mieux étant de la reprendre in extenso : « Un dysfonctionnement de l'ensemble du complexe corporel (physique, mental et spirituel), se manifestant habituellement sous la forme d'une restriction mécanique du système musculo-squelettique (squelettique, articulaire, myofascial [tissu conjonctif ?], structural), souvent accompagné d'une sensibilité (douleur), d'une unilatéralité, d'une restriction de mobilité et d'un changement de la texture tissulaire. Des dérèglements des systèmes vasculaire, viscéral, lymphatique et nerveux correspondants s'y trouvent associés, de manière causale ou adaptative. » Comment et pourquoi ? Reconnaissons à l'auteur le mérite d'encourager une discussion, ainsi qu'il l'évoque et comme le souhaitait Still, mais également, qu'à force de ne pas vouloir se cantonner dans les périmètres trop restreints habituels à la compréhension des ostéopathes, la définition s'étire jusqu'à ne plus décrire quoi que ce soit de précis. Elle pourrait en effet tout aussi bien définir la Polyarthrite Rhumatoïde (PR) ou le Rhumatisme Articulaire Aigu (RAA). L'on s'éloigne du but, qui est, à travers une définition, de cerner l'essentiel, ce qui est caractéristique, qui permet de distinguer un phénomène d'un autre de façon certaine et transmissible. - Dans sa Définition de la lésion ostéopathique (12), ATMAN précise : « la lésion, ou dysfonction somatique, existe en tant que cicatrice du tissu conjonctif (inflammation-fibrose-sclérose) ». Mais comment une cicatrice pourrait-elle passer inaperçue (en autopsie par exemple) ou disparaître en l'espace d'une séance ? Cette définition ne correspond malheureusement pas à celle d'une cicatrice au sens médical du terme. Donc, en première conclusion : - Lésion : Oui, en règle générale, les anomalies que nous détectons sont des lésions dans le sens où elles entravent le fonctionnement normal d'un segment articulaire, par traumatisme ou par adaptation posturale. - Ostéopathique : Oui, car elle est détectée par la palpation spécifique de l'ostéopathe, qui repère quelque chose de pathologique par la prise en main de deux os, bras de levier. Cette définition couvre l'ostéopathie structurelle et crânienne. Un sort spécial devra être réservé à l'ostéopathie viscérale pour des raisons évidentes, et aussi à cause du fait que la prise en main et ses pressions, constituent autant de sources d'effets réflexes difficiles à évaluer, et à différencier des effets mécanique évoqués, dans cette pratique par ailleurs fort utile et bénéfique. - Dysfonction : Non, car comme nous le verrons plus loin, et conformément aux dernières découvertes anatomiques et surtout neurophysiologiques, la lésion n'est pas une dysfonction - qui comporte une connotation d'erreur - mais bel et bien une fonction du système nerveux, avec un rôle précis. - Somatique : Non. Un terme trop vague (le corps) ou trop spécifique au corps de la vertèbre. C. Définitions des cousines 1. - L'Étiopathie La Lésion Tissulaire Réversible décrit, comme l'ostéopathie, une lésion atteignant les tissus - mais réversible - ce qui introduit la notion de possibilité thérapeutique dans l'intitulé lui-même. On peut faire à cette définition le reproche d'un terme large, un peu vague, ou en attente d'une définition plus précise. - Des précisions nous sont proposées par Alexandre Le Guillanton sur son site (13), sur les Lésions Tissulaires Réversibles, qui « s'installent dans notre organisme, par un manque de sollicitations optimales », suivie d'une comparaison mécanique avec la boule de caravane. Cette définition, très vague, pourrait aussi bien être celle d'un calcul vésical ou biliaire. Et le sport devrait alors suffire à résoudre le problème. Le tissu conjonctif est ensuite décrit comme « le support de la L.T.R », rejoignant, malgré la volonté évidente de l'auteur de se démarquer de l'ostéopathie, les définitions (et la réalité physiologique) de la lésion ostéopathique et de la fasciathérapie. Il est ensuite insisté sur la grande différence entre les tests de l'étiopathe qui recherche « différentes résistances » à l'aide de « pressions entre deux vertèbres », alors que l'ostéopathe « recherche la lésion ostéopathique par différents test de mobilité ». Il se pose ici une simple question scientifique : À la recherche de perte d'élasticité (« différentes résistances ») dans le tissu conjonctif, nous sommes en présence d'un système assimilable à celui des ressorts, en mécanique. Comment peut-on rechercher une tension (élasticité) sans appliquer une déformation (par la mobilité) ? On ne peut tester un ressort qu'en l'allongeant. On ne peut dissocier allongement et élasticité. L'auteur mentionne d'ailleurs la « diminution de sa déformabilité » (du tissu conjonctif), terme équivalent à la perte d'élasticité. Une différence d'école mais irréelle et inutile, l'étiopathe étant obligé d'appliquer un mouvement pour ressentir une résistance, exactement comme l'ostéopathe… Quand à la manipulation qui « n'a pour but final que de lui [le tissu conjonctif] redonner ses qualités », elle rejoint exactement l'action de l'ostéopathe qui, à travers une manipulation brève et courte (structurel) ou une action réflexe (fonctionnel), cherche à retrouver un tissu conjonctif qui n'impose plus d'anomalies de mouvements aux vertèbres traitées. La démarche est mécaniquement strictement la même, ce que savent et disent intuitivement nombre de patients consultant les deux professions. La conclusion : « Notre action semble donc être plus neurologique que mécaniste » s'approche de très près, comme nous le reverrons plus loin, des dernières découvertes histologiques et neurologiques dans ce domaine. L'on ne s'attardera pas par ailleurs sur la notion de vertèbre déplacée dont personne avec une formation sérieuse ne considère plus l'existence ni l'intérêt. 2. - Chiropratique La définition concise que propose Wikipédia de la subluxation (14) donne la suprématie à la vertèbre, mais que signifie médicalement une subluxation ? Il s'agit d'une course articulaire ayant emmené l'articulation au-delà de ses amplitudes physiologiques mais en deçà de ses limites de perte de contact (qui serait une luxation). Médicalement, rien n'indique que quoi que ce soit puisse maintenir l'articulation dans ce secteur de subluxation, et il n'est censé en rester qu'une souffrance ligamentaire, qui récupère spontanément en vingt et un jours. Cette définition ne spécifie donc rien sur ce que traite le chiropracteur car elle utilise un terme médical hors de son sens. Et puis toutes les zones du corps peuvent être le siège de lésions ostéopathiques, pas seulement les vertèbres. - Le Site de l'Ostéopathie (15), nous rappelle l'origine du nom chiropratique (ou chiropractie) : « Le Révérend Père S. H. Weed qui fut guéri de crises de rhumatisme proposa d'appeler cette méthode la CHIROPRACTIE du grec keir la main et praktikos la pratique. Daniel David Palmer l'accepta, c'était le 18 décembre 1895 », postérieurement à la création de l'ostéopathie. - Selon le Dr Richard Morency, DC sur son site (16) La « vertèbre déplacée » (sic) est due « à une altération complexe de l'équilibre des gaz qui composent le liquide synovial, la peur et le stress chronique entrainant une hyper activité musculaire ». Dont acte. Mais où sont les preuves par analyse de ces changements chimiques ? Et quid des postures dévoyées que le patient ne ressent même pas ? Comment peuvent-elles engendrer la peur ? Nous sommes là très éloignés d'une définition scientifique. - D'après le centre KIRO SPECIFIC (17), les vertèbres sont sujettes à de « légers désalignements », définition ne pouvant apporter quelque compréhension que ce soit à un interlocuteur médical, et toujours battues en brèche par l'absence d'images radiologiques de ces « déplacements ». « Des micro-blessures sont infligées aux ligaments et aux muscles qui désalignent légèrement (comment ?) la structure de votre cou […] dont […] les retombées se font des années plus tard. » Pourquoi ? Pas d'éclairage sur le fond du problème. Je renvoie d'ailleurs ici le lecteur à l'article « Whiplash » sur le Site de l'Ostéopathie. - Le Site de l'Ostéopathie nous donne également en ce qui concerne la chiropratique : « C'est le désaxement [terme de mécanique inexistant dans les dictionnaires médicaux, donc inutilisable en médecine] d'un segment vertébral par rapport à celui du haut et du bas, et habituellement à l'extrémité du mouvement, ou même au-delà. » Nous serions alors dans le domaine de la luxation intervertébrale, dont le traitement n'appartient pas à l'ostéopathe ni au chiropraticien, mais au médecin orthopédiste. Cette option de définition est médicalement impossible ! « Comme résultat, le mouvement physiologique de la vertèbre [par rapport à quoi, quel point dans l'espace ?] ne se produit pas [il s'agirait alors d'une arthrodèse ? Il n'y a aucun mouvement ?], ce qui détermine un certain degré de fixation, une tension dans l'articulation vertébrale [ne devrait-on pas plutôt parler de l'articulation intervertébrale ?], une altération du diamètre du trou de conjugaison [cela devrait se voir à la radio !] et comme conséquence une compression des troncs nerveux, de la congestion des régions foraminales [autour des trous de conjugaison, formés par deux vertèbres juxtaposées] et le développement éventuel [l'auteur n'est pas sûr] d'adhérences » [encore une hypothèse qui devrait se prouver lors d'autopsies, comme tissus visibles, à l'instar des adhérences abdominales, qui sont vues et répertoriées par les chirurgiens]. Ces signes sont en fait ceux du pincement discal, alors visibles sur des radios, source de névralgies par modification de la géométrie inter vertébrale, une conséquence tardive de la lésion ostéopathique intervertébrale. Beaucoup de présupposés dans ces définitions sont autant d'obstacles à un dialogue avec le corps médical, où il est question de « subluxations » - maintenues par quoi ? -, « d'adhérences » - comment pourraient-elles céder dans le temps d'une séance ? - De plus certaines de ces définitions recouvrent un ensemble de phénomènes observés qui dépassent le cadre d'une simple lésion ostéopathique, mais définissent plutôt le complexe lésionnel inter vertébral. 3. - Médecine Selon Wikipédia (18), la médecine générale, intéressée par les résultats obtenus par les ostéopathes, les chiropracteurs, etc., a décidé de soigner le dos (rachis), sujet à des Dérangements [que peut signifier ce terme sur le plan médical ? Trouble physique d'après Le Dictionnaire.com] Inter Vertébraux [ne s'intéressant là aussi qu'aux vertèbres] Mineurs soit au complet DIVM ou DIM [d'après Wikipédia et R Maigne]. Le terme mineur est tout-à-fait curieux mais évoque sans doute un problème dont on ne veut pas qu'il soit trop sujet à polémique et donc qu'on désamorce en le rendant « mineur », mais qu'est-ce que cela veut dire d'un point de vue scientifique ou médical ? La réponse semble évidente : C'est secondaire, sans grande importance… Pourquoi alors y accorder de l'importance ? Finalement, l'auteur, en vient à évoquer une « dysfonction bénigne réversible », ce qui se rapproche étrangement de la dysfonction somatique, voire de la lésion tissulaire réversible des étiopathes. Pourquoi un tel acharnement à différencier ce qui est de toute évidence semblable, voire identique ? Le reste de la définition mélange les notions de tenségrité (restant confiné à une notion de matériau) et les contractures paraspinales profondes (qui les commande ?), semblant ainsi hésiter entre deux explications, mais sans vouloir trancher. - Sur Santé guérir notre famille.com (18bis) la définition du DIVM (ou DIM) s'affine avec l'idée « d'un dérèglement fonctionnel d'un segment vertébral de nature mécanique et réflexe », cantonnant là encore la définition à la région vertébrale. - Enfin sur le site de la SOFMMOO (19), l'incertitude liée à la théorie du DIVM se retrouve dans les résultats, inévitablement : « Les résultats même du traitement sont déroutants. Certains patients sont soulagés par des manipulations vertébrales, d'autres n'y trouvent aucun mieux. » Ce taux d'échec est sans doute lié à cette confusion entre lésion ostéopathique - phénomène simple corrigé par une technique simple ou unique - et le complexe lésionnel intervertébral, phénomène polyfactoriel nécessitant plusieurs techniques différentes, mais que la médecine veut traiter avec une technique simple, et confond fréquemment avec la douleur… 4. Fasciathérapie La fasciathérapie (20) se divise, hélas, en Fasciapulsologie de Christian Carini (1995) et en Fasciathérapie de Danis Bois (1984). La thérapie des fascias se donne pour but de corriger des restrictions détectées par la palpation spécifique du fasciathérapeute. La correction est manuelle, le principe étant de « suivre », sans levier osseux, les changements orchestrés au sein du fascia par la prise du praticien. La lésion détectée puis corrigée, consiste en un changement palpable dans la micro mobilité des fascias, liée à un traumatisme ou un stress et induisant un changement dans la micro circulation locale, ceci avec des effets sur la vitalité et l'élasticité des tissus avoisinants. La lésion n'est pas ici expressément définie mais évoquée au travers de ses effets (épaississements, perte de souplesse et restriction de mobilité fasciale), bien que centrée sur le fascia, comme une « mémoire ». Rappelons au passage que le premier à s'intéresser aux fascias fut Andrew Taylor Still, fondateur de l'ostéopathie, qui plaçait déjà le fascia au premier plan thérapeutique. 5. Biokinergie Cette méthode jamais invitée à la table des médecines manuelles approche pourtant l'essence de la définition de ce que nous traitons, en parlant de l'enroulement tissulaire spiralé transversal (Lidoreau, 1989). Le lien avec la fasciathérapie est évident, mais tout le monde brouille les cartes en cultivant des différences (comme la fasciapulsologie) pour conserver sa spécificité (Carini, 1995) L'enroulement dont il est question, puisqu'il est palpable, est donc réel, et ne peut être réalisé que par les tissus fibreux de maintien du corps, les ligaments et les fascias. Il est spiralé, sans doute parce que la contraction active d'un élément donne ce mouvement à la zone palpée. Transversal parce qu'il interrompt cette continuité tranquille que l'on peut observer, tout le long d'un muscle, par exemple, dans son élasticité à la pression. L'enroulement marque une zone dure, qui « tourne » sous les doigts. C'est par exemple le cas dans le triceps d'un footballeur qui a pris une « béquille ». Le muscle, ou son support fascial, se met en striction locale, palpable et reconnaissable sous les doigts, avec une légère perte d'élasticité longitudinale du muscle, qui va induire par exemple des tendinites à répétition du tendon d'insertion, le tendon d'Achille (associée à d'autres facteurs…). Cette définition nous parle donc de près de la lésion ostéopathique en termes quasi anatomiques et nous verrons plus loin qu'elle est très proche de la réalité anatomique ET physiologique de celle-ci, même si les preuves ici font aussi cruellement défaut. De plus, considérant « Robert Fulford, autre étudiant de Sutherland, qui nomma ce qu'il considérait comme l'équivalent de la dysfonction somatique : « le siphon énergétique » (Comeaux 2002) », on ne peut passer à côté de la similitude au moins géométrique (siphon-spirale) avec la définition de Michel Lidoreau concernant la lésion spiralée de la biokinergie… 6. Kinésithérapie Paradoxalement, une excellente approche de la lésion ostéopathique nous est délivrée par une revue de … kinésithérapie : Profession Kinésithérapeute (21). Bien qu'ayant tendance à restreindre les effets de la lésion d'une articulation au plan local, la définition évoque ces paramètres mineurs de la mobilité articulaire, peu considérés en médecine et pourtant incontournables en physiologie. Elle met en évidence par ailleurs, que la situation (de lésion) est due à l'action conjointe de muscles et de tissus conjonctifs, de part et d'autre de l'articulation, avec « un côté “ responsable ”, raccourci et contracturé, et un côté “ modulateur” contracturé mais étiré ». L'ensemble du dispositif empêche l'os de se mouvoir du côté de la « barrière » des ostéopathes, alors que le mouvement du côté « responsable » est plus facile que normalement (côté appelé lésionnel). Le mécanisme est attribué à « une mauvaise gestion des arcs réflexes », mais ne fait qu'expliquer un « défaut » par un autre défaut. Que veut dire médicalement mauvaise gestion ? Il manque toujours au final une explication claire, scientifique et transmissible, sur l'origine de la lésion ostéopathique et de ses cousines. II. - Nouvelles découvertes sur le fascia A. - « Plasticité fasciale - une nouvelle explication neurobiologique » Dans un article très étoffé, le Biologiste Robert Schleip (22) nous apprend que le modèle classique de visco-élasticité et de déformation du fascia admis pour expliquer les réactions de celui-ci en thérapie manipulative ne résiste pas à l'étude des propriétés réelles du fascia en laboratoire. Les fourchettes de force nécessaires à sa déformation sont à la fois trop élevées par rapport à ce qui est pratiqué dans les gestes d'ostéopathie, surtout les plus légers, et les temps de réaction de cette étude ne cadrent pas avec les temps de corrections observés en pratique thérapeutique. Le phénomène (lésion ostéopathique et sa correction) n'est donc pas, à la lumière de ces découvertes, de nature mécanique. Par contre le fascia est largement implanté de mécanorécepteurs, mais également de cellules musculaires lisses sous contrôle sympathique. Cette nouveauté éclaire enfin de façon logique le comportement du fascia, capable de modifier son tonus, probablement localement, de répondre à des stimulis mécaniques, des traumatismes, des contraintes posturales et à la main qui soigne. Le modèle de Rolf et ses changements thixotropiques, par exemple, ne coïncident pas non plus avec les changements instantanés du fascia ou des tissus conjonctifs observés en pratique, avec un matériau qui, de plus, devrait retourner à son état initial au bout de quelques minutes, ce qui n'est pas le cas après une correction manuelle. La piézo-électricité évoquée également, intervenant effectivement dans l'ostéogenèse après fracture exige une quantité de temps incompatible là aussi avec les changements immédiats d'une séance. Les forces évoquées par rapport aux propriétés mécaniques des fascias seraient d'ailleurs sources de lésions avec micro-ruptures et inflammation, éléments incompatibles avec une démarche de soins (crochetage et Cyriax ?). L'auteur conclue sa présentation sur le fait que dans la vie courante de multiples occasions d'applications de forces constantes pourraient modeler le bassin, le dos, etc., ce qui n'est pas le cas. Il existe donc un garde-fou, ou une barrière entre ce que le corps admet et intègre mécaniquement et ce qu'il maintient à l'écart. Un fait d'importance vient s'ajouter : « On peut donc suggérer que les qualités d'auto-régulation du système nerveux du patient doivent être, pour les manipulations myofasciales, intégrées dans un modèle d'explication de la dynamique de plasticité fasciale » - et donc de la lésion ostéopathique et de sa correction. De plus, et c'est la réponse à une question récurrente : « Les propres expériences de l'auteur dans le traitement des gens sous anesthésie (avec des résultats très semblables à ceux notés en traitant manuellement des pièces fraîches de viande animale) ont montré que sans une connexion nerveuse appropriée, le tissu ne répond pas comme il le fait dans des circonstances normales (23). Bien qu'on n'ait pas pris la chose en considération dans les temps récents, le fait d'inclure le système nerveux dans une tentative de comprendre que la réaction fasciale n'est pas du tout un concept nouveau, comme le fondateur d'ostéopathie d'Andrew Taylor Still l'écrivait il y a plus d'un siècle, s'impose ». « L'âme de l'homme avec tous les courants d'eau vive semble demeurer dans le fascia de son corps. Quand vous prenez en charge le fascia, vous traitez avec les succursales du cerveau et sous la loi de l'économie générale, la même que le cerveau lui-même et pourquoi ne pas le traiter avec le même respect ? » (Still 1899). - Les récepteurs D'après une étude sur le fascia thoracique de 1992 (Yahia et Coll, 1993) (24) il existe dans les tissus conjonctifs des récepteurs de Pacini, des « paciniformes » plus petits, et des récepteurs de Ruffini. Il semble probable que les récepteurs de Pacini ne soient stimulés que par des manipulations de grande vélocité ainsi que par des techniques vibratoires, tandis que les terminaisons de Ruffini seront également activées par des techniques de relâchement de tissus mous lentes et profondes. Les deux types de mécanorécepteurs intrafasciaux, les Pacini/ Paciniformes et les corps de Ruffini, se trouvent dans tous les types de tissu conjonctif dense c'est-à-dire le fascia musculaire, les tendons, les ligaments, les aponévroses et les capsules articulaires. Rajoutons-y-aussi la dure-mère, ce qui regroupe tous les tissus que l'ostéopathe est amené régulièrement à soigner. Au niveau des jonctions myotendineuses, les corpuscules de Pacini sont plus fréquents sur le versant tendineux (par opposition aux organes tendineux de Golgi qui sont plus fréquents sur le versant musculaire). Il a aussi été montré qu'ils étaient plus fréquents dans les parties plus profondes des capsules articulaires, dans les ligaments vertébraux profonds et dans les fascias musculaires de recouvrement des aponévroses musculaires comme les fascias antébrachial, crural, abdominal ou les fascias du masséter, latéral de la cuisse, dans des tissus plantaires et palmaires et dans le péritoine (Stilwell 1957) (25). Les terminaisons de Ruffini sont particulièrement denses dans des tissus soumis à un étirement habituel comme la couche superficielle des capsules articulaires, la dure-mère, les ligaments des articulations périphériques et le fascia dorsal profond de la main. Au genou, les terminaisons de Ruffini sont plus fréquentes au niveau des structures ligamentaires et capsulaires antérieures et postérieures, tandis que les corps de Pacini sont plus nombreux dans les parties médiales et latérales de l'articulation (Van den Berg et Capri 1999) (26). Il est intéressant de noter que des terminaisons de Ruffini sont particulièrement sensibles aux forces tangentielles et à l'étirement latéral (Kruger 1987) (27) et que la stimulation des corpuscules de Ruffini est supposée aboutir à une baisse de l'activité du système nerveux sympathique (Van den Berg et Capri 1999) (28). Cela semble correspondre à la constatation clinique que les techniques lentes de tissu profond ont tendance à avoir un effet relaxant sur des tissus locaux aussi bien que sur l'organisme entier (inhibition sympathique réflexe). Notre système nerveux central reçoit la plus grande partie des nerfs sensitifs de nos tissus myofasciaux, mais la plupart de ces neurones sensoriels sont si petits que jusqu'à récemment, on ne les considérait pas (Engeln, 1994) (29) ; or, eu égard aux proportions des fibres dans un nerf ordinaire, l'organisation sensorielle est beaucoup plus importante en termes de représentation que l'organisation motrice, via les fibres sensitives de type III (myélinisées) et IV (amyéliniques), peu décrites. Ces fibres desservent des neurones sensitifs très petits, abondants pour le fascia, peu connus auparavant, constituant un « réseau caché » de mécanorécepteurs (Mitchell et Schmitt 1977) (30). Les mêmes auteurs nous apprennent dès 1977 que ces mécanorécepteurs se divisent en deux catégories, ceux à seuil élevé de pression (HTP) et ceux à seuil bas (LTP), ces derniers répondant à des stimulis aussi « légers que le pinceau d'un peintre ! » Comment, comme le soulignent les auteurs de cette recherche, ne pas comprendre que le contact thérapeutique ne peut qu'avoir une action directe sur ces récepteurs, peut-être point de départ du processus de correction ? Cela expliquerait aussi au passage que d'autres thérapies, moins élaborées que l'ostéopathie ou structurées différemment, soient efficaces sur la douleur, car basées sur le contact avec la peau (massages…). Récepteurs de la douleur en cas de forte stimulation, ils semblent tout de même centrés sur le sens du positionnement du corps. Cette recherche nous évoque le fait que parmi ces récepteurs, aux fibres trois fois plus nombreuses dans un nerf que les fibres motrices, les types III et IV véhiculent la majorité des afflux sensoriels afférents, la part dédiée au muscle avec les récepteurs de Golgi, Pacini et Ruffini étant très inférieure. Ceci suggère que le cerveau reçoit beaucoup plus d'informations sur le positionnement fascial du corps que sur son état musculaire. De plus les types III et IV sont reliés au système nerveux autonome, et leur stimulation peut déclencher des variations de la tension artérielle. Ensuite, une recherche sur le toucher chez les chats et les humains nous apprend que « des caresses lentes et douces sur le dos du chat entraînent une diminution de la température cutanée ainsi qu'une inhibition du système moteur gamma » – système, rappelons-le d'origine du tronc cérébral et responsable du – « maintien postural automatique inconscient et des attitudes musculo-émotionnelles chroniques », – plus ancien que le système alpha de – « mobilité volitionnelle et de précision des extrémités ». En outre, et fort intéressant pour nous ostéopathes, la pression prolongée sur l'abdomen (Folkow 1962, Koizumi et Brooks 1972) (31), ou sur les tissus mous (Johanson 1962) (32) déclenche des réponses de diminution de l'activité EMG, d'activation du système vagal (parasympathique, digestion, repos), associée à une activation de l'hypothalamus antérieur (avec diminution du tonus musculaire, activité émotionnelle calmée et activité synchrone corticale). Cet effet est forcément présent dès que l'on pratique une séance d'ostéopathie viscérale. On peut y voir une logique correspondant à la physiologie du tube digestif dans lequel la dilatation signe l'arrivée des aliments ou du bol alimentaire, et active donc la digestion, via le parasympathique. A contrario, les manœuvres sèches, pincement, pression profonde soudaine, provoquent des contractions générales des muscles squelettiques, entre autres des fléchisseurs. Le sujet se recroqueville. Il s'agit là d'un mécanisme de défense ancien tout à fait logique. Les récepteurs évoqués ci-dessus étant très abondants dans l'abdomen et les méninges, l'auteur enfourche allègrement l'explication des effets du crânio-sacré et du viscéral en ostéopathie par la réactivité de ce réseau peu connu jusqu'alors. C'est une première piste, scientifique, qui permet effectivement de déblayer les explications trop ésotériques, mais cela n'est pas spécifique, car s'il semble bien que ces récepteurs doivent absolument être considérés, comme servant de point de départ réactif à la pression et au contact, leur effet global ne peut suffire à expliquer les réactions locales très précises obtenues en ostéopathie crânienne, liées à des manœuvres non moins précises et ciblées. Dans le cas contraire, les problèmes courants traités en ostéopathie tels que sinusites, strabisme, névralgie faciale ou paralysie faciale, etc., pourraient tout aussi bien être traités par des soignants qui massent la tête avec insistance jusqu'à ce que quelque chose se passe. De même en ostéopathie viscérale, la précision des manœuvres donne des effets premiers, dont le support s'explique maintenant, qui entrainent d'autre réactions en chaîne et expliquent les effets de notre action. Il faut donc saluer cette découverte qui nous offre un terrain de réponse à notre action, mais il manque la cartographie, la précision, ou comment le système nerveux réagit-il exactement, en dehors de ces réactions très globales ? Il parait évident qu'un système aussi dense et précis ne peut servir qu'à une activité dense et précise, plus élaborée que les réactions globales mentionnées plus haut. L'article sur le fascia contractile (Schleip 2003) se poursuit dans des modèles complexes ayant pour but d'expliquer l'efficacité thérapeutique du toucher, le « travail fascial » se résumant pour l'auteur (c'est son abstraction du travail des fascias) à des « pressions lentes ». Ce n'est pas le but du présent article, l'ostéopathe n'étant pas un masseur de tissus, mais un « régleur » d'anomalies mécaniques repérées et corrigées. L'on savait déjà que des massages du ventre (indication des massages contre la constipation en kinésithérapie) peuvent améliorer la digestion pour une semaine, alors qu'un travail bien conduit en ostéopathie peut améliorer la digestion pour des semaines, voire des mois, débarrasser un sujet d'un syndrome de reflux (33). Le mode d'action comportant quelque chose de plus spécifique, chaque ostéopathe sait très bien que la combinaison des blocages qu'il a corrigés explique l'amélioration particulière à chaque cas, et que, dans un travail fouillé, le travail fascial n'est jamais utilisé isolément mais associé à un travail, tout aussi spécifique, de la structure vertébrale. L'action du travail myo-fascial est évoquée comme « changeant la pression locale dans les artérioles et capillaires fasciaux […] et abaissant l'activité sympathique », ainsi qu'une « extrusion de plasma vers le liquide interstitiel », ce qui représente une excellente explication de l'efficacité du drainage lymphatique ! Là encore, l'auteur, à la recherche d'un raccourci simple expliquant l'action de la thérapie manuelle voit là l'efficacité de notre action, mais nous sommes presque hors sujet en ce qui concerne la lésion ostéopathique, car cela n'explique pas comment nous pouvons corriger une lésion de cheville en varus en tenant uniquement le calcanéum et le tibia, donc sans aucun contact direct sur les ligaments concernés, voire pourquoi une manipulation structurelle sèche et sans contact prolongé, va libérer une lésion intervertébrale ! Enfin, évoquant les effets, réels, du toucher doux et lent, dont une relaxation saine et profonde, ainsi que la libération de sérotonine (efficacité des massages antalgiques), l'on pourrait, après la lecture de l'auteur, qui mentionne le chapitre « recherche sur le toucher des chats et des humains », évoquer, avec un sourire, la recherche du toucher des humains par les chats, ceux-ci en connaissant intuitivement les effets bénéfiques… « Le fascia peut se contracter » L'essentiel est plus loin avec la possibilité de contraction du fascia et la découverte de cellules musculaires lisses au sein de celui-ci. (Yahia et Al, 1993) (34), (Staubensand et Li, 1996) (35). Partant du fait que les fibroblastes peuvent spontanément se transformer en myo fibroblastes, qui se rencontrent dans différents tissus (ovaires, ligaments péri-odontoïdes, peau, rate, utérus, vaisseaux…) ou dans des situations pathologiques (maladie de Dupuytren, cirrhose, polyarthrite rhumatoïde…), ces cellules sont découvertes dans le fascia, disposé en « ciseau », organisant ainsi, comme le mentionne l'auteur un « réseau réticulé relativement grand » et doté « de cellules musculaires lisses plus efficaces dans l'utilisation de l'énergie que les cellules striées ». Ce modèle, basé sur des constations concrètes anatomique et physiologiques, n'est pas sans nous rappeler le concept et le modèle de tenségrité, évoqué par Pierre Tricot sur son site (36 et 37) , et son maillage tridimensionnel pré-contraint, permettant de changer la forme de telle ou telle région avec un minimum d'énergie (cellules musculaires lisses) sans compromettre la stabilité et la solidité de l'ensemble. R Schleip évoque ensuite différents liens avec la fibromyalgie, l'acupuncture, et les réactions viscérales qui sont certainement d'un grand intérêt pour le lecteur. B. - Nouveau modèle pour la lésion ostéopathique Résumant ses découvertes, R Schleip énonce : « Pour dire simplement : la stimulation des mécanorécepteurs intra-fasciaux (dans ce cas surtout les terminaisons nerveuses libres) stimule le système nerveux autonome qui altère le tonus des cellules musculaires lisses intra-fasciales ». Plus loin, comme une dernière pierre pour construire l'édifice, il nous évoque la notion d'agonistes et d'antagonistes pour les tissus fasciaux comme cela existe pour les muscles, avec une probable représentation neurologique centrée sur l'articulation, pierre angulaire du mouvement, puis le concept, essentiel, selon lequel la représentation intérieure du corps (homonculus) n'est pas statique mais axée sur la mobilité (but à atteindre…), dynamique. On ne peut mieux poser l'ensemble de ce nouveau tableau. En effet si l'on rassemble les différents éléments évoqués ci-dessus, on obtient un ensemble cohérent fonctionnel et se présentant comme suit : Reprenant la définition d'un article précédent (38), nous pouvons désormais affirmer et non plus supposer que : La lésion ostéopathique consiste en la facilitation - à l'occasion du traumatisme - d'un paramètre de mouvement, associé à la restriction du paramètre de mouvement exactement opposé. Ceci au sein d'un système – myo fascial - doté d'une structuration contrôlée avec des éléments de tension (fibres) et de compression (os) dans lesquels sont insérés des récepteurs au positionnement (récepteurs proprioceptifs), et un système effecteur de changement de conformité (cellules musculaires lisses), le tout étant relié/activé par le système nerveux sensitif et sympathique, avec le cerveau archaïque en relais entre les deux. Fonctionnement 1 - Le cerveau, garant silencieux permanent de notre intégrité - et/ou de notre survie - ou de la survie de notre espèce - repère via les récepteurs intra-fasciaux évoqués plus haut un étirement rapide et dangereux dans une articulation, lors d'une chute par exemple. Prenons le cas de l'entorse de la cheville, avec le calcanéum retenu par le sol vers l'intérieur, alors que le tibia lui « descend dessus » en force vers l'extérieur, lui-même poussé à fond par le poids du corps. À cet instant la rigidité est synonyme de rupture. Le cerveau commandite le relâchement du réseau fascial du ligament latéral externe de la cheville, afin de « donner du mou ». 2 - Le cerveau provoque donc via l'un de ses systèmes nerveux (nous savons maintenant que c'est la partie sympathique du système neurovégétatif) le relâchement élastique du ligament étiré brutalement pour éviter sa rupture cependant qu'il commandite le resserrage de toute la zone péri-articulaire restante pour la stabiliser (système agoniste-antagoniste, seul pouvant expliquer cette dualité synchrone péri-articulaire). Il effectue cela grâce aux cellules musculaires lisses intra-fasciales, assurant ainsi dans l'instant un changement de conformation dynamique de l'articulation menacée, afin de la préserver. La rupture d'un ligament pour notre cerveau ancestral issu du règne animal signifie en effet la mort, dans la nature, par impossibilité d'échapper aux prédateurs. Le cerveau installe donc comme facteur de survie la lésion ostéopathique, enregistrée en lien avec la peur ou la sensation de danger, dans l'amygdale probablement, et correspondant également de fait à une modification de l'enveloppe corporelle et de sa matrice enregistrée dans le cerveau, la même évoquée pour la croissance ou les douleurs de membres fantômes (mémoire de la lésion). Statistiquement, le système, forcément apparu au cours de l'évolution, est certainement très efficace en termes de survie. Le laps de temps de chute rajouté grâce à ce mécanisme permet en effet au cerveau de grignoter les centièmes de secondes nécessaires à une meilleure organisation globale de la chute du sujet (réponse motrice automatique). L'ensemble du phénomène assure probablement un taux de survie plus élevé, y compris chez les animaux. C. - La lésion ostéopathique primaire Elle est installée et reste telle quelle, liée à une émotion « fixante » telles la peur, la surprise, la honte, la colère etc., et modifiant la matrice corporelle, avec cette disparité au mouvement, palpée par les ostéopathes, cette densité locale et cette sensation de subluxation évoquées par les chiropraticiens. Elle cadre on ne peut mieux avec la définition des étiopathes, le « tissu » étant le fascia. La lésion spiralée transversale des biokinergistes correspond également à cette striction dans ce réseau disposé « en ciseau ». Le DIVM (ou DIM) repère également une disparité dans les paramètres de mouvements de la vertèbre, désormais tenue de façon asymétrique par son réseau fascial (c'est lui qui pilote les vertèbres). Enfin, ce modèle nouveau explique le ressenti de la fasciathérapie qui palpe directement le « lieu du crash ». Un aparté s'impose par ailleurs pour évoquer la peur et la sensation de danger. Leur présence (quidam quelconque qui tombe, surpris) ou leur absence (sportif en action ou boxeur, dont le cerveau s'attend aux chocs) explique probablement la pérennité ou non de la lésion ostéopathique chez le tombeur surpris mais pas chez le sportif en attente, le chef d'orchestre étant ici l'amygdale qui classe les réactions neurovégétatives en fonction des émotions collatérales à l'évènement. (39). D. - La Lésion ostéopathique secondaire La lésion ostéopathique secondaire ou adaptative fait suite à une contrainte permanente s'exprimant dans la station debout (Gagey & Weber, 1999), qui est notre mode de vie, et entraînant un changement dans les paramètres d'une articulation n'ayant pas subi de traumatisme. A fortiori, elle ne fait que subir les changements orchestrés par le cerveau - via le réseau gamma pour les muscles et en sus via le réseau fascial - que nous savons désormais activé par le système sympathique - passage à la chronicité - pour redonner une cohérence et une efficacité fonctionnelles à un groupe d'articulations qui travaillent ensemble et assurent des fonctions essentielles à la survie du sujet - se déplacer (membres), se nourrir (mâchoire), tenir debout (rachis). Un peu de mécanique La fonctionnalité d'une interface articulaire consiste en ses différents paramètres de mouvements. Un ensemble de trois gonds fixant une porte a une fonctionnalité de flexion extension de la porte sur son chambranle sur un axe vertical. Il s'agit d'un seul paramètre de mouvement (système simple). Un joint articulaire peut avoir des degrés de mobilité selon les trois axes de l'espace Euclidien et dans les trois plans de cet espace. Ceci est valable pour toutes les articulations, qui marquent une rupture de fixité (mobilité) entre deux pièces osseuses. Dans la pratique, les différentes articulations ont des degrés de mobilité classiques, métrique, à grand rayon, auxquels s'ajoutent les degrés mineurs, de l'ordre du millième de mm, l'ensemble donnant six paramètres de rotation selon les trois axes de l'espace et six paramètres de glissement ou translation selon les trois plans de l'espace. Ces degrés de mobilité mineurs (non visibles à l'observation à quelques mètres, contrairement à la mobilité métrique) intéressent particulièrement l'ostéopathe car ils font partie de la fonctionnalité globale de l'articulation. Et la modification de l'un de ces paramètres par une lésion ostéopathique va entraîner une compensation de mobilité soit par l'articulation elle-même, soit par les articulations adjacentes (sus et sous). Cette compensation - exécution du mouvement ou de la fonction coûte que coûte par le corps - peut s'étendre de proche en proche au corps entier. Paramètres métriques et mineurs : L'exemple de la cheville L'astragale ou talus fait un mouvement métrique de flexion et d'extension entre les deux malléoles (tibiale et fibulaire), visible à plusieurs mètres. Il réalise également selon les situations de contraintes, des glissements d'avant en arrière et des bascules de latéroflexion en adduction-abduction observables seulement à la palpation spécifique ostéopathique. La petite dimension de ce type de mouvements n'empêche aucunement leur réalité, ni le fait que leur modification va perturber le mouvement métrique de flexion extension. La disparité (différence) entre abduction et adduction - lors d'une lésion ostéopathique en varus de l'entorse de cheville – (paramètre principal) va exiger de la sous-astragalienne (entre talus et calcanéum) la compensation, c'est-à-dire le parcours des degrés restreints en valgus à cause de la tibio-talienne. Si la sous-talienne est en lésion dans le même sens, ce qui est fréquent après les entorses de cheville en varus, la demande non satisfaite par cette talo-calcanéenne en valgus va être exigée au-dessus, via le grand bras de levier du tibia, provoquant à la longue des douleurs au genou, par mise en tension fréquente du ligament collatéral médial (interne), le pied demandant sans arrêt quelques degrés de valgus. Le mécanisme de l'entorse, qui a, de plus, fait descendre le péroné (ou fibula) le long du tibia, va resserrer le compartiment externe du genou, provoquant une mobilité en glissement du compartiment interne (changement de pivot) où le ménisque, plus ouvert et non adapté à ces mouvements plus amples, va se dégrader. Notons que cette tension bilatérale appliquée au genou majore la pression appliquée aux cartilages fémoro-tibiaux en position de repos, ce qui fait partie des mécanismes usant les cartilages, acheminant vers l'arthrose. C'est ainsi que quelques années après une entorse de cheville considérée médicalement comme bénigne, un footballeur va se retrouver avec une pathologie « inexpliquée » du ménisque interne… La loi de la compensation a exercé son diktat : Le paramètre de mouvement manquant doit être produit par une autre partie du corps quelle qu'elle soit, même au détriment de tissus qui ne sont pas prévus pour ce mouvement… Pour reprendre notre exemple tibio-talien, lorsque la lésion en varus est installée, avec sa lésion en glissement caudal de la fibula, le genou subit le changement et le compense par une mise en lésion en valgus. Plus haut, les tensions musculaires sur les biceps fémoral et semi-tendineux de la cuisse tirent l'iliaque en rotation postérieure. Le cerveau intègre ces données et les rajoute au maintien postural, voie vraisemblablement préférentielle d'installation des lésions secondaires (réseau fascial dans la chronicité). De plus, le sacrum est mis en torsion (homolatérale sur axe controlatéral) par l'iliaque puis le temporal suit la rotation postérieure de l'iliaque avec un occiput qui se conforme à la torsion du sacrum (action de la dure-mère). L'occipito-mastoïdienne se resserre donc dans sa région antérieure (passage du pneumogastrique et de la veine jugulaire). Se rajoutent à cela les adaptations en première loi des vertèbres du rachis entier (trois courbures) rattrapées par C0-C1 et C1-C2 qui ont à charge de maintenir les yeux à l'horizontale. L'entorse de la cheville peut perturber jusqu'à la digestion et la circulation veineuse crânienne, en passant par la torture en torsion des disques L5-S1 et L4-L5, et leur cortège apparemment inexpliqué de lumbago et sciatique… C'est ainsi également que selon Philip E. Greenman, professeur d'ostéopathie à l'Université du Michigan, « un petit changement dans le myofascia peut causer un important stress physiologique dans le corps. Ainsi, une restriction dans une articulation d'une jambe peut faire que la marche exige 40% plus d'énergie ; et si deux articulations sont contraintes dans la même jambe, l'effort peut aller jusqu'à 300% » (Greenman, 1998). E. - La situation de lésion La lésion [ou dysfonction ostéopathique, terme peu apprécié par l'auteur du présent article] est donc sous nos mains un changement dans l'élasticité des différents paramètres de mouvement, changement réalisé par le fascia et orchestré par le cerveau archaïque via le système sympathique. Par exemple, le talus accepte facilement de partir en varus (talon en dedans), mais va difficilement en valgus (cas de notre entorse). Il n'y a donc pas de déplacement (terme du langage courant) mais un changement d'élasticité dans des paramètres contraires, ce qui va modifier non pas le rapport des pièces osseuses, mais leur mobilité réciproque. Cette mobilité réciproque, qui est testée en séance par l'ostéopathe, à l'aide des pièces osseuses prises en main, concerne donc exclusivement le système de maintien de l'articulation. On ne teste pas un « talus » mais une tibio-talienne, c'est-à-dire la capsule, les ligaments, les tendons qui arrêtent le mouvement en fin de course et constituent la fameuse « barrière ». Si vous prenez en main deux os de laboratoire seuls, il n'existe ni barrière ni restriction, vous pouvez leur faire exécuter des huit ou toute autre figure à votre convenance car il n'y a plus aucun système de maintien. Cela signifie que contrairement à ce qu'on lire ici ou là, une vertèbre (T5 par exemple) ne peut pas être en lésion. Cela ne veut rien dire. Il faut au minimum deux vertèbres pour parler de lésion, et c'est alors le système de maintien de ces deux vertèbres qui est en lésion, les ligaments et fascias les reliant. Ce sont eux, l'ensemble des fascias de liaison, qui ont la loi, la main, sur la mobilité articulaire que l'on va demander au moment du test. Et leur état lésionnel est lui-même contrôlé par le système nerveux, par le sympathique en réponse du cerveau à une situation traumatique ou à une exigence posturale majeure, prioritaire sur la mobilité. L'articulation n'est qu'un lieu de mouvement. L'os n'est qu'un levier dur que nous pouvons prendre en main. Mais aucun des deux n'est le lieu de la lésion. Le tissu conjonctif est le seul et unique lieu scientifiquement possible pour la lésion ostéopathique, un système de micro tubules entrecroisés pouvant se rétracter, ou se relâcher, changer de forme, grâce à ses cellules musculaires lisses. Cette disparité peut concerner n'importe quelle articulation du corps, rachis, membres, boîte crânienne (plaques osseuses noyées dans une matrice conjonctive), ligaments viscéraux, d'où la grande multiplicité des situations pathologiques que l'on peut rencontrer, par combinaisons variables de lésions en différents sites du corps. Il n'y a aucune raison, par ailleurs, que cette lésion, qui est donc une fonction, soit douloureuse, et il s'avère en pratique qu'elles sont effectivement silencieuses. La douleur, souvent confondue avec les lésions vertébrales, est due à un tableau d'ensemble comportant plusieurs lésions ne s'accommodant pas entre elles. III. - Le traitement de la lésion ostéopathique Partant de ce nouveau modèle, gouverné par le cerveau animal, il devient facile de comprendre comment les différents thérapeutes de médecine manuelle parviennent à corriger ces lésions, tout en leur donnant des noms différents. La lésion ostéopathique est le trait d'union entre l'ostéopathie structurelle, l'ostéopathie fonctionnelle, la fasciathérapie, l'étiopathie, la chiropratique, la biokinergie, l'orthopraxie, la microkinésithérapie, la kinésiologie, la méthode Gesret, et même la psychothérapie, le lien étant le cerveau, maître d'œuvre des modifications corporelle fasciales. - L'ostéopathe structurel, comme l'étiopathe et le chiropraticien, corrige en passant la « barrière » par du structurel dont la haute vélocité est nécessaire pour tromper ou prendre de vitesse le système qui a initié cette lésion et la maintient : le système nerveux. Le cerveau « sent » alors qu'il peut ré-investir les anciens paramètres de l'enveloppe corporelle sans danger. - L'ostéopathe fonctionnel le fait en « fondant cette barrière » par du fonctionnel exagéré qui consiste à adresser au système nerveux le message : « Tout va bien maintenant et tout se passe dans la lenteur », tout en « recroquevillant » la lésion sur elle-même, du côté « facile » et le système nerveux lâche la construction de la lésion, qu'il avait instaurée au moment d'un traumatisme, ou écrasé sous le poids de la pesanteur et ses exigences posturales, rassuré par la situation de soin et le temps qui lui est offert (reclassement en émotions différentes). C'est la raison pour laquelle il est utile également, pour un résultat durable, de faire évoquer l'incident, son souvenir, en séance, le changement étant ainsi somato-émotionnel au moment de la correction (levée de la contrainte physique et de son lien émotionnel). - Le fasciathérapeute équilibre les fascias qui sont le lieu de maintien et d'expression de la lésion. De la même façon, le système nerveux, renseigné au sein de la zone d'enregistrement de la lésion, lâche prise. Retour à la normale. - Le biokinergiste agit, lui, en levant les lésions en « spirale » dans la biokinergie, qui ne sont qu'une autre façon d'avoir appréhendé et influencé la même réalité : L'installation d'une modification dans le comportement du tissu fibreux de maintien du corps, le tissu conjonctif, le lien de toute articulation, de tout joint sutural crânien, et le gardien de l'intégrité mécanique du corps, modification dans une disposition en chevrons croisés. - L'orthopraticien travaille son sujet debout sans manipulations, par action de positionnement, et s'adresse, lui, au système de maintien postural, musculo-fibreux, avec un cerveau réactif, en situation debout. - Le microkinésithérapeute et le kinésiologue, très au fait des zones réflexes et de leurs voies effectrices, lèvent en microkinésithérapie ou en kinésiologie des lésions engendrées par des épisodes de stress, par action sur des zones réflexes combinées ou sur le système énergétique (méridiens chinois) du corps, renseignant là aussi le système nerveux grâce aux mains sur le fait que, en séance « tout va bien », et le cerveau peut s'autoriser, enfin, un changement. - Le Psychothérapeute est capable aussi de lever des restrictions entravant le système articulaire en travaillant sur le cerveau, le vécu, prouvant par là que ce dernier est le chef d'orchestre de toute lésion ostéopathique (modification de la posture après une séance EMDR, par exemple) (40). Il ressort de ces données essentielles sur l'aspect neurophysiologique de la lésion ostéopathique que l'ensemble des techniques qui vont contrer ou effacer cette modification du comportement du tissu conjonctif sont les bienvenues, efficaces et dignes d'intérêt. Les différents courants thérapeutiques prônent chacun tel ou tel aspect technique mais il est un mode de correction universelle qui peut être pratiquée par tous et qui s'avère hautement efficace sur toutes les lésions ostéopathiques, même anciennes ou « fibrosées » (terme qui ne reflète pas une réalité anatomique). Correction Universelle. Qu'elles soient primaires ou secondaires, ces lésions sont des restrictions du tissu conjonctif selon des paramètres très précis, entérinés par le système nerveux autonome (cerveau animal). Une fois ces paramètres répertoriés par les tests, il suffit de les accumuler dans une exagération de la lésion, être attentif au relâchement (quelques secondes) du tissu conjonctif (déclic thérapeutique des biokinergistes) et d'inverser immédiatement le panel des paramètres pour passer en correction en suivant les tissus, comme on l'aurait fait au final en structurel, à cette différence près que dans cette approche, il n'est besoin ni de thrust, ni de haute vélocité car le cerveau vient de lâcher sa barrière, et la correction passe sans aucun effort, et donc sans aucun risque pour les tissus du patient (grand intérêt thérapeutique pour les cervicales…). Il suffit de prévoir au début de la technique le débattement nécessaire pour pouvoir inverser l'influence exercée par les mains (inverser son positionnement sans lâcher le sujet, et sans forcer). Si nous reprenons en main notre cheville, avec le talus en préférence élastique de varus sous le tibia et avec résistance en valgus (barrière), nous allons le positionner par une prise (sujet en décubitus ventral) en pince de la main caudale sur le talus (ou le calcanéum si les deux articulations sont en co-lésion) et la main céphalique en pince sur le tibia sans toucher à la fibula (c'est la même position que le test), le talus (ou calcanéum) est porté vers l'intérieur, versé en anté ou post et en glissement selon les tests, on exagère les tensions du positionnement du tissu fibreux, fortement si besoin, et dès que l'on ressent le changement dans ces tensions, on suit le mouvement et l'on passe sans effort du côté « barrière » vers laquelle on peut pousser maintenant, testant ainsi la liberté de cette lésion corrigée en quelques secondes seulement. L'avantage est évidemment de ne pas lâcher sa prise, contrairement au structurel, il y a donc gain de temps (c'est beaucoup plus rapide que le structurel basique). Le temps d'exagération représente un temps de communication vers le tissu conjonctif (lien avec la fasciathérapie) et la correction se réalise grâce au cerveau qui revit une sensation de traumatisme ancien (la recréation par l'exagération), associé maintenant aux émotions positives que sont le soin, la sécurité, le calme et l'empathie du praticien et déprogramme la lésion. Il n'y a rien d'énergétique là-dedans, il s'agit d'une réaction neuro-émotionnelle, tout comme en psychothérapie le sujet revit et ressent une émotion douloureuse dans un contexte nouveau et chaleureux qui permettra à son cerveau, par la connexion entre amygdale et cortex pré-frontal, de la recaser dans une autre catégorie émotionnelle où elle ne viendra plus perturber le sujet dans son présent (autres situations, autres réactions, sans mécanisme de défense). On re-teste. Et on recorrige s'il y a eu plus d'une entorse. Le même type de processus est applicable à toutes les articulations du corps (même les lésions adaptatives car on adresse, sans la pesanteur (décubitus ventral), le message au cerveau que l'adaptation n'est plus indispensable. Si l'on oublie de traiter les lésions primaires ou les déséquilibres posturaux, la pesanteur recréera la lésion. Conclusion Après vous avoir présenté ces découvertes récentes, cruciales et pourtant méconnues, et qui représentent une avancée considérable dans la compréhension de ces « blocages » qui intriguent tant le corps médical, et après avoir pris le risque de bousculer quelques idées reçues, je laisserai simplement place à la parole de A.T STILL (Still, 2001) qui avait déjà compris que lorsque, non pas nous traitons les fascias, mais « que nous prenons en charge les fascias », nous traitons « avec les succursales du cerveau ». Il avait intuitivement compris que le comportement du fascia est piloté par le cerveau, sans moyen de le prouver à son époque, et que la correction de la lésion n'est pas une épreuve de force mais un dialogue entre deux systèmes nerveux, celui du patient et celui du praticien. Le mot de la fin reviendra à notre confrère Pierre Tricot, que l'on peut lire sur la revue de l'Académie d'Ostéopathie ApoStill, lorsqu'il évoque Rollin Becker et conclue sur cette phrase magnifique : « Les régions sur lesquelles l'ostéopathe a travaillé donnent alors l'impression d'avoir été réintégrées dans la totalité du patient »(41). On ne peut mieux évoquer cette déformation neuro-dynamique de l'enveloppe corporelle que constitue la lésion ostéopathique et cette restauration de la dite enveloppe par la correction, le tout piloté par le cerveau ancestral du patient, correction contrôlée dans son bon déroulement par le cerveau cortical empathique de l'ostéopathe. Bibliographie générale Livres - Bois Dany, Concepts fondamentaux de fasciathérapie et de pulsologie profonde. Édition D. Bois, 1984. - Carini Christian, Les mains du cœur ou la Fasciapulsologie. Robert Laffont.1995. - Gagey P.-M., Weber Bernard. Posturologie Masson Éditions. 1999. - Greenman Philip E. Principes de médecine manuelle. Éditions Pradel. 1998. - Grosjean Daniel, Benini Patrice. Traité pratique de microkinésithérapie. Éditions C.F.M 1996. - Guyard Jean-Claude. Manuel pratique de Kinésiologie. Éditions Le souffle d'or. 1998 - Issartel Lionelle et Marielle. L'Ostéopathie exactement. Robert Laffont. 1983 - Javerliat Pascal, Précis de matière ostéopathique, Éditions Sully 2008 - Lidoreau Michel. Biokinergie. Éditions Maisonneuve 1989. - Upledger John. Thérapie crânio-sacrée. Éditions Frison-Roche. 1983. - Still Andrew Taylor. Ostéopathie. Recherche et pratique. Éditions Sully. 2001. - Van den Berg F et Capri J, 1999, Angewandte physiologie – Das Bindegewebe des Bewegungsapparates verstehen und beeinflussen. Georg Thiem Verlag, Stuttgatr, Germany. Articles Académie Nationale de Médecine : Rapport au nom d'un Groupe de travail Ostéopathie et Chiropraxie. 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Les ostéopathes et les chiropracteurs utilisent des mots un peu différents, lésions ou dysfonctions pour les premiers subluxations pour les seconds, mais l'idée de base est la même ce qui explique que la Loi les rapproche dans son article I, mais sans donner de définition. En dehors de l'effet sédatif, y a-t-il autre chose que cette psychothérapie manuelle ? (sic) » 2. – J.-L. Boutin, Ostéopathie et Chiropratique, Cet article n'est plus pubilié - Consulté le 13-8-2012. 3. - Pierre De Lasteyrie, La lésion ostéopathique ou dysfonction somatique. www.osteopathie-64.fr/la-lesion-osteopathique-ou-dysfonction-somatique. - Consulté le 13-8-2012. 4. - Institut Franco-Britannique d'Ostéopathie IFBO, Article : La lésion ostéopathique, Cet article n'est plus disponible. - Consulté le 13-8-2012. 5. - Institut de Formation Supérieure en Ostéopathie de Rennes : présentation du concept www.bretagne-osteopathie.com/ifso/concept.html. - Consulté le 13-8-2012. 6. - Sylvain Gateaud. La lésion ostéopathique. Cet article n'est plus disponible. - Consulté le 13-8-2012. 7. - Frédéric Houdart La lésion ostéopathique Cet article n'est plus disponible. - Consulté le 13-8-2012. 8. - François Corfù, Jean-Marc Duplain, Barbara Duplain-Corfù, Sandro Fossetti. La lésion ostéopathique. Cet articcle n'est plus disponible. - Consulté le 15-5-2012. 9. - Site de l'AFO, définition du métier d'ostéopathe de la Commission Intercantonale pour la Reconnaissance de l'Exercice de l'Ostéopathie (2001/CIREO-Suisse),Cet article n'est plus disponible. - Consulté le 13-8-2012. 10. - Pascal Javerliat, Précis de matière ostéopathique, Éditions Sully 2008, p.109 et sq. https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?article2359- Consulté le 13-8-2012 11. - Zachary Comeaux, La dysfonction somatique – une réflexion sur le champ d'application de la pratique ostéopathique, article original en anglais dans l'AAO journal vol 15 numéro 4 en décembre 2005, traduit par Jean-Hervé Francès. https://www.revue.sdo.osteo4pattes.eu/spip.php?article2359. - Consulté le 13-8-2012. 11bis. - Cole W. The osteopathic lesion complex (syndrome), JAOA. Vol 51, April 1952. PP 381-387. 11ter. - Irvin Korr. The emerging concept of the osteopathic lesion. JAOA, Vol. 48. November 1948 pp 127-138. Irvin Korr Proprioceptors and somatic dysfunction. JAOA Vol 74. March 1975. Pp 638-650. Irvin Korr (1973) AT Still Memorial Lecture. Research and practice – a century later. JAOA Vol 73. June 1974, pp 362 – 370. 11quater. - Willard F. The Nociceptive Model of Somatic Dysfunction the Peripheral Nervous System. Presentation to WVSOM. November 2002. February 2005. 12. Collège ATMAN, Définition de la lésion ostéopathique - Cet article n'est plus disponible - Consulté le 13-8-2012. 13. - Le Guillanton Alexandre, Différence entre ostéopathie et étiopathie. http://le.guillanton.osteo.free.fr/difference.html. - Consulté le 14 aout 2012. 14. - Wikipédia, article Chiropratique. http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiropratique. - Consulté le 14 août 2012. 15. – J.-L. Boutin, Ostéopathie et chiropratique, art. cit. 16. - Dr Richard Morency D.C, Vertèbre déplacée Impossible ? http://chirocourrier.votrechiro.com/mag/page.asp?TitleI=22&Targ=3. - Consulté le 14 aout 2012. 17. - Dr Mikael Reney chiropraticien, Les maux de tête proviennent souvent du cou. http://www.kiro.ca/. - Consulté le 14 aout 2012. 18. - Wikipédia, article Dérangement intervertébral mineur http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9rangement_intervert%C3%A9bral_mineur. - Consulté le 14 août 2012. 18bis. - Dr Gérard Ammerich Dérangement intervertébral mineur, http://sante-guerir.notrefamille.com/v2/services-sante/article-sante.asp?id_guerir=8840. - Consulté le 14 aout 2012. 19. - Jean-Yves Maigne. Classification des lésions discales lombaires - .Article non disponible - Consulté le 14 aout 2012. 20. - Wikipédia, Article Fasciapulsologie et fasciathérapie, et Thérapies des fascias. http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9rapies_des_fascias. - Consultée le 15 août 2012. 21. - Jean-Pierre Dolet, « La lésion ostéopathique et sa normalisation, une simple question d'arc réflexe ». Revue Profession kinésithérapie, n° 19, p. 32-34 (format pdf) www.eurokine.be/eurokine/select/gppj/gp09010-dolet-osteo-1er-partie.pdf - Consulté le 14 aout 2012. 22. - Robert Schleip, Directeur du Projet de Recherche sur le fascia, à Ulm, Allemagne, Plasticité fasciale, une nouvelle explication neurobiologique (2003) https://www.olivierallain.com/wp-content/uploads/2017/09/Recepteurs-proprioceptifs-Fascia-Plasticite-Robert-Schleip.pdf - Consulté le 14 aout 2012. Cf. également la fiche de présentation le concernant :- Consulté le 14 aout 2012. 23. R. Schleip (1989) A new explanation of the effect of rolfing. Rolf Lines 15(1) : 18-20. Cf. R. Schleip, art. cit. 24. - Yahia L. et Al 1992, Sensory innervations of human thoracolombar fascia. Acta orthopaedica Scandinavica. 63 (2), pp. 195-197. http://informahealthcare.com/doi/pdf/10.3109/17453679209154822. Cf. R Schleip, art. cit. 25. - Stilwell D, 1957, Regional variations in the innervations of deep fasciae and aponeuroses. The Anatomical Record 127(4) : 635-653. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ar.1091270402/abstract. Cf. R Schleip, art. cit. 26. - Van den Berg F et Capri J, 1999, Angewandte physiologie – Das Bindegewebe des Bewegungsapparates verstehen und beeinflussen. Georg Thiem Verlag, Stuttgatr, Germany. Cf. R Schleip, art. cit. 27. - Kruger L., 1987Cutaneous sensory system in : Adelman G (ed) Encyclopedia of neuroscience. Vol 1 pp 293-294. Cf. R Schleip, art. cit. 28. - Van den Berg F et Capri J, 1999, art. Cit. Cf. R Schleip, art. cit. 29. - Engeln H 1994 Konzert der Muskeln und Sinne. Geo Wissen May : 90-97. 30. - Mitchell JH et Schmidt RF 1977 Cardiovascular reflex control by afferent fibers from skeletal muscles receptors. In : Shepherd JT et Al (eds) Handbook of physiology. Sect 2, vol III, part 2. American Physiological Society Bethesda, MA, pp 623-658. www.comprehensivephysiology.com/WileyCDA/CompPhysArticle/refId-cp020317.html. Cf. R. Schleip, art. cit. 31. - Folkow B (1962). Cardiovascular reactions during abdominal surgery. Annals of surgery. 156 : 905-913. Cité par R Schleip, art. cit., cf. note 23. Koizumi K et Brooks C (1972). The integration of autonomic system reactions : a discussion of autonomic reflexes, their control and their association with somatic reactions. Ergebnisse der Physiologie 67 : 1-68. Cf. R. Schleip, art. cit. 32. - Johansson B (1962). Circulatory response to stimulation of somatic afferents. Acta Physiologica Scandinavica 62 (suppl 198) : 1-92. 33. - Pierre Renaudeau. Réponse au Dr Pedespan. Septembre 2011. À propos de l'article dans Le Monde : « L'ostéopathie c'est aussi pour les bébés ». 34. – Yahia et Al, 1993, Viscoelastic properties of the human lombodorsal fascia. Journal of Biomedical Engineering 15, pp 425- 429. Cf. R. Schleip, art. cit. 35. - Staubesand J et Li Y, (1996), Zum Feinbau der fascia cruris mit besonderer Berückzichtigung epi – und intrafaezialer Nerven. Manuelle Medizin 34, pp 196-200. Cf. R. Schleip, art. cit. 36. - Présentation du Mémoire de Jean-François Megret sur la tenségrité (juin 2003). www.approche-tissulaire.fr/memoires/273-memoire-jean-francois-megret - Consulté le 14 aout 2012. 37. – Wikipédia, article Tenségrité (architecture). (2012). http://fr.wikipedia.org/wiki/Tens%C3%A9grit%C3%A9_(architecture). - Consultée le 15 août 2012. 38. – P. Renaudeau, La lésion ostéopathique (2010), cet article n'est plus disponible, et Whiplash (2011). cet article n'est plus disponible. 39. - Pierre Renaudeau, Dépression : Nouvelle piste thérapeutique avec l'EMDR. cet article n'est plus disponible. 40. - P. Renaudeau, Dépression..., art. cit. 41. - Pierre Tricot. Préface au numéro 24/25 (juillet-aout 2012), ApoStill, revue de l'Académie d'Ostéopathie, page 9.
  • Décembre 2019

    5 janvier, par Jean Louis Boutin, Ostéo4pattes-Vetosteo — Dans la presse....
    Sommaire Policlinique Ostéopathique (...) Revue du Web Articles Canada - RITMA outille (...) Livres Policlinique Ostéopathique de Lausanne Chers amis, Afin de marquer d'une pierre blanche les 20 ans de notre Permanence Ostéopathique de Lausanne (POL), nous avons édité cette petite brochure. Vous trouverez en elle un peu de notre histoire, de nos travaux pour la connaissance et la reconnaissance de la science ostéopathique, de nos biographies et quelques conseils de santé... Vous pouvez venir chercher gratuitement la version papier dans nos bureaux ou alors la charger en format PDF à l'adresse suivante : https://policlinique-osteopathique-lausanne.ch/brochure/ Nous vous souhaitons du plaisir à parcourir nos écrits, et ainsi mieux nous connaître, et profitons de ce message pour vous souhaiter une belle et heureuse année ostéopathique 2020 ! Revue du Web The Warning - Quelle est l'importance de l'ostéopathie dans le traitement de certaines pathologies récurrentes ? L'ostéopathie est une thérapeutique manuelle basée sur des manipulations osseuses ou musculaires. Elle est apparue au XIXe siècle aux États-Unis, par le Dr Andrew Taylor Stll. Pour ce dernier, le bien-être du corps humain est lié au bon fonctionnement de son appareil (squelette, articulations, muscles, tendons, nerfs). C'est une thérapie exclusivement manuelle. Elle soulage les douleurs dont les causes peuvent être nombreuses et qui gênent la vie quotidienne : douleurs vertébrales, costales et articulaires, tendinites, douleurs traumatismes musculaires, maux de têtes, migraines, etc. Découvrez ici l'ostéopathie et le soulagement des douleurs au coccyx, des douleurs post-partum, la névralgie d'Arnold et la tendinite du coude. Lire l'article de Catherine (2/01/2020) : Quelle est l'importance de l'ostéopathie dans le traitement de certaines pathologies récurrentes ? Le Nouvelles Hebdo - Pourquoi consulter un ostéopathe en cas de traumatisme cervical ? Qu'est-ce que l'ostéopathie ? C'est une discipline qui vise à rétablir les fonctions corporelles en soulageant le patient par la manipulation du corps. Ne nécessitant aucune médication, le traitement ostéopathique est de plus en plus populaire en Amérique du Nord même s'il est toujours considéré comme une médecine alternative. Lire l'article de Le Nouvelles Hebdo (20/12/2019) : Pourquoi consulter un ostéopathe en cas de traumatisme cervical ? Masculin.com - Quelle différence entre ostéopathe et chiropracteur ? Lorsque vous souffrez de douleurs lombaires, de raideurs ou de contracture musculaires, vous pouvez consulter soit un ostéopathe, soit un chiropracteur. Ces deux professionnels sont habilités à traiter ce type de mal. Seulement, dans la pratique, il faut savoir qu'il existe des différences entre les deux disciplines. Lire l'article de Thierry : Quelle différence entre ostéopathe et chiropracteur ? Le Point - Les médecines douces, solutions prisées pour les « petits maux » Ostéopathie, acupuncture… médecines alternatives sont jugées efficaces par les Français, mais ils peinent à identifier les praticiens les mieux formés. Les médecines douces ont la cote : plus de deux Français sur trois (71 %) ont déjà eu recours à au moins l'une d'entre elles. Le quintette de tête des spécialités les plus connues et les mieux perçues est constitué par l'ostéopathie (80 % de bonne image), la diététique (73 %), l'homéopathie (72 %), l'acupuncture (72 %) et la psychologie (63 %). Tel est le résultat du sondage* réalisé par Harris Interactive pour Santéclair dans le cadre de la troisième partie de son Observatoire de nos parcours de soins. Lire l'article de Anne Jeanblanc (06/12/2019) : Les médecines douces, solutions prisées pour les « petits maux » Midi Libre - Avignon : le constat du cancérologue Daniel Serin sur les coupeurs de feu Grâce à ses patientes, le cancérologue a constaté que les coupeurs de feu pouvaient les aider, tout comme d'autres médecines complémentaires. Daniel Serin est cancérologue, vice-président de l'Institut Sainte-Catherine à Avignon, rédacteur en chef de la revue Psycho-oncologie. Des dizaines de patientes lui ont confié faire appel à des coupeurs de feu. “C'est étonnant, des êtres se disent investis de pouvoirs faisant disparaître les douleurs liées aux brûlures. On n'a aucune explication scientifique.” Lire l'article du Midi Libre : Avignon : le constat du cancérologue Daniel Serin sur les coupeurs de feu La Cour des comptes met à l'index le Conseil National de l'Ordre des Médecins Après l'ordre des chirurgiens-dentistes en 2016 et celui des masseurs kinésithérapeutes en 2017, la Cour des comptes a contrôlé le conseil national de l'ordre des médecins (CNOM), 46 conseils départementaux (sur 101) et les 24 conseils régionaux. Créé en 1945, l'ordre des médecins est un organisme privé chargé d'une mission de service public. Son rôle est de veiller au respect, par les praticiens, des règles de déontologie et de défendre l'indépendance et l'honneur de la profession. Il dispose de ressources annuelles d'environ 85 M€, provenant des cotisations obligatoires de quelque 300 000 médecins, de réserves de 152 M€ et d'un patrimoine évalué à 110 M€. L'ordre n'a que marginalement tenu compte des recommandations formulées par la Cour en 2012 à l'issue de son précédent contrôle : il reste marqué par des problèmes de gouvernance, de sérieuses défaillances de gestion, des insuffisances persistantes dans l'exercice de ses missions et un manque de rigueur dans le traitement des plaintes des patients. Lire le rapport de la Cour des Comptes (09/12/2019) : La Cour des comptes met à l'index le Conseil National de l'Ordre des Médecins fnch.ch - Médecine du sport pour chevaux : premiers résultats de l'étude sur le dos C'est à l'occasion du symposium PFERDE à Zurich que le Prof. Dr méd. vét. Michael Weishaupt a présenté son étude sur la santé du dos des chevaux de selle en Suisse. Le but étant de prouver scientifiquement le lien entre douleurs dorsales et baisses de performances, problèmes sous la selle ou trouble du comportement. Constat : des selles non adaptées, des propriétaires et entraineurs qui passent à côté de boiteries, l'observation des limites des procédés d'imagerie et un gros facteur cavalier à prendre en compte.Retour ligne automatique Lire l'article de Cornelia Heimgartner : Médecine du sport pour chevaux : premiers résultats de l'étude sur le dos Articles France-Info - Les femmes sous pilule présentent "une différence spectaculaire" dans leur cerveau L'hypothalamus, région du cerveau qui régule notamment l'appétit, le sommeil ou la libido, est plus petit chez les femmes qui prennent une pilule contraceptive, selon des chercheurs en radiologie. Quel est l'effet de la pilule contraceptive… sur le cerveau des femmes ? Des chercheurs du centre de recherche Gruss Magnetic Resonance de l'université de médecine Albert Einstein à New-York (Etats-Unis), ont présenté leurs derniers travaux sur le sujet au congrès annuel de la Radiological Society of North America (RSNA). Selon eux, les femmes qui prennent la pilule présentent un hypothalamus plus petit que les autres. Cette observation pourrait expliquer certains des effets secondaires de la pilule contraceptive puisque l'hypothalamus produit des hormones et contribue à réguler des fonctions corporelles comme l'humeur, l'appétit, la libido, les cycles de sommeil ou encore le rythme cardiaque. Lire l'article de France Info (09/12/2019) : Les femmes sous pilule présentent "une différence spectaculaire" dans leur cerveau Santé Log Actualités : OPIOÏDES : Un patient sur 3 connaît des interactions médicamenteuses Cette étude d'une équipe de Biophilia Partners, une entreprise de conseil dans les sciences de la vie, identifie un frein, somme toute fréquent à l'efficacité des opioïdes, des interactions médicamenteuses non détectées avec d'autres médicaments. Ces interactions qui peuvent réduire l'effet analgésique des opioïdes engagent certains patients à prendre des doses plus élevées de l'opioïde prescrit ce qui favorise, au fil du temps, une dépendance au médicament. L'étude, présentée dans le Journal of The American Osteopathic Association, sensibilise aux mesures simples permettant d'éviter ces interactions, l'augmentation des doses et dans de nombreux cas le développement de la dépendance. Lire l'article de Santé Log (20/12/2019) : OPIOÏDES : Un patient sur 3 connaît des interactions médicamenteuses PS : Cet article est un condensé de l'article de The Journal of The American Osteopathic Association December 2019 DOI : 10.7556/jaoa.2019.136 Role of Opioid-Involved Drug Interactions in Chronic Pain Management Femme Actuelle - Médecines douces : attention aux arnaques Dans un nouveau rapport, la répression des fraudes épingle les praticiens des médecines douces et alternatives. D'après elle, près de deux tiers de ceux qui ont été contrôlés seraient en infraction. Lire l'article de la rédaction de Femme Actuelle (20/12/2019) : Médecines douces : attention aux arnaques DGCCRF - « Médecines » douces ou alternatives : des insuffisances dans le respect de la règlementation De plus en plus de Français se tournent vers des pratiques ou « médecines » dites « douces », « non conventionnelles », « alternatives » ou « complémentaires », telles que l'hypnose, l'acupuncture, la réflexologie ou encore l'aromathérapie pour soulager certains maux du quotidien. Ces prestations sont-elles dispensées par des professionnels qualifiés ? Les allégations sur leurs effets sont-elles justifiées ? Le patient dispose-t-il de toute l'information nécessaire lorsqu'il décide d'avoir recours à ces pratiques ? Les investigations de la DGCCRF menées en 2018 ont montré que plus des deux tiers des 675 praticiens contrôlés présentaient au moins un manquement, majoritairement des défauts d'information, mais aussi dans certains cas des pratiques commerciales trompeuses voire présentant des risques pour les patients. Lire le rapport de la DGCCRF (16/812/2019) : « Médecines » douces ou alternatives : des insuffisances dans le respect de la règlementation Canada - RITMA outille ses membres ostéopathes en vue de la création d'un ordre professionnel L'Association RITMA, qui regroupe à elle seule plus de 700 ostéopathes québécois, a rassemblé plusieurs dizaines d'entre eux, lundi dernier, à Montréal, afin d'échanger sur l'évolution récente des discussions concernant la création d'un ordre professionnel et donner des outils supplémentaires à ses membres pour les aider à poursuivre leur important travail dans le contexte actuel difficile. On a fait le point avec nos membres sur la récente rencontre que nous avons eue avec le cabinet de la Ministre Sonia LeBel et les orientations que le ministère a pris depuis. Il a particulièrement été question des délais de création d'un ordre, de la reconnaissance des acquis et de l'intégration des ostéopathes à un ordre existant. Sur les trois fronts il y a beaucoup d'inquiétude chez nos membres », résume Edith Larose, PDG de RITMA. Lire l'article de l'Association RITMA (03/12/2019) : RITMA outille ses membres ostéopathes en vue de la création d'un ordre professionnel France culture - Matière molle et biophysique, leçon inaugurale de Jean-François Joanny La matière molle a pour propriété de n'être ni liquide, ni solide. Elle représente un nombre très grands de matériaux de la vie courante. Jean-François Joanny a consacré une grande partie de sa carrière a son étude. Quelle sont les problématique de cette matière ? comment son étude peut aider à la recherche sur les cellules cancéreuses ? écouter l'émission : Matière molle et biophysique, leçon inaugurale de Jean-François Joanny CNRS Le Joural - Mécanobiologie : les cellules sous pression En plein essor depuis vingt ans, la mécanobiologie étudie comment les cellules réagissent aux forces mécaniques qui s'exercent sur elles. Cette science est en train de bouleverser de nombreux domaines de recherche, de l'étude du développement embryonnaire à la lutte contre le cancer en passant l'ingénierie tissulaire. Retour ligne automatique Souvent non pris en compte lors des recherche sur les réactions des cellules à leur environnement chimique, la mécanobiologie met aujourd'hui en avant leur adaptation aux pressions et tensions qu'elles subissent. Lire l'article de CNRS Le journal : [Mécanobiologie : les cellules sous pression->https://lejournal.cnrs.fr/articles/mecanobiologie-les-cellules-sous-pression] Livres John Levis - Andrew Taylor Still - De l'os sec à l'homme vivant Traduction Pierre Tricot - Prix : £29.95 + port - John Levis - Andrew Taylor Still - De l'os sec à l'homme vivant Olivier de Lagausie - Frères de feu (roman - Éditions Lazare et Capucine Ce cinquième roman historique d'Olivier de Lagausie nous plonge dans la France méridionale du début du XIII° siècle, quand l'Inquisition est confiée aux frères prêcheurs, des chrétiens ardents, autant soucieux du salut de leur prochain que de la défense de l'Eglise. Sur un fond historique documenté, l'auteur livre une fiction qui nous interroge sur ces hommes qui devaient aimer et condamner. L'auteur place le lecteur dans les conditions de l'époque et décrit ces frères de feu, des moines et des hérétiques, liés par une foi incandescente mais que la vision du Christianisme opposait fondamentalement. Son regard sur le dualisme cathare aide à mieux comprendre cette nouvelle religion dont le Midi garde aujourd'hui encore la mémoire. Il n'y a pas de bons et de méchants dans les personnages de ce roman d'aventures : ils sont attachants car ils restent des hommes, mus par un idéal. http://www.lazare-capucine.com/produit/freresdefeu/ France culture - Matière molle et biophysique, leçon inaugurale de Jean-François Joanny La matière molle a pour propriété de n'être ni liquide, ni solide. Elle représente un nombre très grands de matériaux de la vie courante. Jean-François Joanny a consacré une grande partie de sa carrière a son étude. Quelle sont les problématique de cette matière ? comment son étude peut aider à la recherche sur les cellules cancéreuses ? écouter l'émission : Matière molle et biophysique, leçon inaugurale de Jean-François Joanny fnch.ch - Médecine du sport pour chevaux : premiers résultats de l'étude sur le dos C'est à l'occasion du symposium PFERDE à Zurich que le Prof. Dr méd. vét. Michael Weishaupt a présenté son étude sur la santé du dos des chevaux de selle en Suisse. Le but étant de prouver scientifiquement le lien entre douleurs dorsales et baisses de performances, problèmes sous la selle ou trouble du comportement. Constat : des selles non adaptées, des propriétaires et entraineurs qui passent à côté de boiteries, l'observation des limites des procédés d'imagerie et un gros facteur cavalier à prendre en compte. Lire l'article de Cornelia Heimgartner : Médecine du sport pour chevaux : premiers résultats de l'étude sur le dos CNRS Le Joural - Mécanobiologie : les cellules sous pression En plein essor depuis vingt ans, la mécanobiologie étudie comment les cellules réagissent aux forces mécaniques qui s'exercent sur elles. Cette science est en train de bouleverser de nombreux domaines de recherche, de l'étude du développement embryonnaire à la lutte contre le cancer en passant l'ingénierie tissulaire. Souvent non pris en compte lors des recherche sur les réactions des cellules à leur environnement chimique, la mécanobiologie met aujourd'hui en avant leur adaptation aux pressions et tensions qu'elles subissent. Lire l'article de CNRS Le journal : Mécanobiologie : les cellules sous pression
  • Réponse au Dr Pedespan

    5 janvier, par Pierre Renaudeau — K cliniques SDO
    Sommaire À propos de l'article dans (...) Références L'ostéopathie dans le journal À propos de l'article dans Le Monde À la suite de l'article de Pascale Santi dans Le Monde du 2 août 2011 [L'ostéopathie, c'est aussi pour les bébés], puis de la réaction du Dr Pedespan, neuropédiatre, dans Le Monde, en date du 08 août dernier [L'ostéopathie crânienne du nourrisson en question], il est apparu nécessaire d'apporter quelques informations complémentaires concernant l'ostéopathie crânienne du nouveau-né et du nourrisson, très proche en fait de l'ostéopathie de l'adulte. 1er point : L'on peut effectivement reprocher à l'article initial de Pascale Santi quelques approximations Si la mandibule peut effectivement être mal positionnée, avoir été forcée en fait par le passage de la naissance, cela n'empêche pas le réflexe de succion, qui est neurologique, mais engendre des douleurs d'origine mécanique à chaque mouvement de succion, ce qui fait pleurer le bébé et l'empêche de manger. Pourrions-nous manger notre sandwich si chaque mouvement de la mandibule nous élançait jusque dans l'oreille ? Nous connaissons l'existence de ce type de douleur car nous la voyons disparaître en fin de séance, comme ce bébé qui tête, enfin, sans problèmes, après les soins d'ostéopathie. L'ostéopathie ne permet pas de vérifier le bon fonctionnement des composantes du système nerveux - c'est là le travail du neurologue - mais l'ensemble des structures musculo-squelettiques. Chaque ostéopathe peut se sentir en plein accord avec le reste des éléments exposés, non pas à cause de quelque cas isolé rapporté, mais à cause de milliers de cas semblables rapportés, où la pathologie se résout grâce à des corrections ostéopathiques bien connues de chacun d'entre nous. La corrélation du nombre ne peut être occultée d'une phrase. 2e point : Si certains membres du corps médical ne comprennent pas ou n'admettent pas ces faits, il y a peut-être là matière à réflexion. Peut-être est-ce lié, par exemple, à un mode de raisonnement. En effet, lorsque le Dr Pedespan énonce : « L'ostéopathie crânienne soulagerait les pleurs, les coliques, le reflux gastro-œsophagien, les difficultés à téter… Elle réduirait le temps d'endormissement, modifierait l'activité du système nerveux sympathique, l'anxiété, l'agitation… et pourrait même avoir une action préventive. Cette énumération est trop belle pour y croire. » Il prend dans ce cas l'ensemble des pathologies évoquées comme on le fait en médecine, associant un traitement à un syndrome. Mais l'ostéopathie ne fonctionne pas comme cela, et l'ostéopathe ne soigne pas les pleurs, les coliques, le reflux gastro-œsophagien, les difficultés à téter, l'anxiété, l'agitation, si ces symptômes ne sont pas liés à une anomalie mécanique engendrant une anomalie fonctionnelle. Nous sommes dans un système différent où nous allons soigner certains de ces cas parce qu'ils ont une origine mécanique, mais en renvoyer certains autres sur le spécialiste qui s'impose. Un exemple : un bébé qui pleure parce qu'il souffre d'une anomalie de positionnement de la première vertèbre cervicale, suite à une naissance par forceps, par exemple, pourra être soulagé par l'ostéopathe qui va en douceur recentrer cette vertèbre par rapport à l'occiput ou à la deuxième vertèbre cervicale, lui redonnant ainsi un fonctionnement centré sans tensions mécaniques. Par contre, un bébé qui pleure parce qu'il a une appendicite, ou une hernie ombilicale sub-occlusive, ne pourra pas être soulagé par l'ostéopathe mais par le chirurgien, vers lequel nous le renvoyons dans ces cas-là. Pour comprendre l'ostéopathie, il convient donc de se placer d'un point de vue corporel, mécanique, structurel, et non plus d'un point de vue de la sémiologie classique, même si cette dernière reste indispensable comme préalable pour le diagnostic d'exclusion. Si « une théorie doit toujours être mise à l'épreuve de la critique » (Dr Pedespan), et même si l'ostéopathie est encore peu passée par les confirmations scientifiques (épreuves en double aveugle, etc.), elle a néanmoins passé une épreuve critique de taille auprès des millions de patients qui y ont recours à travers le monde, et ceci sans aucune prise en charge. Ce phénomène de reconnaissance ne repose pas sur une mode ou un quelconque vent de passage, mais sur l'efficacité de l'ostéopathie. Depuis des années déjà, les patients soignés ne disent pas à leurs voisins : Il est ostéopathe, ou il vient de telle école, ni il a tel titre, mais simplement : « Il m'a guéri une périarthrite de l'épaule qui durait depuis trois ans », ou « depuis que je suis allé le voir je ne souffre plus de ma sciatique, qui durait depuis un an », ou « mon bébé dort enfin normalement, sans médicaments, depuis qu'il a été soigné par l'ostéopathie ». Nous sommes là dans une dynamique confirmée depuis trente ans qui n'a rien à voir avec une mode, mais avec des résultats concrets constatés par des milliers de concitoyens. C'est une forme de critique active publique. Si l'on ne peut qu'être d'accord avec le Dr Pedespan sur le fait qu'il faut écarter, en bon scientifique, les cas isolés rapportés et la faiblesse des témoignages individuels, il est évident que concernant l'ostéopathie, il y a belle lurette que nous ne sommes plus dans ce cas de figure mais au contraire dans le tableau de milliers de témoignages et d'observations concordantes. On est tout de même très loin de l'anecdote. 3e point : Si l'ostéopathie crânienne est effectivement une technique ancienne, il existe une confusion entre mobilité et plasticité du crâne, Confusion qui entretient des querelles aveugles entre partisans et adversaires de l'ostéopathie crânienne. Oui, le crâne bouge, cela a été ressenti par trop de praticiens pour être inexistant et balayé d'un simple revers de main. Non, le crâne ne bouge pas, au sens d'une articulation comme le coude ou le genou, les os du crâne ne tournent pas les uns autour des autres. Alors que se passe-t-il donc ? Ce sont les chirurgiens et les anatomistes qui viennent éclairer notre lanterne. 1. Jules Cloquet, dans son Manuel d'anatomie descriptive du corps humain (1), écrit : « Les os que nous venons d'étudier isolément sont articulés les uns avec les autres, et ne forment, pour ainsi dire, qu'une seule pièce, la boîte osseuse du crâne ». […] « Dans l'état frais, on trouve entre ces articulations [les sutures crâniennes], surtout chez les jeunes sujets, une substance fibro-cartilagineuse qui est très propre à augmenter l'élasticité du crâne, et à décomposer les mouvements qui peuvent lui être imprimés » (p.30). « Peu de temps après la naissance, le crâne est très mince ; ses parois sont flexibles » (p. 56). « Dans l'âge adulte, le crâne […] les sutures deviennent de plus en plus étroites et serrées ; la substance fibreuse qui reste dans leur épaisseur, envahie chez le vieillard par le phosphate de chaux, finit par disparaître » p.56). Il est impossible du point de vue de la génétique et de l'évolution que les tissus observés par ce Chirurgien sur de nombreuses interventions et autopsies ne soient pas présents au sein des crânes de nos bébés actuels… 2. Au sujet de l'élasticité osseuse. On peut lire, à propos de l'os en général : « Le contenu [de l'os] est responsable de la plus grande partie de l'élasticité de l'os.[…]. Un skieur peut descendre à plus de cent kilomètres/heure. Les deux fémurs vont plier et se redresser - du fait de leur élasticité - sans se rompre - jusqu'à un certain point » (2). 3. Au sujet des alliages de titane À propos de l'élasticité des prothèses en titane : « Depuis une vingtaine d'années les alliages de titane sont volontiers utilisés. Ces alliages sont particulièrement intéressants pour les prothèses sans ciment en raison de leur élasticité plus proche de l'élasticité de l'os » (3). 4. Et de l'eau de mer : « L'os est constitué d'une double structure : la structure organique (le collagène) et la structure minérale composée des minéraux unis à la structure organique. C'est cette dualité qui confère à l'os sa résistance et son élasticité » (4). L'os semble donc bien élastique, ce qui est constaté par de nombreux médecins et scientifiques depuis des années et ceci n'est donc pas anecdotique. 5. Biomécanique osseuse (5) Il existe pour l'os, en cas d'application de contrainte mécanique (l'accouchement et ses pressions élevées sur la tête du bébé en font partie), une zone d'élasticité, puis, au-delà d'un certain seuil, une zone de plasticité où l'os va changer de forme de façon permanente (ce que nous appelons la lésion ostéopathique intra-osseuse), puis, au-delà encore, c'est la zone de rupture, de fracture (page 2). Ce changement de conformation est nommé écrouissage pour les matériaux (changement de forme avec déplacement de la zone d'élasticité). Encore : Les os de l'enfant ont un module plus bas que ceux de l'adulte et ils absorbent plus d'énergie avant de se fracturer (p.5). Il existe chez l'enfant une large zone de déformation non élastique. (Déformation plastique) […] Et, La viscoélasticité de l'os lui permet de mieux s'adapter aux contraintes : Si on applique une charge sur un os, il se déforme instantanément. (p.7). […] Également, page 7/22 : Si la charge est maintenue, l'os continue à se déformer pendant 55 jours ; – après 55 jours, la déformation atteint 153 % de celle qui avait été obtenue après les 2 premières minutes. Ce mécanisme n'est pas sans nous évoquer les déformations osseuses de la scoliose, dans laquelle les tensions mécaniques issues de la dure-mère, elle-même mise en tension par les déformations plastiques du crâne du bébé induisent les déformations vertébrales… (p.7). Dans l'article, le Dr Pedespan énonce : « Son efficacité supposée [de l'ostéopathie] reposerait sur la mobilité des os de la boite crânienne et les mouvements du cerveau ». Ce qui appelle deux remarques : Il ressort des différentes études ci-dessus évoquées, et toutes le fait de personnes, médecins, chirurgiens ou scientifiques, sans rapport avec l'ostéopathie, que le crâne, surtout celui des enfants, bouge, est flexible et même plastique, c'est un fait scientifique liée à la biomécanique du tissu osseux. Il y a fort à parier que la présence de sutures fibro-cartilagineuses n'est due qu'à la nécessité, lors des chocs, d'augmenter la compliance du crâne, évitant ainsi davantage de fractures, facteur de survie supplémentaire dans l'évolution. C'est sur cette mobilité, mécanique, scientifique, que nous travaillons en ostéopathie, comme sur une cheville ou un poignet, parce que le lien entre les tissus est toujours le même : le tissu conjonctif fibreux. « Les mouvements du cerveau » ! Il est fort curieux de lire de telles choses sous la plume d'un médecin. Aucun ostéopathe ne pense influencer les mouvements du cerveau, qui flotte dans son LCR, par sa palpation. Nous travaillons, désolé pour la répétition, sur le tissu osseux (levier) et fibreux (lieu de déformation élastique et plastique). Le MRP, dont il doit être question d'une façon ici très déformée, est une hypothèse, palpable par beaucoup, pas par tous, mais en aucun cas une nécessité pour l'efficacité. Ce n'est qu'un outil, un indicateur de qualité sur la vitalité des tissus, mais on peut très bien soigner une plagiocéphalie sans savoir palper le MRP, dont nous laisserons l'avenir étudier les paramètres scientifiquement. 4e point : Enfin soutenir que les os du crâne se soudent complètement à l'âge des premiers mois C'est plutôt surprenant de la part d'un médecin (6) car, quand cela se produit, par malheur, il s'agit d'une crâniosténose dont les conséquences sont redoutables et bien connues depuis fort longtemps par le corps médical sur le cerveau, que ce type de soudure empêche de se développer en volume. Cette pathologie nécessite une intervention chirurgicale où l'on recrée… des sutures entre les os du crâne. Félix Régnault, dans son article sur l'Oblitération prématurée des sutures crâniennes (7) écrit : « L'oblitération d'une suture à engrènement osseux, sur un crâne qui se développe encore, provoque des déformations inverses des précédentes : dépression /au niveau de la suture soudée, os aminci en cette région par la poussée cérébrale ; cette dernière est prouvée par l'intensité des empreintes sur l'endo-crâne. Nous avons envisagé la soudure de la suture à la période fœtale, l'oblitération peut être plus tardive, quand le crâne n'offre plus de parties membraneuses, et que les sutures présentent un engrènement osseux, et néanmoins, cette oblitération peut être prématurée et s'effectuer, alors que le crâne s'agrandit encore. La déformation du crâne est en ce cas bien différente, la suture oblitérée et la portion voisine d'os forment dépression au lieu d'être en saillie. L'oblitération de la suture coronale à cette période produit le crâne réniforme… La soudure simultanée des deux sutures coronale et lambdoïde du même côté, amène une asymétrie du crâne : le pariétal arrêté dans son développement est aplati et en retrait par rapport au pariétal opposé ; en voici deux exemples : N° 444, musée Dupuytren. Voûte crânienne provenant d'un idiot âgé, etc. ». Sur le site Magicmaman.com (8), le Professeur Michel Odièvre écrit : Les sutures prématurées crâniennes ou les craniosténoses … sont liées à la fusion prématurée d'une ou plusieurs sutures crâniennes ; elles ont pour conséquences une déformation du crâne et peuvent être responsables d'un conflit de croissance entre crâne et cerveau (hypertension intracrânienne chronique) qui peut laisser des séquelles visuelles et mentales. La fréquence des craniosténoses est estimée à environ 1 pour 2000 naissances. Ce qui contredit complètement le point de vue du Dr Pedespan, la soudure n'est pas la norme, mais bien une pathologie. Et : Le traitement est chirurgical ; il vise à décomprimer le cerveau, reconstruire une anatomie normale et restaurer une croissance ultérieure. La première année est la plus favorable à l'intervention chirurgicale. Et Laurent Riffaud, dans son étude sur les crâniosténoses ajoute (9) : Un syndrome d'hypertension intracrânienne avec retentissement visuel s'installe dans les formes multisuturaires (brachycéphalie 30%, oxycéphalie 60%, formes atypiques multisuturaires 40%) et dans les craniosténoses syndromiques. Dans cet article, on peut également voir un certain nombre de tomodensitométries en 3D montrant, même à l'âge d'un an, les sutures normales, non soudées, visibles, et les sutures soudées de la crâniosténose, devenues invisibles, mais pathologiques. 5e point : Selon le Dr Pedestan : Le grand polymorphisme des indications de cette technique est à lui seul un indicateur de sa faiblesse. L'efficacité de cette méthode n'a jamais été mesurée et évaluée dans des conditions sérieuses depuis 1930. Le non moins grand polymorphisme des indications de la Médecine Générale n'est pas, à ma connaissance, signe de faiblesse de cette dernière… Jamais mesurée et évaluée (l'ostéopathie), cela est faux, même si beaucoup reste à faire : Par exemple, l'étude de J. Upledger publiée en 1989, concernant les dysfonctions de la base du crane : John E Upledger a réalisé entre 1978 et 1980 avec le Dr Rimland, autorité marquante dans le domaine de la psychologie infantile, une étude en double aveugle montrant que les enfants les plus classiquement autistes dans la classification du Dr Rimland avaient en parallèle une compression de la base crânienne, détectée aux tests ostéopathiques , avec une corrélation positive dans un rapport significatif à 0,01 près (10). D'autres études sont publiées dans diverses revues ou sites Internet. Ainsi : Les Protocoles d'études scientifiques en ostéopathie de la SEFO () (11) La revue de l'Ostéopathe qui publie dans son 1er numéro différentes études sur les traitements ostéopathiques (12) Sur Passeport Santé.net : L'Ostéopathie soulagerait les maux de dos, même à long terme (13). A somatic component to myocardial infarction publié dans le BMJ (British Medical Journal) (14). Le blog Microstéo reprend un article du site La Nutrition.fr : L'ostéopathie soulagerait le mal de dos durant la grossesse (15). 6e point : Aucun ostéopathe sérieux n'écarte les nourrissons du traitement classique et sait au contraire renvoyer le bébé vers un médecin, un spécialiste qui convient à son cas. Notre code de Déontologie est là pour rappeler ce genre de nécessité : - Article 9e et 10e du Code de Déontologie SFDO-FFO 2011. - Article 21 du Code de Déontologie R.O.F P.A.C 2011 7e point : Ayant, comme de nombreux ostéopathes, soigné à ce jour des centaines de bébés (et non pas quelque cas anecdotique), Il nous est rare et anecdotique de recevoir ces parents jeunes et désemparés dont parle le Dr Pedespan, mais au contraire la plupart du temps des parents informés, ayant parfois déjà eu un enfant, sans les problèmes du deuxième, et cherchant une réponse après avoir consulté médecin, pédiatre… N'étant pas des spécialistes des difficultés d'adaptation psychique du nouveau né, nous ne passons pas les séances à réconforter les parents ou le bébé, ce n'est pas notre rôle, il y a les puéricultrices, les sages-femmes et les psychologues ou pédopsychiatres pour ça. Ce point montre la méconnaissance totale du Dr Pedespan (toutes mes excuses) de ce qu'est l'ostéopathie. Nous traitons le tissu conjonctif, et les douleurs inhérentes aux changements mécaniques de celui-ci, et pas le tissu relationnel ! J'aimerais ajouter à quel point je suis gêné d'entendre parler de pleurs ou de douleurs banales de l'enfant. Pour nous, ce sont des drames qui nous mobilisent pour en trouver la cause, physiologique pour ce qui nous concerne, et les milliers d'enfants soignés avec succès par les ostéopathes, qui n'ont plus besoin de somnifères pour dormir et qui digèrent enfin sans ces coliques douloureuses, à l'origine de leurs « pleurs banales », ces enfants-là sont notre fierté, notre récompense de n'avoir pas considéré leur souffrance comme « banale ». L'équilibre qui revient dans ces milliers de familles en quelques jours (quand tout le monde peut enfin dormir la nuit) contredit d'ailleurs totalement l'origine psycho-relationnelle des troubles, qui perdureraient dans ce cas, ou se renouvelleraient rapidement, les mêmes causes produisant scientifiquement les mêmes effets. D'ailleurs, à l'instar du médecin, l'ostéopathe, associant objectivité et subjectivité, croit évidemment en ce qu'il fait et sait très bien que l'aura du praticien et la situation de soins réputés font la moitié du travail (effet placebo), comme chez tous les soignants, y compris les pédiatres. Mais, afin d'asseoir l'objectivité indispensable à notre esprit scientifique, et n'ayant jamais ingurgité et répété comme des disciples, sans le passer au crible de la raison, ce que disent les « maîtres » de l'ostéopathie, nous avons maintes fois l'occasion de mettre à l'épreuve l'ostéopathie pratiquée. Ainsi, commencer une séance par les tests sans demander les signes cliniques de prime abord, permet de répertorier les points de blocage et d'énoncer aux parents, toujours stupéfaits, les signes cliniques correspondants et effectifs du bébé. Car il y a une corrélation clinique-lésions ostéopathiques. Un exemple : Un bébé qui présente un serrage de l'occipito-mastoïdienne gauche et de la suture entre malaire et frontal droit, a en principe eu droit aux forceps (prise oblique) et souffre d'un syndrome de reflux gastro-œsophagien, avec la langue blanche, et des réveils nocturnes douloureux trois heures après les repas dus aux remontées acides brûlantes dans l'œsophage pendant le sommeil. Pourquoi ? Parce que le serrage de l'occipito-mastoïdienne gauche, phénomène mécanique dont est capable l'os en cas de contrainte prolongée sur le crâne (16) , vient serrer et gêner le nerf pneumogastrique gauche et affaiblir la puissance des sphincters digestifs, dont le cardia, ainsi que ralentir la vitesse de digestion, ce nerf se desservant majoritairement à la vésicule biliaire, chef d'orchestre de la digestion (le pneumogastrique droit a une incidence plus marquée sur les viscères sous-jacents à l'estomac comme l'intestin, donnant, lui, les fameuses coliques du nourrisson) (17). Le ralentissement entraîne alors le reflux. Dans la plupart des cas, la libération manuelle de la zone occipito-temporale va améliorer le passage du pneumogastrique (dans le foramen jugulaire) et voir le reflux (ou les coliques selon le côté) disparaître en vingt-quatre heures, logiquement et scientifiquement, selon les règles de l'anatomie et de la physiologie neurologique et digestive. Un pourcentage de cas sera dû à une immaturité du cardia et devra être vu par un chirurgien vers lequel nous renverrons. Nous n'expliquons pas nos résultats sur les maux de la petite enfance, bien connus du public, qui, sans cela, ne viendrait pas à des soins coûteux, avec des théories de roman, mais avec les lois de l'anatomie et de la physiologie, et nous sommes un nombre non négligeable à travailler à défricher le terrain scientifique, où tout reste à faire, je vous l'accorde, pour expliquer pourquoi ça marche sur des milliers de bébés depuis des dizaines d'années. Nous ne faisons au final qu'apporter des solutions thérapeutiques supplémentaires, sans risque iatrogénique, à certains problèmes de santé du nourrisson, parfois insolubles par les voies classiques (seule raison du succès de l'ostéopathie), dont le redoutable reflux qui ruine le sommeil du bébé et souvent de sa famille, ou les coliques incoercibles de ces tout-petits qui ont déjà changé de lait cinq fois, sans succès. Les parents sont preneurs, qui voudrait priver ces bébés de soulagement ? L'ostéopathie n'est qu'un moyen thérapeutique de plus qui ne remplace en aucune façon le pédiatre ou le neuropédiatre, pas plus que la puéricultrice, le kinésithérapeute ou le médecin. Souhaitons donc que les évaluations entreprises permettent enfin de distinguer des pistes rationnelles transmissibles sur le pourquoi des choses, afin de pouvoir travailler, comme cela se fait dans ma région, la main dans la main avec les médecins, sans guerre inutile dont les enfants ne peuvent que pâtir. Pierre Renaudeau. Références 1. Jules Cloquet, Manuel d'anatomie descriptive du corps humain, Paris, Béchet 1825. Ce texte est disponible à l'adresse : http://books.google.fr/books?id=7V5JAAAAYAAJ. Consulté le 5 septembre 2011. L'auteur est Chirurgien adjoint de l'Hôpital Saint-Louis, Professeur agrégé de la Faculté de Médecine, Membre de l'Académie Royale de Médecine, de la Société Philomatique, de l'Académie des Sciences Naturelles de Philadelphie, du Lycée d'Histoire Naturelle et de l'Académie de Médecine de New-York, de la Société Médicale de Lexington, de la Société Médico-Chirurgicale de Berlin, etc. 2. L'ostéoporose, traitement chirurgical de l'ostéoporose, disponible sur la page http://www.osteoporosis-surgery.com/osteo_evidence.htm#camera . Consulté le 5 septembre 2011. Article supprimé 3. Prothèse de hanche sur le site Orthopale.org disponible sur la page http://www.orthopale.org/prothese-totale-de-hanche.php. Consulté le 5 septembre 2011. Le site Orthopale n'existe plus. 4. Page de Facebook : Eau de mer et ostéoporose : l'utilisation de l'eau de mer préserve la santé du tissu osseux, accessible sur la page http://www.facebook.com/note.php?note_id=10150247061604694&comments. Consultée le 6 septembre 2011. 5. Medix, cours de médecine 2003/2011 : Biomécanique de l'os. Application au traitement des fractures, accessible sur la page http://www.medix.free.fr/cours/biomecanique-os.php. Consultée le 6 septembre 2011. 6. Cf. J. Cloquet, op. cit., p.30. 7. Félix Régnault, « Oblitération prématurée des sutures crâniennes, mécanisme des déformations ». Bulletin de la Société d'anthropologie de Paris, 1900, Vol. 1, n°1, p.59. Accessible sur la page http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0301-8644_1900_num_1_1_5932. Consultée le 6 septembre 2011. 8. Site Magicmaman.com : Professeur Michel Odièvre : Les sutures prématurées crâniennes ou les craniosténoses. Accessible sur la page : http://www.magicmaman.com/,professeur-michel-odievre-les-sutures-prematurees-craniennes-ou-les-craniostenoses,344,6558.asp. Consultée le 6 septembre 2011. 9. Laurent Riffaud, Crâniosténoses non syndromiques. Service de Neurochirigie, CHU Rennes Voir : https://milleetunetetes.wordpress.com/craniostenoses/ 10. John E Upledger, Thérapîe crânio-sacrée. Frison-Roche, 1989, Tome 1, p.125. 11. SEFO (Scientific European Federation of Osteopaths) accessible sur la page http://scientific-european-federation-osteopaths.org/fr/protocoles-detudes-scientifiques-en-osteopathie. Consulté le 6 septembre 2011. 12. La revue de l'ostéopathie : www.larevuedelosteopathie.com. - Seban J, Bensaïd G, Payrouse JL. « Efficacité d'un traitement ostéopathique sur le syndrome du canal carpien. Étude préliminaire ». La Revue de l'Ostéopathie. 2011 ;1:19-24. Article librement consultable au format PDF à la page https://www.larevuedelosteopathie.com/numeros/1. Consulté le 6 septembre 2011. - Véron A, Garet M, Bertholon F, Féval P. « La Recherche en Ostéopathie : intérêt, méthodologie et perspectives ». La Revue de l'Ostéopathie. 2011 ;1:25-8. Résumé accessible sur la page https://www.larevuedelosteopathie.com/numeros/1. 13. Passeport Santé.net : Pierre Lefrançois, L'ostéopathie soulagerait les maux de dos, même à long terme. Cet article (accessible sur la page http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2006031586) est en fait un résumé de l'article de Licciardone JC, Brimhall AK, King LN. Osteopathic manipulative treatment for low back pain : a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials, BMC Musculoskelet Disord, 2005 Aug 4 ;6:43. L'article peut être consulté en accès libre (en anglais) : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1208896/. Consultés le 6 septembre 2011. 14. Alexander S Nicholas, Domenic A Debias, Walter Ehrenfeuchter, Katherine M England, Robert W England, Charlotte H Greene, David Heilig, Michael Kirschbaum, “A somatic component to myocardial infarction” BMJ, accessible sur la page http://www.bmj.com/content/291/6487/13.full.pdf?sid=80c92eb0-63c6-4f4a-b74f-aaa90ea5aea6. Consulté le 6 septembre 2011. 15. John C. Licciardone, Steve Buchanan, Kendi L. Hensel, Hollis H. King, Kimberly G. Fulda, Scott T. Stoll “Osteopathic manipulative treatment of back pain and related symptoms during pregnancy : a randomized controlled trial”, American Journal of Obstetrics and Gynecology, pages 43.e1-43.e8 January 2010. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2811218/. Cité sur Microstéo, Ostéopathie et grossesse, sur la page http://microsteo.over-blog.net/article-osteopathie-et-grossesse-45175924.html. Consultés le 6 septembre 2011. 16. Cf. Cours de biomécanique de l'os, art. cit. 17. Guy Lazorthes, Le système nerveux périphérique. Masson, p.139. L'ostéopathie dans le journal “Le Monde” " L'ostéopathie, c'est aussi pour les bébés, Pascale Santi Article du journal Le Monde du 26 Juillet 2011 (1) Pleurs, coliques, vomissements, difficultés à téter... Quelques séances peuvent suffire à soulager les nourrissons. Un bébé de quatre jours qui ne cesse de pleurer malgré les tentatives répétées de réconfort. Une petite fille de deux jours qui n'arrive pas à téter. Une autre, à peine plus âgée, qui reste toujours dans la même position... Chaque vendredi, Michèle Barrot, ostéopathe, vient en aide aux nourrissons de la maternité du centre hospitalier Victor-Dupouy, à Argenteuil (Val d'Oise). « Sa mandibule était mal positionnée, ce qui ne déclenchait pas le réflexe de succion », explique Michèle Barrot à propos du bébé incapable de prendre le sein de sa mère. Lire la suite de l'article de Pascale Santi sur le site du SFDO (format pdf) (1) Réactions à l'article de Pascale Santi Le Dr Jean-Michel Pedespan, neuropédiatre au CHU de Bordeaux, a réagi à cet article : L'ostéopathie crânienne du nourrisson en question. A la suite de l'article de Pascale Santi dans Le Monde du 2 août, il semble souhaitable d'apporter quelques informations complémentaires concernant l'ostéopathie crânienne du nouveau-né et du nourrisson qui doit être distinguée de l'ostéopathie de l'adulte. L'ostéopathie crânienne soulagerait les pleurs, les coliques, le reflux gastro-oesophagien, les difficultés à téter… Elle réduirait le temps d'endormissement, modifierait l'activité du système nerveux sympathique, l'anxiété, l'agitation… et pourrait même avoir une action préventive. Cette énumération est trop belle pour y croire. Lire la suite de la réponse du Dr Pedestan et les réactions et commentaires des abonnés au Monde Le SFDO a publié un commentaire de cet article L'ostéopathie dans "Le Monde" du 26 juillet : Perspectives pour l'ostéopathie … un intérêt croissant Note 1. Cet article est accessible pour les abonnés sur le site du journal Le Monde ou payant pour les non abonnés. Article publié sur le Site de l'Ostéopathie le 13-09-2011