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Publié : 13 septembre 2014

Ostéo4pattes,

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Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • Rapport entre les ostéopathes et leurs représentants

    23 novembre, par Étienne MELIN — Au présent...
    Bonjour à toutes et tous, Ostéopathe D.O. et Ostéopathe avec un diplôme de santé : Je me présente, Etienne MELIN, étudiant en ostéopathie au CIDO. Je réalise un mémoire de fin d'étude sur le rapport entre les ostéopathes et leurs représentants (syndicats et associations socio-professionnelles). Il a pour but de comparer les attentes des ostéopathes avec les propositions des syndicats et des associations socio-professionnelles pour répondre à ces mêmes attentes. J'ai donc besoin que les ostéopathes (exclusifs ou avec un diplôme de santé par exemple) vous participez en répondant au questionnaire suivant : Étienne MELIN - Mémoire de fin d'étude sur le rapport entre les ostéopathes et leurs représentants Merci pour votre participation et votre temps. Étienne MELIN Voir en ligne : Étienne MELIN - Mémoire de fin d'étude sur le rapport entre les ostéopathes et leurs représentants
  • L'Ostéopathie dans la prise en charge pluridisciplinaire des patients atteint du COVID-19 aigus et convalescent

    21 novembre, par Manon Legros, Michel Chêne, Patrick Chêne — Au présent..., , , , ,
    En France, lors du premier confinement, tout le personnel soignant a été réquisitionné en nombre dans les hôpitaux pour lutter contre la première vague de la Covid-19. Les ostéopathes ont été les grands oubliés de ce combat contre le virus et les cabinets se sont fermés les uns après les autres. Stéphane de Beron s'attristait déjà de cette situation et ses pensées ont rejoint celles de Patrick Chêne. Pourquoi l'Ostéopathie ne pourrait-elle pas aider les patients atteints de la Covid 19 ? L'ostéopathie n'avait-elle pas déjà été utilisée lors de la grippe espagnole, maladie virale attaquant le système respiratoire ? Est-elle juste une médecine de « confort » comme nombre de personnes semblent le penser ? Ne pourrait-elle pas aussi aider les convalescents pour qu'ils aient le moins de séquelles possibles et se remettre plus vite de la maladie ? Ou à défaut de soigner, ne pourrait-elle pas renforcer le système immunitaire chez des sujets sains pour que, s'ils développent la maladie, leur corps soit plus à même de combattre ce virus ? Nos confrères ont publié leurs recherches qui permettent d'apporter des débuts de réponses à ces questions. Evidence-based assessment of potential therapeutic effects of adjunct osteopathic medicine for multidisciplinary care of acute and convalescent COVID-19 patients Pour les lecteurs francophones, l'outil google traduction sur cet article est plutôt fiable, les auteurs nous l'ont confirmé.
  • Biblioboutik

    15 novembre, par Michel Chêne — Bibliographie,
  • Les dermes embryologiques et le core-link

    10 novembre, par Dr Patrick Jouhaud — Ostéo & médecines, , , ,
    Résumé Les dermes sont les tissus constitutifs de l'embryon qui vont servir de support à la construction des organes du corps. Les trois plus importants sont nommés mésoderme, endoderme, et ectoderme. Core-link est un terme anglo-saxon désignant une technique ostéopathique visant à faire un lien entre différents constituants du corps, principalement sur son axe céphalo-caudal. La particularité du mésoderme est ici mise en exergue et le core-link, décrit en tant que transducteur de cohérence. Mots clefs : embryologie – mésoderme – zygote – core-link Article La mise en place des dermes se produit au cours de la 1ère semaine de la vie de l'embryon, c'est à dire avant sa nidation. Du 1er au 3ème jour, le zygote, premier organisme unicellulaire, est un corps qui, sans croître en termes de dimension, crée une multiplication cellulaire interne. Ces cellules sont dites indifférenciées et leur nombre croissant transforme le zygote en morula. S'il n'y a pas d'augmentation de taille de cet organisme, il est logique de comprendre qu'une augmentation de sa pression interne devient vite considérable. Dans la réalité observée, le conflit d'espace fait que ces cellules sont de tailles différentes, ont par conséquent des fonctions différentes et expérimentent la mobilité de façon hétérogène. Du 4ème au 6ème jour, la blastula fait suite à la morula grâce à un phénomène de « couvade » qui polarise l'embryon entre embryoblaste et trophoblaste. L'embryoblaste deviendra l'embryon, puis le fœtus, le trophoblaste deviendra le placenta. Cet équilibre polaire est vital pour l'implantation dans l'endomètre utérin, puis au développement qui va suivre. L'instant de la couvade correspond à une première organisation des dermes. Le pôle embryoblastique suit une vitesse de croissance exponentielle dans un espace limité. Cela va créer une nouvelle polarisation qui devient ensuite l'axe céphalo-caudal du corps. Du 7ème au 14ème jour, l'augmentation de taille et de masse de l'embryoblaste sur cet axe, provoque un phénomène de gastrulation. Il s'agit de la fabrication de sortes de poches inhérente à la concavité de l'embryon sur sa face antérieure. Dans le même temps, l'embryon s'implante dans la muqueuse utérine. L'organisation de la gastrulation met en place l'endoderme qui sera le dénominateur commun des tissus endocavitaires et des muqueuses. En d'autres termes, ce système tissulaire est le constituant de base d'un ensemble situé entre les orifices de la face et ceux du périnée. Il est possible de dire que la croissance de l'embryon « encapsule » ce qui devient l'endoderme. Dans le même temps, l'ectoderme se polarise sur l'axe céphalo-caudal pour installer le tube neural, lui-même pôle de construction du cerveau, des organes sensori-moteurs, de la moelle épinière et des nerfs rachidiens. La croissance de l'embryon concentre les éléments qui sont dans sa concavité, et étire de façon considérable ceux qui sont dans sa convexité. Il est possible de dire que la croissance de l'embryon « encapuchonne » l'ectoderme. L'extrémité céphalique crée une nouvelle polarisation antéro-postérieure qui sera celle de l'activité neurosensorielle. Cet évènement est décrit en embryologie non dynamique comme étant la mise en place des arcs branchiaux. L'extrémité caudale crée également une polarisation antéro-postérieure qui sera celle de l'activité génitale, et qui, pendant la vie embryonnaire est l'axe de la polarité vers le cordon ombilical et le placenta. De ce fait, l'ensemble de la face antérieure de l'embryon présente une succession de pleins et de creux au niveau desquels s'installeront des éléments fonctionnels et neurologiques. Le mésoderme se construit sur ces mêmes axes de croissance. Ces axes sont, à cet instant de vie embryonnaire, ceux de toutes les polarisations ; trois ont été évoqués et une multitude apparait en lien avec l'activité des champs métaboliques, considérés ici comme des champs d'activation des fonctions. Son développement fait qu'il enveloppe et recouvre tout le système endodermique dans la concavité embryonnaire. La distance à parcourir vers la convexité de l'embryon étant plus importante, il n'a pas la possibilité d'enrober tout l'ectoderme. Une portion s'en trouve ainsi sertie et deviendra le système neurologique, l'autre va se développer en enveloppant le corps embryonnaire, devenant ainsi les tissus de recouvrement, la peau pour l'essentiel. Sa particularité vient du fait qu'il existe avant les autres car il est constituant du zygote. La description de ces dermes séparés est pratique pour comprendre les axes de polarisation de l'embryon et sa croissance, mais elle raconte une histoire qui n'est pas tout à fait vraie car nous observons un système fonctionnel qui s'organise selon des lois entropiques plus que néguentropiques. L'entropie est l'organisation du corps fonctionnel en quête de mobilité ; elle s'oppose à la néguentropie qui est l'organisation du corps structurel en quête d'immobilité. Le mésoderme est le premier constituant des dermes, son énergie entropique est le vecteur de tous les autres tissus. Par conséquent, s'il en est à l'origine, il n'est pas les fascias du corps sectorisés en tissus aponévrotiques et réduits à des propriétés de liens entre les organes. Sa constitution initiale, des molécules d'eau animées d'une activité morphogénétique (polarisations successives), en constitue la base du vivant puisque l'eau représente 70% du corps adulte en termes de masse corporelle, et 99% en termes de quantité de molécules. La matière structure représente 1% des molécules du corps. Conclusion La technique core-link a pour but de synchroniser la chaîne centrale ou le lien occiput/sacrum, ou encore la continuité des membranes crâniennes. De par les connaissances de l'embryologie dynamique sur les origines du mésoderme, et, l'essentiel hydrique du corps vivant, elle doit être repensée. Traduire ce terme anglo-saxon avec les mots lien pour « link » et essence pour « core », suggère de conclure qu'il s'agit d'une technique visant à obtenir une cohérence des tissus avec l'essence du corps vivant. Ce corps est une entité hydrique, mobile dans un océan immobile. Elle réalise une unité fonctionnelle entre le corps structurel siège de la néguentropie, et le corps fonctionnel aux propriétés entropiques. Voir en ligne : Dr Patrick Jouhaud, Ostéopathe D.O. Enseignant embryosteo©
  • Ostéopathie, réorientation des patients et indications

    8 novembre, par Cédric Scribans, Emmanuel Burguete — Ostéo & médecines, , , , ,
    Bien que l'ostéopathie existe aux États-Unis depuis la fin du XIXe siècle, cette profession est relativement nouvelle en France. Elle fut d'abord légalisée en 2002 avec la loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé (1) puis règlementée par plusieurs décrets et arrêtés, dont ceux de décembre 2014 (2,3) établissant notamment un référentiel pour la formation. L'ostéopathie fêtera donc ses 18 ans cette année, bien moins que d'autres professions comme la masso-kinésithérapie avec ses 74 ans ou la médecine dont les premières traces écrites remontent avec le « Code de Hammurabi » à 1750 av. J.-C. En France, les patients consultent les ostéopathes directement en première intention sans passer nécessairement par leur médecin traitant. D'après un sondage IFOP de 2016 (4), l'ostéopathie est une profession que les Français estiment bien connaitre et dont ils sont satisfaits à 88%. Ces derniers, d'ailleurs, n'y ont eu recours pour la majorité que lors d'une ou deux consultations pour arriver à ce résultat. Cette efficacité de la part des ostéopathes est un gage de succès accompagné d'un excellent bouche-à-oreille qui leur permet de renouveler constamment leur patientèle. Cependant, pour que les patients soient pris en charge de façon efficace, il faut que les consultations se déroulent dans d'excellentes conditions de sécurité. Ces dernières sont garanties par un niveau de formation élevé des ostéopathes leur permettant d'identifier si le patient présente des signes dont la prise en charge entre dans leur champ de compétence (5). Dans le cas contraire, il faut savoir qu'ils sont tenus « d'orienter le patient vers un médecin lorsque les symptômes nécessitent un diagnostic ou un traitement médical » (5). Ainsi, bien que les ostéopathes ne soient pas à proprement parler des professionnels de santé, ils sont formés tout au long de leurs 5 années d'études (4860 heures de formation pratiques et théoriques) à réorienter leur patient vers un médecin si les circonstances le nécessitent. Dans un premier temps, nous proposons de détailler la démarche d'examen des ostéopathes qui aboutit à une réorientation potentielle d'un patient vers un médecin. Ensuite, les indications d'une consultation en ostéopathie étant posées, nous aborderons les indications d'une possible réorientation d'un patient par un médecin vers une consultation d'ostéopathie. Le plus souvent, les patients viennent consulter spontanément des ostéopathes sans passer par leur médecin traitant. Ils viennent principalement pour des douleurs (91.9% des consultations dont 46.7% sont des douleurs aiguës) qui sont dans 62% des cas d'origine musculosquelettique avec essentiellement des rachialgies (42,6%) (6). Ce sont donc ces indications qui font aujourd'hui le succès de l'ostéopathie. Évidemment, des consultations peuvent aussi concerner des personnes de tous âges et qui sont porteuses ou non d'un handicap, d'une déficience ou d'une incapacité. Les motifs de consultations sont très variés, mais doivent rester dans le champ fonctionnel pour relever d'une indication ostéopathique pour être pris en charge. Pour rappel : « L'ostéopathe, dans une approche systémique, après diagnostic ostéopathique, effectue des mobilisations et des manipulations pour la prise en charge des dysfonctions ostéopathiques du corps humain. Ces manipulations et mobilisations ont pour but de prévenir ou de remédier aux dysfonctions en vue de maintenir ou d'améliorer l'état de santé des personnes, à l'exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agent physique » (2). Ainsi, comme nous le disions précédemment, les ostéopathes sont formés à réorienter les patients présentant des signes évocateurs d'une pathologie organique. En pratique, ils vont effectuer un diagnostic ostéopathique qui comprend lui-même un diagnostic d'opportunité et un diagnostic fonctionnel : - Le diagnostic d'opportunité est une démarche de l'ostéopathe qui consiste à identifier les symptômes et signes d'alerte justifiant un avis médical préalable à une prise en charge ostéopathique ; - Le diagnostic fonctionnel est une démarche de l'ostéopathe qui consiste à identifier et hiérarchiser les dysfonctions ostéopathiques ainsi que leurs interactions afin de décider du traitement ostéopathique le mieux adapté à l'amélioration de l'état de santé de la personne. Ainsi, le diagnostic d'opportunité ostéopathique n'a pas pour objet de déterminer le nom d'une maladie : Il n'est pas un diagnostic médical. L'objectif pour l'ostéopathe est d'établir la nécessité d'une réorientation à visée médicale par l'identification de la présence d'un certain nombre de signes d'alertes associés, voire d'un drapeau rouge. Si la situation lui paraît être urgente, il adressera le patient à un service de secours adapté. Heureusement pour nos patients, cette situation n'est pas la plus fréquente. Le plus souvent, l'ostéopathe rédigera un courrier à destination du médecin traitant pour partager avec lui les informations de santé qu'il a sa disposition selon les conditions du Décret n° 2016-994 du 20 juillet 2016 qui l'y invite (7). Conscients de la place que les ostéopathes occupent en première intention au sein du système de santé, ils s'assurent que les patients qu'ils prennent en charge bénéficient du meilleur rapport-bénéfice risque. Maintenant que la question de la réorientation des patients par un ostéopathe vers un médecin est posée, il semble intéressant d'aborder une éventuelle orientation par un médecin vers un ostéopathe. Dans ce cas, c'est la question du bénéfice pour le patient qui est doit être posée. Pour déterminer cela, il semble pertinent de chercher des preuves sur l'efficacité du traitement ostéopathique dans la littérature comme ce serait le cas pour déterminer la délivrance ou non d'un médicament. En 2012, à la demande de la Direction Générale de la Santé, l'unité INSERM 669 du Pr Bruno Falissard a reçu pour mission d'évaluer l'ostéopathie. Un rapport d'une grande qualité méthodologique a été rendu public et constitue un document scientifique de référence encore aujourd'hui pour la recherche en ostéopathie. Il soulignait l'absence de preuves d'efficacité pour la profession ainsi que la présence de risques liés aux manipulations qui justifient à eux seuls l'exigence d'une formation de haut niveau. Subséquemment, le ministère de la Santé a modifié la formation des ostéopathes en y intégrant ces recommandations de formation de haut niveau pour passer à 5 années d'études obligatoires à temps plein. La question du manque de preuves d'efficacité en ostéopathie, bien qu'elle ne soit pas excusable, s'explique assez simplement à la fois sur le plan méthodologique et du fait des coûts de la recherche. L'ostéopathie contrairement à une grande partie de la médecine allopathique fait partie de la famille des Interventions Non Médicamenteuses (INM) (8). Dans cette famille, on y retrouve par exemple l'Activité Physique Adaptée (APA), la chiropraxie et aussi la kinésithérapie ou la même la chirurgie. Comme le précise le Pr Falissard dans un entretien à Universcience.tv, les INM sont aujourd'hui évaluées comme le médicament : on réalise des essais contrôlés randomisés (ECR) avec un groupe expérimental et un groupe placebo pour comparer statistiquement après un certain temps le pourcentage de patients qui se sont améliorés dans chacun des deux groupes. À la différence du médicament, les INM ne sont pas des soins industriels, car l'efficacité dépend aussi des soignants. Pour lui, cette approche par ECR donne des informations insuffisantes. C'est pourtant comme cela que l'ostéopathie a toujours tenté d'être évaluée jusqu'à aujourd'hui. De plus, comme lui, nous pensons qu'il faudrait y associer des études qualitatives pour évaluer ce que les traitements par INM ont apporté aux patients. Cela permettrait ainsi de comprendre pourquoi les patients viennent en si grand nombre consulter ces différents professionnels. À tout cela, il manque aussi des études de cohortes qui incluraient un grand nombre de patients qui sollicitent des INM pour voir si le bénéfice est présent à court, moyen ou long terme et chez quel type de patient l'indication est la plus efficace le cas échéant. Les ostéopathes ont maintenant compris que la collaboration avec une majorité de médecins ne se fera qu'après l'apport de preuves de l'efficacité de leur pratique. Cependant pour en apporter, encore faut-il que la profession développe des compétences en matière de recherche scientifique adaptées aux INM. Ainsi, du fait notamment de l'amélioration du niveau de formation en ostéopathie, de nombreux ostéopathes ont aujourd'hui intégré l'université pour valider des cursus scientifiques. Des initiatives comme la création de l'Institut de Recherche en Sciences Ostéopathiques et Andragogie (IRSOA) ont vu le jour en France pour organiser la recherche en ostéopathie. Cette structure bordelaise est financée par des écoles (EUROSTEO et le Collège Ostéopathique de Bordeaux) et devrait même prochainement pouvoir accueillir un doctorant en partenariat avec une université. IRSOA en tant qu'institution participe en ce moment d'ailleurs à la recherche scientifique et méthodologique sur les INM pour aider à établir ou éprouver de nouveaux modèles méthodologiques valides dans un contexte non médicamenteux (9). Évidemment, la recherche scientifique coûte beaucoup d'argent et des structures privées comme IRSOA malgré le financement des écoles en disposent de peu ce qui ralentit de façon conséquente son développement. De plus, avec la loi Jardé, la recherche clinique en ostéopathie entre dans le cadre de la Recherche Impliquant la Personne Humaine de type 2 et 3 (10). Bien qu'elle améliore la qualité de la recherche en imposant la soumission du protocole de recherche auprès du Comités de Protection des Personnes (CPP), cette loi a pour conséquence d'augmenter drastiquement le budget recherche avec notamment les coûts des assurances. Cependant, malgré toutes ces contraintes qui restent cependant des mesures indispensables à l'élaboration de recherches scientifiques de qualité, nous pouvons affirmer que l'ostéopathie est entrée dans une démarche de validation de ses pratiques. Aujourd'hui, elle œuvre d'une part à déterminer les clés de son succès auprès de ses usagers et d'autre part à cerner ses limites et ses indications afin de se faire connaitre, de s'intégrer et de dialoguer au mieux avec les médecins et l'ensemble des partenaires de la santé. Ainsi, en nous appuyant à la fois sur quelques études scientifiques récentes, mais surtout sur la satisfaction des usagers à partir de soins courants en ostéopathie, nous pensons que des patients peuvent être orientés en confiance vers les ostéopathes pour la plupart des douleurs fonctionnelles aiguës ou chroniques concernant l'axe ou le système appendiculaire. Le choix de l'ostéopathe peut être fait par le bouche-à-oreille des patients, mais aussi après l'obtention d'informations concernant le parcours du professionnel. Sachez quand même que bien qu'un courrier ou une ordonnance du médecin ne soit pas obligatoire pour adresser un patient à un ostéopathe, ce geste est souvent très apprécié par le professionnel qui ne manquera pas si vous le souhaitez de vous adresser ensuite un compte rendu de sa consultation. Bibliographie 1. Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. 2. Arrêté du 12 décembre 2014 relatif à la formation en ostéopathie | Legifrance [Internet]. [Cité 23 janv 2018]. Disponible sur : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2014/12/12/AFSH1426478A/jo/texte 3. Décret n° 2014-1505 du 12 décembre 2014 relatif à la formation en ostéopathie [Internet]. 2014-1505 déc 12, 2014. Disponible sur : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029894161&categorieLien=id 4. UFOF. Sondage Ifop : la notoriété et l'image des ostéopathes [Internet]. UFOF. 2016 [cité 7 janv 2020]. Disponible sur : https://osteofrance.com/actualites/news/2016/09/sondage-ifop-la-notoriete-et-limage-des-osteopathes 5. Décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie. 6. Dubois T, Berthiller J, Nourry J, Landurier G, Brière F, Chardigny S, et al. Douleurs en cabinet d'ostéopathie : étude prospective descriptive des motifs de consultations des patients consultant en cabinet d'ostéopathie. Douleurs Eval - Diagn - Trait. nov 2012 ;13:A59‑60. 7. Décret n° 2016-994 du 20 juillet 2016 relatif aux conditions d'échange et de partage d'informations entre professionnels de santé et autres professionnels des champs social et médico-social et à l'accès aux informations de santé à caractère personnel | Legifrance [Internet]. [Cité 7 janv 2020]. Disponible sur : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032922455&dateTexte&categorieLien=id 8. Congrès ICEPS 2019 – Les Interventions Non Médicamenteuses [Internet]. [Cité 8 janv 2020]. Disponible sur : https://www.iceps2019.fr/ 9. Le registre mondial des chercheurs et institutions pour les interventions non médicamenteuses [Internet]. [Cité 8 janv 2020]. Disponible sur : https://www.niri.fr/ 10. Ministère de la Santé. Recherches impliquant la personne humaine [Internet]. Ministère des Solidarités et de la Santé. 2020 [cité 8 janv 2020]. Disponible sur : https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/recherche-et-innovation/recherches-impliquant-la-personne-humaine/ Auteurs Emmanuel Burguete, Ostéopathe DO, RNCP1 et Doctorant en Sciences de l'éducation. Administrateur IRSOA Cédric Scribans Ostéopathe DO, RNCP1, méthodologiste et biostatisticien. Président d'IRSOA Nous remercions Emmanuel Burguete et Cédric Scribans de nous avoir donné l'autorisation de publier cet article.
  • La collaboration médecin ostéopathe

    6 novembre, par Cédric Scribans, Emmanuel Burguete — Ostéo & médecines
    D'après un sondage OpinionWay réalisé en avril 2014, presque un français sur deux a recours à l'ostéopathie. Ce chiffre qui était déjà en progression au moment de l'étude montre que depuis 16 ans avec la LOI n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, les ostéopathes s'intègrent pleinement dans le paysage de la santé. Ainsi, de plus en plus de patients sont amenés à aborder le sujet du recours à un ostéopathe avec leur médecin traitant. Cette profession étant nouvelle, a le désavantage d'être parfois peu connue ou associée à des représentations erronées (manœuvres violentes, sinistralité élevée, etc.) par le monde médical et paramédical. Tout médecin diplômé a côtoyé une infirmière, un masseur-kinésithérapeute et d'autres paramédicaux dans le cadre de ses études mais il est vrai qu'il n'a jamais rencontré et vu exercer d'ostéopathe. Cela tient évidemment au fait que les ostéopathes exercent presque exclusivement en libéral et qu'ils ne se rencontrent pas ou peu dans les structures de santé. Médecins et ostéopathes ne sont donc pas habitués à travailler ensemble en collaboration autour du patient. Averroès, Mathématicien et Médecin aurait dit que l'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Pour cela, afin de lutter contre l'ignorance, il est essentiel qu'à un moment donné ces professions apprennent à se connaitre pour œuvrer ensemble dans l'intérêt du patient. Dans ce court article, nous ne pourrons évidemment pas exposer ce qu'est l'ostéopathie dans son ensemble. Pour cela, nous prenons le parti de décrire la démarche de prise en charge d'un patient venant consulter directement un ostéopathe par l'intermédiaire du diagnostic ostéopathique tel qu'il est règlementé depuis 2014. Les patients qui consultent en ostéopathie le font principalement pour des douleurs dans 91.9% des cas (46.7% sont aiguës). Elles se présentent sous forme musculosquelettiques dans 62% des consultations dont essentiellement des rachialgies (42,6%). Les ostéopathes semblent être des spécialistes de la prise en charge de la douleur et plus précisément celle qui est musculosquelettique au niveau du rachis (1). En tant qu'usager du système de santé, nous pouvons donc légitimement nous poser la question du niveau suffisant de formation des ostéopathes pour nous prendre en charge avec nos douleurs. Pour répondre à cette question, l'état a tout simplement opté pour le plus haut niveau possible. La formation est règlementée de façon très stricte par un décret. Aujourd'hui, il faut 5 années d'études à temps plein en formation initiale pour former un ostéopathe. Certaines écoles vont même plus loin dans leur démarche qualité en faisant certifier leur haut niveau de formation. Elles font enregistrer leur diplôme au répertoire national des certifications professionnelles jusqu'au niveau 1 (2). Pour information, en France, les niveaux de formation s'étalent du niveau 5 (CAP) au niveau 1 (Master – Doctorat). Il n'y a donc pas en 2018 de plus haut niveau possible en formation professionnelle pour former un praticien autonome et responsable. Dans l'arrêté du 12 décembre 2014 relatif à la formation en ostéopathie (3), il est aussi précisé que « l'ostéopathe dans une approche systémique, après diagnostic ostéopathique, effectue des mobilisations et des manipulations pour la prise en charge des dysfonctions ostéopathiques du corps humain ». Le diagnostic médical qui est la démarche permettant de déterminer de quelle affection souffre le patient est différent du diagnostic ostéopathique. Ce dernier a pour intérêt de définir s'il peut ou non prendre en charge le patient. Pour cela, dans le glossaire de ce même arrêté, il est ainsi précisé : Le diagnostic ostéopathique comprend un diagnostic d'opportunité et un diagnostic fonctionnel : - Le diagnostic d'opportunité est une démarche de l'ostéopathe qui consiste à identifier les symptômes et signes d'alerte justifiant un avis médical préalable à une prise en charge ostéopathique ; - Le diagnostic fonctionnel est une démarche de l'ostéopathe qui consiste à identifier et hiérarchiser les dysfonctions ostéopathiques ainsi que leurs interactions afin de décider du traitement ostéopathique le mieux adapté à l'amélioration de l'état de santé de la personne. On remarque une certaine proximité entre le diagnostic d'opportunité et le diagnostic médical car ils nécessitent tous les deux un examen clinique approfondi. Cependant, les buts sont différents puisque l'ostéopathe doit s'assurer de l'absence de pathologie qui serait une perte de chance pour traiter en ostéopathie le patient en toute sécurité. Alors que le médecin a besoin d'étiqueter rapidement une pathologie pour envisager un traitement médical opportun. La démarche du diagnostic fonctionnel se met en place une fois que l'ostéopathe décide qu'il peut traiter son patient en toute sécurité. Deux difficultés, à la fois cognitives et praxiques, se présentent à lui puisqu'il doit identifier ce qui est en restriction de mouvement chez son patient puis choisir ensuite l'ordre dans lequel il serait préférable de manipuler ou mobiliser les zones et tissus incriminés. La réalisation de ce plan correspond en ostéopathie au traitement. Il sera donc nécessaire en fin de consultation de réévaluer la mobilité afin d'objectiver une amélioration attendue de la mobilité. Il faut noter que l'ostéopathie n'agit pas directement sur la douleur. C'est uniquement en restaurant la mobilité que la plupart du temps la douleur évolue en diminuant comme dans l'exemple caractéristique du lumbago ou du torticolis. Pour prendre un autre point de vue, nous pensons que le législateur entend par diagnostic ostéopathique à la fois un processus réflexif et un produit. Le processus de diagnostic est réalisé au cours de l'examen clinique ostéopathique qui comprend l'anamnèse et l'examen des signes physiques. Tandis que le produit ne sera en fait que l'aboutissement de cette réflexion qui permettra de déterminer si l'ostéopathe traitera ou non le patient (diagnostic d'opportunité) et comment il identifiera et hiérarchisera les dysfonctions ostéopathiques (diagnostic fonctionnel). Il est important de remarquer que ce diagnostic s'inscrit dans une démarche de consultation ostéopathique qui est la même que celle que l'on retrouve en 4 étapes dans l'ingénierie. Celle-ci est par exemple expliquée dans le dernier ouvrage de Thierry Ardouin (4), Professeur en sciences de l'éducation, sur l'ingénierie de formation. Ces 4 étapes sont : - Analyser - Concevoir - Réaliser - Évaluer. - La phase d'analyse dans la consultation correspond à l'examen clinique avec son interrogatoire et son anamnèse. Elle nous donne les éléments nécessaires à la compréhension du sujet. Elle comprend donc le diagnostic d'opportunité et une partie du diagnostic fonctionnel (identification). Cette phase d'analyse peut aussi aboutir à la réorientation vers un médecin dans un courrier de synthèse en cas de contre-indication absolue et immédiate. Ce sera la conséquence de ce que le législateur nomme un drapeau rouge. - La phase de conception est celle de la hiérarchisation des dysfonctions après la partie « identification » du diagnostic fonctionnel. Le praticien s'engage auprès du patient à diriger son traitement d'une certaine façon. C'est à la fin de cette phase qu'il lui demande son accord pour le traiter. - La phase de réalisation est l'« adaptation » de la théorie à la pratique. En effet, il est rare que lors de la phase 1 et 2 il soit possible de prévoir exactement tout ce qu'il va se passer. Cette démarche sera donc itérative dans le sens où il y aura des aller retours incessants entre « analyse -conception » et « réalisation ». Il faudra bien évidemment que le praticien informe le patient au fur et à mesure des modifications de traitement. - Enfin, la phase 4, celle de l'évaluation est certainement la plus importante. Elle permet de valider ou non par des tests (qui sont les mêmes que ceux de la phase d'analyse) si le patient a amélioré la qualité et la quantité de ses signes cliniques (symptômes et signes physiques). En conclusion, nous noterons que le diagnostic ostéopathique n'a pas vocation comme le diagnostic médical à étiqueter des noms à des pathologies. Il permet au patient et au thérapeute la réalisation d'un travail de qualité à la fois performant et sans danger. Il est indispensable à l'ostéopathe pour exercer de manière structurée et nous pensons qu'il est important que les médecins et les autres praticiens de santé le sachent afin qu'ils modifient, si ce n'est pas déjà fait, leurs représentations de ce qu'est aujourd'hui un ostéopathe et la façon dont il exerce de façon parfaitement structurée et qualitative. Notes 1. Dubois T, Berthiller J, Nourry J, Landurier G, Briere F, Chardigny S, et al. Douleurs en cabinet d'ostéopathie : étude prospective descriptive des motifs de consultations des patients consultant en cabinet d'ostéopathie. Douleurs Eval - Diagn - Trait. Nov 2012 ;13:A59‑60. 2. Consultez le RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) - Commission nationale de la certification professionnelle [Internet]. [cité 23 janv 2018]. Disponible sur : http://www.rncp.cncp.gouv.fr/ 3. Arrêté du 12 décembre 2014 relatif à la formation en ostéopathie | Legifrance [Internet]. [cité 23 janv 2018]. Disponible sur : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2014/12/12/AFSH1426478A/jo/texte 4. Ardouin T. Ingénierie de formation : intégrez les nouveaux modes de formation dans votre pédagogie. 2017. Auteurs Emmanuel Burguete, Ostéopathe DO, RNCP1 et Doctorant en Sciences de l'éducation. Administrateur IRSOA Cédric Scribans Ostéopathe DO, RNCP1, méthodologiste et biostatisticien. Président d'IRSOA Nous remercions Emmanuel Burguete et Cédric Scribans de nous avoir donné l'autorisation de publier cet article.
  • Les lésions ostéopathiques de la chèvre présentant une baisse de production laitière

    6 novembre, par Gadran Natacha — Mémoire, , , ,
    Sommaire Synthèse du mémoire Lexique Synthèse du mémoire : La production laitière d'une chèvre peut varier au cours de sa vie en raison de pathologies, d'un changement d'alimentation ou encore de l'âge. Cependant, il arrive que la production laitière d'un animal baisse de manière inexpliquée. Une question s'est alors posée : la baisse de la production laitière chez la chèvre peut-elle provenir de lésions ostéopathiques ? Des recherches concernant les structures anatomiques en lien avec la mamelle et donc avec sa fonction, ainsi que des recherches concernant la physiologie de la lactation ont été menées. Puis une étude expérimentale a été mise en place. Celle-ci s'est déroulée sur deux séances distinctes. La première séance avait pour but de démontrer la présence de lésions ostéopathiques récurrentes chez les quinze chèvres du lot expérimental n°1 présentant une baisse de production laitière d'au moins 20% entre 2017 et 2018. Le taux d'apparition de ces lésions a été comparé avec le taux d'apparition de ces mêmes lésions chez le lot témoin n°1, dont les cinq individus ne présentaient pas de baisse de production laitière sur la même période. La seconde séance avait pour but de confirmer l'implication de ces lésions récurrentes dans la baisse de production. Pour ce faire, les lésions ostéopathiques en lien avec la baisse de production ont été traitées chez dix individus du lot expérimental n°1, et les quatre individus restants du lot expérimental n°1 n'ont pas été traités afin de servir de lot témoin n°2. La production de ces quatorze chèvres a ensuite été pesée et ces données ont été comparées avec celles des deux années précédentes. Cette séance ne constitue pas une proposition de protocole de soin. Ces deux séances se sont déroulées selon un protocole standardisé. Suite à cela un soin ostéopathique complet a été appliqué à toutes les chèvres, afin de respecter les principes ostéopathiques, mais celui-ci ne rentre pas en compte dans cette étude. Après la première séance, les individus du lot expérimental présentaient bien des lésions ostéopathiques récurrentes, donc présentent chez plus de 50% des individus du lot. Ces lésions ont été comparées avec celles du lot témoin n°1 et ont été retenues comme lésions intervenant dans la baisse de la lactation si elles étaient présentent à moins de 50% chez les individus témoins. Ainsi, six lésions récurrentes en lien avec la lactation ont été mises en lumière : la lésion du sacrum, celle de L6, de L3, de L1, la lésion du sternum et enfin les lésions crâniennes. Après la seconde séance, la production laitière du lot expérimental n°2 a augmenté de 91% en moyenne alors que la production du lot témoin n°2 a baissé de 16% en moyenne. Suite à cette étude, il est donc possible d'affirmer que la baisse inexpliquée de la production laitière chez la chèvre est due à des lésions ostéopathiques et qu'un traitement, même ciblé, de celles-ci induit une hausse significative de la production laitière. Ces résultats sont encourageants et démontrent l'efficacité de l'ostéopathie concernant l'amélioration de la production laitière chez la chèvre. Il serait intéressant de mettre en place un protocole de soin ostéopathique complet afin de déterminer combien de séances seraient nécessaires pour que les chèvres retrouvent leur production maximale. Il serait également justifié de se demander combien de temps ce soin serait effectif et à quelles périodes et fréquence il devrait être effectué afin d'optimiser les résultats obtenus. Enfin, il serait possible de se demander si ces résultats seraient applicables à d'autres espèces et notamment aux bovins. Lexique : Lésion ostéopathiques : trouble fonctionnel d'une structure du corps (articulation, muscle, viscère), elle consiste en la facilitation d'un paramètre du mouvement, associé à la restriction du paramètre du mouvement exactement opposé. L1 : première vertèbre lombaire L3 : troisième vertèbre lombaire L6 : sixième vertèbre lombaire Gadran Natacha Cliquez ici pour lire mon mémoire sur la biblioboutik de l'Ostéo4pattes-SDO
  • Pour cette période compliquée ...

    3 novembre, par Ostéo4pattes-SDO — Au présent...,
    L'ostéo4pattes-SDO, ce sont plus de 2400 articles à parcourir sur l'ostéopathie humaine et animale ... un ouvrage collaboratif ... une envie d'explorer l'avenir ... avec vous. Le confinement est l'opportunité pour prendre le temps de lire cette mine de textes ... En cette période de confinement l'osteo4pattes-SDO se veut solidaire pour tous ✨ Ainsi nous souhaitons offrir 10% de réduction sur tous les abonnements que vous prendrez et/ou renouvellerez au mois de novembre. ✨ Pour en bénéficier, rendez-vous sur hello asso avec notre code promo valable jusqu'au 31 novembre. Code promo : NOV2020 Lien HelloAsso pour adhérer : https://www.helloasso.com/.../adhes... Informations sur nos abonnements : https://www.revue.sdo.osteo4pattes.... Ha, et n'oubliez pas que nous avons finalement décidé d'imprimer un agenda 2021, comme toutes les années vous pouvez le précommander : https://www.helloasso.com/associati... Il sera offert à tous les gens qui nous ont suivis jusque là et qui se réabonnent pour la formule 2021 : Nous vous rappelons : Abonnement Soutien Mensualisé Abonnement de soutien , avec inscription aux listes de discussion, accès aux parties privatives du site. Grâce a cet abonnement vous pourrez bénéficier de réductions exceptionnelles lors de certain stages TVA 20% 16,67 € par mois (Soit 200,04 € au total) Abonnement Pro, En une fois 120,00 € Abonnement Pro Mensualisé Abonnement professionnel , avec inscription aux listes de discussion, accès aux parties privatives du site. Grâce a cet abonnement vous pourrez parfois bénéficier de réductions lors de certain stages et organisations partenaires TVA 20% 10,00 € par mois (Soit 120,00 € au total) Abonnement Étudiant En une fois Abonnement étudiant, avec inscription aux listes de discussion, accès aux parties privatives du site. Grâce a cet abonnement vous pourrez parfois bénéficier à certaine réductions lors de certain stages et organisations partenaires TVA 20% 60,00 € Abonnement Étudiant Mensualisé Abonnement étudiant, avec inscription aux listes de discussion, accès aux parties privatives du site. Grâce a cet abonnement vous pourrez parfois bénéficier à certaine réductions lors de certain stages et organisations partenaires TVA 20% 5,00 € par mois (Soit 60,00 € au total) Abonnement Soutien + Option Site internet En une fois Abonnement de soutien , avec même avantage que cité ci-dessus. + Création et Aide a la gestion d'un site internet professionnel TVA 20% 600,00 € Abonnement Soutien + Option Site internet, Mensualisé Abonnement de soutien , avec même avantage que cité ci-dessus. + Création et Aide a la gestion d'un site internet professionnel TVA 20% 50,00 € par mois (Soit 600,00 € au total) Pour nous accompagner en 2021, suivez ce lien, comme le petit lapin blanc au pays d'Alice ! https://www.helloasso.com/associati... Prenez soin de vous et de vos proches.
  • Karl Philipp Mc Connel (1874-1939), un pionnier (injustement) oublié

    3 novembre, par Benoît Cauvin — Histoire et Philosophie
    Sommaire De la philosophie ostéopathique Des techniques ostéopathiques Conclusion En savoir plus Parmi les pionniers qui ont forgé l'histoire de l'ostéopathie et qui ont eu la difficile tâche de succéder à Andrew Taylor Still, il en est un que l'on oublie fréquemment et, pour ma part, injustement. Carl P. McConnell (1874-1939) Mac Connel quittera la maison mère pour rejoindre Chicago où évolue un certain Littlejhon. Il écrira 250 ouvrages sur l'ostéopathie, 3 livres (parmi les premiers édités) et deviendra le président de l'académie, le directeur de publication du premier journal (JAOA) et enfin le directeur de la « Still resaerch institute ». Excusez du peu… Un pédigrée qui mérite bien qu'on s'attarde sur ce personnage.Mac Connel entre curieusement dans l'histoire de l'ostéopathie. Atteint « d'un nerf optique » suite à un traumatisme aux cervicales, il se fait soigner à Kirksville par le frère de Still qui le sort d'affaire en quelques semaines. L'ostéopathie trouve un nouvel adepte qui intègre le collège, puis devient professeur à la maison mère de Kirksville. Il y enseigne à la fois la théorie et la pratique. Il est le jeune bras droit de Still et devient un des piliers et acteurs de la naissance de l'ostéopathie. Tout semble bien se passer jusqu'à la sortie de son premier livre qui irrite le patron qui trouve son contenu trop technique à son goût et pas assez philosophique. Ce qui tombe plutôt bien puisque Still avait écrit des tartines sur la philosophie (surtout la sienne) mais rien de très concret sur les techniques qu'il utilisait. C'était son choix.Mais en ostéopathie, technique et philosophy (au sens américain du terme et non européen) sont indissociables, l'un et l'autre se nourrissant et co-évoluant. Parler de l'un sans jamais parler de l'autre est une erreur. Mac Connel dans son ouvrage « practice of ostéopathy » paru en 1898 semble vouloir corriger le tir. « One osteopath should never give a manipulation or movement unless he understands why »(Practice of Osteopathy, 1899, p.61 [1920, p.69]). Il parle technique et en parle même bien mais toujours en se référent au fondamental Stillien, sans jamais l'écorcher. Pourquoi s'en priver. Les techniques ostéopathiques existaient certainement avant ce nouveau modèle qui les a fait évoluer. De la philosophie ostéopathique La philosophy de Mac Connel reste fidèle à celle de Still et à ses postulats que sont rappelons : - L'organisme humain possède tout en lui pour assurer son bon fonctionnement - L'organisme est un tout indivisible, un système où tous les éléments sont liés. - Il est soumis aux lois de la physique dont dépendent ses fonctions vitales . - Il existe un lien privilégié entre structure et fonction (et vice versa). Sa définition de la lésion rejoint également celle de Still. En gros, est défini comme lésion ostéopathique tout ce qui entrave la libre circulation des fluides et des influx et qui viendrait entraver l'autorégulation. Il les nomme « Anatomical derangement » ou « structural perversion » : « Displacement of any tissue bones, tendons, ligaments. Various atmospherical changes, overwork, strains, slips, falls, blows… affect tissue and displace them partially, and they interfere with the blood, lymph, and other fluids with inequal or abnormal distribution ». Ces bloquages entraineraient la pathologie. Au passage, le terme « affecte tissue » définit bien la lésion comme un problème structurel qui engendre une dysfonction. 5 types de lésions sont décrits : Lésion osseuse, musculaire, ligamentaire, viscérale, composite (= combinaison de plusieurs de ces lésions qu'il associe souvent aux problèmes posturaux). Elles sont provoquées la plupart par : Ces lésions entrainent comme symptômes « maladjustement, contracted muscle, tenderness, limites movement. »- Changement climatique, - exercices violents et postures prolongées (qui peuvent provoquer des spasmes musculaires) et - séquelles de traumatismes directs (strains, falls, blows..), - problème de nutriments qui arrivent aux tissus - mécanismes de compensation et réflexes qui peuvent irriter les muscles. (diapo 14 du diaporama) Il est très difficile pour ceux qui ont étudié l'œuvre de Still de savoir ce qu'on fait de ces lésions concrètement dans la pratique. Still s'intéressait peu aux techniques, en tout cas à leurs descriptions. L'œuvre de Mac Connel semble remplir en partie ce vide laissé. Il en a la légitimité puisqu'il enseigne la pratique dans la première et unique école d'ostéopathie aux côtés du père fondateur. Au travers de ses pages émerge la manipulation structurelle et la place majeure qui lui est attribuée au début de l'ostéopathie. Le geste technique est déjà très abouti semble t-il et est décrit et codifié de façon extrêmement précise et réfléchie. « The time is coming when the technique will be taught graphically and mathematically. » En voici quelques principes. Des techniques ostéopathiques Directe sans bras de levier : la manipulation structurelle est toujours localisée et seulement localisée à la lésion On peut se cacher derrière un traitement général mais le mieux est de rester sur les zones dites anormales.(p.52) Le traitement général devient la tendance : c'est une erreur. Il doit être utilisé dans certains cas uniquement. L'utilisation des bras de levier est restreinte. « Si la lésion est en C4, ne faire que C4 ». Mac Connel parle de traitement spécifique et exclue ainsi toute approche globale ou générale qui ferait nous quitter de la science et de l'ostéopathie pour rentrer dans du confort . « Do not Hide behind generality » précise t-il à plusieurs reprises.Localisée à la lésion objectivée : l'objectivation de la lésion représente 75% du travail de l'ostéopathe qui doit éduquer son toucher au « sense of résistance of the tissues ». Le thérapeute s'adapte aux spécificités du patient. (p.49) Avec un minimum de paramètres : il préconise de manipuler avec un minimum de tension. Des ostéopathes mettent trop de paramètres car n'ont pas localisé correctement la lésion : « locate the lésions exactly and then a specific treatment can be given in every instance. ». Il arrive cependant de jouer sur la traction ou sur la rotation. Il recherche au sein de cette lésion les paramètres fins qui mettent en évidence l'endroit où la résistance est la plus importante. D'intensité adaptée : l'intensité du geste est proportionnelle à la résistance de la lésion et donc à son ancienneté. Le geste est adapté et non violent. D'autres pionniers critiquent la manipulation structurelle comme Hulett qui la juge potentiellement dangereuse et donc préfère l'exclure de son approche. Il explique que la mise en tension au moyen de bras de leviers est trop contraignante. Mac Connel approuve, puisqu'il les prohibe (les bras de levier) de sa pratique. Il critique à plusieurs reprise les techniques globales en flexion et rotation employée par certains « ostéopathes », techniques qui font beaucoup de bruit mais n'ont aucune efficacité thérapeutique et peuvent parfois même être dangereuse !! Un geste efficient : on doit apprendre à soigner dans toutes les positions pour mieux s'adapter aux situations. Il faut savoir s'économiser, jouer avec son poids et celui du patient. « Maximum work with a minimum amount of strenght and labour ». Dans toutes les positions : Mac Connel invite ses étudiants à manipuler dans toutes les positions, patient assis, debout, allongé décubitus ventral, dorsal, latéral… Cela permet au thérapeute de pouvoir s'adapter aux contraintes du moment et de rester efficace. Un travail préparatoire sur le muscle contracturé est souvent effectué avant la manipulation afin de la faciliter, par grasping ou par pression légère qui permet d'inhiber le nerf. (On retrouve ces techniques d'inhibition nerveuse dans de nombreux ouvrages des pionniers). D'autres techniques sont utilisées comme celles décrites sur les régions lombaires et dorsales (Practice of Osteopathy, 1899, p.70). Ses descriptions transpirent la pratique et l'expérience. Mac Connel élève la manipulation structurelle en la rendant rigoureuse, paramétrée et adaptée. Elle en devient à la fois efficace, reproductible (donc adaptée à l'enseignement) et inoffensive (puisque localisée strictement à la lésion et d'intensité proportionnée). La suite du livre décrit ces manipulations (et autres techniques de relâchement) pour chaque partie du corps, articulation par articulation, position par position. Il serait intéressant de traduire et de tenter de reproduire ces techniques ! Peut être l'objet d'une prochaine expérience. Le reste de l'ouvrage détaille l'ensemble des pathologies par famille, leurs étiologies et leurs traitements. Il est urgent de le traduire ! Avis aux amateurs. - Benoît Cauvin pour l'AAEIFSOR Conclusion Très peu d'ostéopathes ont jusqu'ici travaillé sur l'héritage laissé par Mac Connel. Il semble en être de même outre atlantique. Cela donne la curieuse impression que l'ostéopathie moderne n'assume pas cet héritage ou plus simplement ne sait pas quoi en faire. Qu'importe, il est là. Lorsqu'on étudie l'histoire d'une discipline, on ne sélectionne pas les articles ou les ouvrages qui nous arrange. Ce livre appartient à l'histoire de l'ostéopathie, quoiqu'on en dise. Il en est même, avec ceux de Still, de Hulett et de Dain Tasker, un des piliers fondateurs de la discipline. Pour ma part, celui de Dain tasker, (qui au passage évoque Wharton Hood sur 9 pages -374 à 383- et réhabilite en partie l'héritage de Hood dans la naissance de l'ostéopathie) me semble le plus abouti. Il réalise en 1916 une véritable synthèse de tout ce qui a pu être écrit et dit sur l'ostéopathie à ses débuts. Son regard extérieur et objectif tire le meilleur de chacun des concepts. La discipline a grandit grâce à ses pionniers, elle s'est structurée et densifiée. Ce livre sera le premier manuel scolaire destiné à l'ensemble des étudiants de l'ensemble des académies d'ostéopathie… et fera l'objet d'un prochain article. En savoir plus - Pour lire « Practice of osteopathic » (3e version) facilement sans se perdre (très à long télécharger - NdW). - Pour télécharger l'ensemble des ouvrages des pionniers gratuitement, dont les deux majeurs et fondateurs de la discipline de Hulett et Tasker, c'est ici - The practice of osteopathy (1920) 1ère édition 1899 - Téléchargeable sur Archive.org (NdW) - Clinical osteopathy (1917) Téléchargeable sur Archive.org (NdW). - On consultera sur le site l'article : Premiers temps de l'Ostéopathie : Carl P. Mc Connel (NdW) Nous remercions Benoît Cauvin et l'AAE-IFSOR* de l'avoir autorisé à publier cet article *Associations des Anciens Élèves de l'Institut de Formation Supérieure en Ostéopathie de Rennes – IFSOR Première publication sur le Site de l'Ostéopathie le 02-12-2013
  • Décret ministériel du 2 novembre 2020

    3 novembre, par Jean Louis Boutin — Lois, décrets & arrêtés
    Décret n° 2020-1330 du 2 novembre 2020 relatif à la prorogation des agréments des établissements de formation en ostéopathie Publics concernés : établissements de formation en ostéopathie ; étudiants en formation d'ostéopathie. Objet : prorogation des agréments des établissements de formation en ostéopathie Entrée en vigueur : le décret entre en vigueur le lendemain de sa publication . Notice : le décret proroge pour une durée d'un an, à titre exceptionnel et compte tenu de la crise sanitaire, les agréments des établissements de formation en ostéopathie mentionnés à l'article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, arrivés à échéance le 31 août 2020 et dont le renouvellement a été demandé. Il reporte également d'un an l'examen des demandes de nouvel agrément et modifie enfin la composition de la commission d'agrément. Références : les dispositions du décret peuvent être consultées sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr). Le Premier ministre, Sur le rapport du ministre des solidarités et de la santé, Vu la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 modifiée relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, notamment son article 75 ; Vu le décret n° 2014-1043 du 12 septembre 2014 relatif à l'agrément des établissements de formation en ostéopathie, notamment ses articles 1er, 3, 4, 6 et 7 ; Vu le décret n° 2018-90 du 13 février 2018 relatif à l'agrément des établissements de formation en chiropraxie et en ostéopathie, Article 1 Par dérogation à l'article 4 du décret du 12 septembre 2014 susvisé, les agréments arrivés à échéance au 31 août 2020 et ayant fait l'objet d'une demande de renouvellement au plus tard le 31 octobre 2019 dans les conditions fixées par le I de l'article 3 dudit décret sont prorogés pour une durée d'un an. Les agréments ainsi prorogés portent sur les localisations et nombres maximums d'étudiants mentionnés aux 4° et 5° du I de l'article 6 du décret du 12 septembre 2014 susvisé tels qu'ils ont été précisés dans les décisions d'agrément publiées en application de l'article 6 dudit décret. Article 2 Les dossiers de demande de renouvellement mentionnés au premier alinéa de l'article 1er du présent décret et les dossiers de demande de premier agrément déposés dans les conditions de l'article 3 du décret du 12 septembre 2014 susvisé entre le 1er septembre 2019 et le 31 octobre 2019 sont réputés satisfaire aux conditions mentionnées au II dudit article 3, sauf les pièces nécessaires à l'instruction de la demande dans les mêmes conditions dont le ministère de la santé demande l'actualisation avant le 30 novembre 2020. Cette actualisation peut être réalisée avant cette date sur initiative de l'établissement. Les dossiers de demande mentionnés à l'alinéa précédent sont examinés avant le 30 juin 2021 par la commission consultative nationale d'agrément mentionnée à l'article 25 du décret du 13 février 2018 susvisé en vue, le cas échéant, d'un agrément ou d'un renouvellement d'agrément pour une durée de cinq ans. Article 3 Le IV de l'article 26 du décret du 13 février 2018 susvisé est ainsi modifié : 1° Au deuxième alinéa, le mot : « Trois » est remplacé par le mot : « Quatre » ; 2° Le quatrième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes : « 3° Deux ostéopathes masseurs-kinésithérapeutes nommés par le ministre chargé de la santé sur proposition des organisations professionnelles les plus représentatives des ostéopathes masseurs-kinésithérapeutes au niveau national ou, en l'absence d'une mesure de la représentativité des ostéopathes masseurs-kinésithérapeutes constatée au niveau national, sur proposition du Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes. » Article 4 Le ministre des solidarités et de la santé est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait le 2 novembre 2020. Jean Castex Par le Premier ministre : Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran NOR : SSAH2017290D ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2020/11/2/SSAH2017290D/jo/texte Alias : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2020/11/2/2020-1330/jo/texte JORF n°0267 du 3 novembre 2020 - Texte n° 8 Voir en ligne : Décret n° 2020-1330 du 2 novembre 2020 relatif à la prorogation des agréments des établissements de formation en ostéopathie