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Publié : 13 septembre 2014

Ostéo4pattes,

http://www.revue.osteo4pattes.fr

Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • Lapins : anatomie, physiologie et pathologie + pratique sur lapins (AsoAn ; Suisse)

    13 février, par Barbara Grozdanov — Formations et stages
    18 mai 2019 - Lapins : anatomie, physiologie et pathologie + pratique sur lapins Cours n° : 2019-002 Lieu : Matin : Cabinet d'ostéopathie animale, Route de la Vuy 15, 1305 Penthalaz (VD) Après-midi : Colline aux lapins, Chemin du Bandaux 17, 1113 Saint-Saphorin (VD) Horaire : Matin : 09 :00 - 13:00 Après-midi : 14 :00 - 17:00 Prix : CHF 200 pour les membres de l'ASOAn CHF 300 pour les non-membres Minimum de participants : 5 Délais d'inscription : 18 avril 2019 Inscriptions : https://www.asoan.ch/formations Intervenante : Dresse Danielle Frei Perrin Fondatrice du cabinet vétérinaire Au Furet Le cabinet vétérinaire a été fondé en 1999 sous l'impulsion du Méd-vét. Danielle Perrin Frei. Membre SVS (Société des Vétérinaires Suisses) Membre SVV (Société Vaudoise des Vétérinaires) Membre section animaux exotiques, Membre AFVAC www.aufuret.ch
  • Parasitologie sur chevaux, chiens, chats, ruminants et camélidés (ASOAN ; Suisse)

    13 février, par Barbara Grozdanov — Formations et stages,
    14 mars 2019 - Parasitologie sur chevaux, chiens, chats, ruminants et camélidés Cours n° : 2019-001 Lieu : Cabinet d'ostéopathie animale, Route de la Vuy 15, 1305 Penthalaz (VD), Suisse Horaire : 13:00 - 17:00 Prix : CHF 150 pour les membres de l'ASOAn CHF 250 pour les non-membres Minimum de participants : 5 Délai d'inscription : 01 mars 2019 Inscriptions : https://www.asoan.ch/formations Intervenante : Dr Liselore Roelfstra Docteur en biologie, spécialiste en parasitologie vétérinaire Ses intérêts scientifiques se portent principalement sur les problèmes liés à la santé du bétail, avec une attention spécifique sur l'immunologie, l'épidémiologie et les maladies parasitaires des chevaux. Après un travail de master en 2001, traitant de l'épidémiologie saisonnière des parasites gastro-intestinaux chez les chevaux, elle n'a cessé de se passionner et de se documenter dans ce domaine. De ce fait, elle pratique les diverses techniques d'analyses coprologiques, notamment celles utilisées dans les programmes de la vermifugation sélective, depuis de nombreuses années. Durant sa thèse, elle a étudié les Gastérophiles. http://www.animaldiagnostic.ch/
  • Congrès Ostéobio 2019

    13 février, par Ostéobio — Formations et stages,
    Sommaire Vendredi 29 mars 2019 Samedi 30 mars 2019 L'OSTÉOPATHIE AU PORTUGAL - LA PLACE DE L'OSTÉOPATHE DANS LA PRISE EN CHARGE PLURIPROFESSIONNELLE DES CÉPHALÉES - Cachan, France Voir la vidéo de présentation sur Youtube Vendredi 29 mars 2019 Matin - « L'Ostéopathie au Portugal » 7H30 Accueil des Congressistes 8H30 Introduction, David Dessauge, Directeur de l'Ecole Ostéobio 8H45 La reconnaissance, la formation et l'encadrement de l'ostéopathie au Portugal Rui Simoes Coelho Ostéopathe, Enseignant à l'Ecole Supérieure de Santé Ribeiro Sanches - ERISA 9H10 Comparaison des mobilisations et des techniques oscillatoires : études des effets neurologiques Bruno Cunha Ostéopathe, Enseignant à l'Ecole Supérieure de Santé Ribeiro Sanches – ERISA 9H35 Impact des techniques ostéopathiques crâniennes sur l'artère carotide : étude pilote Helena Sousa et Natalia Campelo Ostéopathes, Enseignantes à l'Ecole Supérieure de Santé Polytechnique de Porto 10H00 Questions-Réponses 10H30 - PAUSE 11H10 Approche ostéopathique du nerf vague dans les Reflux Gastro-OEsophagiens Rui Simoes Coelho Ostéopathe, Enseignant à l'Ecole Supérieure de Santé Ribeiro Sanches – ERISA 11H35 Création d'un Master d'Ostéopathie du sport à Lisbonne Eric Robinson Ostéopathe du sport, formateur à l'École Supérieure de Santé de l'Université Lusofona 12H00 Questions-Réponses 12H30 - DÉJEUNER Après-Midi 14H15 ATELIER 1 Techniques ostéopathiques sur le nerf vague dans les cas de RGO Rui Simoes Coelho Ostéopathe, Enseignant à l'Ecole Supérieure de Santé Ribeiro Sanches – ERISA 15H15 ATELIER 2 Techniques ostéopathiques oscillatoires et mobilisations Bruno Cunha Ostéopathe, Enseignant à l'École Supérieure de Santé Ribeiro Sanches – ERISA 16H00 – PAUSE Techniques ostéopathiques vasculaires crâniennes Helena Sousa et Natalia Campelo Ostéopathes, Enseignantes à l'Ecole Supérieure de Santé Polytechnique de Porto 16H45 ATELIER 3 17H45 ATELIER 4 Techniques spécifiques au sportif de haut niveau Éric Robinson Ostéopathe du Sport, Formateur à l'École Supérieure de Santé de l'Université Lusofona Samedi 30 mars 2019 « La Place de l'Ostéopathie dans la Prise en Charge Pluriprofessionnelle des Céphalées » 8H30 Proposition d'une méthode de paramétrage des troubles fonctionnels et des facteurs de risques des céphalées fonctionnelles permettant d'orienter les décisions thérapeutiques et de suivre des recommandations de bonnes pratiques, David Dessauge, Ostéopathe, Directeur d'Ostéobio 8H55 Approche posturale des céphalées chroniques : méthodologie et modes d'action Docteur Gérard Vallier, Docteur en médecine, Ostéopathe et Posturologue, Directeur de Posturopôle 9H20 Approche diagnostique et thérapeutique des céphalées primaires Docteur Dominique Valade, Docteur en médecine, Neurologue, ancien Chef de Service du Centre d'Urgence des Céphalées – Hôpital Lariboisière, Paris 9H45 Actualité sur les céphalées en ORL : prise en charge diagnostique et thérapeutique Docteur Didier Simon Docteur en Médecine, ORL 10H10 – PAUSE 10H45 Compétences et modes d'action du kinésithérapeute dans la prise en charge des céphalées cervicogéniques, Arnaud Cérioli, Kinésithérapeute, Directeur de l'IFMK CEERRF 11H10 Actualités sur les liens entre alimentation et céphalées Julie Delorme, Diététicienne-Nutritionniste 11H35 Table ronde 12H30 – DÉJEUNER Après-Midi 14H15 ATELIER 1 « 3 types de céphalées fonctionnelles pour une seule ostéopathie structurelle » Gilles Boudehen Ostéopathe, Kinésithérapeute, formateur à Bretagne ostéopathie, DU de périnatalité à l'Hôpital Bichat, Paris 15H15 ATELIER 2 Céphalées relevant d'un traitement ostéopathique : choix et adaptation de nos techniques César Abascal Ostéopathe, Kinésithérapeute, chargé de cours à l'IFSO Vichy – Clermont-Ferrand 16H00 – PAUSE 16H45 ATELIER 3 Techniques mécaniques proposées dans la prise en charge des céphalées Laurent Legendre Ostéopathe, Kinésithérapeute, membre de l'IO, Formateur à l'IFBO, Master II Sciences Humaines et Sociales 17H45 ATELIER 4 Approche posturale des céphalées : études de cas Docteur Gérard Vallier Docteur en Médecine, Ostéopathe et Posturologue, Directeur de Posturopôle ATELIER 5 Éléments de triage diagnostique et actes de thérapie manuelle viscéraux abdominaux Louis-Yves Goëlo Ostéopathe, Fondateur et Coordinateur Pédagogique à Ostéobio 18H30 – FIN DU CONGRES
  • Transfert de la CIPAV vers le SSI

    12 février, par Jean Louis Boutin — Questions ostéos
    Question n° 13632 de Mme Typhanie Degois (LREM - Savoie) publiée au JO le 23/10/2018, page 9527 Objet : conditions du transfert des assurés de la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse des professions libérales (CIPAV) vers la Sécurité sociale des indépendants (SSI) Mme Typhanie Degois attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les conditions du transfert des assurés de la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse des professions libérales (CIPAV) vers la Sécurité sociale des indépendants (SSI), prévu par le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2018. L'article 5 du PLFSS pour 2018 prévoyait de transférer 90 % des adhérents de la CIPAV vers la SSI, et que seules 9 professions resteraient affiliées à la CIPAV : architecte, psychothérapeute, psychologue, ingénieur conseil, ergothérapeute, moniteur de ski, géomètre expert, ostéopathe et artiste ne relevant pas de l'association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (AGESSA). Il avait donc été acté que les 300 autres professions relevant traditionnellement de la CIPAV seraient, de manière progressive, transférées au régime des indépendants selon un échéancier établi à compter du 1er janvier 2018 pour les micro-entrepreneurs et à partir du 1er janvier 2019 pour les professions libérales. Quant aux professions dépendant encore de la CIPAV, le PLFSS pour 2018 avait prévu un droit optionnel, à compter du 1er janvier 2019 et pour une durée de cinq ans, afin de leur permettre de rejoindre, s'ils le souhaitent, la SSI. Toutefois, alors que la gestion la CIPAV semble poser problème, des inquiétudes s'expriment sur les conditions du transfert des assurés de la CIPAV vers la SSI. À plusieurs reprises, la Cour des comptes avait en effet relevé des dysfonctionnements de la CIPAV. Ainsi, en 2014, la Cour des comptes avait déjà relevé des erreurs dans les affiliations et le calcul des cotisations dues et soulignait des retards importants dans la liquidation des pensions. Dans un second rapport sur la CIPAV datant de 2017, la Cour des comptes pointait une qualité de service jugée « médiocre » et « des lacunes persistantes dans le service rendu aux usagers ». Il ne semblerait donc pas que les conditions soient réunies pour un transfert des assurés de la CIPAV vers la SSI dans de bonnes conditions. Tandis que la SSI bascule actuellement vers le régime général de sécurité sociale, elle l'interroge sur les avancées en matière de transfert des assurés de la CIPAV vers la SSI et sur l'éventualité du gel temporaire du transfert le temps d'éclaircir la gestion de la CIPAV. Voir en ligne : Question n° 13632 de Mme Typhanie Degois (LREM - Savoie) publiée au JO le 23/10/2018, page 9527
  • L'ostéopathie partenaire officiel de l'assurance maladie

    6 février, par Jean Louis Boutin — Questions ostéos
    Question N° 3144 de M. Adrien Morenas (LREM - Vaucluse ) - Réponse du Ministère le 05/02/2019 Question N° 3144 de M. Adrien Morenas (LReM - Vaucluse ) publiée au JO le 21/11/2017 - renouvelée le 29/01/2019, page 5699 Objet : L'ostéopathie partenaire officiel de l'assurance maladie M. Adrien Morenas interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé concernant la grande campagne contre le mal de dos que l'assurance maladie a lancé en ce mois de novembre 2017. L'ostéopathie doit être partenaire officiel de cette grande initiative. Elle doit être partenaire officiel car elle permet une approche thérapeutique aussi différenciée que spécifique. Elle répond aux maux de tous les âges en s'adaptant à chaque patient. Enfin elle est moins coûteuse, en termes de coût à la séance bien entendu, mais aussi surtout parce qu'elle est extrêmement efficace au regard du mal de dos. Il lui demande si elle va permettre à cette profession de santé qu'est l'ostéopathie de prendre toute sa place au cœur de cette grande campagne thérapeutique où elle soulagera plus efficacement et plus rapidement, à moindre coût, l'ensemble des patients. Réponse du ministère publiée au JO le 05/02/2019, page 1159 La reconnaissance de la pratique de l'ostéopathie est encadrée en France depuis la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 qui a prévu que l'usage professionnel du titre d'ostéopathe est réservé aux personnes titulaires d'un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l'ostéopathie, délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé. L'usage professionnel du titre est ainsi encadré strictement depuis 2002 et partagé entre les professionnels de santé et les ostéopathes exclusifs. Il appartient aux agences régionales de santé (ARS) de veiller au fonctionnement de ce dispositif car l'autorisation de faire usage professionnel du titre d'ostéopathe est subordonnée à l'enregistrement des diplômes, certificats, titres ou autorisations de ces professionnels auprès du directeur général de l'ARS de leur résidence professionnelle. Lors de l'enregistrement, ils doivent préciser la nature des études suivies ou des diplômes leur permettant l'usage du titre d'ostéopathe et, s'ils sont professionnels de santé, les diplômes d'Etat, titres, certificats ou autorisations dont ils sont également titulaires. Il est établi, pour chaque département, par le directeur général de l'ARS, une liste des praticiens habilités à faire un usage de ces titres, portée à la connaissance du public. Ces éléments sont de nature à répondre au souci de bien distinguer les professionnels de santé des ostéopathes exclusifs et de permettre aux patients d'en être informés. De plus, les conditions de formation en ostéopathie, et notamment d'agrément des écoles, ont retenu toute l'attention du Gouvernement. Sur la base du rapport de l'inspection générale des affaires sociales rendu public en mai 2012, et dans le but d'améliorer la qualité des écoles et de rendre leur formation plus homogène, le décret du 12 septembre 2014 et son arrêté d'application du 29 septembre constituent le nouveau cadre réglementaire qui définit des critères précis et exigeants sur la base desquels l'ensemble des établissements de formation en ostéopathie, quel que soit le public accueilli, a été tenu de solliciter un nouvel agrément pour se mettre en conformité, dès la rentrée 2015, avec les nouvelles dispositions. Par ailleurs, un nouveau référentiel activités-compétences-formation en ostéopathie, élaboré conjointement par le ministère chargé de la santé et le ministère de l'éducation nationale a été publié pour une mise en œuvre dans tous les établissements à compter de la rentrée 2015. Les agréments délivrés par le ministère chargé de la santé à partir de la rentrée 2015 ont une durée de validité de cinq ans. L'agrément peut être retiré par décision motivée du ministère chargé de la santé lorsque les conditions réglementaires cessent d'être remplies ou en cas d'incapacité ou de faute grave des dirigeants. La campagne de renouvellement des agréments qui interviendra à partir de 2020 sera l'occasion pour l'Etat de s'assurer de la bonne application des règles en vigueur. Par ces mesures, le Gouvernement réaffirme sa volonté de garantir la qualité des enseignements et des écoles d'ostéopathie sur l'ensemble du territoire afin de sécuriser la prise en charge des personnes recourant à l'ostéopathie. Voir en ligne : Question N° 3144 de M. le député Adrien Morenas
  • SDO 6 - Plaintes concernant les chiropraticiens, les ostéopathes et les physiothérapeutes

    4 février, par Jean Louis Boutin — N°48 - Printemps 18 (Rés)
    Présentation Titre Plaintes concernant les chiropraticiens, les ostéopathes et les physiothérapeutes : une étude de cohorte rétrospective portant sur les problèmes de santé, de rendement et de conduite Titre original : Complaints about chiropractors, osteopaths, and physiotherapists : a retrospective cohort study of health, performance, and conduct concerns. Correspondance : Anna T. Ryan : annatr chez unimelb.edu.au - Ryan & al.Chiropractic & Manual Therapies 2018, 26:12 - https://chiromt.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12998-018-0180-4 - DOI : https://doi.org/10.1186/s12998-018-0180-4 - Department of Medical Education, Melbourne Medical School, The University of Melbourne, Parkville, VIC, Australia - La liste complète des auteurs est disponible à la fin de l'article. Résumé Contexte De récents reportages médiatiques ont mis en lumière les risques pour les patients qui peuvent survenir lorsque des praticiens des professions de chiropratique, d'ostéopathie et de physiothérapie fournissent des prestations d'une manière contraire à l'éthique ou dangereuse. Pourtant, les recherches sur les plaintes concernant les chiropraticiens, les ostéopathes et les physiothérapeutes sont limitées. Notre objectif était de comprendre les différences dans la fréquence et la nature des plaintes officielles concernant les praticiens de ces professions afin d'améliorer la réglementation et la formation professionnelles. Méthodes Cette étude de cohorte rétrospective a analysé toutes les plaintes officielles concernant tous les chiropraticiens, ostéopathes et physiothérapeutes enregistrés en Australie auprès des organismes de réglementation de la santé entre 2011 et 2016. D'après les évaluations initiales des organismes réglementaires, les plaintes ont été classées en 11 questions relatives aux plaintes dans trois domaines : le rendement (performance), la conduite professionnelle et la santé. Les différences dans le taux de plaintes ont été évaluées à l'aide de ratios de taux d'incidence. Un modèle de régression binomiale négative multivariée a été utilisé pour identifier les prédicteurs de plaintes parmi les praticiens de ces professions. Résultats Les patients et leurs proches étaient la source la plus fréquente de plaintes concernant les chiropraticiens, les ostéopathes et les physiothérapeutes. Les préoccupations relatives à la conduite professionnelle représentaient plus de la moitié des plaintes concernant les praticiens de ces trois professions. Le résultat réglementaire des plaintes diffère selon la profession. Les praticiens masculins, ceux qui étaient âgés de plus de 65 ans et ceux qui pratiquaient dans les zones urbaines (métropolitaines) étaient plus à risque de se plaindre. Le taux global de plaintes était plus élevé chez les chiropraticiens que chez les ostéopathes et les physiothérapeutes (29 vs 10 vs 5 plaintes pour 1000 années de pratique respectivement, p <0,001). Parmi les chiropraticiens, 1% des praticiens ont reçu plus d'une plainte - ils représentaient 36% des plaintes au sein de leur profession. Conclusions Notre étude démontre des différences dans la fréquence des plaintes selon la source, la question et le résultat dans les professions de chiropraticien, d'ostéopathe et de physiothérapeute. Indépendamment de la profession, le sexe masculin et l'âge avancé constituaient des facteurs de risque significatifs de plaintes dans ces professions. Les chiropraticiens étaient plus susceptibles de faire l'objet d'une plainte auprès de leurs instances professionnelles que les ostéopathes et les physiothérapeutes. Ces constatations peuvent aider les organismes de réglementation, les associations professionnelles et les universités à élaborer des programmes qui permettent d'éviter l'insatisfaction des patients et les préjudices et de réduire le fardeau des plaintes sur les praticiens. Mots clés Plaintes, mesure disciplinaire, Chiropracteurs, Ostéopathes, Physiothérapeutes, Praticiens, Réglementation, Règlement sur les risques. Contexte Parmi les 15 professions de la santé réglementées en Australie, trois d'entre elles traitent les troubles musculosquelettiques comme une composante majeure de leur travail. De récents reportages médiatiques ont mis en lumière les risques pour les patients qui peuvent survenir lorsque les praticiens des professions de chiropratique, d'ostéopathie et de physiothérapie fournissent des services d'une manière non éthique ou dangereuse (non sécurisante) [1, 2, 3]. Les plaintes adressées aux organismes de réglementation professionnelle offrent une fenêtre importante sur les sources de préjudice et d'insatisfaction des patients et peuvent servir de guide pour les interventions réglementaires et éducatives. Des études antérieures ont identifié des différences dans le taux de plaintes des patients entre les chiropraticiens, les ostéopathes et les physiothérapeutes [4] et entre ces professions et les médecins généralistes [5, 6]. Cependant, une grande partie de cette recherche a été entravée par l'absence de processus de plaintes normalisés entre les organismes de réglementation des différentes professions. En Australie, les trois professions sont enregistrées sous l'égide d'un système national, ce qui permet de comprendre la source, la nature et les résultats des plaintes concernant les praticiens de ces professions, et d'identifier les différences de risque de plaintes entre les professions. Dans la présente étude, nous avons utilisé des données nationales complètes sur tous les chiropraticiens, ostéopathes et physiothérapeutes enregistrés en Australie, et des notifications officielles (« plaintes ») organismes de réglementation au sujet de ces praticiens afin de mieux comprendre le risque de plaintes dans ces trois professions. Nous avons cherché à comparer le risque de plainte parmi les chiropraticiens, les ostéopathes et les physiothérapeutes et à repérer tout risque accru dans des aspects spécifiques de la pratique clinique. Méthodes Contexte En Australie, les chiropraticiens, les ostéopathes et les physiothérapeutes sont enregistrés par trois organismes de réglementation - le Chiropractic Board, l'Osteopathy Board et le Physiotherapy Board - sous l'égide d'un régime national de réglementation des professionnels de la santé. Ensemble, ces professions représentent environ 6% du personnel de santé enregistré en Australie. Ils sont les seuls praticiens (autres que les médecins) autorisés à effectuer des manipulations du rachis cervical en vertu de la loi nationale [7]. Ils sont également tous reconnus par les régimes gouvernementaux (avec des remboursements par l'intermédiaire du programme Medicare Enhanced Primary Care, des Anciens Combattants, de la Commission des accidents de la route et WorkCover) et par des assureurs privés. Il existe des différences contextuelles importantes entre les professions. La physiothérapie est la plus grande et la plus ancienne des trois professions en Australie [8]. L'enseignement de physiothérapie a débuté en Australie en 1907 et était initialement affilié aux écoles universitaires de médecine et aux hôpitaux universitaires [9]. Alors que dans certains États, les physiothérapeutes étaient inscrits au conseil d'enregistrement des masseurs, un office d'enregistrement distinct a été créé en Australie Occidentale dans les années 1950 [9], puis par d'autres États. L'exigence d'une prescription médicale pour un traitement de physiothérapie a été supprimée en 1976 [9]. La formation en physiothérapie en Australie couvre un vaste champ de pratique, y compris les soins aux personnes âgées, les troubles musculosquelettiques, neurologiques, postopératoires et les populations liées au sport [8, 10]. Une proportion importante de physiothérapeutes travaillent dans le domaine public - environ 45% selon une enquête auprès des diplômés [8]. En revanche, la chiropratique et l'ostéopathie sont des professions plus petites en Australie et leur assimilation dans les cadres réglementaires et universitaires s'est produite plus tard [11, 12]. La réglementation statutaire des chiropraticiens et des ostéopathes a été établie dans tous les États au milieu des années 1980 [13], et l'assimilation à l'enseignement universitaire a eu lieu à la fin des années 1980 et 1990 [13, 14]. Les patients n'ont jamais eu besoin de prescription médicale pour avoir accès à un traitement chiropratique ou ostéopathique dans ce pays. Les syndromes de douleur rachidienne sont la raison la plus fréquente pour consulter les ostéopathes [14]. Le traitement chiropratique est le plus souvent utilisé pour traiter les affections musculosquelettiques [15], mais il existe un large éventail de pratiques chiropratiques allant d'approches plus idéologiques axées sur la manipulation de la colonne vertébrale pour la santé générale à un traitement des troubles musculosquelettiques fondé sur des données probantes [16]. Données Nous avons obtenu et couplé deux ensembles de données : 1) un ensemble de données du registre couvrant tous les chiropraticiens, ostéopathes et physiothérapeutes autorisés à exercer en Australie entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2016 ; et 2) un ensemble de données sur les plaintes couvrant toutes les préoccupations en matière de santé, de rendement et de conduite de ce groupe de praticiens inscrits auprès des organismes de réglementation de la santé au cours de la même période. L'ensemble de données du registre a été fourni par l'Australian Health Practitioner Regulation Agency (AHPRA), une agence nationale travaillant en partenariat avec les conseils nationaux de praticiens de santé qui ont la responsabilité de superviser les praticiens dans 15 professions de la santé. L'APHRA tient un registre des praticiens. Nous avons obtenu un extrait dépersonnalisé contenant des informations sur tous les chiropraticiens, ostéopathes et physiothérapeutes enregistrés pour n'importe quelle période de temps au cours de la période d'étude dans tous les états et territoires de l'Australie. L'extrait comprenait des informations sur l'âge du praticien (fournies par tranches de cinq ans, par exemple de 1970 à 1974), le sexe, la spécialité et l'état ou le territoire de pratique ; l'éloignement géographique de leur lieu de pratique (« lieu de pratique ») ; et les dates pendant lesquelles ils ont été enregistrés. Les praticiens qui étaient inscrits dans plus d'une profession (163 pratiquants) ont été répartis aléatoirement dans l'une de ces professions. Nous avons exclu les praticiens inscrits à des adresses à l'extérieur de l'Australie et ceux qui détenaient une inscription sans exercice de la profession. En Australie, les praticiens sont considérés comme des praticiens lorsqu'ils utilisent les connaissances et les compétences dans le cadre de leur emploi, de sorte que la pratique comprend l'enseignement et les rôles universitaires. Bien que les praticiens des trois professions soient enregistrés auprès du conseil national compétent, les plaintes concernant les praticiens de Nouvelle-Galles du Sud sont gérées par la Health Professionals Council Authority (HPCA), en collaboration avec la Health Care Complaints Commission, et depuis juillet 2014, les plaintes concernant les praticiens dans le Queensland sont faites par l'intermédiaire du Bureau du médiateur de la Santé (OHO) [17]. L'ensemble de données sur les plaintes comprenait des renseignements sur les plaintes déposées auprès de l'AHPRA, du HPCA dans la Nouvelle-Galles du Sud et de l'OHO dans le Queensland au cours de la période d'étude. Cet ensemble de données comprenait des renseignements recueillies au moment où la plainte était déposée (p. ex. date de dépôt, source de la plainte, question principale soulevée), ainsi que des informations sur l'arbitrage qui a suivi par le conseil national concerné (p. ex. date de clôture, issue du dossier). Nous avons relié les données du registre aux données relatives aux plaintes à l'aide de variables d'identification anonymes et uniques fournies par l'AHPRA et l'HPCA. Mesures Le principal sujet de préoccupation soulevé dans chaque plainte a été codé en 11 points et trois domaines (santé, rendement et conduite). Les plaintes fondées sur le rendement ont trait aux connaissances, aux compétences, au jugement ou aux soins qui sont d'un niveau inférieur à ce que l'on peut raisonnablement s'attendre. Les plaintes fondées sur la conduite ont trait à une conduite contraire à l'éthique ou illégale. Les plaintes en matière de santé ont trait à des troubles physiques ou mentaux qui peuvent nuire à la capacité d'un praticien à pratiquer en toute sécurité. Le codage des questions relatives aux plaintes était fondé sur les évaluations initiales par le personnel de l'AHPRA et de la HPCA de la principale question soulevée par la plainte : deux chercheurs indépendants ont regroupé 149 codes utilisés par ces organismes dans les 11 questions relatives aux plaintes les plus couramment soulevées par rapport à ces trois professions. Toute divergence a été résolue par consensus. Ces codes s'excluaient mutuellement, chaque plainte n'étant affectée qu'à une seule question et à un seul domaine (voir le tableau 3). Les catégories « Autres performances » et « Autres comportements » comprenaient des problèmes relativement peu fréquents dans les trois professions, tels que le contrôle les infections ou l'utilisation de médicaments. Temps d'exposition Les chiropraticiens, les physiothérapeutes et les ostéopathes sont « exposés » à des risques de plainte principalement lorsqu'ils sont engagés dans la pratique clinique. Si le temps de pratique clinique diffère considérablement d'un praticien à l'autre dans différents groupes d'âge ou professions, cela peut confondre toute mesure du ratio des taux. Pour tenir compte de ce facteur de confusion potentiel, nous avons créé une mesure du temps d'exposition et l'avons ajustée en conséquence dans les analyses. C'est ce que nous appelons les années de pratique. Plus précisément, la mesure du temps d'exposition a été estimée au niveau du praticien et était une fonction multiplicative de deux variables : (1) la durée de la période d'étude pendant laquelle chaque praticien a été enregistré (en fractions d'années) ; et (2) le nombre moyen d'heures cliniques travaillées par semaine (en fraction de 40 h, y compris les valeurs >1). La durée d'enregistrement de chaque praticien a été calculée directement à partir des données du registre de l'AHPRA. Notre estimation du nombre d'heures cliniques par semaine est fondée sur les données de l'Enquête sur les effectifs de la santé de 2015 [18], en utilisant le nombre moyen d'heures travaillées par les praticiens de la même profession, du même sexe et du même âge (annexe). Analyses de données Nous avons utilisé des chiffres et des pourcentages pour décrire les caractéristiques des praticiens et les plaintes à leur sujet, stratifiées par profession (chiropraticien, ostéopathe et physiothérapeute). Nous avons également utilisé des chiffres et des pourcentages pour décrire la source, la question de la plainte et l'issue des plaintes. La différence globale significative entre les professions pour chaque caractéristique a été analysée à l'aide du test du χ2 (khi carré). Comme le nombre absolu de plaintes concernant les ostéopathes était faible, il n'a pas été possible de mener une solide comparaison entre les professionnels en ce qui concerne les plaintes concernant les ostéopathes. Nous avons donc effectué des analyses comparant le taux d'incidence des plaintes concernant les chiropraticiens et les physiothérapeutes dans chacun des trois domaines (santé, rendement, comportement) et 11 plaintes (p. ex. traitement, communication, procédures). Nous avons utilisé les taux d'incidence (TRI) pour indiquer le rapport entre le taux de plaintes chez les chiropraticiens et le taux de plaintes chez les physiothérapeutes, après ajustement pour les années de pratique. Enfin, nous avons effectué une analyse de régression binomiale multivariée négative pour évaluer les associations entre la profession, l'âge, le sexe, le lieu de pratique et le risque de plainte dans les trois professions. Les organismes de régulation de notre étude recueillent régulièrement ces variables et ils a déjà été démontré (dans le cadre de recherche sur les médecins) qu'elles sont associés au risque de plainte [19, 20]. Cette analyse a également été ajustée en fonction des années de pratique et de l'État ou territoire du lieu de pratique. Toutes les analyses ont été effectuées à l'aide de Stata / SE 14.2. Le sous-comité d'éthique humaine de l'Université de Melbourne a approuvé le projet (Approval Ethics ID : 1543670.2). Bien que les plaintes en matière de publicité soient principalement traitées comme une infraction légale en vertu de la loi nationale gérée par l'AHPRA, certaines d'entre elles sont renvoyées aux conseils d'administration pour être traitées comme des problèmes de comportement (de conduite) [21]. Compte tenu de la récente publicité sur l'augmentation des plaintes contre les chiropraticiens [22], nous avons effectué une analyse de sensibilité dans laquelle nous avons répété notre analyse (tableaux 1, 2, 3, 4 et 5) en excluant les plaintes contre la publicité. Comme il n'y avait pas de différences majeures dans nos résultats, nous avons retenu les analyses originales. Résultats Caractéristiques des thérapeutes manuels et leurs plaintes Au cours de la période d'étude, il y avait 5450 chiropraticiens, 2241 ostéopathes et 31534 physiothérapeutes inscrits en Australie (tableau 1 ). Les praticiens de ces trois professions différaient selon l'âge, le sexe et le lieu de pratique (p <0,001). Les chiropraticiens étaient plus susceptibles d'être âgés de plus de 36 ans (chiropraticiens : 59,6%, ostéopathes : 48,5% et physiothérapeutes : 47,2%), les hommes (chiropraticiens : 61,6%, ostéopathes : 45,1% et physiothérapeutes : 31,8%) et de pratiquer dans des régions non urbaines (chiropraticiens : 24,0%, ostéopathes : 19,5% et physiothérapeutes 18,5%). Dans les trois professions, plus de 90% des praticiens n'ont fait l'objet d'aucune plainte auprès des organismes de réglementation au cours de la période étudiée (92,3% des chiropraticiens, 97,1% des ostéopathes et 98,5% des physiothérapeutes n'ont fait l'objet d'aucune plainte auprès des organismes de réglementation). Un total de 1139 plaintes concernant les chiropraticiens, les ostéopathes et les physiothérapeutes a été déposé pendant la période d'étude. En tant que groupe, les chiropraticiens ont eu un taux global de plaintes plus élevé (29 plaintes pour 1000 années de pratique) que les ostéopathes et les physiothérapeutes (10 et 5 plaintes pour 1000 années de pratique respectivement, p <0,001). Dans l'ensemble, près de la moitié des plaintes (47,7%) concernaient des chiropraticiens, même si les chiropraticiens représentaient moins d'un sixième (13,9%) de l'effectif dans ces trois professions. Un petit groupe de praticiens a fait l'objet de plaintes multiples. Un peu plus de 1% des chiropraticiens (1,3%, n = 70) ont fait l'objet de plus d'une plainte : ces praticiens étaient responsables de plus d'un tiers (35,5%) des plaintes concernant les chiropraticiens. Parmi les ostéopathes, 0,4% ( n = 9) représentaient 26,3% des plaintes, et parmi les physiothérapeutes, 0,1% ( n = 40) représentaient 18,7% des plaintes. Caractéristiques des plaintes La proportion de plaintes déposées par les patients ou leurs proches, leurs collègues praticiens et les employeurs différait selon les professions (tableau 2). Dans les trois professions, la source de plaintes la plus fréquente était les patients ou leurs proches (chiropraticiens : 47,5%, ostéopathes : 60,5% vs physiothérapeutes : 59,8%). Cependant, une plus grande proportion de plaintes contre les chiropraticiens provinaient de confrères (chiropraticiens : 16,9% vs physiothérapeutes : 10,4%) alors qu'une plus faible proportion de plaintes de chiropraticiens était déposée par des employeurs (chiropraticiens : 2,0% vs physiothérapeutes : 7,9%). Parmi les chiropraticiens et les ostéopathes, plus des deux tiers des plaintes (68,1% et 67,1%) soulevaient des préoccupations au sujet de la conduite professionnelle du praticien ; environ un tiers (29,1% et 32,9%) avait trait à des problèmes de performance (rendement) ; et peu (2,8% parmi les chiropraticiens et aucun chez les ostéopathes) ont soulevé des préoccupations au sujet d'une possible atteinte à la santé (tableau 3). En revanche, environ la moitié des plaintes concernant les physiothérapeutes (52,5%) a soulevé des préoccupations au sujet de la conduite professionnelle, tandis que l'autre moitié concernait le rendement (performance) (41,4%) et la santé (6,2%). Dans l'ensemble des trois professions, environ un cinquième des plaintes a soulevé des préoccupations au sujet du traitement offert (chiropraticiens : 19,9% vs ostéopathes : 19,7% vs physiothérapeutes : 21,7%). Le résultat des plaintes varie selon la profession (tableau 4). Parmi les plaintes fermées, 13,5% des plaintes concernant les ostéopathes ont été renvoyées à un autre organisme, comme un commissaire aux plaintes en matière de santé, ce qui est plus élevé que pour les chiropraticiens (1,9%) et les physiothérapeutes (3,9%). Une proportion plus élevée de plaintes concernant des chiropraticiens et des ostéopathes a entraîné des conditions d'inscription, la suspension ou l'annulation (21,3 et 21,6% respectivement) comparativement aux physiothérapeutes (12,7%). Dans les trois professions, plus de la moitié des plaintes n'a donné lieu à d'autres mesures. Dans l'ensemble, les plaintes concernant les chiropraticiens ont été plus longues à régler que celles concernant les ostéopathes et les physiothérapeutes (chiropraticiens : médiane de 213 jours [intervalle interquartile, IQR = 84 - 422 jours] et ostéopathes : médiane de 123 jours [IQR = 67 - 410 jours] ; physiothérapeutes : médiane de 129 jours [IQR = 65 - 309 jours]). Taux de plaintes et ratios de taux Le taux global de plaintes des praticiens des professions de chiropratique, d'ostéopathie et de physiothérapie était de 8 plaintes par 1000 années de pratique. Le taux de plaintes pour les chiropraticiens était trois fois plus élevé que celui des ostéopathes et six fois plus élevé que celui des physiothérapeutes (29 contre 10 vs 5 plaintes pour 1000 années de pratique, p <0,001). Ce taux accru de plaintes couvrait les trois domaines de pratique : comparativement aux physiothérapeutes, le taux d'incidence d'un chiropraticien faisant l'objet d'une plainte était quatre fois plus élevé pour des problèmes de rendement (IRR = 4,26, IC 95% = 3,45-5,26) plus élevé pour les problèmes de conduite professionnelle (IRR = 7,86, IC 95% = 6,70-9,23), et presque trois fois plus élevé pour les problèmes de santé (IRR = 2,72, IC 95% = 1,37-5,17) (Figure 1 ). Parmi les 11 plaintes spécifiques, les chiropraticiens avaient un taux de plaintes plus élevé pour toutes les classifications, bien que les différences dans les taux de plaintes concernant l'évaluation/le diagnostic et la communication n'étaient pas statistiquement significatives. Les quatre résultats de taux d'incidence les plus élevés pour les chiropraticiens, par rapport aux physiothérapeutes, étaient la publicité / titres (IRR = 16,38, IC 95% = 9,25-30,38), les limites sexuelles (IRR = 7,92, IC 95% = 5,2-12,16), les frais / honnêteté (IRR = 7,82, IC à 95% = 5,18-11,89) et comportement interpersonnel (IRR = 6,57, IC à 95% = 4,32 à 10,04). En raison du faible nombre absolu de plaintes pour les ostéopathes, nous n'avons pas effectué de comparaison similaire pour les ostéopathes. Prédicteurs de plaintes concernant les chiropraticiens, les ostéopathes et les physiothérapeutes Le tableau 5 présente les résultats d'une analyse multivariée des facteurs de risque de plaintes dans les trois professions. Le taux de plaintes des chiropraticiens était plus élevé que celui des physiothérapeutes (TRI = 4,45, IC 95% = 3,83 - 5,16), après ajustement en fonction de l'âge, du sexe, du lieu de pratique, des années de pratique ainsi que de l'État ou du territoire. Dans les trois professions, les praticiens âgés de 66 ans ou plus présentaient un taux de plaintes plus élevé que les personnes de 35 ans et moins (TRI = 2,28, IC à 95% = 1,62 - 3,21). Les praticiens masculins avaient 2,4 fois plus de plaintes que leurs homologues féminines (TRI = 2,43, IC 95% = 2,10 - 2,82). Le lieu de pratique était un prédicteur plus faible ; ceux qui pratiquaient dans les régions urbaines avaient un taux 1,2 fois plus élevé que ceux qui pratiquaient dans les zones rurales et éloignées (TRI = 1,23, IC 95% = 1,02 - 1,48). Discussion Notre objectif était de comprendre les différences dans les taux et les modèles de plaintes officielles concernant les professionnels de santé australiens dans trois professions de la santé : la chiropratique, l'ostéopathie et la physiothérapie. Au cours de la période d'étude, 39 225 praticiens étaient enregistrés pour exercer ces professions en Australie. La grande majorité des praticiens (plus de 90% dans les trois professions) n'ont fait l'objet d'aucune plainte auprès des organisme de réglementation au cours de la période d'étude. Parmi les 1139 plaintes officielles concernant les chiropraticiens, ostéopathes et physiothérapeutes déposées auprès des organismes de réglementation en Australie au cours de la période de six ans, nous avons constaté que les chiropraticiens avaient un taux de plaintes plus élevé que les ostéopathes et les physiothérapeutes. Au sein de la profession chiropratique, plus du tiers des plaintes (36%) concernait un petit nombre de praticiens (1,3%). Cette constatation selon laquelle les plaintes sont regroupées parmi un nombre relativement restreint de praticiens est conforme aux recherches antérieures sur les médecins [19]. Une approche ciblée visant à mieux comprendre ce groupe de praticiens et à les aider à respecter leurs obligations réglementaires pourrait réduire le taux de plaintes pour cette profession. La source la plus fréquente de plaintes pour les trois professions était les patients ou leurs proches. Près de 8% des plaintes en physiothérapie proviennent de leurs employeurs, ce qui peut refléter le fait que les physiothérapeutes sont plus susceptibles de travailler comme employés au sein d'organismes du secteur public [8] que les ostéopathes et les chiropraticiens. La proportion plus élevée de plaintes en chiropratique de la part de collègues praticiens de la santé peut refléter une intégration interprofessionnelle moindre de la profession, un comportement anticoncurrentiel de la part d'autres praticiens ou la diversité des perspectives de pratique au sein des professions chiropratiques. Il n'existe actuellement aucune documentation traitant de ces facteurs et des recherches plus poussées sont donc nécessaires pour explorer cette question. Parmi nos 11 plaintes, les plaintes liées au traitement représentaient environ un cinquième de toutes les plaintes au sein de chaque profession, ce qui indique qu'il s'agit là d'un élément important de surveillance et d'éducation pour les trois professions. Une classification plus fine des préoccupations relatives au traitement peut fournir une direction importante pour la recherche future et les travaux ultérieurs en matière d'éducation et de remédiation - par exemple, une étude britannique sur les plaintes ostéopathiques a révélé que les soins cliniques concernaient le plus souvent un traitement inapproprié ou un traitement non justifié un traitement avec force, un traitement qui a causé une douleur ou une blessure nouvelle ou accrue, et un traitement administré de façon incompétente [23]. Environ les deux tiers des plaintes concernant les chiropraticiens et les ostéopathes ont soulevé des préoccupations au sujet de la conduite professionnelle. Un cinquième des plaintes concernant les chiropraticiens est lié à la publicité ou aux honoraires / honnêteté. Cela peut refléter une participation accrue dans la pratique privée - en d'autres termes, un niveau élevé d'exposition à de telles plaintes que nous ne pourrions contrôler - ou des stratégies inappropriées de développement de la pratique et des pressions financières des petites entreprises, et cela fournit une orientation importante pour le travail dans la profession. Plus d'un quart des plaintes concernant les ostéopathes sont liées à des limites sexuelles ou à des comportements interpersonnels. Bien que les chiffres absolus soient faibles, les mesures de surveillance et de prise en charge de ces domaines sont susceptibles d'être importantes pour la profession ostéopathique. Nous avons identifié des différences dans les résultats réglementaires entre les professions : en particulier, les plaintes concernant les ostéopathes étaient plus susceptibles d'être référées à un autre organisme alors que les plaintes concernant les chiropraticiens prenaient plus de temps à être résolues et étaient plus susceptibles d'entraîner des résultats graves, comme l'imposition de conditions ou la suspension de l'inscription, que celles impliquant des physiothérapeutes. D'autres travaux sont nécessaires pour comprendre si cela reflète une variation involontaire dans la prise de décision entre les conseils ou des différences dans la gravité des plaintes reçues au sujet de ces professions. Bien que plus de la moitié des plaintes dans les trois professions n'aient donné lieu à aucune autre mesure, il est important de noter qu'aucune autre mesure ne signifie pas nécessairement qu'une plainte n'avait aucune substance : il s'agit d'un résultat courant dans les situations où un praticien a déjà pris des mesures appropriées pour répondre aux préoccupations soulevées par le plaignant. Le taux plus élevé de plaintes au sujet des chiropraticiens (par rapport aux physiothérapeutes), concernant la publicité / les titres, les honoraires / l'honnêteté, les limites sexuelles et les comportements interpersonnels (comme l'intimidation et l'irrespect) pourrait fournir une orientation utile pour la recherche future, et souligne l'importance de l'éthique et du professionnalisme dans la pratique clinique. La constatation selon laquelle les praticiens plus âgés et les hommes avaient un taux de plaintes plus élevé que les praticiens femmes est conforme aux études australiennes et internationales en médecine [19, 20, 24]. Bien que les praticiens plus âgés offrent une richesse d'expérience et d'expertise, la sagesse de l'âge peut être érodée par le déclin de la santé et des pratiques désuètes. Dans le domaine de la médecine, plusieurs pays ont commencé à mettre en place des mesures pour évaluer et soutenir la pratique des médecins plus âgés [25]. En ce qui concerne la différence entre les praticiens masculins et féminins, nos analyses ont contrôlé l'âge, la durée d'inscription et les heures de pratique, suggérant que l'augmentation du taux de plaintes chez les praticiens masculins n'est pas simplement due à des différences dans la population de praticiens ou au temps passé en pratique clinique. Des recherches antérieures avec des médecins ont permis d'identifier des différences dans les aptitudes à la communication entre les praticiens masculins et féminins, ce qui peut expliquer certaines de ces différences [26]. Étudier les forces et les faiblesses L'un des points forts de notre étude est son exhaustivité. L'analyse a porté sur tous les chiropraticiens, ostéopathes et physiothérapeutes enregistrés dans tous les États et territoires d'Australie sur une période d'étude de six ans. Normalement, une telle ampleur s'accompagne d'un compromis substantiel en profondeur. Cependant, les données détaillées sur les caractéristiques démographiques des praticiens et les plaintes déposées nous ont permis de désagréger les taux de plaintes de diverses façons, tout en tenant compte des heures de travail clinique et de la durée de l'enregistrement. Notre étude comporte trois limites principales. Premièrement, les plaintes sont un indicateur imparfait de la qualité des soins ; ils n'offrent qu'une seule fenêtre sur les préoccupations relatives à la pratique clinique. Des recherches antérieures suggèrent que la plupart des cas de mauvaise performance, d'affaiblissement des facultés ou de conduite contraire à l'éthique ne donnent pas lieu à une plainte officielle [19]. Deuxièmement, le personnel chargé de la réglementation a codé les questions soulevées par les plaintes au moment de leur réception, en fonction des renseignements connus à l'époque ; ce codage ne reflète pas les nouvelles informations révélées au cours des processus d'évaluation et d'arbitrage subséquents, ce qui signifie que les questions généralement soulevées comme des questions secondaires - comme la communication ou la tenue de dossiers - sont susceptibles d'être sous-représentées dans nos constatations. D'autres variables relatives au praticien, comme le volume de patients, le type de pratique (y compris la nature individuelle ou pluridisciplinaire), l'historique des mesures disciplinaires et le pays de formation ont peut-être fourni d'autres renseignements. En particulier, nous notons qu'une plus grande proportion de physiothérapeutes travaillent dans le secteur public [8] dans une gamme de rôles cliniques ; ceci peut expliquer au moins certaines des différences dans les taux de plaintes que nous avons observées. Enfin, en raison du faible nombre de plaintes (et compte tenu du fait que les modèles ajustés ne convergent pas), nous avons utilisé des modèles non ajustés pour l'analyse du taux d'incidence pour les chiropraticiens et les physiothérapeutes (voir la figure 1). De plus, en raison du très faible nombre de plaintes au sujet des ostéopathes, nous n'avons pas été en mesure de faire des comparaisons solides sur des questions de plaintes spécifiques à l'heure actuelle ; à mesure que le système national accumule plus de données, ces analyses mériteraient d'être réexaminées. Conclusion Les organismes de réglementation des praticiens de la santé sont chargés de protéger le public contre les dommages [27]. Notre objectif était d'explorer la répartition et les caractéristiques des plaintes concernant les praticiens de trois professions réglementées - la chiropratique, l'ostéopathie et la physiothérapie - en Australie. Nous avons constaté des différences dans la fréquence des plaintes selon les enjeux au sein des professions. Les praticiens de sexe masculin et ceux âgés de 65 ans ou plus avaient un taux de plaintes plus élevé, indépendamment de leur profession. Les chiropraticiens avaient un taux de plaintes plus élevé que les ostéopathes et les physiothérapeutes pour avoir fait l'objet d'une plainte ou d'une préoccupation auprès de leur conseil d'administration. Les points chauds de risque de plaintes pour les chiropraticiens (et les domaines potentiels pour l'éducation et la réglementation) comprennent la publicité et les titres, les frais et l'honnêteté, les limites sexuelles et le comportement interpersonnel. Notre étude met en évidence un certain nombre de domaines pour la recherche future, tant au sein des professions que dans l'ensemble des professions. En particulier, l'impact des techniques spécifiques à la profession, le nombre de patients, la pratique en groupe, l'intégration interdisciplinaire et les approches fondées sur des données probantes sont des éléments importants pour la recherche future sur le risque de plaintes dans ces professions. Les programmes conçus pour traiter les points chauds du risque de plaintes pour ces professions peuvent aider à prévenir l'insatisfaction et les préjudices des patients et à réduire le fardeau des plaintes sur les praticiens. Les organismes de réglementation, les associations professionnelles et les organismes d'enseignement peuvent trouver ces données utiles pour concevoir de nouvelles recherches et développer des interventions qui aident les professionnels de la chiropratique, de l'ostéopathie et de la physiothérapie à améliorer l'expérience de leurs patients. Abréviations AHPRA : Australian Health Practitioner Regulation Agency HPCA : Health Professionals Council Authority IQR : Interquartile range NSW : New South Wales OHO : Office of the Health Ombudsman Déclarations Remerciements Nous remercions le personnel de l'AHPRA et de l'HPCA pour leur aide dans la collecte des données pour cette étude. Nous remercions également Anna van der Gaag et Kevin Eva pour leurs commentaires réfléchis sur ce manuscrit. Financement Cette étude a été financée par le National Health and Medical Research Council (1092933) et l'Australian Health Practitioner Regulatory Agency. L'AHPRA et la HPCA ont fourni des données pour l'étude et ont examiné l'ébauche du manuscrit pour en vérifier l'exactitude factuelle. L'analyse et l'interprétation des données, la rédaction des manuscrits et la décision de soumettre une publication ont été réalisées indépendamment des bailleurs de fonds Disponibilité des données et des matériaux Aucune donnée supplémentaire n'est disponible en raison de la nature confidentielle de l'ensemble de données. Contributions des auteurs MMB et AR ont développé l'idée. MMB a obtenu un financement pour l'étude. AR, LST et MMB ont conçu l'étude. MMB et LST ont contribué à l'acquisition des données. AR, LST et MMB ont contribué à l'analyse et / ou à l'interprétation des données. AR, LST et MMB ont rédigé et / ou révisé le manuscrit d'un point de vue critique pour le contenu intellectuel important et ont approuvé la version finale à publier. MMB est le garant. MMB et LST ont eu pleinement accès aux données et assument la responsabilité de l'intégrité des données et de l'exactitude de l'analyse des données. Tous les auteurs ont lu et approuvé le manuscrit final. Approbation éthique et consentement à participer Ce projet a été approuvé par le sous-comité d'éthique humaine de l'Université de Melbourne (Approval Ethics ID : 1543670.2). Consentement à la publication N'est pas applicable Intérêts concurrents AR est un membre praticien du Conseil des chiropraticiens d'Australie. Les auteurs n'ont aucune autre affiliation ou lien avec l'industrie autre que les bailleurs de fonds énumérés ci-dessus, et aucune autre relation ou activité susceptible d'avoir influencé le travail soumis. Note de l'éditeur Springer Nature reste neutre en ce qui concerne les revendications juridictionnelles dans les cartes publiées et les affiliations institutionnelles. Appendice Références 1. Agence australienne de réglementation des praticiens de la santé. L'AHPRA et le Conseil tiennent le chiropraticien « exploiteur prédateur commercial » pour responsable. http://www.ahpra.gov.au/News/2017-06-29-exploitative.aspx . Mis à jour en 2017. Consulté le 9 juillet 2017. 2. NSW Health Care Commission des plaintes. M. Garath Duggan - inscription annulée pour six ans. http://www.hccc.nsw.gov.au/Publications/Media-releases/2016/Mr-Garth-Duggan-%2D-Registration-Cancelled-for-Six-years . Mis à jour en 2016. Consulté le 17 septembre 2017. 3. Agence australienne de réglementation des praticiens de la santé. 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Roter DL, JA Hall, Aoki Y. Les effets du genre du médecin dans la communication médicale : une revue méta-analytique. JAMA. 2002 ; 288 (6) : 756-64. Voir l'article : https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/195191 27. Département de la santé du gouvernement australien. Système national d'enregistrement et d'accréditation (NRAS). Canberra : Commonwealth d'Australie ; 2016 [cité le 12 décembre 2016] ; Disponible à : http://www.health.gov.au/internet/main/publishing.nsf/content/work-nras Cet article est distribué sous les termes de Creative Commons Attribution 4.0 Licence internationale (http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/), qui permet une utilisation sans restriction, la distribution et reproduction sur tout support, à condition que vous accordiez un crédit approprié à l'auteur (s) d'origine et à la source, que vous fournissiez un lien vers la licence Creative Commons, et indiquiez si des modifications ont été apportées. 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  • SDO 5 - Étude statistique du Métier d'Ostéopathe en 2018

    4 février, par Hervé GODFRIN, Magali PERIS — N°48 - Printemps 18 (Rés), , ,
    Introduction Sommaire Introduction 1 - Contexte historique 2 - Contexte démographique 3 - Contexte économique 4 - Marché du travail et projection d'effectifs Conclusion Introduction Le devenir et l'évolution d'une population professionnelle sont soit sources d'inquiétude par crainte d'effets négatifs sur le dynamisme et l'économie, soit sources d'optimisme par espoir d'une amélioration et d'une ouverture de nouvelles perspectives d'activité. Les précédentes études statistiques en ostéopathie ont permis l'élaboration de projections dans un espace de marché sans régulation. Ces différentes approches ont aidé les jeunes professionnels à choisir une carrière en conscience et à s'installer géographiquement au mieux. L'évolution démographique continue de soulever de nombreuses questions : Existe-t-il un lien entre densité démographique et déséquilibre du marché du travail ? Quelles sont les incidences sur la prise en charge des usagers ? Cette évolution entraînera-t-elle une réorganisation structurelle en profondeur, une spécialisation de certains praticiens et l'émergence de nouvelles perspectives professionnelles ? Par l'élaboration d'un instantané de la situation du métier d'ostéopathe sous un angle statistique, l'URCO va tenter de répondre à ces questions par une démarche en quatre temps comprenant un historique du métier d'ostéopathe en France suivi d'une analyse de la démographie professionnelle actuelle. Ensuite, nous suivrons l'évolution des revenus des ostéopathes pour comprendre l'activité des professionnels. Pour finir, nous rechercherons s'il existe des signes de limite d'un marché du travail sans régulation. Il nous semble nécessaire de rappeler que le titre d'ostéopathe est partagé. Pour des raisons de visibilité et de compréhension, nous utiliserons la dénomination professionnelle d'origine pour définir chaque groupe utilisant le titre d'ostéopathe. Ostéopathe DO, Kinésithérapeute DO, Médecin DO... (DO étant l'acronyme de Diplômé en Ostéopathie). 1 - Contexte historique À l'origine L'ostéopathie a été fondée en 1874 par Andrew Taylor Still (1828-1927). A.T. Still fait ses études de médecine et décide de suivre les traces de son père en tant que médecin notamment auprès des Indiens Shawnee dans une réserve du Kansas. Il va apprendre leur langue et leur mode de vie. En 1874, il vit une expérience déterminante, parvenant à traiter un enfant atteint de dysenterie en n'utilisant que ses mains. Cette même année, il comprend tout à coup qu'il est sur le point d'élaborer une nouvelle approche médicale respectant les lois de la nature et de la vie, qu'il appellera Ostéopathie. À la fin des années 1800, à une époque où les femmes médecins étaient rares, A.T. Still accepte les femmes à l'école de médecine (Photo de droite) . Pour rappel, les femmes n'obtiendront le droit de vote qu'en 1920... En France L'ostéopathie s'est développée dans les années 1950. Les enseignements privés étaient délivrés aux professionnels de Santé dans le cadre de la société de recherches ostéopathiques créée par Paul Gény (1912-1996) et Jacques Pottier en 1951. Ces derniers vont fonder l'École Française d'Ostéopathie (EFO) en 1957. Ils font venir des intervenants tels que T. DUMMER, J WERNHAM, D. BROOKES... L'École Française d'Ostéopathie s'est expatriée en Angleterre en 1965, pour des raisons juridiques où elle devient l'École Européenne d'Ostéopathie (ESO) de Maidstone. A cette époque, l' EFO forme 16 étudiants par an. Une cinquantaine d'année plus tard, 3589 ostéopathes seront formés en France entre 2016 et 2018. Au fil du temps d'autres établissements vont voir le jour dans l'hexagone et la formation va également s'ouvrir aux bacheliers pour une formation spécifique en ostéopathie au milieu des années 1990. En France, le métier d'ostéopathe a été modelé tout au long de son histoire par une interaction entre son évolution législative et sa démographie. Comme les premières traces officielles de l'ostéopathie remontent au début du troisième millénaire, nous limiterons volontairement notre étude à partir de l'année 2002. Vous trouverez ci-dessous une frise chronologique retraçant les moments qui ont marqué le métier d'ostéopathe. Timeline législative et démographique du métier d'ostéopathe en France Sources : Site Legifrance, (service public de diffusion du droit français), Données de la DREES (extraction par ROF en 2010-11-12-13-14-15-16, SFDO en 2016 et CEJOE en 2018) Moments marquants de la frise En 2002 Mars : Reconnaissance législative de l'ostéopathie : loi n°2003-303 du 4 mars 2002 4 000 porteurs du titre d'ostéopathe toutes origines confondues (valeur estimée) (source SFDO) En 2007 Mars : Publication des décrets Décembre : Exonération de la TVA En 2009 : Affiliation à la caisse de retraite CIPAV pour les ostéopathes non professionnels de santé 9 808 porteurs du titre d'ostéopathe toutes origines confondues (source SFDO). En 2014 Février : Obligation de souscription à une assurance responsabilité civile professionnelle Septembre et décembre : Publication de décrets définissant - un référentiel d'activité - un référentiel de compétences - un référentiel de formation => 4860 h pour bacheliers => 1900 h pour kinésithérapeutes => 764 h pour médecins Décembre : 22 318 porteurs du titre d'ostéopathe toutes origines confondues (source DRESS) En 2015 Mars : Arrêté portant nomination des membres de la Commission consultative nationale en vu de l'agrément des établissements de formation en ostéopathie Juillet : 23 écoles agréées Décembre : 26 023 porteurs du titre d'ostéopathe toutes origines confondues (source DRESS) En 2016 Mars : 31 écoles d'ostéopathies agréées Juillet : Décret intégrant les ostéopathes dans la liste des professionnels de soins habilités à échanger et partager des informations nécessaires à la prise en charge des patients. En 2017 Décembre : 29 612 porteurs du titre d'ostéopathe toutes origines confondues en France (source DREES) L'ostéopathie est reconnue par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis l'an 2000 (ici) et par le gouvernement Français depuis 2002 (ici). Si la Loi du 4 mars 2002, article 75, consacre l'ostéopathie, ce n'est qu'en 2014 que le métier d'ostéopathe sera défini et encadré par différents textes législatifs. Voici la définition extraite du référentiel d'activités et de compétences élaboré en 2014 : « L'ostéopathe, dans une approche systémique, après diagnostic ostéopathique, effectue des mobilisations et des manipulations pour la prise en charge des dysfonctions ostéopathiques du corps humain. Ces manipulations et mobilisations ont pour but de prévenir ou de remédier aux dysfonctions en vue de maintenir ou d'améliorer l'état de santé des personnes, à l'exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agent physique ». À titre informatif, voici la définition de l'ostéopathie selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2010 (ici) : « L'ostéopathie (également dénommée médecine ostéopathique) repose sur l'utilisation du contact manuel pour le diagnostic et le traitement. Elle prend en compte les relations entre le corps, l'esprit, la raison, la santé et la maladie. Elle place l'accent sur l'intégrité structurelle et fonctionnelle du corps et la tendance intrinsèque de l'organisme à s'auto-guérir. Les ostéopathes utilisent une grande variété de techniques thérapeutiques manuelles pour améliorer les fonctions physiologiques et/ou soutenir l'homéostasie altérées par des dysfonctions somatiques (les structures du corps), c'est à dire une altération ou une dégradation de la fonction des composantes concernées du système somatique : les structures squelettiques, articulaires, et myofasciales, ainsi que les éléments vasculaires, lymphatiques et neurologiques corrélés. Les ostéopathes utilisent leur connaissance des relations entre la structure et la fonction pour optimiser les capacités du corps à s'auto-réguler et à s'auto-guérir. Cette approche holistique de la prise en charge du patient est fondée sur le concept que l'être humain constitue une unité fonctionnelle dynamique, dans laquelle toutes les parties sont reliées entre elles. » On trouve les premières traces de démographie et de diversité professionnelle des ostéopathes dans le rapport 252 de l'Académie Nationale de Médecine de janvier 2006 : « La profession est traversée par des courants d'origines diverses. Les médecins qui pratiquent l'Ostéopathie prennent souvent le nom d'ostéothérapeutes. Leur nombre se situe autour de 1000, chiffre indiqué par le syndicat national. Parmi les non-médecins, il existe 5000 Ostéopathes en France dont la moitié a une activité exclusive, les autres exerçant parallèlement la profession de kinésithérapeute... La formation des non médecins s'effectue dans des écoles privées d'Ostéopathies, au nombre d'au moins 30, regroupées au sein de la Collégiale Académique de France (1200 à 1500 diplômes chaque année). » 2 - Contexte démographique 2.1 - Démographie du métier d'ostéopatheemost18 Graph1 Le fait d'être un titre partagé entre plusieurs professionnels confère à l'ostéopathie une démographie très particulière. Voyons, comment en 2018, se décline l'éventail des différents professionnels autorisés à pratiquer l'ostéopathie dans le graphique ci-dessous : les ostéopathes pratiquant uniquement l'ostéopathie (ostéopathe DO dans le graphique 1) les professionnels de santé diplômés en ostéopathie comprenant des médecins DO, kinésithérapeutes DO, infirmiers DO, sage femmes DO, podologues DO, dentistes DO...) tous rassemblés dans une catégorie professionnels de santé DO dans le graphique 1. Sources : Compagnie des Experts Judiciaires Ostéopathes Exclusifs 2018 Sur un total de 29 612 professionnels pratiquant l'ostéopathie, on trouve en 2018 selon la CEJOE : 17 897 ostéopathes DO 11 715 professionnels de santé DO 2.2 - Répartition géographique en 2018 Sources : Compagnie des Experts Judiciaires Ostéopathes Exclusifs (ici) Selon la CEJOE, en 2018, on constate une répartition hétérogène de la population ostéopathique sur le territoire : sur les 96 départements de France métropolitaine, 27 départements ont une densité inférieure à 2000 habitants pour un ostéopathe (en rouge dans le tableau). Ce volume correspond à 1/4 du territoire français et touche 15 859 ostéopathes. Ainsi, sur les 29 612 ostéopathes inscrits au fichier ADELI en 2018, 50% d'entre eux exercent leur activité professionnelle dans un bassin potentiel de moins de 2 000 habitants. La limite entre l'urbanité et la ruralité est fixée à 2000 âmes selon l'INSEE (ici). Ainsi, pour 12 départements (départements en violet dans le tableau), le cap des 1500 habitants pour un ostéopathe est atteint : ce qui reviendrait à dire que les 9 858 ostéopathes installés dans ces 11 départements (soit 1/3 de la population ostéopathique) doivent vivre avec le potentiel d'un village de moins de 1 500 habitants. 2.3 - Pyramide des âges des ostéopathes DO Sources : Observatoire de l'activité libérale en 2016 Ces données montrent la présence d'un "ostéo-boom" avec 54.6 % de la population de professionnels ayant moins de 35 ans, 68.9 % ayant moins de 40 ans. Aussi, on trouve plus de femmes que d'hommes chez les moins de 35 ans et cette tendance s'inverse pour les plus de 35 ans. 2.4 - Évolution du nombre de praticiens selon leur profession Comment évoluent les chiffres de la population ostéopathiques depuis les premières analyses démographiques en 2010 ? Vous trouverez ci-dessous le graphique de l'évolution démographique des thérapeutes pratiquant l'ostéopathie de 2010 à 2018 selon les chiffres fournis par la DREES. (NB : Il manque les données de 2017 car aucune étude démographique n'a été publiée cette année-là) Graphique 2 Graphique 3 Sources graphique 2&3 : DREES (extraction par ROF en 2010-11-12-13-14-15-16, SFDO en 2016 et CEJOE en 2018) À la lecture de ces différents graphiques, on constate que : le nombre de professionnels utilisant le titre d'ostéopathe croît de façon continue depuis 2010 et a été presque multiplié par 3 en 8 ans selon les données du fichier ADELI (11608 en 2010 pour 29612 en 2018). En 2010 on trouvait plus d'ostéopathes professionnels de santé que d' ostéopathes pratiquant uniquement l'ostéopathie et cette tendance s'est inversée en 2012. Selon la CEJOE, en 2018, près de 3 ostéopathes sur 5 pratiquent uniquement l'ostéopathie. Depuis la réforme du système de réingénierie de la formation en ostéopathie, le nombre d'établissements de formation est passé de 60 en 2013 (promotion sortant en 2018) à 31 écoles en 2016. Partant du postulat que la durée de formation d'un ostéopathe est au moins de 5 ans, on peut s'attendre à un impact sur la croissance démographique visible à partir de 2020. Points clés Points clés 3 - Contexte économique 3.1 - Évolution des revenus des ostéopathes La croissance démographique continue impacte-t-elle la situation économique des ostéopathes ? Nous avons confronté dans le tableau 1, les données démographiques avec les données économiques et ce grâce à l'Union Nationale des Associassions Agrées (UNASA). L'UNASA qui regroupe 80 associations de gestion agréées, collecte et propose en accès libre des bilans issus des déclarations 2035 des ostéopathes DO (hors professionnels de santé). Tableau 1 : Évolution des bénéfices de 2007 à 2016 Sources : DREES, ROF, UNASA, Rapport 252 Académie Nationale de Médecine. De prime abord, le lien entre évolutions démographiques et fonctionnement du marché du travail n'apparaît pas de manière certaine. L'hypothèse selon laquelle l'augmentation de la croissance de la population serait synonyme de baisse de revenus pourrait être démentie par l'augmentation effective des bénéfices moyens sur le plan national entre 2007 et 2012, alors que la population professionnelle a quasiment triplé, passant de 3250 à 9045 ostéopathes DO. De plus on observe également sur une période de 9 ans, allant de 2007 à 2016, une baisse des bénéfices moyens de 3% alors que la population professionnelle a été multipliée par 5. La valeur moyenne nationale des bénéfices ne semble pas être un indicateur suffisamment précis pour évaluer la dynamique économique des ostéopathes. Regardons cela plus précisément à l'aide d'une distribution statistique en quatre parts d'effectifs égaux (quartiles) proposées par l'UNASA. Nous avons rassemblé ces éléments dans le graphique ci-dessous : Graphique 4 Sources : UNASA En préambule, il semble nécessaire de préciser que les quartiles proposés par l'UNASA ont été établis en fonction des recettes nettes mais nous avons choisi d'utiliser la valeur des bénéfices car elle représente la capacité du professionnel à vivre de son métier. Ces courbes apportent une représentation statique d'une portion de population en fonction de son bénéfice mensuel. Nous ne possédons pas de données antérieures à 2007 et au moment de la rédaction de cette étude les bilans comptables de 2017 n'ont pas encore été publiés. La visibilité se limitera donc à la période allant de 2007 à 2016. L'échantillonnage correspond à 24% de la population totale d'ostéopathes DO, soit un niveau de confiance de plus de 90% avec une marge d'erreur de 2 %. De 2007 à 2009 : On remarque une forte hausse puis une baisse générale pour les 4 courbes. La croissance conséquente observée entre 2007 et 2008 correspond à l'exonération de la TVA, opérée fin 2007. La décroissance de 2008 à 2009 résulte directement de l'affiliation à la Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse (CIPAV). De 2009 à 2010 : Il existe un accroissement des bénéfices mensuels pour 3/4 des ostéopathes DO. On peut supposer que ceci est certainement la conséquence d'une hausse de la demande des consultations d'ostéopathie, comme nous le développerons ultérieurement. Seul le 4ème quartile (en violet) fait exception avec des bénéfices moyens qui continuent de diminuer, répercussion logique du passage du 3ème au 4ème quartile d'ostéopathes DO entraînant ainsi une baisse de la moyenne. De 2010 à 2015 : Les 4 courbes témoignent tout d'abord (2010 à 2011) d'une légère hausse générale suivie d'une décroissance du facteur étudié pour retrouver en 2015, les mêmes volumes qu'en 2007. N'oublions pas que pendant ce laps de temps, la population professionnelle a doublé. Après 2015, le 4ème quartile (en violet) accuse la plus forte baisse en atteignant 3741€ par mois en 2016 (soit - 11% en deux ans). Discussion Les chiffres de l'UNASA proviennent des revenus des ostéopathes affiliés. Les données fournies proposent donc des estimations hautes. Il va de soi que les professionnels débutants, ayant peu de charges ou des difficultés financières, ne vont pas faire le choix d'adhérer à une AGA. Ils ne sont donc pas répertoriés dans les statistiques fournies par l'UNASA et à fortiori n'apparaissent pas dans cette tranche du 1er quartile du graphique 4. Pour ces jeunes professionnels peinant à acquérir une autonomie financière, le statut d'auto-entrepreneur* reste un choix très attractif. À ce jour, aucune information ne nous permet d'évaluer le nombre total d'immatriculations de ces confrères choisissant le statut d'A.E.. Certains établissements de formation en ostéopathie estiment, via leurs enquêtes d'insertion, entre 5 et 10% le nombre de leurs jeunes diplômés utilisant ce statut en 2012. * depuis 2016, "l'auto-entrepreneur" est devenu "micro-entrepreneur", cependant par souci de clarté nous conserverons l'appellation auto-entrepreneur pour cette présentation. Si on juxtapose les courbes des bénéfices moyens avec celle de l'évolution de la valeur du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) net, on remarque que la courbe du 1er quartile reste depuis 2007 en dessous de la courbe du SMIC net.(oscillation du 1er quartile entre 770 et 632 euros par mois en moyenne depuis 2007). Comment évaluer le nombre d' ostéopathes DO du premier quartile dont les bénéfices ne franchissent pas la courbe du SMIC net ? La valeur moyenne ne nous renseigne pas sur la distribution du quartile. La moyenne n'est pas la valeur mathématique pertinente à moins que cette moyenne équivale à la médiane du premier quartile. Les valeurs moyennes du 1er, 2ème et 3ème quartile sont proportionnelles entre elles avec un rapport proche de 1 et nous avons un grand nombre de données, aussi nous pourrions supposer que la valeur moyenne du 1er quartile est proche de la médiane et donc la borne supérieure du 1er quartile se trouve au milieu des courbes du 1er et 2ème quartile. La courbe du SMIC net étant elle aussi à mi-chemin entre les valeurs moyennes des deux quartiles depuis 2015, on peut supposer que 100% des effectifs du 1er quartile est en dessous de la valeur du SMIC depuis 2015. L'UNASA nous a fourni les valeurs des bornes supérieures des recettes annuelles du 1er quartile (35000€ en 2016 et 34000 € en 2015). Les ostéopathes ont réalisé 32% de bénéfices durant ces périodes et dans ce quartile. Les bornes supérieures des bénéfices atteignent de 933€/mois en 2016 et de 906€/mois en 2015. On peut conclure que l'intégralité des ostéopathes du 1er quartile ne parvient pas à gagner les bénéfices équivalant à un SMIC net. Le raisonnement mathématique nous permet d'estimer qu'au moins 1 ostéopathe sur 4, gagnerait moins d'un SMIC mensuel net (1135€/mois) depuis 2015 sur le plan national. La tendance démographique n'ayant pas changé depuis lors, si on applique ce rapport d'1/4, cela correspondrait à la situation financière de près de 4500 ostéopathes DO en 2018. La comparaison des valeurs de 2007 et 2016, permet d'observer pour les courbes des 1er et 2ème quartiles une légère progression qui suit l'indice du coût de la vie. Cependant depuis 2015, les courbes des 3ème et 4ème quartiles ont des niveaux de bénéfices moyens inférieurs à ceux de 2007. Dans le contexte de croissance démographique, la baisse de la valeur moyenne n'exprime pas obligatoirement une baisse des bénéfices des ostéopathes installés. Nous avons matérialisé les bornes des recettes hautes et basses des 4 quartiles dans le graphique ci-dessous. Graphique 5 Sources : UNASA On peut voir que malgré l'accroissement démographique, les bornes hautes et basses des recettes des 4 quartiles sont stables. Au regard de ces données, il n'est pas possible de faire un lien entre croissance démographique et impact sur les revenus des ostéopathes DO installés avant 2016. La baisse des moyennes des bénéfices du 3ème et 4ème quartile du graphique 4 pourrait résulter de l'arrivée croissante de nouveaux professionnels dégageant moins de bénéfices dans la tranche supérieure ce qui impacte les valeurs moyennes. La chute des courbes des moyennes des bénéfices exprimerait ainsi une répartition plus homogène de la richesse sur l'ensemble des professionnels des 2 tranches hautes. 3.2 - Évolution de la croissance des bénéfices des ostéopathes DO Dans le cadre d'un exercice libéral, il faut du temps pour constituer sa patientèle. Dans un monde idéal, l'accroissement ultérieur de cette dernière générera une évolution des bénéfices qui permettra à l'ostéopathe de pouvoir vivre de son métier. La seule chose que le graphique 4 ne prend pas en compte, c'est la dynamique de croissance financière des thérapeutes. Pouvons-nous évaluer cette dynamique au cours du temps ? Nous avons un début de réponse dans les études déclaratives publiées par les établissements de formation et disponibles sur leurs sites web. Ces enquêtes d'insertion décrivent pour la plupart, l'évolution du statut professionnel de leurs jeunes diplômés à 18 et 30 mois post graduation, avec un taux de réponses de 78%. Il ressort de ces enquêtes qu'il faut de plus en plus de temps pour acquérir une autonomie financière. Pour autant, cela ne signifie pas que les professionnels ne parviennent pas à vivre de l'ostéopathie. Cela montre que nous avons atteint un niveau de contrainte professionnelle nécessitant un complément de revenus sous forme de remplacement et/ou de collaboration ou d'une autre activité. Ces études laissent apparaître un nouveau mode d'activité depuis 2012 : le salariat, entre 1 et 6% des nouveaux effectifs. Les associations socio-professionnelles et les établissements de formation pointent ce problème économique depuis quelques années dans leurs newsletters et leurs enquêtes d'insertion... Réussir son installation libérale se compterait en années, de 3 à 5 ans en fonction de la densité d'habitants par ostéopathe. Vous trouverez ci-dessous une représentation schématique de la dynamique de croissance des revenus des ostéopathes DO. Nous avons voulu rendre compte de l'accroissement démographique (nuage de répartition des ostéopathes DO cinq fois plus dense en 2016 qu'en 2007) et la capacité à dégager plus de bénéfices symbolisée par la flèche rouge. Graphique 6 La flèche plus grande en 2007 qu'en 2014 illustre le fait qu'il était plus facile de développer une patientèle et d'acquérir une autonomie financière. On peut trouver préoccupant qu' un ostéopathe sur 4 gagne moins que le SMIC. Si à cette situation on ajoute, un ralentissement de la croissance des bénéfices et un accroissement démographique, on aboutit à la prolongation d'une situation financière délicate spécifique au début d'activité. Le ralentissement du dynamisme économique en ostéopathie est au moins aussi inquiétant que le ratio des professionnels en difficulté financière. 3.3 - Titre partagé et contraintes économiques L'impact de la croissance démographique sera perçu différemment pour les thérapeutes selon qu'ils exercent uniquement ou pas l'ostéopathie. Etant proportionnellement moins nombreux chaque année et ayant d'autres activités (donc d'autres sources de revenus), le volume d'actes d'ostéopathie des professionnels de santé impacterait dans une moindre mesure au fil du temps, la tendance économique générale. 3.4 - Échelle régionale A plus petite échelle, les effets ont une toute autre ampleur. Prenons pour exemple deux régions : l'une avec un fort taux d'habitants/ostéopathe (région PACA) et comparons la à une région à plus faible densité démographique en ostéopathes (région Alsace). Selon les données de l'UNASA, les ostéopathes en région PACA ont perçu une baisse moyenne de leurs bénéfices de 22,5% de 2008 à 2016 ( de 25 467€ à 19 749€) alors que les ostéopathes en région Alsace enregistrent une baisse moyenne de leurs bénéfices de 29.7% durant la même période ( de 41 120€ à 28 921€ ). Nous avons vu que la chute des moyennes des bénéfices exprimerait une répartition plus homogène de la richesse sur l'ensemble des professionnels. L'évolution de la densité professionnelle ayant opéré différemment selon l'attractivité des régions, les professionnels ont perçu les effets démographiques avec plus ou moins d'inertie. La région PACA très attractive, a vécu l'ostéo-boom avant la région Alsace. Les résultats des études d'insertion effectuées par les établissements de formation sont aussi à nuancer en fonction du choix d'implantation géographique de leurs nouveaux diplômés. Une école située en Alsace pourrait avoir des retours sur l'insertion des diplômés plus positifs qu' une autre se situant en région PACA. Points clés Marché du travail... 4 - Marché du travail et projection d'effectifs : 4.1 - Marché du travail L'histoire et le contexte législatif ont modelé l'enjeu démographique actuel. Ces éléments réunis ont initié l'offre, la force de travail, le savoir-faire et la compétence mais existe-t-il une demande proportionnelle ? Le tableau ci-dessous, relatif aux divers sondages, indique la tendance de fréquentation des Français vers l'ostéopathie de 2010 à 2016. Tableau 2 : Évolution de la fréquentation des Français Sources : Sondage Opinionway (Syndicat de Médecine Manuelle Ostéopathie de France en 2010), Sondage Opinionway (Syndicat Francais Des Ostéopathes en 2014), Sondage IPSOS (Ostéo de France en 2016) Selon ces différentes études, consulter un ostéopathe devient naturel pour les Français. L'ostéopathie serait la médecine complémentaire la plus populaire en France, avec plus de 20 millions d'actes pratiqués chaque année, auprès de 14.5 millions de patients. Parallèlement, on constate une participation croissante et incontestable des mutuelles depuis la publication des décrets. D'une dizaine en 2007, on en dénombre pas moins de 476 en 2016 (selon la CEJOE). Elles ont su s'adapter à la demande et proposer à leurs sociétaires, un accès aux soins ostéopathiques. Elles participent ainsi grandement au développement du marché de l'ostéopathie. L'ostéopathie est devenue incontournable : 3 Français sur 5 consultent aujourd'hui des ostéopathes, les prises en charge proposées par les complémentaires santé rendent plus accessibles les soins non conventionnés. 4.2 - Projection d'effectifs Selon Wikipédia : "La surpopulation est un état démographique caractérisé par le fait que le nombre d'individus d'une espèce vivante excède la capacité de charge de son habitat". Transposé au domaine professionnel, cette définition décrit que la croissance d'une population, dans un espace donné, est nécessairement limitée par ses moyens de subsistance. Pour évaluer des signes de surpopulation et de saturation professionnelle, il faudrait pouvoir démontrer l'impact de la croissance démographique sur les ostéopathes par des indicateurs inhérents à l'équilibre professionnel. Afin de mieux comprendre le contexte professionnel actuel et les contraintes subies par les ostéopathes DO, nous avons choisi de définir 3 variables : géographiques, économiques et sociales. 4.2.1 - Indicateurs géographiques La répartition des ostéopathes n'est pas homogène sur l'hexagone comme en témoigne le tableau de répartition géographique 2.2. Au cours de ces 10 dernières années, elle s'est effectuée préférentiellement dans les régions à fort potentiel d'attraction (exemple région PACA). Début 2018, le fichier ADELI répertorie 29 612 professionnels porteurs du titre d'ostéopathe pour une population nationale estimée à 66 990 826 habitants. Tableau 3 : Évolution du nombre d'habitants par ostéopathe en 10 ans Graphique 7 Sources : INSEE et DREES Les chiffres de la DREES indiquent que depuis 2010 la densité professionnelle ne cesse d'augmenter (Graphique 2). Si on entre ces données dans un logiciel traceur de courbe (ici), on obtient une courbe d'évolution du nombre d'habitants par ostéopathe passant par les 7 points de 2010 à 2018 de type : f (t) = 1672 + 4412 / (1+(t/3)²) Cette fonction a un comportement asymptotique, ce qui induit le signe d'une valeur limite que l'on définit comme la capacité de charge de la profession d'ostéopathe sur le plan national dans les conditions d'activité actuelle. emost18 asymptote t Quelle est la valeur de cette limite ? Lorsque t tend vers l'infini, la fonction f tend vers la fonction constante égale à 1672 avec une marge d'erreur de plus ou moins 240 personnes Ainsi si dans l'avenir, les conditions d'exercice demeurent identiques, et si l'on se réfère à la valeur limite de la fonction ci-dessus, la courbe tendra vers la valeur de 1672 habitants par ostéopathe avec une marge d'erreur comprise entre 1912 et 1432 habitants/ostéopathe. Pour des raisons de simplicité, nous retiendrons que l'évolution de la densité d'ostéopathe sur le plan national atteindra une limite entre 1500 et 2000 habitants par ostéopathe. Selon l'étude démographique réalisée en 2018 par la CEJOE, 23 départements (totalisant 15 097 ostéopathes) connaissent déjà un taux d'occupation supérieur à 2000 habitants/ostéopathe et 11 départements (totalisant 9 858 ostéopathes) connaissent un taux d'occupation dépassant 1500 habitants/ostéopathe. Au vu de ces chiffres, on peut estimer qu'en 2018 sur le plan national, 51% de la population ostéopathique ressent une pression démographique et 33% de la population doit vivre dans des espaces où la limite maximale de densité professionnelle atteint un seuil critique. 4.2.2 - Indicateurs économiques La population d'ostéopathes DO a été multipliée par 6 de 2007 à 2018. Les effets de l'ostéo-boom ont été absorbés par plusieurs éléments : L'ostéopathie, après la reconnaissance législative de 2002, était un métier pour lequel il y avait davantage de demandes que d'offres. Ceci a eu pour conséquences directes de réduire l'impact de l' ostéo-boom et d'équilibrer le marché. Parallèlement, une meilleure information auprès du public, un encadrement législatif associés à une prise en charge par un nombre croissant de mutuelles ont permis un développement du marché du travail. Nous savons que depuis 2015, 25% de la population ostéopathique gagne moins que la valeur d'un SMIC mensuel net. La capacité d'augmentation des bénéfices diminue au cours du temps. Si à cela on ajoute une démographie avec un taux de croissance toujours positif, on aboutit à la prolongation d'une situation financière délicate spécifique au début d'activité (Graphique 6). Cette conjoncture ne s'étant pas démentie depuis 9 ans, on peut penser que cette tendance est encore valable en 2018 et concernerait près de 4500 ostéopathes DO. Les nouveaux professionnels peinent de plus en plus à acquérir une autonomie financière et cherchent un complément de revenus en exerçant dans les cabinets existants ou en développant une activité professionnelle secondaire. Les données officielles attestent d'un impact économique croissant, surtout sur la population de nouveaux ostéopathes DO. On trouve plus de professionnels dans toutes les tranches (4 quartiles proposés par l'UNASA), y compris au plus haut niveau de bénéfices mais les valeurs moyennes des bénéfices baissent constamment depuis 2015 ce qui dégrade la tendance. Entre l'offre et la demande dans un marché ouvert, il nous faudra suivre les valeurs des bornes hautes des recettes pour percevoir des signes de "souffrance économique" pour les ostéopathes installés. Sur le plan régional dans les zones où le seuil de saturation est atteint, on peut s'attendre à voir apparaître des signes de concurrence croissante. 4.2.3 - Indicateurs sociaux Dans un marché ouvert comme celui de l'ostéopathie, existe-t-il des signes de concurrence croissante ? Une recherche identitaire Le taux de croissance est plus élevé chez les ostéopathes DO que chez les professionnels de santé DO. L'explosion démographique induit naturellement une recherche identitaire professionnelle. Cette quête a 2 origines : le partage du titre d'ostéopathe et la nécessité pour les ostéopathes DO de se différencier les uns des autres au sein d' une population en pleine expansion. On voit donc fleurir ça et là différents acronymes associés à celui d'ostéopathe DO (diplômé en ostéopathie) : DNO (diplôme national d'ostéopathie), DSO (Diplôme supérieur d'ostéopathie), TO (titre d'ostéopathe), DEO (Diplôme d'exercice exclusif en ostéopathie), DEOE (Diplôme Européen en Ostéopathie exclusive), ... Une recherche d'attractivité Dans ce contexte, certains thérapeutes en difficulté financière vont naturellement chercher à attirer des usagers de différentes façons : en passant par des sites d'offres promotionnelles ou par des sites de petites annonces (les premières démarches datent de 2010 dans les régions à fort taux d'habitants / ostéopathe) ou bien en intégrant un réseau de santé (Ces réseaux de mutuelles s'intéressent à l'ostéopathie depuis 2012). Pour en savoir davantage sur les réseaux de santé , vous pouvez consulter le rapport publié par l'IGAS en juin 2017 (disponible en résumé ici ou dans son intégralité ici). Il établit, pour la première fois, un bilan approfondi des réseaux de soins : parts de marché ; conséquences pour les patients en terme d'accès aux soins et de reste à charge ; impacts sur les prix pratiqués par les professionnels, etc… L'exposition à des situations conflictuelles La puissance concurrentielle peut mener à des niveaux accrus de conflictualités, mais à ce jour, il n'existe pas de données à ce sujet. Facteurs de sécurité du patient L'augmentation de l'offre de soins ostéopathiques dans certaines régions fait, qu'il est plus aisé pour certains usagers d'obtenir plus rapidement un rendez vous chez un ostéopathe que chez leur médecin généraliste. Ainsi, plus nombreux sont les patients qui se voient renvoyés dans un parcours de soins classique. La sécurité du patient se doit de rester la priorité. Est-il besoin de rappeler qu'elle a été la raison des travaux de réorganisation et de normalisation de l'enseignement de l'ostéopathie ces dernières années ? Points clés Conclusion Les valeurs numériques de cette étude nous ont demandé des choix méthodologiques. Le croisement avec d'autres données provenant de la CIPAV, AMELI, mutuelles... permettrait vraisemblablement d'affiner cette analyse. Cependant, même si les valeurs peuvent être débattues, la tendance générale reflète la réalité. L'ostéopathie propose des réponses non chirurgicales et non médicamenteuses à des troubles fonctionnels fréquents. Il est donc logique qu'elle suscite l'intérêt d'un grand nombre de patients. L'histoire de ces dernières années en est la preuve et ce sont bien aux usagers que nous devons l'essor de cette discipline. La période de rupture démographique actuelle présente de nombreux avantages pour les patients tant en terme d'accessibilité aux soins que de rapidité de prise en charge. Le marché de l'ostéopathie a su se développer et absorber la croissance professionnelle. Cette tendance semble heureusement se maintenir grâce à l'apparition de nouvelles perspectives professionnelles... Ainsi, certaines études d'insertion signalent les premiers ostéopathes salariés. Des démarches sont effectuées auprès du législateur pour faciliter l'intégration des ostéopathes DO au sein des hôpitaux et des maisons de santé : exemple ici. Le métier d'ostéopathe reste marqué par la complexité identitaire d'un titre partagé à deux visages avec des contraintes différentes en fonction de l'origine professionnelle. D'un côté, des professionnels à double activité, avec une population peu croissante et affiliés à un ordre professionnel, de l'autre une population de professionnels, dont la moitié à moins de 35 ans, qui évoluent dans un marché en pleine expansion. Fait remarquable, en 2018, 82% des ostéopathes DO n'adhérent à aucune association socio-professionnelle. L'évolution démographique aura tendance à se stabiliser par la saturation progressive du marché. Depuis la reconnaissance de l'ostéopathie, le nombre de porteurs du titre a connu une forte évolution ; cette période d'ostéo-boom a été un phénomène spécifiquement Français. Avant 2002, la définition du métier d'ostéopathe était une définition par défaut, tant on pensait que pour exercer l'ostéopathie il fallait nécessairement être médecin ou kinésithérapeute. En minorité numérique, les ostéopathes pratiquant uniquement l'ostéopathie étaient appelés les " ninis ". L'évolution législative a encadré la pratique et défini un titre partagé. Les " ninis " ont été dénommés " ostéopathes exclusifs " afin de les différencier des professionnels de santé DO. En 2018, les praticiens pratiquant uniquement l'ostéopathie représentent le plus grand nombre de porteurs du titre, soit 3/5 des thérapeutes. Au regard de ces éléments, il reste étonnant d'accoler l'adjectif redondant d'exclusif à une personne qui ne peut être qu'ostéopathe. Cette étude rappelle que la croissance démographique va demander une structuration professionnelle. Et à l'heure, où consulter un ostéopathe est une évidence pour bon nombre d'usagers, il devient nécessaire d'apporter des réponses scientifiques rigoureuses sur l'intérêt et le potentiel de notre discipline. Sources des données de cette étude La Direction de la Recherche, des Études, de l' Évaluation et des Statistiques (DREES) qui fournit le fichier ADELI répertoriant tous les praticiens ayant le droit d'user du titre d'ostéopathe. L'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) pour les données concernant la population française, issues des derniers chiffres correspondant à la population française de fin 2016. L'Union Nationale des Associations Agréées (UNASA) pour les déclarations des revenus des ostéopathes pratiquant uniquement l'ostéopathie. Voir en ligne : Étude statistique du métier d'ostéopathe en 2018 Nous remercions les auteurs de cette étude, Hervé GODFRIN Ostéopathe DO & Magali PERIS Ostéopathe DO, de nous avoir autorisé à publier l'intégralité de l'étude Télécharger le document au format pdf : ICI
  • SDO 5 - La dysfonction somatique : une énigme ostéopathique

    4 février, par Gary Fryer, Jean Louis Boutin — N°48 - Printemps 18 (Rés), ,
    Présentation Titre original : Somatic dysfunction : An osteopathic conundrum Traduction : Pierre Tricot DO, février 2018. IJOM December 2016, Vol. 22 Résumé Le dysfonctionnement somatique est considéré comme un concept central pour la théorie et la pratique de l'ostéopathie, mais sa pertinence pour la profession moderne est discutable en raison de sa physiopathologie peu claire et de sa mauvaise fiabilité de détection. Cet article explorera les facteurs susceptibles de produire des signes cliniques attribués à un dysfonctionnement somatique et discutera de la plausibilité du concept. Un modèle conceptuel est présenté pour les indices diagnostiques cliniques attribués au dysfonctionnement somatique intervertébral, où les signes de dysfonctionnement proviennent de facteurs tissulaires et neurologiques liés à un cycle de lésion tissulaire et à des changements fonctionnels nociceptifs. Enfin, la pertinence du concept de dysfonctionnement somatique à la profession ostéopathique moderne est discutée et des recommandations pour la profession ostéopathique sont faites. Mots-clés : médecine ostéopathique ; Diagnostic ; Palpation ; Dysfonctionnement somatique Sommaire I. Introduction II. Facteurs tissulaires contribuant aux signes cliniques d'un dysfonctionnement somatique A. Blessure à l'articulation zygapophysaire B. Piégeage ou extrapolation de plis synoviaux C.Les changements du tissu conjonctif articulaire D. Dégénérescence discale intervertébrale III. Modifications fonctionnelles nociceptives contribuant aux signes cliniques d'une dysfonction somatique IV. Causes plausibles des signes cliniques d'un dysfonctionnement somatique A. Fiabilité et validité du diagnostic B. Confondeurs pour le diagnostic palpatoire C. Le langage du dysfonctionnement VII. Conclusion Remerciements Références I - Introduction Bien avant l'apparition de l'ostéopathie, les praticiens de la thérapie manuelle ont essayé de comprendre et d'expliquer les causes et la pertinence des résultats cliniques palpatoires qui semblent être associés aux plaintes des patients et à la résolution des manipulations manuelles. Au fil des années, de nombreuses théories, simples et complexes, ont été postulées pour expliquer les résultats palpatoires et justifier le traitement manuel. Le dysfonctionnement somatique, et son terme prédécesseur de « lésion ostéopathique », a été considéré comme un concept central de la théorie et de la pratique de l'ostéopathie pendant plus d'un siècle (1,2). Pour de nombreux praticiens, le terme représente une seule entité clinique diagnostiquée exclusivement par des ostéopathes en utilisant la palpation, qui influe sur la douleur, la fonction et la santé en général, et est traitée de façon appropriée en utilisant la manipulation. Pour d'autres, la dysfonction somatique représente un concept anachronique et obsolète du début du XXe siècle qui renforce la croyance en une cause structurelle ésotérique de la douleur. Cet article explorera les facteurs qui peuvent produire des signes cliniques attribués à un dysfonctionnement somatique et discutera de la plausibilité et de la pertinence du concept de dysfonctionnement somatique dans la profession moderne. L'auteur soutient qu'un large modèle conceptuel pour ces signaux palpatoires peut aider le raisonnement clinique pendant l'examen physique, mais que le terme « dysfonctionnement somatique » n'a plus d'utilité clinique pour formuler un diagnostic ou décrire les résultats cliniques à d'autres praticiens. Le dysfonctionnement somatique a été défini comme un affaiblissement (?) ou une altération de la fonction des composantes connexes du système somatique (structure corporelle) : structures squelettiques, arthrodiales et myofasciales, et éléments vasculaires, lymphatiques et neuraux connexes (3). Il est proposé d'être réversible perturbation fonctionnelle qui prédispose le corps à la maladie (4), où la manipulation est le traitement spécifique et efficace (5). Le terme peut être utilisé pour désigner un dysfonctionnement d'un groupe de tissus ou d'une région, ou utilisé plus spécifiquement pour le dysfonctionnement d'une seule articulation. La dysfonction somatique n'est pas synonyme de douleur rachidienne et des signes de dysfonction palpable peuvent être détectés chez des individus symptomatiques et asymptomatiques (6). Il a été proposé que la présence de dysfonctionnement somatique chez des individus asymptomatiques crée des conséquences biomécaniques et neurologiques prédisposant l'individu à la douleur et autres complaintes de santé. Cet article se concentrera sur le concept de dysfonctionnement somatique des articulations du segment rachidien, alternativement appelé dysfonctionnement somatique intervertébral, dysfonctionnement intervertébral, lésion intervertébrale ou dysfonction segmentaire (8,9,10). L'auteur a déjà exploré le concept de dysfonctionnement somatique par rapport à l'évidence moderne et suggéré un modèle pour expliquer les sources probables des signes palpables de dysfonctionnement (8,9,11). Dans un article de 1999 (8), l'auteur soutenait que le concept de dysfonctionnement somatique reposait en grande partie sur des recherches dépassées et les progrès dans les domaines du contrôle moteur et de la science de la douleur ont nécessité des changements au concept. En 2003, l'auteur a suggéré un modèle qui incluait des facteurs patho-anatomiques associés à la déformation et à la dégénérescence et aux conséquences fonctionnelles nociceptives (9). Ce modèle n'était pas destiné à décrire la dysfonction somatique en soi mais à offrir une variété de causes plausibles. attribué à un dysfonctionnement somatique. En raison des progrès dans les preuves pertinentes, ce sujet nécessite maintenant un examen plus approfondi et une discussion. La dysfonction somatique serait détectée par palpation à l'aide de quatre signes cliniques cardinaux : tendresse (souplesse des tissus ?), asymétrie, anomalie de l'amplitude des mouvements et modifications de la texture des tissus (1,5,12,13). Le symbole TART ou ARTT est couramment utilisé comme aide-mémoire pour les signes cliniques. Certains auteurs n'incluent pas la sensibilité en tant que signe clinique1 ou la « sensibilité » de substitution à la tendresse (5). Au moins deux de ces signes doivent être présents pour un diagnostic de dysfonctionnement somatique (13). La plupart des auteurs considèrent la restriction du mouvement comme une caractéristique importante de la dysfonction somatique (5,13, 14), bien que certains auteurs décrivent une anomalie du mouvement comme étant réduite ou augmentée (1,12). La fiabilité de la détection de ces signes cliniques sera discutée plus loin dans cet article. Le dysfonctionnement somatique est souvent décrit comme une perturbation fonctionnelle réversible (4) et n'est toujours pas considéré comme un dysfonctionnement somatique en présence d'une pathologie (15). Pour examiner toutes les causes probables des troubles diagnostiques du dysfonctionnement somatique, l'auteur propose une modification tissulaire et dégénérative comme celle affectant les articulations zygapophysaires ou les disques intervertébraux, doit être prise en compte en plus des changements purement fonctionnels. Bien que les pathologies déformatives et dégénératives puissent être considérées comme des comorbidités aux perturbations fonctionnelles (11), l'incapacité de différencier les causes des signaux palpatoires par la seule palpation est une raison d'inclure à la fois des aspects pathologiques et fonctionnels dans n'importe quel modèle. Le dysfonctionnement somatique est souvent décrit comme une perturbation fonctionnelle réversible (4) et n'est toujours pas considéré comme un dysfonctionnement somatique en présence d'une pathologie (15). Pour examiner toutes les causes probables des troubles diagnostiques du dysfonctionnement somatique, l'auteur propose une modification tissulaire et dégénérative comme celle affectant les articulations zygapophysaires ou les disques intervertébraux, doit être prise en compte en plus des changements purement fonctionnels. Bien que les pathologies déformatives et dégénératives puissent être considérées comme des comorbidités aux perturbations fonctionnelles (11), l'incapacité de différencier les causes des signaux palpatoires par la seule palpation est une raison d'inclure à la fois des aspects pathologiques et fonctionnels dans tout modèle des signaux palpatoires de dysfonctionnement. D'autres pathologies, telles que les arthrites inflammatoires, peuvent également potentiellement produire un changement palpable, mais ces pathologies peuvent être différenciées des causes fonctionnelles et dégénératives à travers l'histoire clinique et d'autres tests cliniques. Les causes proposées de signes cliniques attribués à un dysfonctionnement somatique sont en grande partie spéculatives et manquent de preuves de grande qualité à l'appui, mais l'auteur soutient qu'il est possible de présenter des causes plausibles pour les signes cliniques fréquemment cités. II - Facteurs tissulaires... II - Facteurs tissulaires contribuant aux signes cliniques d'un dysfonctionnement somatique De nombreux facteurs tissulaires, liés par des antécédents naturels de lésions et de changements dégénératifs, sont susceptibles de contribuer aux signaux palpables d'un dysfonctionnement somatique. Les facteurs tissulaires qui peuvent contribuer à ces indices palpables comprennent la lésion et l'inflammation de l'articulation zygapophysaire ; piégeage ou extrapolation de plis synoviaux dans l'articulation zygapophysaire ; remodelage du tissu conjonctif à l'intérieur et autour de l'articulation zygapophysaire ; Les autres pathologies non abordées dans cet article peuvent également créer des signes palpables, mais l'histoire du patient fournira des informations sur la probabilité d'une pathologie locale et systémique, comme les arthrites inflammatoires, qui peuvent être confirmées par d'autres pathologies. tests médicaux. A - Blessure à l'articulation zygapophysaire Une entorse de l'articulation zygapophysaire a été postulée comme cause de douleur rachidienne et de dysfonctionnement intervertébral (9,16). Des études utilisant des blocs anesthésiques diagnostiques ont confirmé que l'articulation zygapophysaire est une source commune de douleur rachidienne et peut produire à la fois des douleurs locales et dirigées (16). Bien que la cause de la douleur reste difficile à cerner, les lésions de la capsule articulaire zygapophysaire et les fractures par avulsion ont été identifiées à la suite d'une blessure (16). Un traumatisme peut donc entraîner une entorse de la capsule articulaire zygapophysaire, une inflammation et un épanchement articulaire, ainsi que des lésions d'autres tissus autour du segment intervertébral. Par conséquent, il est plausible qu'une entorse et un épanchement puissent causer ou contribuer à tous les signes diagnostiques d'un dysfonctionnement somatique segmentaire : douleur et sensibilité paraspidienne profonde causée par l'inflammation des ligaments et des capsules, mouvement articulaire restreint avec altération des articulations et épanchement articulaire. la congestion des tissus et les modifications de la texture des tissus telles que la dureté ou le « bogginess » de l'inflammation et de la congestion des muscles périarticulaires et des tissus. Bien que les entorses articulaires zygapophysaires semblent être une cause plausible de douleur rachidienne aiguë, il y a un manque de preuves cliniques à l'appui. Nazarian et ses collaborateurs (18) ont étudié l'inflammation articulaire zygapophysaire cervicale et lombaire chez des patients symptomatiques qui utilisaient des ultrasons diagnostiques, mais ils étaient incapables de démontrer une échogénicité anormale dans ou à proximité des articulations. Fryer et Adams (19) ont examiné cinq volontaires présentant une douleur unilatérale aiguë « crick in the neck » dans les 24 heures suivant l'apparition de la douleur ; les auteurs ont postulé que cette population serait susceptible d'avoir des signes inflammatoires. Les volontaires ont été examinés pour déterminer le côté et le niveau de la douleur au cou, et l'examen a été suivi par l'imagerie par résonance magnétique du cou. Aucun signe d'inflammation des articulations cervicales ou d'épanchement articulaire n'a été détecté, mais l'étude n'a pas écarté la possibilité d'une inflammation occulte et des méthodes d'imagerie plus sensibles ont été nécessaires pour la détection (19) Par conséquent, si une inflammation survient dans les articulations zygapophysaires. douleur bénigne du cou suite à un traumatisme trivial, il doit être subtile. B - Piégeage ou extrapolation de plis synoviaux Le piégeage ou l'extrapolation des plis synoviaux a été proposé comme mécanisme de la douleur articulaire aiguë avec blocage (5,16,20) Les plis synoviaux ressemblant à des méniscoïdes se produisent dans les articulations zygapophysaires du rachis lombaire et cervical et agissent comme des « remplisseuses spatiales passives » qui remplissent les parties périphériques non congruentes de l'articulation dans sa position neutre mais se déplacent lorsque l'articulation se déplace (16, 20). Certains auteurs ont spéculé que ces plis synoviaux sont piégés (enflés et enflammés par un traumatisme mineur qui empêche le glissement des surfaces articulaires opposées) ou extrapolés (attachés et retenus sur la marge articulaire pendant la flexion complète qui empêche la surface supérieure de glisser vers le bas et vers l'arrière) (5,16,20). La signification clinique de ces plis synoviaux est largement inconnue, mais ils sont probablement blessés et deviennent une source de douleur dans des conditions traumatiques du cou telles que le coup de fouet cervical (20). Les hypothèses de piégeage et d'extrapolation semblent plausibles pour un dysfonctionnement somatique. l'articulation de la colonne vertébrale est extrêmement douloureuse et « bloquée » en flexion, mais ces explications sont spéculatives en raison de l'absence de preuves directes (16,20). C - Les changements du tissu conjonctif articulaire Les adhérences intra-articulaires, la fibrose articulaire et la laxité ligamentaire ont toutes été suggérées comme des conséquences de blessures et des causes de mobilité articulaire perturbée (8,9,21,22,23). Des adhérences dans l'articulation zygapophysaire ont été suggérées comme cause de mobilité segmentaire restreinte (21,22). Bien que des adhérences aient été observées chez des rats après l'immobilisation de l'articulation zygapophysaire par une fixation chirurgicale (22), il n'y a pas d'évidence chez les humains. Les adhérences intra-articulaires ne tiennent pas compte de l'hypomobilité aiguë ou transitoire en raison du temps requis pour la formation d'adhérences, mais les adhérences doivent être une considération théorique lorsque l'hypomobilité segmentaire chronique suit une période d'immobilisation. En variante, une déformation et une lésion continues de la capsule zygapophysaire et des ligaments capsulaires peuvent produire un remodelage et un allongement de ces tissus conjonctifs. Une déformation continue peut entraîner un fluage viscoélastique, des lésions et un remodelage des ligaments articulaires, entraînant une laxité ligamentaire à long terme et une hypermobilité articulaire (23,24). Les ligaments lésés cicatrisent avec le tissu cicatriciel, ce qui affaiblit les propriétés biomécaniques du tissu et ne guérit pas complètement au cours du temps (25,26). Bien que l'on suggère généralement que le dysfonctionnement somatique implique une hypomobilité segmentaire (5,14,27) certains auteurs affirment que le signe clinique du mouvement « altéré » dans le dysfonctionnement somatique inclut également l'hypermobilité (1,12). Où l'hypermobilité segmentaire s'est développée le segment peut devenir plus susceptible de subir d'autres blessures et d'entorse, ce qui renforcerait d'autres signes cliniques de dysfonctionnement, tels que la sensibilité et le changement de la texture des tissus. Dans les deux cas, le remodelage du tissu conjonctif de la capsule et des ligaments peut être responsable de changements de mobilité à long terme. Il y a plus de signes de laxité ligamentaire et d'hypermobilité que d'hypomobilité associée à la douleur rachidienne, en particulier suite à un traumatisme comme le coup de fouet cervical (23) et, compte tenu du manque de preuves directes d'adhérences intra-articulaires et de changements fibrotiques sont plus spéculatifs. Cependant, les adhérences intra-articulaires peuvent être des causes plus plausibles d'hypomobilité articulaire lorsque la blessure est suivie d'une période prolongée d'immobilisation (22). D - Dégénérescence discale intervertébrale Les disques intervertébraux sont une source de douleurs lombaires chroniques mais ne peuvent généralement pas être diagnostiqués à partir de l'anamnèse ou de l'examen physique (16,28). Certains auteurs ont attribué des signes de dysfonctionnement somatique segmentaire, comme la douleur due à la pression manuelle et au mouvement de fin de Bien (?) que la dégénérescence discale puisse être sans rapport avec la douleur ou les symptômes de la colonne vertébrale, la dégénérescence (31,32) réduit le mouvement du segment dans toutes les directions, ce qui peut être détecté par la palpation du mouvement et les accessoires. Les lésions du disque peuvent produire une contraction réflexe du multifidus (35) et produire potentiellement un changement palpable du tissu paraspinal, mais les preuves d'une activité électromyographique anormale associée à des résultats palpatoires font défaut (36,37,38). Par conséquent, les lésions discales intervertébrales, les perturbations et dégénérescence ont le potentiel de produire de nombreux signes cardinaux de dysfonction somatique, en particulier un mouvement segmentaire réduit. D'autres arthrites inflammatoires spécifiques et des pathologies rachidiennes peuvent également causer de la douleur et des signaux palpables, mais ils ne sont pas considérés ici car ils sont généralement identifiés par les antécédents cliniques et l'imagerie diagnostique et ne sont généralement pas le résultat d'une lésion légère ou dégénérative. III - Modifications... III - Modifications fonctionnelles nociceptives contribuant aux signes cliniques d'une dysfonction somatique Les modèles neurologiques pour le dysfonctionnement somatique ont gagné le plus d'acceptation et de longévité dans la profession ostéopathique. Korr a développé le modèle du « segment facilité » (39,40) basé sur une recherche pionnière menée dans les années 1940 et 1950. Ses recherches suggèrent que des blessures (lésions) myofasciales pourraient produire des réactions motrices et sympathiques segmentaires exagérées (41,42,43). Cependant, cette recherche présentait des lacunes majeures et ne validait pas le concept de dysfonction somatique (44,45). Dans le modèle de Korr, entrée afférente aberrante dans la moelle épinière, un mouvement ou un traumatisme mal exécuté a été proposé pour « faciliter » et abaisser le seuil des interneurones spinaux, produisant un écoulement sensoriel, moteur et sympathique exagéré à partir du segment impliqué. En 1990, Van Buskirk propose une modification du modèle Korr qui souligne l'importance du nocicepteur dans la production de réponses motrices et sensorielles46. Van Buskirk souligne également le rôle possible du réflexe axonal nocicepteur dans la production de modifications tissulaires (46). Dans les deux modèles, segmentaire les troubles du mouvement étaient attribués à la contraction ou à la contraction musculaire, et les changements tissulaires étaient largement attribués à la contraction musculaire. Cependant, il existe peu de preuves qu'une contraction musculaire anormale est associée à un dysfonctionnement somatique36, 37 et une activité électromyographique anormale n'a pas été retrouvée dans les muscles spinaux profonds paravertébraux qui semblent anormaux à la palpation au repos dans des études récentes (38,47). Au fur et à mesure que notre compréhension de la science de la douleur s'est élargie au cours des dernières décennies, le concept de segmentation facilitée de Korr a été largement dépassé par le concept moderne de sensibilisation centrale. Les deux concepts partagent plusieurs caractéristiques similaires, y compris l'initiation par un bombardement de l'activité afférente, la sensibilisation des neurones de la corne dorsale, et la facilitation des voies nociceptives. Cependant, le modèle du segment facilité a mis l'accent sur les effets moteurs sympathiques et les changements segmentaires et a justifié le traitement manipulatoire pour influencer les troubles musculo-squelettiques et viscéraux (7), alors qu'une sensibilisation centrale a été développée pour expliquer l'expérience douloureuse. Le système nerveux central (SNC), y compris les centres supérieurs (48). La sensibilisation centrale se produit lorsque les intrants nocicepteurs déclenchent une augmentation prolongée de l'excitabilité et de l'efficacité synaptique des neurones dans les voies nociceptives centrales (49). La réorganisation fonctionnelle et anatomique de la corne dorsale et des centres supérieurs du SNC produit une activation de la voie nociceptive prolongée. Les processus neuroplastiques sous-jacents ont été bien décrits ailleurs (49,50). L'hyperexcitabilité neuronale de la corne dorsale a été démontrée après une lésion articulaire facettaire douloureuse (51), bien que l'entrée nociceptive et la sensibilisation subséquente puissent provenir de n'importe quel tissu innervé. Les caractéristiques cliniques de la sensibilisation centrale sont l'hyperalgésie, où normalement les stimuli douloureux produisent une douleur exagérée ; l'allodynie, où des stimuli normalement non douloureux tels que le toucher léger ou le mouvement produisent de la douleur ; et une augmentation générale de la réponse à une variété d'autres stimuli (52). La réponse exagérée de la douleur aux stimuli peut durer plus longtemps que la lésion tissulaire périphérique initiale, ce qui entraîne une transition de la douleur vers l'origine du SNC. Par conséquent, la sensibilisation centrale, avec ses aspects d'hyperalgésie et d'allodynie, explique la constatation clinique de la sensibilité lors de l'évaluation d'un dysfonctionnement somatique, même si une lésion tissulaire n'est plus présente, bien que la sensibilité puisse être généralisée si la sensibilisation est un processus clé. Les implications cliniques de la douleur généralisée aux ostéopathes sont profondes et seront discutées plus tard. Les nocicepteurs activés peuvent également contribuer aux changements de texture des tissus attribués à un dysfonctionnement somatique. L'inflammation neurogène accompagne régulièrement l'excitation des nocicepteurs afférents primaires. Les nocicepteurs activés peuvent agir de façon motrice lorsque les potentiels d'action antidromique de la moelle épinière vers la périphérie provoquent la sécrétion de neuropeptides pro-inflammatoires puissants à partir de ces fibres sensorielles pour favoriser l'inflammation tissulaire (53,54) Ces « réflexes radiculaires dorsaux » Les inflammations neurogéniques ont également été suggérées comme un mécanisme possible de l'inflammation et des signes associés à un dysfonctionnement somatique (9,57) Bien que les réflexes radiculaires dorsaux l'inflammation neurogène est déclenchée par des facteurs locaux dans les tissus périphériques, l'inflammation neurogène peut également être générée à partir des voies centrales descendantes. Il a été démontré que la stimulation de la substance grise périaqueducale dans le mésencéphale produit des réflexes radiculaires dorsaux d'une manière dépendante de la fréquence.58 Par conséquent, l'inflammation neurogène peut être responsable des changements de texture des tissus ou contribuer à leur inflammation. à une lésion tissulaire périphérique existante. D'un point de vue clinique, la douleur affecte le contrôle moteur, l'activation et la taille des muscles, l'intégration sensorimotrice et la proprioception. Une atrophie des muscles profonds parasinaux au niveau du segment douloureux a été rapportée dans la lombalgie et peut survenir rapidement (59,60,61,62). L'atrophie des muscles profonds peut potentiellement être une autre source de résultats palpatoires anormaux, bien qu'une atrophie n'ait pas été (observée), démontré chez des participants sains avec des signaux palpables (63). Ces changements fonctionnels nociceptifs peuvent expliquer certains des résultats palpables attribués à la dysfonction somatique, en particulier, la neuroplasticité centrale et la sensibilisation contribuant à la douleur et la tendresse et l'inflammation neurogène contribuant aux changements de texture des tissus. Bien que certains auteurs (4,46) aient spéculé que de tels changements puissent aussi être initiés par un apport nocif des viscères, les effets seraient probablement diffus sur plusieurs segments plutôt que localisés à un seul « dysfonctionnement segmentaire » en raison de la convergence des afférences viscérales dans la corne dorsale (57). IV - Causes plausibles ... IV - Causes plausibles des signes cliniques d'un dysfonctionnement somatique Une multitude de facteurs neurologiques et tissulaires peuvent causer ou contribuer aux signaux palpables attribués à un dysfonctionnement somatique. Les changements fonctionnels dirigés par le nociceptif peuvent produire des altérations de la texture des tissus et de la sensibilité à la douleur, deux des caractéristiques cardinales attribuées au dysfonctionnement somatique par les ostéopathes. De plus, il semble probable qu'un certain nombre de processus comorbides impliquant une lésion et une dégénérescence tissulaires contribuent également à la texture des tissus et à l'amplitude des mouvements et à l'activation des voies nociceptives. La dysfonction somatique est communément décrite comme étant aiguë ou chronique (5,13), et ces stades sont probablement liés à une inflammation tissulaire aiguë ou à un changement dégénératif à long terme, les deux pouvant être accompagnés de changements neurologiques et fonctionnels. Au stade aigu du dysfonctionnement, la sensibilité est le plus facilement expliquée par l'activation du nocicepteur et la sensibilisation périphérique suite à une lésion tissulaire. À plus long terme, les modifications neuroplastiques nociceptives de la corne dorsale et du système nerveux central supérieur potentialisent la douleur et la sensibilité. Les signes cliniques d'asymétrie, tels que l'asymétrie apparente de la plénitude paraspinale, peuvent être causés par des modifications tissulaires ou motrices affectant un côté de la colonne vertébrale plus que l'autre. Les textes ostéopathiques et les modèles biomécaniques associés ont postulé que l'asymétrie des repères osseux, tels que les processus transverses ou épineux de la vertèbre, sont des signes cliniques de dysfonctionnement (1,5,13). Il a été proposé qu'un segment rachidien puisse adopter un repos neutre « pathologique » en cas de perte de mouvement importante dans une direction1 ou de glissement de facette restreinte en flexion ou en extension, positionner l'articulation dans une position pivotée ou fléchie latéralement (64). Cependant, ces asymétries et leurs causes proposées sont entièrement spéculatives, et l'asymétrie naturelle des repères osseux est susceptible d'être commun et un facteur de confusion pour ce signe de diagnostic. Les changements de mouvement dans le stade aigu du dysfonctionnement peuvent être provoqués par des changements inflammatoires et la congestion du liquide tissulaire après une lésion des tissus mous segmentaires, tels que les muscles, les ligaments et la capsule articulaire, et peuvent être favorisés par une inflammation neurogène. Malgré l'absence de signes d'inflammation profonde dans les douleurs rachidiennes aiguës bénignes, une congestion tissulaire périarticulaire et un épanchement synovial pourraient potentiellement se produire et produire une résistance tissulaire à un mouvement complet. L'extrapolation du pli synovial peut être responsable dans des cas plus rares de bas du dos en flexion, mais ce mécanisme est plus spéculatif. Les changements dégénératifs du disque et de l'articulation zygapophysaire, le remodelage et la fibrose de la capsule articulaire et des tissus conjonctifs environnants ont le potentiel de provoquer des changements à long terme dans le mouvement du segment, soit une diminution ou une mobilité accrue. De plus, l'activité musculaire peut contribuer aux changements de mouvement. La protection musculaire réflexe semble improbable à moins d'une lésion importante des structures profondes de la colonne vertébrale, mais un comportement de protection volontaire et non volontaire dû à l'hypervigilance et à la peur de la douleur peut potentiellement entraîner une restriction du mouvement, bien que ces changements soient probablement régionaux. Les anomalies de la texture des tissus sont probablement causées par une inflammation associée à une lésion aiguë de la colonne vertébrale et des tissus environnants, une inflammation neurogène associée à des nocicepteurs activés et à des voies nociceptives, et un comportement protecteur des muscles incapables de se relaxer complètement. De plus, l'atrophie musculaire profonde associée à la douleur rachidienne peut être une source de changement de texture. V - Un modèle... V - Un modèle pour les signes cliniques de dysfonctionnement somatique Dans la Fig.1, un modèle est présenté pour les signes cliniques attribués à un dysfonctionnement somatique basé sur les modèles précédents de l'auteur (8,9). Ce modèle ne présente pas la dysfonction somatique comme une entité clinique unique mais comme la production de signes cliniques nociceptifs. les changements fonctionnels entraînés et les facteurs de tissu patho-anatomiques comorbides associés à la déformation et à la dégénérescence. Différents facteurs peuvent prédominer chez différents individus. C'est un modèle pour les signes cliniques palpatoires attribués au dysfonctionnement somatique et non pour la douleur rachidienne, et ces signes palpables peuvent exister avec ou sans présence de symptômes. Figure 1 : Un modèle pour les signes cliniques attribués au dysfonctionnement somatique intervertébral (modifié de Fryer 2003). Les signes cliniques de sensibilité, de changement d'amplitude de mouvement et de modification de la texture des tissus sont pris en compte dans ce modèle. Le signe clinique de l'asymétrie sera évident si les facteurs tissulaires ci-dessus affectent un côté du segment intervertébral plus que l'autre côté Le dysfonctionnement est vraisemblablement déclenché par une lésion tissulaire, soit un macroscopisme, soit un micro-traumatisme répété. Une lésion de la capsule articulaire, des tissus mous périarticulaires ou de l'anneau du disque provoquera une inflammation et activera les nocicepteurs. Les lésions et l'activation des nocicepteurs peuvent ou non impliquer une conscience consciente de la douleur car la douleur est une production du cerveau et modifiée par de nombreux facteurs (49,57). L'activation des nocicepteurs et des voies nociceptives peut produire des réflexes radiculaires dorsaux favorisant l'inflammation des tissus neurogéniques. Cette pulsion nociceptive peut altérer l'activité motrice des muscles apparentés (65,66,67), inhibant très probablement l'activité de la musculature segmentaire profonde tout en augmentant l'activation de la musculature superficielle et multi-segmentaire (36,37). Si la douleur est présente, une surveillance volontaire et involontaire du comportement peut encore augmenter la sortie du moteur. La pulsion nociceptive peut également produire une excitation sympathique et, à long terme, avoir un impact négatif sur la fonction viscérale et immunitaire (7,46). Les modèles traditionnels de dysfonctionnement somatique proposent que les réflexes neuraux segmentaux « ascendants » produisent des changements somato-viscéraux (7,39,40), mais il est plus probable que l'expérience de la douleur influence les centres supérieurs pour produire des réactions de stress généralisées et un éveil autonome qui entraînent des conséquences à long terme sur la santé (44,68). La douleur aiguë augmente l'activité sympathique et la tension artérielle. de la douleur chronique sont plus complexes, la douleur chronique est également associée à la pulsion sympathique et à l'hypertension. En présence de douleur, la proprioception et le contrôle moteur deviennent altérés (65,66,67,70,71,72,73,74,75,76), laissant potentiellement le segment et la région plus vulnérables à d'autres blessures. Le mal de dos semble modifier la stratégie motrice pour protéger et décharger la structure blessée, inhiber l'activation des muscles spinaux profonds et augmenter l'activation de la musculature lombaire superficielle (36,37,77). Ces changements peuvent affecter le contrôle moteur fin de la région. Les patients souffrant de douleurs cervicales chroniques ont un mouvement cervical saccadé et irrégulier (70) et une acuité de positionnement plus faible que les témoins sains (70,71,72,73). Les patients souffrant de douleurs au cou démontrent également une plus grande mobilité posturale (74,75,76). Les preuves suggèrent que la douleur affecte le cerveau moteur, réduisant le volume de la carte des muscles dans le cortex moteur primaire et « maculant » la représentation musculaire des différents muscles du cortex (65,66,67). Ainsi, les voies nociceptives activées et l'expérience de la douleur sont susceptibles de provoquer une plus faible acuité de position, un contrôle moteur et une stabilité du segment douloureux ou de la région du corps et de prédisposer à d'autres blessures. Au fil du temps et avec des efforts et blessures répétés, des changements dégénératifs peuvent survenir au disque et aux articulations zygapophysaires, et même si le rôle de la génétique peut être plus important que le chargement et le mode de vie dans la dégénérescence discale (78,79). La modification dégénérative du complexe articulaire de la colonne vertébrale entraînera probablement un changement de mouvement segmentaire à long terme, soit une hypermobilité, soit une hypomobilité. Bien que les praticiens ostéopathes ne puissent pas distinguer les causes sous-jacentes des signes cliniques qu'ils palpent, ce modèle conceptuel (Figure 1) peut être utile pour guider le raisonnement clinique du praticien en considérant les processus sous-jacents probables associés aux signes palpables de dysfonctionnement. Les ostéopathes doivent également être conscients que tous ces facteurs ne peuvent pas faire l'objet d'un traitement manuel. VI - Dysfonction... VI - Dysfonction somatique : pertinence pour la profession moderne Bien que le concept de dysfonctionnement somatique soit considéré par de nombreux ostéopathes comme un élément central de la pratique de l'ostéopathie (4), d'autres le considèrent comme un concept anachronique qui menace de ridiculiser la profession, tout comme la subluxation chiropratique discréditée (81). une maladie classifiable internationale (CIM) avec l'Organisation mondiale de la santé (sous « M 99 lésions biomécaniques, non classés ailleurs ») (82), le terme dysfonctionnement somatique est vague et n'a pas de physiopathologie définie. La classification CIM sert très probablement les intérêts des médecins ostéopathes des États-Unis qui utilisent les numéros d'article à des fins de facturation et de remboursement, mais la classification est peu pertinente pour les ostéopathes en dehors des États-Unis ou pour les membres d'autres professions. En outre, cet auteur suggère que l'utilisation du terme « dysfonctionnement somatique » a peu de signification clinique à des fins de diagnostic, étant donné son manque de spécificité et la probabilité que différents processus produisent ces signaux palpatoires. Parce que le terme est vague et manque d'une physiopathologie claire, il est peu utile de communiquer la présence d'un dysfonctionnement somatique chez les autres ostéopathes lorsque des descripteurs plus précis, tels que le mouvement restreint ou la sensibilité, peuvent être utilisés. Il serait encore moins utile de déclarer la présence d'un dysfonctionnement somatique à des praticiens d'autres professions, étant donné que le terme est rarement utilisé ou compris en dehors de la profession. Malgré cela, l'auteur est au courant des praticiens privés et des praticiens dans les cliniques d'enseignement qui utilisent ce terme dans un diagnostic écrit. L'auteur a tenté dans des articles précédents de fournir une explication plausible des phénomènes cliniques attribués au dysfonctionnement somatique, en tenant compte à la fois des changements fonctionnels et des comorbidités tissulaires (8,9), et a fourni un modèle mis à jour dans cet article. Étant donné que le modèle met l'accent sur les signes physiques palpables, les facteurs considérés dans ce modèle sont en grande partie biomédicaux, mais l'auteur ne veut pas laisser entendre que les praticiens ne devraient considérer que les facteurs biomédicaux dans la gestion des patients. La prise en charge des patients doit tenir compte des facteurs tissulaires, neurologiques et biopsychosociaux A - Fiabilité et validité du diagnostic Lorsque l'on considère la signification clinique du terme dysfonctionnement somatique, la fiabilité et la validité du diagnostic doivent être prises en compte. Pour qu'un test clinique soit utile, il doit être fiable lorsque des mesures répétées effectuées par des examinateurs identiques ou différents donnent le même résultat et sont valables lorsque le test mesure ce qu'il est censé mesurer (83) La fiabilité diagnostique de bon nombre des indices de dysfonction somatique sont faibles (84,85,86). La palpation de la sensibilité a une fiabilité inter-examinateur acceptable, mais la fiabilité de la palpation de la restriction de mouvement segmentaire ou des modifications de la texture tissulaire est généralement médiocre (84,85,86), les repères sont passables à mauvais (87), sauf s'il existe une asymétrie substantielle (88). Les données suggèrent que la formation consensuelle peut considérablement améliorer la fiabilité de ces résultats entre praticiens (89,90), bien que la validité de ces résultats de consensus reste encore à explorer. D'autres études ont trouvé une amélioration de la fiabilité lors de l'utilisation d'une combinaison de tests diagnostiques pour détecter les articulations symptomatiques, à condition que la provocation soit l'un des tests (91,92,93,94). Cependant, ces tests peuvent simplement localiser une articulation symptomatique ou une région d'hyperalgésie , ce qui n'est pas nécessairement analogue au dysfonctionnement somatique. De plus, la pertinence du dysfonctionnement somatique par rapport à l'état de santé ou à la maladie n'est pas établie. La validité de l'asymétrie posturale et structurelle en tant qu'indicateurs de dysfonctionnement est douteuse, étant donné le manque d'association avec de tels résultats et maux de dos.95 Quelques chercheurs ont tenté de relier les résultats palpatoires de dysfonctionnement somatique aux conditions des patients (96,97) pour détecter la plupart des indices cliniques sape la crédibilité de toutes les associations rapportées. Le manque de fiabilité pour la détection et le manque de validité pour l'association avec la douleur ou la maladie de ces signes cliniques mine l'affirmation ostéopathique traditionnelle que le dysfonctionnement somatique est important dans la santé et la maladie. B - Confondeurs pour le diagnostic palpatoire Le concept ostéopathique du dysfonctionnement somatique est basé sur des modèles biomédicaux et biomécaniques, où les résultats cliniques physiques signalent une anomalie fonctionnelle et un traitement manipulatif ultérieur normalise la fonction. En plus de la fiabilité médiocre du diagnostic, la science de la douleur confond davantage la croyance que la palpation identifie une base tissulaire pour un dysfonctionnement. On pense généralement que la palpation de la tendreté tissulaire et les changements de texture impliquent les tissus sous-jacents, mais la sensibilité du tissu normal peut être provoquée par l'allodynie et la sensibilisation du SNC et le changement de texture peuvent être produits dans le tissu normal de l'inflammation neurogène chez certains individus. Les ostéopathes doivent donc être conscients des signes de sensibilisation centrale, tels que la douleur généralisée et l'hyperalgésie, la chronicité des symptômes et l'intolérance à divers stimuli, afin de mieux interpréter la pertinence de leurs constatations cliniques (52). Ce modèle conceptuel proposé (Fig. 1), avec une bonne connaissance de la science de la douleur et des signes de sensibilisation centrale, peut aider le raisonnement clinique et l'interprétation des résultats physiques. C - Le langage du dysfonctionnement Le langage médical utilisé avec les patients peut avoir une grande influence sur l'appréciation de leur condition par le patient. La communication peut être rassurante et habilitante ou peut être déresponsabilisante et renforcer le comportement d'évitement de la peur et la catastrophisation chez les patients. Au cours des dernières décennies, il a été suggéré que les facteurs biopsychosociaux chez les patients, tels que leur compréhension (ou malentendu) de leur condition et les comportements résultants à la douleur, ont une forte influence sur l'évolution et le pronostic de la douleur et de l'incapacité (98,99). Historiquement, le traitement manipulatif ostéopathique a été développé dans un cadre conceptuel biomécanique et a donné lieu à une gamme disparate d'étiquettes pour les dysfonctionnements présumés. L'utilisation d'une terminologie jargonneuse peut être déresponsabilisante pour de nombreux patients car des dysfonctionnements essentiellement bénins (typiquement des troubles mineurs du mouvement) peuvent être interprétés comme des déficiences graves avec des conséquences à long terme et nécessitant un traitement manuel passif continu pour la correction. Le langage associé au modèle biomécanique de Fryette des années 1950 (64), un modèle communément enseigné aux États-Unis et en Europe, utilise généralement des étiquettes « positionnelles » complexes pour décrire la dysfonction segmentaire. Ce modèle est encore utilisé dans de nombreux textes ostéopathiques courants (1,5,27,100), même s'il a été largement discrédité (101,102,103,104,105). Même si ces termes sont qualifiés de restriction de mouvement ou de préférence de mouvement positions (1), les étiquettes positionnelles de dysfonctionnement qui incluent des vertèbres « fléchies et tournées », des os innominés « antérieurement tournés », ou des premières côtes « subluxées supérieures » impliquent inévitablement le concept erroné d'un « os déplacé ». L'utilisation d'un tel langage peut confirmer l'impression d'un trouble structurel grave dans l'esprit d'un patient craintif et souffrant, conduisant à un comportement catastrophique, à l'évitement de la peur et à une dépendance inutile au traitement. De l'avis de cet auteur, la terminologie positionnelle est anachronique et potentiellement nuisible. La terminologie de restriction de mouvement est un moyen préférable de définir les caractéristiques de mouvement d'un segment parce qu'elle ne renforce pas le message d'un déplacement fixe dans l'esprit du patient ou du praticien. Même l'utilisation du terme « dysfonctionnement somatique » peut transmettre un message similaire au patient à moins qu'il ne soit déconstruit et démystifié. Ce terme a sans doute peu de sens pour décrire les caractéristiques de dysfonctionnement à d'autres ostéopathes, et encore moins aux patients, de sorte que l'utilisation du terme est mieux limitée à la considération théorique de la nature du dysfonctionnement et des causes des signes palpatoires. À l'heure actuelle, nous savons peu de choses à quelle fréquence le terme « dysfonctionnement somatique » est utilisé, quelle importance les ostéopathes y accordent et quels messages les ostéopathes transmettent à leurs patients au sujet de leurs constatations physiques et de leur diagnostic. Il est probable que l'utilisation de ce terme dans la profession varie grandement à travers le monde. Par conséquent, la profession ostéopathique internationale a besoin d'examiner, de discuter et de faire des recherches sur ce sujet de manière collaborative afin d'offrir un message cohésif (cohérent ?) fondé sur des données probantes à ce sujet. VII - Conclusion Un modèle conceptuel a été présenté qui décrit les causes plausibles des indices diagnostiques palpatoires communément attribués au dysfonctionnement somatique intervertébral. Ce modèle aidera le raisonnement clinique du praticien lors de l'interprétation des résultats palpatoires. La dysfonction somatique n'a pas été présentée comme une entité clinique unique, mais comme de nombreux facteurs tissulaires neurologiques et comorbides impliqués dans un cycle de lésion mineure, un changement dégénératif et les conséquences nociceptives et neurologiques résultantes. La palpation seule ne peut pas différencier les causes sous-jacentes des signes cliniques de dysfonctionnement, de sorte que ces signes doivent être interprétés dans le contexte des antécédents, des blessures, de la chronicité et des signes de sensibilisation. Le dysfonctionnement somatique est un concept qui est considéré comme essentiel à la philosophie ostéopathique par beaucoup dans la profession. Cependant, étant donné le manque de spécificité du terme, la probabilité que de nombreux facteurs contribuent aux signes cliniques, le manque de fiabilité pour détecter la plupart des caractéristiques cliniques, et la perte de pouvoir qui peut accompagner l'utilisation des étiquettes du jargon médical, il a été soutenu que ce terme n'a aucune utilité clinique à des fins diagnostiques ou pour communiquer un diagnostic à des patients ou à d'autres praticiens. Ainsi, bien que le concept puisse être utile comme modèle pour interpréter les signes diagnostiques palpatoires et faciliter le raisonnement clinique pour un traitement manipulateur, son utilisation comme étiquette de diagnostic dans le cadre de la pratique devrait être abandonnée. Il existe un besoin continu d'étudier les concepts théoriques ostéopathiques et de réfléchir sur les preuves disponibles. L'auteur recommande donc à la profession internationale d'examiner, de réfléchir et de discuter de cette question du dysfonctionnement somatique de manière réfléchie et collaborative. Remerciements L'auteur tient à remercier Deborah Goggin, MA, Scientific Writer, A.T. Still University, dans la préparation de ce manuscrit pour publication. Reférences 1. Greenman, P.E. Principles of manual medicine. 3rd ed. Lippincott William & Wilkins, Philadelphia ; 2003. 2. Dove, C.A. History of the osteopathic vertebral lesion. Br Osteopath J. 1967 ; : 3 3. 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  • Février 2019

    2 février, par Jean Louis Boutin — Dans la presse....
    Sur le Web... Patrick Landman - La fake science, la vérité des faits et l'espace public Dans Enfances & Psy 2018/3 (N° 79), pages 6 à 7 On ne compte pas les articles savants qui ont montré, arguments solides à l'appui, que l'application in extenso au champ psychiatrique de l'Evidence Based Medecine (ebm) et la référence unique mono-méthodologique aux Essais cliniques randomisés (ecr) posaient d'innombrables problèmes. Il a aussi été observé qu'il ne fallait absolument pas confondre efficacité démontrée par des méthodes statistiques et validité scientifique si ce n'est en promouvant une fake science. Pourtant l'ebm et les ecr représentent toujours la référence par excellence pour déterminer les protocoles, les guidelines et les recommandations de bonne pratique. Certes, quand il s'agit de déterminer le meilleur médicament, les ecr peuvent constituer une méthode valide ; de même quand il s'agit d'évaluer un traitement cognitivo-comportemental (tcc), les ecr ont toute leur place. Lire l'article de Patrick Landman (06/12/2018) en accès libre : https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2018-3-page-6.htm Franck Ramus - Les psychothérapies sont-elles évaluables ? Association pour la Psychologie Scientifique à l'Université (APSU) Avez-vous déjà entendu l'affirmation « La psychanalyse n'est pas évaluable » ? C'est en réaction que nous nous penchons ici sur l'évaluation des psychothérapies, en prenant pour exemple les psychanalyses, mais sans que nos explications se restreignent à celles-ci. En préalable, qu'est-ce que « la psychanalyse » ? Sans chercher à la définir de manière générale, je précise que l'article suivant ne concerne pas la pratique dialectique s'adressant à des politiciens, des stars du show-biz, et à tout autre adulte en relative bonne santé disposant de temps et d'argent, et consistant à les écouter parler de leur mal-être et de leurs interrogations existentielles et à en donner des interprétations. Je n'ai d'ailleurs pas connaissance que qui que ce soit cherche à évaluer ce genre de pratiques, et de fait cela n'a pas grande importance. Cet article parle de la psychanalyse comme forme de psychothérapie, ayant pour ambition de soigner des personnes (enfants ou adultes) ayant de véritables troubles mentaux ou cognitifs (au sens le plus large du terme), et opérant donc dans le champ de la psychiatrie et de la psychologie clinique. Lorsqu'une pratique affiche (même implicitement) l'ambition de soigner des troubles, on conçoit mieux qu'il soit légitime de soulever la question de son évaluation. Lire l'article de Franck Ramus : https://psychologiescientifique.org/ressources/apsu/les-psychotherapies-sont-elles-evaluables Le Midi Libre : Avignon : le constat du cancérologue Daniel Serin sur les coupeurs de feu Grâce à ses patientes, le cancérologue a constaté que les coupeurs de feu pouvaient les aider, tout comme d'autres médecines complémentaires. Daniel Serin est cancérologue, vice-président de l'Institut Sainte-Catherine à Avignon, rédacteur en chef de la revue Psycho-oncologie. Des dizaines de patientes lui ont confié faire appel à des coupeurs de feu. “C'est étonnant, des êtres se disent investis de pouvoirs faisant disparaître les douleurs liées aux brûlures. On n'a aucune explication scientifique.” Lire l'article de Constance Colle : https://www.midilibre.fr/2018/04/03/avignon-le-constat-du-cancerologue-daniel-serin-sur-les-coupeurs-de-feu,1650049.php Science et Vie : L'ostéopathie, ça marche ? Rares sont les études qui ont évalué correctement l'ostéopathie, tant cette discipline est ardue à étudier. Son seul bienfait avéré concerne le mal de dos. Discipline particulièrement hétérogène s'inspirant de philosophies parfois très différentes, l'ostéopathie semble bien difficile à évaluer. Toutefois, des protocoles existent depuis peu. Par exemple, des participants effectuent des manipulations factices, etc. Des études comparatives sérieuses ont même été menées pour le traitement des douleurs d'origine vertébrale. D'où il ressort, d'après un rapport de l'Inserm, que "pour soulager le mal de dos, l'ostéopathie sem ble faire aussi bien que des anti-inflammatoires non stéroïdiens... ou aussi mal, car ces médicaments ont une efficacité limitée contre la lombalgie ". Lire l'article de Coralie Hancok (26/01/2019) : https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/l-osteopathie-ca-marche-48023 Articles LES DERNIERS ARTICLES PUBLIES SDO 4 - Quantification de la capacité à percevoir un mouvement par la palpation Hervé Kasparian, ostéopathe, Ghislaine Signoret, ostéopathe, Jérôme Kasparian, Professeur à l'Université de Genève The Journal of the American Osteopathic Association, October 2015, Vol. 115, 604-610. doi:10.7556/jaoa.2015.121 - J Am Osteopath Assoc. 2015 ;115(10) :604-610 - Traduction : Hervé Kasparian Résumé Contexte : La palpation des mouvements est au cœur de la pratique de l'ostéopathie en Europe. Les techniques crâniennes, en particulier, demandent de sentir de très petits mouvements (quelques dizaines de microns). Toutefois, à la connaissance des auteurs, le plus petit mouvement détectable à mains nues n'a jamais été déterminé. Objectif : Quantifier la capacité humaine à détecter un mouvement par palpation passive. Lire l'article (accès libre) : Quantification de la capacité à percevoir un mouvement par la palpation SDO 4 - Que fait un ostéopathe en posant les mains sur un patient ? Bruno Ducoux DO Si le savoir est issu d'une accumulation de données ingurgitées puis enseignées dans une somme dite scientifique, la connaissance est également issue de l'expérience personnelle acquise au sein du monde sensible. L'interaction avec la nature est un savoir implicite qui donne des signes subjectifs d'accumulation d'inné et d'acquis. Ces preuves subjectives que l'ostéopathe perçoit dans son corps sensible dépassent ses capacités cognitives connues. Elles révèlent une puissance d'agir- potency- non locale, englobant des espaces et un temps non linéaire, non fini, non appréhendable par les sens mais bien présent dont les fruits sont la Joie, la Beauté et l'Eternité. Lire l'article (accès libre) : Que fait un ostéopathe en posant les mains sur un patient ? Livres LES DERNIERS LIVRES INSCRITS DANS LA BIBLIOTHÈQUE Christine Jacquenot - Les mémoires premières, de la conception à la naissance - Éditions Quintessence 2018 Psychanalyse et embryologie - Le cas du jumeau fantôme 232 pages - Format : 15 x 23 cm - ISBN : 978-2358052313 - Prix : 18 € Le XXIe siècle bouscule nos représentations et nous invite à reconsidérer des questions essentielles comme la procréation, la place de l'embryon, ou des modes de naissance modernes. Dans cette dynamique, les mémoires premières nous ouvrent de nouvelles perspectives dans le domaine de la psyché. Ces mémoires, qui contiennent les informations enregistrées de la conception à la naissance et périnatalité, peuvent marquer notre psychisme et participer à sa construction. Écrire sur ces mémoires, c'est s'inscrire dans un courant de pensée émergent qui tente d'intégrer la vie fœtale à l'histoire de la personne. L'exploration de ces espaces intérieurs vient dès lors enrichir la psychothérapie et lui apporter des angles de compréhension inédits. À partir de nombreuses vignettes cliniques éclairantes, l'auteur développe le concept d'une construction fractale de la psyché et nous invite à un voyage mystérieux et captivant aux racines de l'inconscient humain. La problématique du « jumeau fantôme », un cas particulier des mémoires premières, est développée de façon rigoureuse et documentée. Dans un souci de vulgarisation, ce livre s'adresse à tous : psychanalystes, psychologues, psychomotriciens, thérapeutes du soin corporel ou tout simplement au profane curieux d'en apprendre davantage sur les fondations de la construction de l'individu. Voir la présentation sur la Biblioboutik : Christine Jacquenot - Les mémoires premières, de la conception à la naissance - Éditions Quintessence 2018 Claude Roumi - Lumière sur l'Osteopathy - Chez l'auteur 568 pages - Format : 16 x 23,5 cm - ISBN : 978-2-9548456-1-6 - Prix : 28 € « L'osteopathy est une philosophie » C'est ainsi qu'Andrew Taylor Still définissait l'Osteopathy qui lui a été révélée, le 22 juin 1874 lors de sa « Grande Vision », quelque part dans le Missouri. John Martin Littlejohn, un de ses premiers élèves s'installe à Londres où, en 1917, il fonde la British School of Osteopathy (B.S.O.). Quelques années plus tard, avec la création de l'European School of Osteopathy à Maidstone, de nombreuses écoles fleurissent en France. Actuellement, il y plus d'écoles en France qu'il y en a dans le monde entier. Dans ce passage de l'Amérique à l'Europe et en particulier en France, l'Osteopathy est devenue l'ostéopathie. Que s'est-il passé ? Qu'avons-nous gagné ? Qu'avons-nous perdu ? Qu'est-ce qui nous a échappé ? Pourquoi ne parlons-nous plus de philosophie alors qu'A.T. Still disait que nous devons être avant tout des philosophes ? Cet ouvrage propose de découvrir, à travers le déroulement de la vie d'Andrew Taylor Still, à travers ses rencontres et ses initiations, tant livresques que physiques, religieuses, politiques et spirituelles, la philosophie qui manque à l'ostéopathie pour qu'elle redevienne l'Osteopathy, une médecine à part entière. Nous ne verrons plus cette discipline avec le même regard. Nous découvrirons qu'elle peut nous mener très loin dans la compréhension de l'être humain et de son devenir, et ainsi, mettre en lumière cette véritable médecine qu'est l'Osteopathy. Voir la présentation sur la Biblioboutik : Claude Roumi - Lumière sur l'Osteopathy - Chez l'auteur David » Dessauge, collectif Ostéobio - Dessiner l'anatomie - Membre inférieur - Une méthode géométrique en 4 étapes - Tita éditions 2018 144 pages - Format : 16,5 x 24 cm - ISBN : 9791092847017 - Prix : 19,90 € Vous tenez un ouvrage de la collection Dessiner l'anatomie. Ce livre pratique a pour but de vous aider à appréhender l'anatomie humaine par un apprentissage actif, visuel et kinesthésique. Vous apprendrez à dessiner chaque os du squelette humain à l'aide d'une méthode simple, en seulement 4 étapes, avec des repères géométriques. Entraînez-vous, devenez autonomes et apprenez l'anatomie humaine plus efficacement Une méthode anatomique unique 99 illustrations sur l'anatomie du membre inférieur... Voir la présentation sur la Biblioboutik : Dessiner l'anatomie - Membre inférieur André Métra et Yun Kyung De Montebello - Cahier d'ostéopathie pelvi-périnéale - Éditions Frison-Roche - 2017 200 pages, Couleur - Format : 190 x 240 mm - ISBN : 978-2-87671-599-8 - Prix : 77,00 € Les douleurs pelvi-périnéales chroniques (DPPC) doivent être évaluées et traitées car elles concernent 15 % de la population masculine, qui quel que soit sont âge, voit sa qualité de vie durablement affectée, entraînant de nombreuses demandes de traitement pour des douleurs rebelles. Les services d'urologie ne peuvent plus les ignorer et c'est à partir de ce constat que ce cahier a vu le jour en reprenant les différents tests d'évaluation de la douleur et en développant des techniques adaptées à chaque situation. La médecine ostéopathique offre ainsi un relais à la médecine classique. En partant de la physiopathologie, elle reprend les différentes causes de DPPC (prostatites, cystites) et leurs syndromes douloureux neurologiques associés (pudendal, viscéral, pelvi-périnéal, urétral ou épididymo-testiculaire) avant de définir les bases et l'expression ostéopathique de ces douleurs. Voir la présentation sur la Biblioboutik : Cahier d'ostéopathie pelvi-périnéale Georges FINET D.O. et Christian Williame D.O. - Traité d'ostéopathie 708 pages - Format : 15 x 23 cm - ISBN : 978-2-39017-082-2 - Prix : 125 € - Le livre chez l'éditeur « L'ostéopathie ne repose sur aucune base scientifique ! » Contrevérité balayée par ce traité basé sur 30 ans de recherches, sur nos travaux, tous statistiques, sur plus de 900 publications scientifiques, permettant de construire et d'étayer l'approche globale en ostéopathie ! Rôles méconnus du diaphragme, colonnes de pression©, dynamique viscérale© organisée, dynamique intrinsèque©, perturbations spécifiques de la dynamique en corrélation avec les dysfonctions viscérales, hypersensitivité© viscérale, articulation sacro­iliaque, muscle ilio­psoas, pression intracrânienne, dysposturalité tonique©, etc., autant de données novatrices et fondamentales. Voir la présentation sur la Biblioboutik : Traité d'ostéopathie Anthony Chila - Traité d'ostéopathie - De Boeck 2016 Relié, 1200 pages - Format : 28,1 x 21,5 cm - ISBN : 9782807303027 - Prix : 89 € Véritable bible de l'ostéopathie, cet ouvrage permet à la pratique de renouer avec des champs de compétences parfois oubliés et participe à ouvrir la voie de la communication interdisciplinaire. Pour la première fois en français, un livre présente de manière complète l'ostéopathie. Divisé en cinq parties et plus de soixante-dix chapitres, cet ouvrage permet à celui qui cherche une information concernant l'ostéopathie d'y trouver une réponse. Après avoir posé les bases de la profession, le livre traite de la rencontre entre l'ostéopathe et son patient, puis de l'approche corporelle et physique de l'ostéopathie pour enfin envisager la prise en charge des patients. Enfin, une dernière partie évoque la recherche et les perspectives à venir de la profession. Véritable encyclopédie, et conscient de certaines limites de l'exercice, cette traduction permet à la pratique ostéopathique de renouer avec des champs de compétences parfois oubliés et participe à ouvrir la voie de la communication interdisciplinaire. Voir la présentation sur la Biblioboutik : Traité d'ostéopathie Michèle Tarento - Construire son corps avec l'ostéo éveil et la biotenségrité - Éditions Sully - 2016 400 pages - Format : 200 x 270 mm - ISBN : 978-2-35432-154-3 - Prix : 56 € Cet ouvrage magistral s'adresse aux professionnels de santé, aux thérapeutes manuels – ostéopathes, kinésithérapeutes, chiropracteurs – autant qu'aux danseurs, sportifs, praticiens somatiques – yoga, qi gong, Pilates –, et à toutes les personnes qui souhaitent optimiser leurs relations au corps en terme de conscientisation, d'autonomie et de confort. Voir la présentation sur la Biblioboutik : Construire son corps avec l'ostéo éveil et la biotenségrité Nos parlementaires... Question N° 3144 de M. Adrien Morenas (LReM - Vaucluse) publiée au JO le : 21/11/2017 page : 5699. Renouvellement : 29/01/2019 Objet : L'ostéopathie partenaire officiel de l'assurance maladie M. Adrien Morenas interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé concernant la grande campagne contre le mal de dos que l'assurance maladie a lancé en ce mois de novembre 2017. L'ostéopathie doit être partenaire officiel de cette grande initiative. Elle doit être partenaire officiel car elle permet une approche thérapeutique aussi différenciée que spécifique. Elle répond aux maux de tous les âges en s'adaptant à chaque patient. Enfin elle est moins coûteuse, en termes de coût à la séance bien entendu, mais aussi surtout parce qu'elle est extrêmement efficace au regard du mal de dos. Il lui demande si elle va permettre à cette profession de santé qu'est l'ostéopathie de prendre toute sa place au cœur de cette grande campagne thérapeutique où elle soulagera plus efficacement et plus rapidement, à moindre coût, l'ensemble des patients. http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-3144QE.htm Question de M. Julien Aubert (LR - Vaucluse) publiée au JO le : 29/01/2019 page : 813 - Objet : Création d'un registre en ligne des ostéopathes M. Julien Aubert appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la possibilité de créer un registre en ligne des ostéopathes au plan national. En effet, les patients sont confrontés à un manque de lisibilité entre les différents praticiens que sont les médecins ostéopathes, les kinésithérapeutes ostéopathes et les ostéopathes non professionnels de santé. À ce jour, l'autorisation de faire usage professionnel du titre d'ostéopathe est subordonnée à l'enregistrement des diplômes, certificats, titres ou autorisations de ces professionnels auprès du directeur général de chaque Agence régionale de santé (ARS). Cependant, les listes départementales ne sont pas accessibles aux patients. La création de ce registre national avec inscription obligatoire pour tous les praticiens, toutes formes d'accès au titre confondues, en y annexant la liste des justificatifs du praticien, permettrait d'apporter des éclairages sur les qualifications de chacun, la situation actuelle étant source de confusion pour les patients. Il lui demande donc si le Gouvernement entend réfléchir à une telle mesure. http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-16365QE.htm Les ASP... L'UPO invite toutes les parties à l'élaboration d'une norme déontologique Le président de l'UPO, Philippe Sterlingot a récemment invité l'AFO, l'UFOF, le ROF et MO à participer aux travaux d'élaboration d'une norme relative à la déontologie, complémentaire de la norme européenne portant sur les services en ostéopathie publiée à la bibliothèque des normes nationales en 2015. Le courrier ci-dessous a donc été adressé à : Marie-Hélène Sala, présidente de l'Association française d'ostéopathie Catherine Le Ray, présidente de Médecine Ostéopathique Stéphanie Durantet, présidente du Registre des ostéopathes de France et Dominique Blanc, président d'Ostéopathes de France Comme vous le savez, l'Unité Pour l'Ostéopathie (UPO) soutient depuis plusieurs années un projet d'élaboration d'une norme relative à la déontologie, complémentaire de la norme européenne portant sur les services en ostéopathie publiée à la bibliothèque des normes nationales en 2015. https://www.osteopathe-syndicat.fr/l-upo-invite-toutes-les-parties-a-l-elaboration-d-une-norme-deontologique Sondage Homéopathie & médecines alternatives et complémentaires : les patients et les médecins sont à front renversé I) Perceptions des médecines alternatives et complémentaires (MAC) et de l'homéopathie : patients et médecins sont à front renversé, les premiers y croient et les utilisent, les seconds… pas du tout (surtout sur l'homéopathie) II) Pourquoi le rapport aux « MAC » et surtout à l'homéopathie est-il si différent chez les patients et leurs médecins et soignants ? III) Quid d'internet et des réseaux sociaux ? Internet, et le développement du numérique sont-ils des véhicules utiles ou, au contraire, des vecteurs de propagation de comportements néfastes ? A noter dans ce sondage, une ligne intéressante sur l'ostéopathie : à la question : Pour chacune des « médecines alternatives et complémentaires (MAC) » suivantes (aussi appelées « pratiques de soins non conventionnelles » par le Ministère de la santé), dites-moi si vous croyez à ses bienfaits pour la santé la réponse concernant l'ostéopathie est la suivante : Extrait du sondage Odoxa sur l'homéopathie (31/01/2019) Lire les principaux enseignements du sondage d'Odoxa : Homéopathie & médecines alternatives et complémentaires : les patients et les médecins sont à front renversé Sur le site du Quotidien du médecin , le dernier baromètre santé 360 d'Odoxa* est présenté. « Homéopathie, hypnose, ostéopathie, acupuncture, sophrologie, méditation, phytothérapie… Que pensent réellement les médecins de toutes ces médecines dites alternatives et complémentaires ? Près d'un an après le lancement d'une polémique nationale sur les fake médecines, le dernier baromètre santé 360 d'Odoxa* avance de surprenants éléments de réponses. » Lire l'article de Anne Bayle-Iniguez du (31/01/2019) : Un tiers des médecins croit « aux bienfaits pour la santé » de l'homéopathie Le Figaro Santé Homéopathie : un fossé profond sépare les patients et leurs médecins « Les Français sont décidément bien surprenants dans leur rapport aux thérapies non conventionnelles… Alors qu'ils disent avoir confiance en la science, ils ne la croient plus lorsque celle-ci affirme que l'homéopathie n'a pas fait la preuve de son efficacité. Tel est l'un des enseignements du dernier « Baromètre santé 360 » Odoxa pour Nehs, Orange et l'Asip-Santé, publié avec Le Figaro Santé et France Inter. » « Près de 70 % des 995 Français interrogés croient aux bienfaits pour la santé des « médecines alternatives et complémentaires » (MAC). Parmi elles, l'ostéopathie et l'acupuncture sont plébiscitées (respectivement par 85 et 78 % des sondés), et l'homéopathie arrive en troisième position avec 72 % de convaincus. Toutefois, la moitié des Français seulement déclarent utiliser cette dernière « régulièrement » ou « de temps en temps » pour se soigner. » Lire l'article de Soline Roy (30/01/2019) : Homéopathie : un fossé profond sépare les patients et leurs médecins *« Sondage réalisé pour Orange, nehs (actionnaire du « Quotidien »), Asip Santé, Sciences Po, le Figaro santé et France Inter, auprès d'un échantillon de 290 médecins (76 généralistes, 166 spécialistes et 48 internes) interrogés par Internet du 26 décembre 2018 au 20 janvier 2019 et d'un échantillon de 995 Français représentatif de la population française, interrogés par Internet les 19 et 20 décembre 2018. » Torticolis infantile Brurberg KG, Dahm KT, Kirkehei I. - Techniques de manipulation pour torticolis infantile Titre original : Manipulation techniques for infant torticollis. Tidsskr Nor Laegeforen. 2018 Dec 19 ;138(1). https://tidsskriftet.no/en/2019/01/originalartikkel/manipulation-techniques-infant-torticollis (article en libre accès en anglais) - doi : https://doi.org/10.4045/tidsskr.17.1031 Résumé CONTEXTE Les professionnels des domaines de la chiropratique, de la physiothérapie, de la thérapie manuelle et de l'ostéopathie recommandent des techniques de manipulation pour le traitement du torticolis du nourrisson. Cet article résume les recherches évaluant un tel traitement. MATÉRIEL ET MÉTHODE L'article est basé sur une recherche dans MEDLINE, EMBASE, CINAHL, Cochrane CENTRAL, AMED, PEDro et l'Index to Chiropractic Literature en août 2017. Des études contrôlées ont été incluses pour évaluer l'efficacité, ainsi que des études d'observation pour révéler le risque d'effets néfastes. RÉSULTATS Nous avons examiné 3 418 résultats uniques de la recherche documentaire. Nous avons inclus trois études contrôlées randomisées sur l'efficacité de la thérapie manuelle ou de l'ostéopathie et trois études d'observation sur des effets indésirables éventuels. Deux études sur la thérapie manuelle ont suggéré que les techniques de manipulation n'avaient pas plus d'effet sur les résultats de la symétrie et de la motricité que l'orientation parentale, la physiothérapie et les exercices à la maison. Une étude a suggéré que l'ostéopathie pourrait contribuer à une symétrie accrue par rapport au placebo, mais la signification clinique de ce changement est incertaine. Ni les trois études randomisées, ni une grande série de patients impliquant 695 nourrissons n'ont montré que les techniques de manipulation soient associées à un risque d'événements indésirables graves. INTERPRÉTATION Les techniques de manipulation ne se sont pas révélées efficaces dans le traitement du torticolis du nourrisson, mais les preuves disponibles doivent être considérées comme incertaines. ActuKiné, sous la plume de Jean-Louis Estrade a repris cet article le 1er février 2019 sous le titre : En cas de torticolis, devez-vous faire manipuler la tête de votre bébé ? et comme toujours, la dérision l'emporte sur l'objectivité : « En pratique Ne pas oublier qu'avec le temps qui passe, ces variantes de la normale s'arrangent naturellement dans la grande majorité des cas… » Lire l'article de JL Estrade (en accès libre) : https://www.actukine.com/En-cas-de-torticolis-devez-vous-faire-manipuler-la-tete-de-votre-bebe_a6849.html Revue de presse L'ostéopathe Magazine N°39 Alors… j'ai un problème. Ce numéro explique longuement les travaux et l'approche de Phillip Beach, ostéopathe néo-zélandais qui, maîtrisant l'ostéopathie, l'embryologie et la médecine chinoise, en a tiré une théorie, celle des champs contractiles, qui considère le corps sous l'aspect de l'harmonie des mouvements globaux et non plus à travers les restrictions articulaires. Il s'intéresse aux méridiens chinois et laisse une grande place à l'intuition dans son approche. Mon problème ? Je n'ai rien compris. Est-ce parce que l'Ostéopathe Magazine met nettement l'accent sur la biomécanique et l'anatomie (un fil rouge de ce numéro), ou bien parce qu'il est toujours difficile de résumer une analyse complexe ? En tout cas, je ne sais pas, après avoir lu cet article, où se place l'intuition dans le travail de Phillip Beach, ni ce que sont les méridiens dans sa conception du corps. Et je suis très déçu, parce que ces travaux semblaient prometteurs : mêler ostéopathie et intuition. Ce qu'il en ressort serait plutôt analyse et réflexion. Ceci dit, je pense que les ouvrages ou l'enseignement de P. Beach peuvent intéresser beaucoup d'entre nous notamment lorsqu'il aborde le mouvement hélicoïdal et les posture archétypales. Tout comme je recommande la lecture de l'interview de Gabriel Venne, ostéopathe et docteur en anatomie canadien. Il parle répartition des forces et ostéophytes, tenségrité et plagiocéphalie, et c'est intéressant. Pendant ce temps, Mains Libre (n°4), publie un article portant sur ce qui guide le choix des patients lorsqu'ils souhaitent consulter un ostéopathe, Ce sont le bouche-à-oreille et la réputation qui ont le plus de poids, ainsi que les critères de confiance et de compétence professionnelle. Nicolas Berthon Soins énergétiques pour Humains, Animaux, Lieux… communication animale www.nicolas-berthon.fr
  • Le OU logique, inclusif ou exclusif ?

    31 janvier, par Patrick Chêne — Histoire et Philosophie
    Est-ce que tout est noir ou est-ce que tout est blanc ? Est-ce que quelque chose qui est noir peut être blanc ? Ou bien est-ce quelque chose pourrait être à la fois noir et à la fois blanc ? Le monde de la biologie et de la santé fonctionne souvent maintenant avec des arbres décisionnels qui permettent de poser des diagnostics. A un niveau, on pose un test qui nous donne des réponses possibles, si j'ai une réponse, à l'exclusion des autres alors cela implique un autre test et de niveau en niveau je suis censé arriver à une conclusion. Dans la vie de tous les jours, nous aimons bien mettre des cases, quelque part cela rassure notre entendement. Je suis un homme OU bien une femme ? Si je réponds je suis un homme alors je ne suis pas une femme. Dans la question précédente le OU était entendu comme exclusif … si je suis l'un je ne suis pas l'autre. Et c'est bien celui là que nous utilisons, parfois à notre insu, dans la vie courante. Supposant que l'ensemble homme et l'ensemble femme n'ont pas d'intersection à l'instant T et n'en aurons pas dans le temps. Pourtant, un des problèmes qui affleure régulièrement dans l'actualité, c'est que, sans parler des gens génétiquement non XX ou XY, des hommes se sentent femme et des femmes se sentent homme, que les transgenres commencent à s'affirmer, de même que les gens qui se disent sans sexe. Et que dans notre vie nous pouvons passer d'un comportement typiquement masculin à un comportement typiquement féminin. La barrière entre les deux genres est en fait des plus floues et la réponse à la question : Je suis un homme OU bien une femme ? N'a pas de réponse avec un OU exclusif mais bien avec un OU inclusif qui admet que les deux hypothèses sont valides. Je suis homme au sens social du terme, dans mon cas, je suis homme physiquement et dans mon ressenti, mais dans mon intériorité je suis l'un ou l'autre selon les situations. De la même façon qu'en médecine chinoise le yang (masculin) ne peut se concevoir sans une petite tâche de Yin (féminin ; maternel) et qu'un mouvement Yang contient en germe le non-mouvement Yin qui lui est associé. Cette acceptation du OU est très utilisée en physique quantique et son illustration la plus connue est celle du chat de Schrödinger. Un chat enfermé dans une cage est-il mort ou vivant ? Sachant que si on ouvre la boite un dispositif tue le chat instantanément. Ce chat et à la fois mort et vivant et le fait d'observer le fixe dans un des états. C'est la même chose pour un Photon qui est une onde OU une particule ? Il est les deux à la fois, onde/particule, et c'est l'observateur qui en choisissant l'expérience l'oblige à se fixer dans un de ces deux états. De la même façon que c'est votre regard qui fait de moi un homme ou une femme ou autre chose. Je ne suis ni l'un ni l'autre, je suis tout à la fois. De la même façon en médecine, c'est le test qui fait la réalité du phénomène : Taux de glucose sanguin : toujours <1g/l = non diabétique Taux de glucose sanguin : toujours >&g/l = diabétique. Test de rotation des vertèbres : épineuse se déplaçant vers le crâne à l'exclusion de vers le bassin = vertèbre en flexion selon les axiomes de Fryette. C'est le type de test et l'observateur qui ont fixé ma vertèbre dans une qualité de flexion exclusive de l'extension. Avant le test toutes les hypothèses sont possibles, comme pour le photon, comme pour le chat de Schrödinger. Après le test le patient est fixé dans une réalité induite par l'observateur. Dans le premier exemple, il est inutile de faire dire à la main d'un ostéopathe si son patient est diabétique ou pas. Et dans le dernier, trouver la même chose avec une radiographie serait tentant et pourtant il est inutile de faire dire à une radiographie cette réalité elle ne peut pas imaginer, ces axiomes ne sont pas pertinents pour cette réalité. Chaque Médecine, académique ou complémentaire, est mathématiquement une famille d'axiomes cohérents les uns avec les autres, mais dont on ne sait s'ils sont vrais et qui peuvent se contredire avec les axiomes d'une des autres médecines. Faire des équivalences à tout prix n'a pas de sens, imaginer qu'il n'y ait pas de contradictions est stupide. Sauf à vouloir que la vérité soit une et indivisible ce qui n'a aucun fondement logique et ne peut être prouvé. En médecine, de la même façon qu'en physique quantique, un patient : Selon les principes d'incertitude et d'indécidabilité démontrés par Gödel, peut être regardé avec plusieurs familles d'axiomes cohérents : médecine académique, médecine ayurvédique, médecine traditionnelle chinoise, ostéopathie … Chacune trouve un résultat fonction de ses propres axiomes et le OU inclusif nous dit que sont vrais : le résultat de la médecine classique OU le résultat de la médecine ayurvédique OU le résultat de la médecine traditionnelle chinoise, OU le résultat de l'ostéopathie. En raisonnant ainsi, il n'y a pas d'opposition entre les différents résultats, aucun n'est plus vrai que l'autre, chaque résultat fixe le patient dans une réalité qui est aussi vraie que les autres. Alors qu'est ce qui les différencie ? Pourquoi utiliser l'une ou l'autre ? Ce sera alors le mot Pertinent que nous emploierons … En cas d'infection aigüe ? En cas d'hémorragie forte ? En cas de fracture osseuse ? Quelle est la médecine la plus pertinente ? La médecine académique sans grand doute. En cas de douleur dorsale ? En cas d'entorse sans arrachement ligamentaire de la cheville ? Quelle est la médecine la plus pertinente ? L'ostéopathie sans grand doute. En cas de réveil tous les matins à 3 heures ? Quelle est la médecine la plus pertinente ? La médecine traditionnelle chinoise sans grand doute. Pour moi, la logique, les mathématiques, la physique hurlent aux médecins et aux biologistes : "Cessez d'opposer les différentes façons de voir la vie et de la soigner …" L'opposition est factice et soigneusement entretenue pour de bien mauvaises raisons.