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Publié : 13 septembre 2014

Ostéo4pattes,

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Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • Karl Philipp Mc Connel (1874-1939), un pionnier (injustement) oublié

    3 novembre, par Benoît Cauvin — Histoire et Philosophie
    Sommaire De la philosophie ostéopathique Des techniques ostéopathiques Conclusion En savoir plus Parmi les pionniers qui ont forgé l'histoire de l'ostéopathie et qui ont eu la difficile tâche de succéder à Andrew Taylor Still, il en est un que l'on oublie fréquemment et, pour ma part, injustement. Carl P. McConnell (1874-1939) Mac Connel quittera la maison mère pour rejoindre Chicago où évolue un certain Littlejhon. Il écrira 250 ouvrages sur l'ostéopathie, 3 livres (parmi les premiers édités) et deviendra le président de l'académie, le directeur de publication du premier journal (JAOA) et enfin le directeur de la « Still resaerch institute ». Excusez du peu… Un pédigrée qui mérite bien qu'on s'attarde sur ce personnage.Mac Connel entre curieusement dans l'histoire de l'ostéopathie. Atteint « d'un nerf optique » suite à un traumatisme aux cervicales, il se fait soigner à Kirksville par le frère de Still qui le sort d'affaire en quelques semaines. L'ostéopathie trouve un nouvel adepte qui intègre le collège, puis devient professeur à la maison mère de Kirksville. Il y enseigne à la fois la théorie et la pratique. Il est le jeune bras droit de Still et devient un des piliers et acteurs de la naissance de l'ostéopathie. Tout semble bien se passer jusqu'à la sortie de son premier livre qui irrite le patron qui trouve son contenu trop technique à son goût et pas assez philosophique. Ce qui tombe plutôt bien puisque Still avait écrit des tartines sur la philosophie (surtout la sienne) mais rien de très concret sur les techniques qu'il utilisait. C'était son choix.Mais en ostéopathie, technique et philosophy (au sens américain du terme et non européen) sont indissociables, l'un et l'autre se nourrissant et co-évoluant. Parler de l'un sans jamais parler de l'autre est une erreur. Mac Connel dans son ouvrage « practice of ostéopathy » paru en 1898 semble vouloir corriger le tir. « One osteopath should never give a manipulation or movement unless he understands why »(Practice of Osteopathy, 1899, p.61 [1920, p.69]). Il parle technique et en parle même bien mais toujours en se référent au fondamental Stillien, sans jamais l'écorcher. Pourquoi s'en priver. Les techniques ostéopathiques existaient certainement avant ce nouveau modèle qui les a fait évoluer. De la philosophie ostéopathique La philosophy de Mac Connel reste fidèle à celle de Still et à ses postulats que sont rappelons : - L'organisme humain possède tout en lui pour assurer son bon fonctionnement - L'organisme est un tout indivisible, un système où tous les éléments sont liés. - Il est soumis aux lois de la physique dont dépendent ses fonctions vitales . - Il existe un lien privilégié entre structure et fonction (et vice versa). Sa définition de la lésion rejoint également celle de Still. En gros, est défini comme lésion ostéopathique tout ce qui entrave la libre circulation des fluides et des influx et qui viendrait entraver l'autorégulation. Il les nomme « Anatomical derangement » ou « structural perversion » : « Displacement of any tissue bones, tendons, ligaments. Various atmospherical changes, overwork, strains, slips, falls, blows… affect tissue and displace them partially, and they interfere with the blood, lymph, and other fluids with inequal or abnormal distribution ». Ces bloquages entraineraient la pathologie. Au passage, le terme « affecte tissue » définit bien la lésion comme un problème structurel qui engendre une dysfonction. 5 types de lésions sont décrits : Lésion osseuse, musculaire, ligamentaire, viscérale, composite (= combinaison de plusieurs de ces lésions qu'il associe souvent aux problèmes posturaux). Elles sont provoquées la plupart par : Ces lésions entrainent comme symptômes « maladjustement, contracted muscle, tenderness, limites movement. »- Changement climatique, - exercices violents et postures prolongées (qui peuvent provoquer des spasmes musculaires) et - séquelles de traumatismes directs (strains, falls, blows..), - problème de nutriments qui arrivent aux tissus - mécanismes de compensation et réflexes qui peuvent irriter les muscles. (diapo 14 du diaporama) Il est très difficile pour ceux qui ont étudié l'œuvre de Still de savoir ce qu'on fait de ces lésions concrètement dans la pratique. Still s'intéressait peu aux techniques, en tout cas à leurs descriptions. L'œuvre de Mac Connel semble remplir en partie ce vide laissé. Il en a la légitimité puisqu'il enseigne la pratique dans la première et unique école d'ostéopathie aux côtés du père fondateur. Au travers de ses pages émerge la manipulation structurelle et la place majeure qui lui est attribuée au début de l'ostéopathie. Le geste technique est déjà très abouti semble t-il et est décrit et codifié de façon extrêmement précise et réfléchie. « The time is coming when the technique will be taught graphically and mathematically. » En voici quelques principes. Des techniques ostéopathiques Directe sans bras de levier : la manipulation structurelle est toujours localisée et seulement localisée à la lésion On peut se cacher derrière un traitement général mais le mieux est de rester sur les zones dites anormales.(p.52) Le traitement général devient la tendance : c'est une erreur. Il doit être utilisé dans certains cas uniquement. L'utilisation des bras de levier est restreinte. « Si la lésion est en C4, ne faire que C4 ». Mac Connel parle de traitement spécifique et exclue ainsi toute approche globale ou générale qui ferait nous quitter de la science et de l'ostéopathie pour rentrer dans du confort . « Do not Hide behind generality » précise t-il à plusieurs reprises.Localisée à la lésion objectivée : l'objectivation de la lésion représente 75% du travail de l'ostéopathe qui doit éduquer son toucher au « sense of résistance of the tissues ». Le thérapeute s'adapte aux spécificités du patient. (p.49) Avec un minimum de paramètres : il préconise de manipuler avec un minimum de tension. Des ostéopathes mettent trop de paramètres car n'ont pas localisé correctement la lésion : « locate the lésions exactly and then a specific treatment can be given in every instance. ». Il arrive cependant de jouer sur la traction ou sur la rotation. Il recherche au sein de cette lésion les paramètres fins qui mettent en évidence l'endroit où la résistance est la plus importante. D'intensité adaptée : l'intensité du geste est proportionnelle à la résistance de la lésion et donc à son ancienneté. Le geste est adapté et non violent. D'autres pionniers critiquent la manipulation structurelle comme Hulett qui la juge potentiellement dangereuse et donc préfère l'exclure de son approche. Il explique que la mise en tension au moyen de bras de leviers est trop contraignante. Mac Connel approuve, puisqu'il les prohibe (les bras de levier) de sa pratique. Il critique à plusieurs reprise les techniques globales en flexion et rotation employée par certains « ostéopathes », techniques qui font beaucoup de bruit mais n'ont aucune efficacité thérapeutique et peuvent parfois même être dangereuse !! Un geste efficient : on doit apprendre à soigner dans toutes les positions pour mieux s'adapter aux situations. Il faut savoir s'économiser, jouer avec son poids et celui du patient. « Maximum work with a minimum amount of strenght and labour ». Dans toutes les positions : Mac Connel invite ses étudiants à manipuler dans toutes les positions, patient assis, debout, allongé décubitus ventral, dorsal, latéral… Cela permet au thérapeute de pouvoir s'adapter aux contraintes du moment et de rester efficace. Un travail préparatoire sur le muscle contracturé est souvent effectué avant la manipulation afin de la faciliter, par grasping ou par pression légère qui permet d'inhiber le nerf. (On retrouve ces techniques d'inhibition nerveuse dans de nombreux ouvrages des pionniers). D'autres techniques sont utilisées comme celles décrites sur les régions lombaires et dorsales (Practice of Osteopathy, 1899, p.70). Ses descriptions transpirent la pratique et l'expérience. Mac Connel élève la manipulation structurelle en la rendant rigoureuse, paramétrée et adaptée. Elle en devient à la fois efficace, reproductible (donc adaptée à l'enseignement) et inoffensive (puisque localisée strictement à la lésion et d'intensité proportionnée). La suite du livre décrit ces manipulations (et autres techniques de relâchement) pour chaque partie du corps, articulation par articulation, position par position. Il serait intéressant de traduire et de tenter de reproduire ces techniques ! Peut être l'objet d'une prochaine expérience. Le reste de l'ouvrage détaille l'ensemble des pathologies par famille, leurs étiologies et leurs traitements. Il est urgent de le traduire ! Avis aux amateurs. - Benoît Cauvin pour l'AAEIFSOR Conclusion Très peu d'ostéopathes ont jusqu'ici travaillé sur l'héritage laissé par Mac Connel. Il semble en être de même outre atlantique. Cela donne la curieuse impression que l'ostéopathie moderne n'assume pas cet héritage ou plus simplement ne sait pas quoi en faire. Qu'importe, il est là. Lorsqu'on étudie l'histoire d'une discipline, on ne sélectionne pas les articles ou les ouvrages qui nous arrange. Ce livre appartient à l'histoire de l'ostéopathie, quoiqu'on en dise. Il en est même, avec ceux de Still, de Hulett et de Dain Tasker, un des piliers fondateurs de la discipline. Pour ma part, celui de Dain tasker, (qui au passage évoque Wharton Hood sur 9 pages -374 à 383- et réhabilite en partie l'héritage de Hood dans la naissance de l'ostéopathie) me semble le plus abouti. Il réalise en 1916 une véritable synthèse de tout ce qui a pu être écrit et dit sur l'ostéopathie à ses débuts. Son regard extérieur et objectif tire le meilleur de chacun des concepts. La discipline a grandit grâce à ses pionniers, elle s'est structurée et densifiée. Ce livre sera le premier manuel scolaire destiné à l'ensemble des étudiants de l'ensemble des académies d'ostéopathie… et fera l'objet d'un prochain article. En savoir plus - Pour lire « Practice of osteopathic » (3e version) facilement sans se perdre (très à long télécharger - NdW). - Pour télécharger l'ensemble des ouvrages des pionniers gratuitement, dont les deux majeurs et fondateurs de la discipline de Hulett et Tasker, c'est ici - The practice of osteopathy (1920) 1ère édition 1899 - Téléchargeable sur Archive.org (NdW) - Clinical osteopathy (1917) Téléchargeable sur Archive.org (NdW). - On consultera sur le site l'article : Premiers temps de l'Ostéopathie : Carl P. Mc Connel (NdW) Nous remercions Benoît Cauvin et l'AAE-IFSOR* de l'avoir autorisé à publier cet article *Associations des Anciens Élèves de l'Institut de Formation Supérieure en Ostéopathie de Rennes – IFSOR Première publication sur le Site de l'Ostéopathie le 02-12-2013
  • Décret ministériel du 2 novembre 2020

    3 novembre, par Jean Louis Boutin — Lois, décrets & arrêtés
    Décret n° 2020-1330 du 2 novembre 2020 relatif à la prorogation des agréments des établissements de formation en ostéopathie Publics concernés : établissements de formation en ostéopathie ; étudiants en formation d'ostéopathie. Objet : prorogation des agréments des établissements de formation en ostéopathie Entrée en vigueur : le décret entre en vigueur le lendemain de sa publication . Notice : le décret proroge pour une durée d'un an, à titre exceptionnel et compte tenu de la crise sanitaire, les agréments des établissements de formation en ostéopathie mentionnés à l'article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, arrivés à échéance le 31 août 2020 et dont le renouvellement a été demandé. Il reporte également d'un an l'examen des demandes de nouvel agrément et modifie enfin la composition de la commission d'agrément. Références : les dispositions du décret peuvent être consultées sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr). Le Premier ministre, Sur le rapport du ministre des solidarités et de la santé, Vu la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 modifiée relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, notamment son article 75 ; Vu le décret n° 2014-1043 du 12 septembre 2014 relatif à l'agrément des établissements de formation en ostéopathie, notamment ses articles 1er, 3, 4, 6 et 7 ; Vu le décret n° 2018-90 du 13 février 2018 relatif à l'agrément des établissements de formation en chiropraxie et en ostéopathie, Article 1 Par dérogation à l'article 4 du décret du 12 septembre 2014 susvisé, les agréments arrivés à échéance au 31 août 2020 et ayant fait l'objet d'une demande de renouvellement au plus tard le 31 octobre 2019 dans les conditions fixées par le I de l'article 3 dudit décret sont prorogés pour une durée d'un an. Les agréments ainsi prorogés portent sur les localisations et nombres maximums d'étudiants mentionnés aux 4° et 5° du I de l'article 6 du décret du 12 septembre 2014 susvisé tels qu'ils ont été précisés dans les décisions d'agrément publiées en application de l'article 6 dudit décret. Article 2 Les dossiers de demande de renouvellement mentionnés au premier alinéa de l'article 1er du présent décret et les dossiers de demande de premier agrément déposés dans les conditions de l'article 3 du décret du 12 septembre 2014 susvisé entre le 1er septembre 2019 et le 31 octobre 2019 sont réputés satisfaire aux conditions mentionnées au II dudit article 3, sauf les pièces nécessaires à l'instruction de la demande dans les mêmes conditions dont le ministère de la santé demande l'actualisation avant le 30 novembre 2020. Cette actualisation peut être réalisée avant cette date sur initiative de l'établissement. Les dossiers de demande mentionnés à l'alinéa précédent sont examinés avant le 30 juin 2021 par la commission consultative nationale d'agrément mentionnée à l'article 25 du décret du 13 février 2018 susvisé en vue, le cas échéant, d'un agrément ou d'un renouvellement d'agrément pour une durée de cinq ans. Article 3 Le IV de l'article 26 du décret du 13 février 2018 susvisé est ainsi modifié : 1° Au deuxième alinéa, le mot : « Trois » est remplacé par le mot : « Quatre » ; 2° Le quatrième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes : « 3° Deux ostéopathes masseurs-kinésithérapeutes nommés par le ministre chargé de la santé sur proposition des organisations professionnelles les plus représentatives des ostéopathes masseurs-kinésithérapeutes au niveau national ou, en l'absence d'une mesure de la représentativité des ostéopathes masseurs-kinésithérapeutes constatée au niveau national, sur proposition du Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes. » Article 4 Le ministre des solidarités et de la santé est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait le 2 novembre 2020. Jean Castex Par le Premier ministre : Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran NOR : SSAH2017290D ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2020/11/2/SSAH2017290D/jo/texte Alias : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2020/11/2/2020-1330/jo/texte JORF n°0267 du 3 novembre 2020 - Texte n° 8 Voir en ligne : Décret n° 2020-1330 du 2 novembre 2020 relatif à la prorogation des agréments des établissements de formation en ostéopathie
  • Ostéopathie en ligne : que nous apprennent les habitudes de recherche ?

    2 novembre, par Klemen Sever, Konrad Florkow — Généralités Ostéo., , ,
    Récemment, un ami ostéopathe a ouvert un nouveau cabinet. Pour l'aider à développer son activité, nous avons mené une enquête sur les habitudes des patients, leurs recherches en ligne et les périodes d'affluence. Notre but initial était d'analyser les statistiques de recherches fournies par Google pour confirmer nos observations en cabinet. Suite à cette première analyse, nous nous sommes interrogés sur les potentielles périodicités des douleurs et motifs de consultation. Sommaire : Du choix des bons mots clés et des bons intervalles C'est au réveil que la plupart des patients contactent leur ostéopathe La majorité des rendez-vous sont pris le lundi Les ostéopathes ont leurs meilleurs mois en 2ème partie d'année Des habitudes de recherche aux études observationnelles Une heureuses découverte Dans cet article, nous avons analysé les habitudes de recherche des patients sur Google sur les 9 dernières années. Cela nous a permis de découvrir des phénomènes périodiques que certains et certaines d'entre-vous auront peut-être remarqué au cabinet : un pic d'appels le lundi matin vers 9h ou une augmentation des consultations en août. Pour tenter d'expliquer certaines de ces observations, nous avons fait une recherche parmi la littérature existante, tant au niveau des douleurs que des autres motifs de consultation. Si certaines se confirment par des études, d'autres restent plus difficiles à cerner. lien vers l'article complet : Osteopathes.pro : Ostéopathie en ligne : que nous apprennent les habitudes de recherche ? Voir en ligne : https://publications.osteopathes.pr...
  • Prise en charge ostéopathique des tortues marines

    12 octobre, par Marine NOSJEAN — Mémoire, ,
    L'ostéopathie est une discipline en pleine expansion qui tend aujourd'hui à une pratique multiespèces. Cependant, l'approche ostéopathique de certaines espèces reste assez méconnue notamment dans le domaine des mammifères marins ou encore des reptiles. Là où la brebis et le lapin peuvent facilement faire l'objet d'une adaptation de la part de l'ostéopathe, qu'en est-il de la tortue ? L'étude du cas de la tortue marine se montre alors très intéressante. En effet, il s'agit non seulement d'un reptile évoluant en milieu marin mais également d'un animal possédant une carapace. Une question se pose alors et fera l'objet d'une problématique : la pratique de l'ostéopathie est-elle possible sur des reptiles dotés d'une carapace ? Lorsqu'il est question de particularité physique des tortues, la principale est la carapace. En effet, la présence d'une carapace induit un nombre de changements corporels colossaux, notamment dans l'organisation du squelette et donc des muscles, de la physiologie de la respiration et bien d'autres choses encore. La carapace des tortues est faite de deux parties : la dossière (dorsalement) et le plastron (ventralement). Ces deux parties sont reliées sur le côté par des contreforts appelés ponts ou isthmes osseux. Elle englobe les viscères mais également la ceinture pectorale et pelvienne correspondant respectivement à l'épaule et au bassin. Cette carapace s'ossifiera de manière progressive avec le temps. Dans le but d'optimiser l'approche ostéopathique, une étude des mouvements des os de la carapace a été effectuée afin de proposer des solutions pour contacter les structures internes. L'étude embryologique de l'espèce a également permis d'établir une analogie entre les mouvements d'un crâne et ceux d'une carapace. En effet, selon Sutherland, les différences d'ossifications existantes au sein du crâne expliqueraient sa flexibilité, car en réponse aux principes de l'unité de l'être, s'il existe une mobilité articulaire à la base du crâne, celle-ci doit forcément être compensée quelque part d'une manière ou d'une autre. La mécanique crânienne comprend un mouvement à la base d'os d'origine cartilagineuse et, de compensation en périphérie elle-même composée d'os de la voûte et de la face d'origine membraneuse. Le cas de la carapace étant similaire, une hypothèse est émise, à savoir que les mouvements du plastron induiraient des mouvements compensatoires sur les os de la dossière tout comme un mouvement de la Symphyse Sphéno-Basilaire (SSB) induirait des compensations des os en périphérie. Une étude expérimentale fut menée par la suite afin de valider ou non les hypothèses de bases, ces dernières étant : les tortues marines se montrent réceptives à l'ostéopathie ; il existe une analogie entre le fonctionnement mécanique d'un crâne et celui d'une carapace. Il est cependant important de rappeler qu'un mémoire ostéopathique présente des limites scientifiques. L'impossibilité d'appliquer un protocole strictement identique à chaque individu induit une marge d'erreur importante en comparaison d'une étude vétérinaire. L'étude a cependant été menée de façon à maximiser la reproductibilité du protocole expérimental tout en respectant le principe holistique de l'ostéopathie. Pour se faire, 10 tortues furent étudiées et divisées en 2 lots ; un lot témoin qui ne recevrait pas de traitements ostéopathiques et un lot expérimental qui serait traité. Il a été décidé que les séances d'ostéopathie se feraient au nombre de deux, avec deux semaines d'intervalle. Les tortues ayant un métabolisme lent, il est préférable de laisser une période post manipulation de quelques semaines (voire mois) afin d'en relever les conséquences et ainsi d'en tirer des conclusions. La deuxième séance est donc surtout présente pour constater ou non une possible évolution dans les dysfonctions de l'animal, et si nécessaire d'effectuer une deuxième séance. Les tortues du lot témoin n'ont bénéficié d'aucun traitement, mais ont tout de même fait l'objet d'une étude ostéopathique afin de relever les dysfonctions présentes. Afin de quantifier la réceptivité des sujets, une fiche comportementale a été mise en place dans le but d'observer une potentielle évolution au cours de la séance. En complément, l'analyse de l'évolution des dysfonctions d'une séance à l'autre permettra de valider ou non la première hypothèse. À l'issue des deux séances, 100% des tortues traitées montraient une diminution du nombre de dysfonctions trouvé contre 0% pour les tortues du lot témoin. En terme de réceptivité le lot témoin montre une fourchette d'évolution allant de 16 à 115% en comparaison avec le lot expérimental qui lui présente une fourchette allant de 38% à 138%. Deux conclusions peuvent alors être tirées : la première est que toutes les tortues se sont montrées réceptives aux séances ; la deuxième est que le lot expérimental montre une réceptivité plus grande que le lot témoin. Ces résultats permettent donc de valider l'hypothèse de départ de cette étude, les tortues se montrent réceptives à l'ostéopathie. De plus, l'approche pratique des tortues a permis de valider partiellement la seconde hypothèse. Bien que tous les aspects de l'ostéopathie crânienne ne soient pas totalement transposables aux carapaces des tortues, de nombreuses similitudes ont été trouvées, notamment en terme de mouvement et d'influence entre la carapace et le plastron. En effet, il a été montré qu'une dysfonction du plastron induisait bel et bien une adaptation de la carapace, mais également que dans leur biomécanique les mouvements de la carapace étaient semblables à ceux du crâne. Les résultats sont donc encourageants et démontrent la possibilité de prise en charge des tortues en ostéopathie. Bien que cette étude ne soit qu'une ébauche du travail qui reste à développer, elle demeure une porte ouverte, une piste de réflexion qui ne demande qu'à être exploitée. Nosjean Marine Voir en ligne : https://biblioboutik-osteo4pattes.e... Cliquez ici pour lire mon mémoire sur la biblioboutik de l'Ostéo4pattes-SDO
  • Le bol crânien dans le nouveau millénaire et l'héritage de Sutherland pour la médecine ostéopathique : Partie 2

    6 octobre, par Bruno Bordoni, Bruno Ducoux, Filippo Tobbi, Stevan Walkowski — Généralités Ostéo., , , , , ,
    Source : www.cureus.com Published : September 14, 2020 DOI : 10.7759/cureus.10435 Cite this article as : Bordoni B, Walkowski S, Ducoux B, et al. (September 14, 2020) The Cranial Bowl in the New Millennium and Sutherland's Legacy for Osteopathic Medicine : Part 2. Cureus 12(9) : e10435. doi:10.7759/cureus.10435 Traduction : Pierre Tricot Sommaire Résumé Introduction et contexte Mobilité articulaire des (...) Synchondrose sphéno-basilaire Propriétés mécaniques du (...) Le mouvement passif du (...) Conclusions Information additionnelle [...] Partie 1 Résumé La médecine ostéopathique crânienne est pratiquée dans le monde entier, dans le respect des affirmations du créateur, le Dr Sutherland. Bien que l'approche manuelle actuelle suive fidèlement les bases théoriques et pratiques qui composent le modèle crânien du siècle dernier, de nombreuses preuves scientifiques mettent en évidence les aspects critiques de ce modèle. Dans la première partie, nous avons passé en revue le rôle des méninges et du liquide céphalo-rachidien (LCR) et discuté de certains rythmes présents dans le système nerveux central ; ces derniers éléments sont les piliers utilisés pour soutenir l'idée théorique du mouvement du crâne palpé et évalué par l'ostéopathe. Dans cette seconde partie, nous passerons en revue les caractéristiques mécaniques des autres structures composant le système crânien, en mettant en évidence de nouvelles perspectives de pratique clinique, grâce aux données les plus récentes issues de la recherche scientifique. Introduction et contexte La médecine ostéopathique manipulatrice crânienne (OCMM) est née des intuitions d'un étudiant du Dr Still (fondateur de la médecine ostéopathique), le Dr Sutherland [1]. La logique de l'OCMM est basée sur le mécanisme respiratoire primaire (MRP), un modèle théorique construit sur cinq principes, illustrant les raisons du mouvement crânien ou du rythme crânien dans le domaine ostéopathique : la fluctuation du liquide céphalo-rachidien (LCR) ; la motilité inhérente du système nerveux central et de la moelle épinière ; la mobilité des membranes méningées (crâniennes et rachidiennes) ; la mobilité articulaire des os du crâne ; et le mouvement involontaire (passif) du sacrum entre les os iliaques [1]. La manipulation crânienne a été introduite comme pratique clinique du médecin ostéopathe en 1930, et elle est devenue un sujet d'étude universitaire en 1940 [2]. L'évaluation et le travail manuel sur le crâne ne signifient pas que le reste du corps n'est pas pris en compte, l'ostéopathie considérant le patient comme une unité aux relations anatomiques toujours interdépendantes [3]. Selon le Dr Viola Frymann, la palpation du rythme crânien est possible et ne dépend pas de la pulsation des vaisseaux artériels qui alimentent le cerveau ; le rythme Traube-Hering, souvent associé au rythme du crâne, ne représente pas en réalité le rythme palpé par l'ostéopathe [4]. Les valeurs enregistrées par le Dr Traube et le Dr Hering sont issues d'expériences animales avec le thorax ouvert et le muscle diaphragme paralysé [4]. Le rythme crânien peut également être palpé en plaçant les mains sur le reste du corps, en opposition avec les ondes Traube-Hering [5]. Il faut également considérer que la palpation humaine est très fine et capable de reconnaître de très petits objets, mesurant 10 nm ou 0,01 pm [6]. Cette capacité est dans la plage du mouvement des sutures crâniennes. Pour certains érudits, les sutures du crâne chez l'adulte, étant encore reconnaissables, ne fusionnent pas mais deviennent seulement très adhérentes ; de plus, les sutures entre les os qui forment le crâne peuvent présenter des mouvements de l'ordre de 500 à 1 700 nm ou 5 à 17 microns, palpables par l'homme [5]. Selon la vision ostéopathique, chaque os constituant du crâne se déplace avec ses propres axes et plans, faisant des sutures une articulation ; les modèles de mouvement ont été créés artificiellement et avec une base théorique afin d'obtenir des points de référence lors de la palpation [7]. Sutherland lui-même affirme que de tels schémas ne correspondent pas nécessairement à la réalité [8]. L'articulation qui représente le moteur du mouvement crânien et à laquelle sont attribués les différents dysfonctionnements imaginés par Sutherland, est la synchondrose entre l'os occipital et l'os sphénoïde, la synchondrose sphéno-basilaire (SSB), tant chez l'adulte que chez l'enfant [7]. La deuxième partie de l'article passera en revue le SSB et la fonction suturale du crâne, les caractéristiques mécaniques du cerveau, le mouvement de l'os sacré, en réfléchissant sur la nécessité d'un nouveau modèle ostéopathique crânien. Comme spécifié dans la première partie, l'article prend en considération les informations scientifiques du crâne adulte, en laissant de côté le crâne de l'enfant et des personnes âgées. Mobilité articulaire des os du crâne Le crâne adulte est composé de 29 os, en général, mais on ne sait pas toujours exactement combien il y a de sutures (environ 15). La littérature indique que la taille du crâne dépend de la croissance du cerveau, tandis que les sutures déterminent la forme [9]. À la surface de l'os lui-même, par exemple l'os pariétal, on peut trouver des sutures qui ne correspondent pas à la vision anatomique classique ; les sutures en plus grand nombre créent des os indépendants (os wormiens ou os incas), tels que des os pré-interpariétaux et interpariétaux, ou des os isolés trouvés sur un côté ou plusieurs os sur la suture principale (suture lambdoïde) [9], les os et les sutures en plus grand nombre dépendraient de centres d'ossification qui ne sont pas toujours pris en compte [10]. Les os wormiens et, par conséquent, des relations articulaires non linéaires, se trouveraient principalement sur la zone droite du crâne et impliqueraient pour environ 50 % la suture lambdoïde ; 25 % la suture coronale, tandis que le reste des os wormiens se trouve dans différentes zones du crâne [10]. Selon la population, les os wormiens seraient trouvés avec un pourcentage de 8 % -15 % dans les civilisations occidentales ; dans la population chinoise, l'excès d'os serait présent chez 80 % de la population [10]. Il n'y a pas d'accord sur l'existence de différences entre les sexes [10]. S'il y a présence de plus d'os, cela crée un possible tableau clinique pathologique (pycnodysostose, rachitisme, ostéogenèse imparfaite, et autres) [9-10]. Il peut y avoir d'autres types de sutures dans le crâne adulte, telles que les sutures mendosales ; ces dernières sont très courtes (de 0,8 mm à 1,4 cm), et proviennent de la partie médiale de la suture lambdoïde, vers l'os occipital [11]. La palpation évaluative du crâne (et des vertèbres) par l'ostéopathe doit avoir deux objectifs : vérifier position et mobilité [12]. Mais quelle est l'origine du rythme crânien décrit par Sutherland dans lequel les os du crâne bougent ? Ces questions sont fondamentales pour comprendre la réalité scientifique du travail ostéopathique. Dans la première partie de l'article, nous avons montré comment les membranes sont capables de transmettre les mouvements du cerveau induits par le rythme cardiaque et la respiration diaphragmatique, en ralentissant la fréquence, grâce aux caractéristiques méningées intrinsèques. Les sutures du crâne ou synarthroses, bien que présentant des caractéristiques différentes, sont capables de diminuer la fréquence des stimuli mécaniques qui les atteignent [13]. Plus la fréquence du stimulus mécanique est élevée, plus la valeur de la contrainte distribuée est faible [13]. Cette caractéristique coïncide avec notre observation du mécanisme respiratoire secondaire (MRS), dans laquelle les rythmes du crâne dépendent de l'activité cardiaque et respiratoire, bien que le rythme palpé par l'ostéopathe soit plus lent. Les sutures morphologiquement plus complexes sont capables de supporter une plus grande force mécanique [14]. Les sutures du crâne sont constituées de tissu fibreux avec deux couches d'ostéoblastes dont les dernières couches contiennent des cellules mésenchymateuses ; la couche supérieure est recouverte par le périoste, tandis que la couche inférieure est en contact avec la dure-mère [15]. Dans l'espace des cellules mésenchymateuses, nous trouvons le facteur de croissance nerveuse (FCN), qui permet au nerf présent dans la suture (nerf trijumeau de la dure-mère) de survivre et de fonctionner correctement [1,16]. Ces fibres nerveuses sont proprioceptives mais, en cas de blessure, elles peuvent devenir nociceptives [16]. De plus, le présent tissu nerveux est capable de réparer le tissu en cas de fracture ; la présence de cellules mésenchymateuses, et la présence de tissu nerveux capable de stimuler les processus réparateurs dans une suture aplatie du crâne, peuvent nous conduire à émettre l'hypothèse que les sutures crâniennes sont actives et participent aux stimuli mécano-métaboliques du corps. Lorsqu'il y a une structure dans le corps humain, c'est parce que la même structure est utilisée et possède un ou plusieurs buts ou fonctions. Les sutures craniofaciales restent partiellement ouvertes au stade adulte (elles ne s'ossifient pas), et chez le sujet âgé [1], les sutures telles que l'occipito-mastoïde et la pariéto-mastoïde restent non ossifiées jusqu'à l'âge de 80 ans ; le sphéno-pariétal et le sphéno-frontal restent non ossifiés jusqu'à l'âge de 60 ans (figure 7) [1]. Figure 1 : Vue postérieure du crâne montrant 10 sutures osseuses (Os wormiens). Remerciements au Dr Satheesha Nayak B, professeur agrégé d'anatomie, Melaka Manipal Medical College (Campus Manipal), Centre international des sciences de la santé, Madhav Nagar, Manipal, district d'Udupi, État du Karnataka, Inde. Des études existent montrant que les os du crâne peuvent bouger sous certains stimuli physiologiques, avec une moyenne d'environ 17 à 70 microns (valeurs plus élevées que les revues précédentes) [5, 17-18]. Probablement, non seulement les sutures permettent la transmission de forces dérivant du mouvement du système nerveux, mais également la structure de l'os du crâne lui-même. Les os qui composent le crâne ont des propriétés élastiques, l'os temporal ayant la capacité maximale de résister à la tension, jusqu'à l'os le moins souple tel que l'os frontal [19]. De plus, la dure-mère sous-jacente et le périoste, qui est un continuum avec le tissu sous-jacent à travers les fibres perforantes de Sharpey, collaborent à la gestion la plus correcte des signaux mécaniques [19]. Le tissu osseux contient de l'élastine et du collagène et, ensemble, ils assurent une capacité de déformation mécanique d'environ 10 à 15 %. L'os du crâne se comporte différemment des os du corps. Si les os du corps humain voient leurs capacités élastiques diminuer avec l'âge, les os du crâne ne subissent pas cette adaptation [20]. La structure intrinsèque des os crâniens, comme les os du corps, contient des ostéocytes, mais ces derniers se comportent différemment. L'ostéocyte qui dérive de l'ostéoblaste, constitue environ 90 % de l'os, est imprégné dans la matrice osseuse, et représente la pointe de l'équilibre de la santé du même tissu ; ils constituent un réseau de petits canaux (comme les cellules dendritiques), avec lesquels ils communiquent avec d'autres ostéocytes, ostéoblastes et ostéoclastes et tous les fluides contenus dans l'os [211. Si le nombre diminue, comme c'est le cas avec la vieillesse, l'os voit ses qualités plastiques et élastiques diminuer ; cet événement ne se produit pas dans les os du crâne, y compris la mandibule [21]. Les liquides osseux (sang et eau) sont également importants pour une distribution physiologique des signaux mécaniques entre l'extérieur et l'intérieur de l'os ; les fluides font vibrer l'ostéocyte par altérations métaboliques (variations calciques), permettant ainsi une adaptation tissulaire optimale [22]. Plus la force mécanique qui atteint l'os est faible (maximum 10 Hz), meilleures sont la réponse hydrique et la gestion de la tension [23]. Un autre aspect de l'OCMM est l'attribution d'axes et de plans de mouvement aux os individuels que l'évaluation palpatoire de l'ostéopathe doit prendre en compte [2]. Le dysfonctionnement crânien est décrit sur la base de ces axes et plans et doit finalement faire l'objet d'un traitement clinique ostéopathique, soit entre les relations articulaires entre deux os, soit dans le contexte général de l'ensemble du crâne [2]. Nous savons que les sutures et les os crâniens peuvent être plus nombreux et que l'espace occupé par les sutures à l'intérieur du crâne est différent par rapport à l'espace palpé externe [24]. Les articulations suturales, synarthroses ou synchondroses, dentelées ou squameuses, n'effectuent pas de mouvements de rotation ou de flexion-extension ; si l'on veut que la médecine ostéopathique soit considérée comme égale aux autres disciplines scientifiques, il faudra prendre du recul et reconsidérer le mouvement entre les os du crâne avec de nouvelles perspectives. Synchondrose sphéno-basilaire Selon l'OCMM, le point d'appui qui permet aux os de se déplacer avec des motifs et des axes est la SSB [2]. Si la relation articulaire entre la base de l'occiput et le corps du sphénoïde montre un dysfonctionnement, ce dernier sera responsable d'anomalies de position spécifiques des os du crâne, détectables par palpation ostéopathique. En fait, les schémas de mouvement décrits dans les textes médicaux ostéopathiques peuvent être le résultat d'illusions tactiles induites par la même étude, comme l'écrit le Dr Frymann [4]. Cette réflexion ne remet pas en cause le fait que les mains de l'ostéopathe sont entraînées à l'écoute palpatoire, sont capables de percevoir de très petites modifications du crâne [25]. On sait que le SSB commence à subir un processus d'ossification avant la puberté, avec un départ intracrânien, pour se terminer dans le cycle pubertaire [1]. Le crâne adulte a une SSB ossifiée et, d'un point de vue scientifique, il n'est pas possible de penser cette articulation comme le principe du mouvement crânien ou comme la cause des différents dysfonctionnements décrits dans l'OCMM [1-2]. Certaines approches manuelles visant à libérer cette articulation ossifiée doivent être reconsidérées (Figure 2). Figure 2 : Décompression manuelle de l'articulation sphéno-basilienne. Cette technique n'a aucune valeur au vu des informations scientifiques actuelles. Les doigts intrabuccaux poussent l'arcade dentaire supérieure dans une direction crânienne, tandis que l'autre main essaie de donner une traction des piliers de l'os frontal, vers le plafond. L'image appartient au Prof. Bruno Bordoni, la technique est réalisée par le Dr Filippo Tobbi avec une collègue en décubitus dorsal. La technique peut être trouvée citée dans la réf. [2]. Propriétés mécaniques du cerveau Pour essayer de comprendre pleinement le comportement du crâne du point de vue de la médecine ostéopathique, nous devons revoir les caractéristiques mécaniques du cerveau. Sutherland lui-même, en citant les points clés de son modèle crânien, a écrit que pour comprendre le mécanisme de respiration des os crâniens, il était nécessaire d'inclure le cerveau [7]. Le cerveau a un comportement hystérétique, c'est-à-dire un comportement élastique qui lui permet de reconfigurer sa morphologie d'origine en présence de déformations internes ou externes [26]. Mécaniquement, le cerveau est classé comme un corps viscoélastique-poreux. C'est un tissu plein de fluides (80 % -88 %) et de matière solide non linéaire, constamment traversé par différents rythmes de fluides en mouvement et capable de répartir les tensions des neurofluides de manière à récupérer ou maintenir sa forme [26]. Ils présentent des différences régionales dans la distribution des contraintes mécaniques subies mais ces vecteurs de tension, une fois arrivés au cortex, sont assimilés [2b], la matière blanche a une plus grande rigidité (environ un tiers de plus) que la matière grise ; la matière blanche a une plus grande caractéristique anisotrope et participe plus largement à l'élasticité du cerveau [27]. En vieillissant, le cerveau acquiert plus de rigidité, mais conserve sa capacité à répartir les tensions qui traversent sa structure solide-fluide [ 26]. La partie solide est capable de résister à la force des fluides, augmentant la pression hydrostatique, dans un continuum hydromécanique en mouvement et déformation constants [28]. Les forces de déformation mécanique que le tissu nerveux subit à cause du passage des fluides et des mouvements cranio-caudaux et latéraux-médiaux constants résultant secondairement de l'action du cœur et du diaphragme respiratoire sont amortis, précisément en raison de la caractéristique intrinsèque du cerveau. La transmission des forces mécaniques présentées à l'extérieur se répartira à travers les méninges avec une entité et une vitesse diminuées [29]. On pourrait dire que les neurofluides riches en eau font de l'organe cérébral une sorte de diapason en fonction de toutes les notes du corps (informations solides, fluides, magnétiques, électriques et quantiques) dispersées dans tout le corps et à l'extérieur du corps ; les mains de l'ostéopathe lisent le son, déchiffrent une symphonie ou une cacophonie. Le MRS est basé sur les mouvements de la masse cérébrale induits par le myocarde et le diaphragme, qui, grâce aux propriétés mécaniques du cerveau, des neurofluides, des méninges et du complexe os-suture, détecte la santé cardiovasculaire et respiratoire. De plus, la santé des différentes couches du cerveau est palpée par les doigts de l'ostéopathe. Du point de vue de la physique quantique, le contact entre le patient et l'opérateur crée une rencontre bidirectionnelle d'informations magnétiques et quantiques [30]. Cette rencontre influence finalement les molécules d'eau, dont le cerveau est riche. Pour des raisons qui ne sont pas complètement élucidées, les molécules d'eau peuvent conserver la mémoire des substances avec lesquelles elles entrent en contact comme un type d'empreinte, et influencer l'environnement dans lequel ces molécules d'eau persistent [31-32]. Ce mécanisme est peut-être l'une des graines à partir desquelles mûrit l'auto-guérison. Le mouvement passif du sacrum entre les os iliaques Selon le modèle de Sutherland, l'os sacré effectue un mouvement de bascule autour d'un axe transversal (S2 et postérieur au canal sacré), appelé axe respiratoire ; le mouvement se produit en raison de la force de mouvement inhérent du système nerveux central, en raison des fluctuations du LCR et grâce aux méninges crâniennes et spinales [33]. Il y aurait une action sacrée consistant à tirer vers le haut et à relâcher vers le bas, de manière rythmique et passive ; le rythme par minute correspondrait au rythme crânien retrouvé par palpation de l'ostéopathe [33]. Selon l'OCMM, lors de la flexion du crâne par le SBS, la base sacrée est tirée cranialement / postérieurement (contre-nutation) alors que l'apex sacré subit un mouvement antérieur vers le pubis. Lors de l'extension du crâne, la base sacrée est libérée en nutation (inférieure / caudale), avec son apex décalé vers l'arrière [33]. Il n'existe pas d'études concrètes prouvant cette théorie. L'articulation sacro-iliaque (ASI) est définie comme une amphiarthrose-diarthrose (os iliaque et aire SI à S3 du sacrum) ; la base du sacrum (SI) et la dernière vertèbre lombaire (L5) créent une symphyse, tandis que les facettes articulaires respectives forment des arthrodies [34]. L'os sacré termine sa maturation à l'âge de 25-30 ans, tandis que la fusion des vertèbres sacrées se termine à l'âge de 20 ans [34]. Dans 6 % de la population d'Amérique du Nord, il y a une sacralisation, c'est-à-dire que le corps de L5 se confond avec la base du sacrum ; il peut y avoir une fusion partielle et une fusion pouvant impliquer les facettes articulaires, avec une grande variabilité morphologique articulaire [34]. Après la quarantaine, il n'est pas rare d'observer des fusions entre l'apex du sacrum et l'os coccygien [34]. La zone articulaire de l'ASI au niveau de S3, devient plus sagittale avec l'âge, comparée aux portions de SI et S2 ; il est également possible de trouver de petites articulations accessoires de l'ASI [34]. L'ASI est innervée par les branches postérieures de L5-S4 ; dans l'articulation, existent également des fibres myélinisées et non myélinisées encapsulées, qui peuvent être classées dans le groupe des fibres de type IV et III [34]. En position debout et assise, l'angle entre L5 et SI devient plus aigu, avec nutation du sacrum, le complexe ligamentaire postérieur est mis en tension et les os iliaques ont tendance à se translater dorsalement [34]. Malgré la musculature impliquée, le mouvement de l'os sacré est passif (Figure 5) [35]. Figure 3 : La figure illustre la complexité de l'ASI et des différentes surfaces articulaires ASI, articulation sacro-iliaque. Remerciements au Dr Kiapour A, Centre d'ingénierie pour l'excellence en recherche orthopédique (E-CORE), Départements de bio-ingénierie et d'orthopédie, Université de Toledo, Toledo, Ohio, États-Unis. La palpation sacrée de l'anatomie pertinente par l'ostéopathe est quelque peu remise en question par la science actuelle. L'os sacré peut bouger dans toutes les directions entre les os iliaques, bien que l'ampleur du mouvement puisse rarement dépasser 2 mm, avec une moyenne de 1,6 mm et un maximum de 2 degrés [34-35]. Chaque mouvement est la somme de plusieurs mouvements ; par exemple, nutation et contre-nutation sont la somme d'une rotation et d'une translation [34]. Pendant le cycle de marche, dans les phases d'oscillation où une jambe porte le poids du corps, l'ASI est tirée vers le bas depuis le côté de la jambe libre et subit une contre-nutation, par rapport à l'iliaque ; L'iliaque est abaissé du côté de la jambe oscillante [36]. En phase d'appui, l'iliaque du côté du pied de contact est relevé par rapport au sacrum, tandis que ce dernier, effectue passivement une nutation [36]. Dans les phases d'oscillation, l'ASI se déplace d'environ 0,3 mm et d'environ 0,6 mm dans les phases d'appui [36]. Une étude révèle que lors de l'étape, il doit y avoir un mouvement d'anticipation de l'os sacré pour améliorer la répartition des charges corporelles [37]. Lorsque le patient est en décubitus dorsal, la contre-nutation de la base sacrée est la position prédominante [34]. Selon d'éminents auteurs, il n'y a pas de test manuel valide pour identifier adéquatement le mouvement du sacrum par rapport aux os iliaques, et aucune manœuvre manuelle ne peut modifier la position de l'os sacré [34]. Avec des approches manuelles de l'ASI, la position de ce dernier ne change pas, mais les réponses neuronales sont activées [diminution de l'activité du motoneurone spinal et diminution du réflexe de Hoffman (H)] [38-39]. Quelle est la nature des rythmes palpés par l'ostéopathe au niveau du sacrum, par rapport au rythme identique enregistré manuellement par le crâne ? On sait que le sacrum est influencé non seulement par les mouvements des jambes, mais aussi par les mouvements des vertèbres lombaires et en partie par la respiration qui, en activant la musculature du plancher pelvien, influence légèrement le mouvement sacré entre les os iliaques [34-35]. Pour comprendre la nature du rythme cranio-sacré, nous devons probablement repenser l'anatomie et les caractéristiques fonctionnelles des méninges et des neurofluides spinaux. La dure-mère vertébrale au niveau lombaire et sacré a une épaisseur réduite (103,74 ± 21,54 pm), comparée aux régions cervicale et thoracique ; la couche interne comporte un plus grand nombre de fibres de collagène que la couche externe, avec une grande capacité à résister aux charges axiales [40]. Le sac dural se termine au niveau de Sl-S2, la zone où est identifié l'axe transversal des mouvements sacrés [34, 41]. Le sac dural est maintenu en place par les ligaments méningovertébraux, qui sont reliés aux lames et au ligament jaune [42]. Dans les méninges spinales sacrées, on retrouve la couche arachnoïdienne et l'espace sous-arachnoïdien avec les mêmes caractéristiques cérébrales fonctionnelles (ainsi que l'anisotropie durale) [40]. La pie-mère, qui recouvre la moelle épinière, se confond au niveau du filum terminal, passant au-delà du cône médullaire ; il est constitué de collagène et de fibres réticulaires [43]. Le filum terminal est ancré au coccyx par la pie-mère, et les caractéristiques fonctionnelles de la pie-mère à ce niveau permettent de maintenir un état de tension et d'élasticité adéquat ; la pie-mère est recouverte au niveau du filum terminal par l'espace sous-arachnoïdien [43]. Pour un meilleur ancrage, la couche piale possède des ligaments denticulés, qui créent une relation plus stable entre la moelle et la couche durale [43]. Les méninges rachidiennes lombaires et sacrées ont les mêmes fonctions mécaniques que les méninges du crâne. Sur un modèle animal, le LCR au niveau sacré a une vitesse plus élevée que dans les autres zones vertébrales ; il a tendance à s'accumuler au niveau sacré, pour être ensuite absorbé à travers l'espace sous-dural par les vaisseaux lymphatiques [44]. Dans la zone sacrée, on trouve un plus grand nombre de vaisseaux lymphatiques que dans les autres zones spinales ; le LCR restant traverse l'espace épidural (espace entre la dure-mère et le ligament jaune), où il n'y a pas de barrière arachnoïdienne avec les sorties nerveuses [43-44]. Au niveau de L5-S2, la moelle épinière s'élargit chez l'homme et cela pourrait coïncider avec l'étude sur un modèle animal, où il y a une plus grande collection de LCR et une plus grande présence de vaisseaux lymphatiques [45]. La moelle épinière et la queue de cheval, en plus de se déplacer cranio-caudalement pour la stimulation cardiaque et respiratoire, subissent des oscillations de moins de 1 mm, probablement dues au mouvement oscillatoire du LCR [46]. Ces oscillations et mouvements du muscle diaphragme et du rythme cardiaque ne coïncident pas avec le rythme cranio-sacré. On peut supposer qu'au niveau sacré (y compris les os) existent les mêmes conditions viscoélastiques et mécaniques qui permettent d'amortir et de ralentir ces rythmes vitaux (rythme cardiaque et respiratoire), au fur et à mesure que ces variations de tension atteignent la surface (peau). Il faut également souligner le fait que l'ASI elle-même a une grande capacité à amortir de fortes charges mécaniques, et cette congruence articulaire est une autre pièce possible pour comprendre la dichotomie entre les rythmes palpés et les rythmes vitaux [36]. Les fluides corporels et les neurofluides donnent la forme et la fonction des tissus solides, et permettent à ces derniers de conserver un statut salutogène [47]. On peut émettre l'hypothèse que lorsque l'ostéopathe palpe le crâne et l'os sacré, en plus de percevoir la santé cardio-respiratoire (et autres zones du corps), le clinicien est capable de palper le MRS grâce aux neurofluides. Sans le déplacement constant des neurofluides, il n'y aurait pas de rythme perceptible. L'ostéopathe ne fait pas un remodelage osseux : les os ne changent ni de position ni de forme sous l'effet de stimuli manuels, tout comme les sutures crâniennes ne se séparent pas. Les stimuli manuels que l'ostéopathe peut donner avec la palpation du crâne et du sacrum partent mécaniquement de l'épiderme. Un toucher doux est capable d'activer les afférents des mécanorécepteurs myélinisés et non myélinisés (A (3, A5) ; cette activation stimule la libération de substances opioïdes de la moelle épinière, ce qui va inhiber les voies nociceptives grâce à l'intervention du système parasympathique, l'intervention du réflexe somato-cardiaque et respiratoire, avec abaissement des rythmes vitaux [48-49]. Ce mécanisme est bidirectionnel (patient-opérateur) [49]. En agissant sur l'abaissement du système sympathique par approche manuelle ostéopathique, il est possible de supposer que les mains de l'ostéopathe affecteront les rythmes des neurofluides et la santé (Figure 4) [50]. Figure 4 : Le schéma résume le concept de MRS. MRS, mécanisme respiratoire secondaire Conclusions La deuxième partie de l'article traitait des composants restants de l'OCMM, à savoir la mobilité articulaire des os du crâne, la SSB, les caractéristiques mécaniques du cerveau et le mouvement du sacrum entre les os iliaques. La nécessité de trouver un autre modèle de médecine ostéopathique crânienne capable de refléter plus fidèlement les notions scientifiques mises à jour a été soulignée. Nous avons proposé une nouvelle manière de décrire les mécanismes sous-jacents à l'OCMM ; non plus MRP mais MRS. Pour conclure, nous avons souligné l'importance des neurofluides et la fonction stratégique qu'ils jouent dans le rôle d'un stimulus salutogène. Bordoni B, Walkowski S, Ducoux B, et al. distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License CC-BY 4.0 10.7759/cureus.10435 Traduction par Pierre Tricot Information additionnelle Divulgations Conflits d'intérêts : Conformément au formulaire de divulgation uniforme de l'ICMJE, tous les auteurs déclarent ce qui suit : Informations sur le paiement / les services : Tous les auteurs ont déclaré qu'aucune organisation n'avait reçu de soutien financier pour le travail soumis. Relations financières : tous les auteurs ont déclaré n'avoir aucune relation financière à l'heure actuelle ou au cours des trois années précédentes avec des organisations qui pourraient avoir un intérêt dans le travail soumis. Autres relations : tous les auteurs ont déclaré qu'il n'y avait aucune autre relation ou activité qui pourrait sembler avoir influencé le travail soumis. Référence 1. 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  • Le bol crânien dans le nouveau millénaire et l'héritage de Sutherland pour la médecine ostéopathique : Partie 1

    6 octobre, par Bruno Bordoni, Bruno Ducoux, Filippo Tobbi, Stevan Walkowski — Généralités Ostéo., , , , , ,
    Source : www.cureus.com Published : September 12, 2020 DOI : 10.7759/cureus.10410 Cite this article as : Bordoni B, Walkowski S, Ducoux B, et al. (September 12, 2020) The Cranial Bowl in the New Millennium and Sutherland's Legacy for Osteopathic Medicine : Part 1. Cureus 12(9) : e10410. doi:10.7759/cureus.10410 Traduction : Pierre Tricot Sommaire Résumé Introduction et contexte Production du liquide céphalo-r Mouvement du liquide céphalo-ra Pulsation du liquide céphalo-ra Motilité inhérente du système Mobilité des membranes méningée Conclusions Information additionnelle Résumé Un modèle théorique qui n'évolue pas avec de nouvelles informations issues de la recherche scientifique, en changeant les hypothèses dont il est né, devient une philosophie ; le scientifique devient un chef d'école. Même si, du clinicien au praticien de santé non médecin, elle est couramment pratiquée, la médecine ostéopathique crânienne manuelle est très controversée. Cet article, divisé en deux parties, passe en revue les hypothèses avec lesquelles le modèle crânien a été créé, mettant en évidence les innovations scientifiques et les nouvelles réflexions anatomo-physiologiques. Dans la première partie, nous passerons en revue la synthèse et le mouvement du liquide céphalo-rachidien (LCR), le mouvement du système nerveux central et périphérique ; nous mettrons en évidence les caractéristiques mécaniques des méninges. L'objectif de l'article est de souligner la nécessité de renouveler le modèle crânien existant. Introduction et contexte La médecine ostéopathique manipulative crânienne (OCMM) est née vers 1898, lorsqu'un étudiant de l'American School of Osteopathy a observé un crâne disjoint dans le musée du même institut et a remarqué que les os temporaux ressemblaient aux branchies du poisson [1]. L'étudiant en ostéopathie a vu que les contours osseux étaient construits pour rejoindre d'autres os en une articulation complexe. La similitude avec les branchies et la forme osseuse permettant les articulations du crâne a inspiré les principes fondamentaux de l'OCMM : le mécanisme respiratoire primaire (MRP) et le mouvement des os crâniens [1]. L'étudiant était William Garner Sutherland, futur DO. Le MRP est la théorie cherchant à expliquer le mouvement des os crâniens perçus à la palpation [2], Cette théorie repose sur cinq principes : la fluctuation du liquide céphalo-rachidien (LCR) ; la motilité inhérente du système nerveux central et de la moelle épinière ; la mobilité des membranes méningées (crâniennes et rachidiennes) ; mobilité articulaire des os du crâne ; le mouvement involontaire (passif) du sacrum entre les os iliaques [3]. Toujours selon cette théorie, le crâne possède un rythme ou respiration crânienne ; ce rythme a une oscillation palpable d'environ 12 cycles par minute [3]. Une autre pierre angulaire du MRP est le mouvement de l'articulation entre l'os occipital et l'os sphénoïde (synchondrose sphéno-basilaire ou SSB), un point d'appui important pour identifier les dysfonctionnements structurels de la forme et de la fonction du crâne [3], selon l'OCMM, les os de la ligne médiane comprennent l'os sphénoïde, l'occiput, l'ethmoïde et le vomer. Pendant le MRP du crâne, ceux-ci subiraient une flexion et une extension et seraient responsables du mouvement de rotation externe et interne des autres os crâniens respectivement appariés [3]. Lors de la flexion de la SSB, les méninges tirent l'os sacré vers le haut, entraînant une extension anatomique ou une contre-nutation de la base sacrée ; l'inverse se produit lors d'une extension de la SSB [3]. L'ostéopathe pose ses mains sur le crâne et évalue les éventuels dysfonctionnements crâniens [2]. Un dysfonctionnement crânien fait référence à un mouvement perçu étranger à ce qui devrait être normal (flexion-extension ou rotation interne-externe) [1]. Classiquement, avec la palpation et suivant la théorie du MRP, diverses dysfonctions crâniennes spécifiques peuvent être identifiées au niveau de la SSB : cisaillement, déformations latérales, torsions, rotations en flexion latérale et compressions, entre autres [3]. D'autres anomalies crâniennes qui peuvent être palpées sont attribuables à un dysfonctionnement dural, comme les strains latéraux (droit ou gauche) et supérieurs ou inférieurs ; les lésions supplémentaires comprennent des strains intra-osseux et des mouvements anormaux des os du crâne individuels (29 os chez les adultes) [3-4]. Suite à de nombreuses publications de la Fondation de la recherche ostéopathique et de l'approbation clinique (FORCE) sur le tissu fascial, est né un groupe d'étude pour comprendre, améliorer et éventuellement créer un nouveau modèle d'OCMM [5-6]. Ce groupe, Cranial Research And New International Osteopathy : CRANIO, implique des ostéopathes et des chercheurs de différentes nationalités. Le travail que nous proposons est divisé en deux articles. La première partie a pour objectif de passer en revue et de comparer les connaissances scientifiques les plus récentes par rapport à la base théorique sur laquelle repose le MRP chez l'adulte, en essayant de mettre en évidence la nécessité d'un nouveau modèle d'OCMM. La seconde partie complétera la revue et tentera de proposer une nouvelle manière de concevoir l'OCMM, toujours à travers la littérature scientifique actuelle. Production du liquide céphalo-rachidien (LCR) Selon l'OCMM, le mouvement crânien commence par la synthèse et la distribution du LCR [7-8]. La présence de fluide entourant le cortex est connue depuis l'époque d'Imhotep, un médecin égyptien d'il y a 4000 ans, d'Hérophile (280 avant JC) et d'Hippocrate (370 avant JC), ainsi que de Galien de Pergame (200/216 après JC) [9]. Hippocrate fut le premier à décrire ce fluide comme de l'eau qui entoure le cerveau, jusqu'en 1764, année où le médecin italien Cotugno décrivit la présence d'eau mais en lui donnant un nom spécifique : cotunnii LCR [10-11]. La terminologie utilisée aujourd'hui, à savoir liquide céphalo-rachidien, n'apparaît qu'en 1842 dans les écrits de Magendie [11]. Le LCR a deux origines ontogéniques, selon le stade de développement de l'embryon. La plaque neurale, qui dérive d'une partie de l'ectoderme dorsal, est en contact avec le liquide amniotique (LA) ; la plaque neurale se plie pour former le tube neural avec un vecteur longitudinal [12]. Ce mouvement emprisonne une partie du LA à l'intérieur du tube neural. Le tube neural primitif est en contact avec le LA, grâce à l'ouverture des neuropores, qui ne sont pas encore fermés ; cela signifie que son développement est affecté par l'information fluidique du LA [12]. Le tube neural subit d'autres transformations. Dans sa partie postérieure, il formera la future moelle épinière tandis que, dans la zone antérieure, il se dilatera pour former le système nerveux central [12]. Les placodes neurogènes resteront en contact avec le LA tandis que le système cérébral naissant entrera en contact avec le fluide qui deviendra le LCR en passant par le LA [13]. Aux premiers stades de la formation du cerveau, ce dernier est un espace vide rempli de fluides et entouré d'un neuroépithélium primitif monocouche. Lorsque les neuropores antérieurs se ferment définitivement, la zone cérébrale est indépendante dans la production de LCR et ne reflète plus les changements métaboliques de l'environnement fluide externe [12]. La couche précurseure du neuroépithélium se développe davantage, suite à une histogenèse spécifique. Au cours de l'embryogenèse, le LCR ne circule pas mais facilite plutôt le gonflement et l'élargissement des espaces qui seront comblés par les structures du système nerveux ; les capillaires, jouent alors un rôle fondamental dans la sécrétion et la résorption du LCR [14]. Pendant cette période de formation, le système mésodermique produit le LCR (vaisseaux sanguins). À la fin de la période embryonnaire, c'est-à-dire avec l'apparition des esquisses des plexus choroïdes, le LCR est produit par des structures ectodermiques [15]. Les plexus choroïdes deviennent un important centre de production de LCR. La neurogenèse commence lorsque les plexus commencent à fonctionner [15]. Les molécules présentes dans le LCR du fœtus et de l'adulte sont différentes et n'ont pas les memes fonctions [15]. Jusqu'à l'apparition des plexus (41 jours de gestation) dans le quatrième ventricule, le LCR ne circule pas [15]. Une autre différence du LCR fœtal est que ce dernier agit pour créer des forces expansives, tandis que celui de l'adulte maintient les forces fluidiques en équilibre [15]. L'un des points clés du rythme crânien est la production de LCR à partir des plexus choroïdes (à partir du plasma sanguin), puis sa libération dans les ventricules. En réalité, il existe d'autres sites de synthèse, comme les organes circumventriculaires, la couche neuroépithéliale qui recouvre les ventricules, quoique dans une moindre mesure [9]. La production quotidienne moyenne de LCR est de 400 à 600 ml, avec un volume constant d'environ 150 ml et une pression moyenne chez les adultes d'environ 10 à 15 mmHg ; la production est influencée par divers facteurs, dont l'innervation des plexus choroïdes [14]. Le système sympathique a tendance à réduire la sécrétion de LCR tandis que le stimulus parasympathique en stimule la synthèse [14]. Il a été démontré que certains neuropeptides (avec des récepteurs spécifiques sur les plexus) jouent un rôle dans la production, comme la sérotonine, la dopamine, la mélatonine, ainsi que le peptide natriurétique auriculaire (ANP) et l'arginine vasopressine (AVP) [14]. L'ANP est sécrétée par les myocytes dans les oreillettes du myocarde, en particulier, dans le but principal de réduire la pression artérielle, tandis qu'au niveau des plexus, en activant le canal de l'aquaporine-1 (AOP1), il est capable de réduire la synthèse du LCR [16]. Les maladies cardiaques, telles que l'insuffisance cardiaque chronique (ICC), pourraient affecter la production de LCR. L'AVP est synthétisée dans certaines zones cérébrales et par l'épithélium des plexus choroïdiens, en particulier lorsqu'il y a une modification de la quantité d'eau dans le corps, impliquant les canaux Na (+) voltage-dépendants et des récepteurs spécifiques tels que le récepteur AVP VI ; son action sur les plexus est de stimuler la réduction de la production de fluide [17]. Étant donné que l'AVP est également connue sous le nom de molécule « sociale », les sautes d'humeur pourraient induire des changements dans la production de liquide. Selon certaines recherches, le parenchyme cérébral est une autre source de production, notamment en raison de l'apport en eau [18]. Une information scientifique importante sur le comportement du LCR est la variation de la zone de production, en fonction de la posture de la personne. Il a été montré que si la personne est en décubitus dorsal, la synthèse provient notamment des cellules épendymaires de la moelle épinière tandis que si la personne est debout, la synthèse du LCR se fait principalement à partir des plexus choroïdes [19-20]. La synthèse du LCR ne se produit pas seulement dans les ventricules, mais également dans d'autres zones anatomiques ; la synthèse dépend de la posture et des différentes molécules et systèmes nerveux qui influencent le comportement des plexus choroïdes. Cela dépend de la présence de lumière et d'obscurité (rythme circadien). La mélatonine, en plus de la production par les pinéalocytes (qui sont en contact avec le LCR), est produite par les tanycytes, cellules épendymaires spécialisées que l'on trouve dans le troisième ventricule ; la mélatonine synthétisée la nuit semble avoir la capacité d'augmenter la synthèse du LCR, de 12 mL par heure pendant la journée, jusqu'à un maximum de 42 mL par heure la nuit [19, 21-22]. Le LCR est également synthétisé par le parenchyme cérébral et la pie-mère de la surface cérébrale [23]. La synthèse du LCR n'est pas un processus passif mais répond à de multiples variables de contrôle homéostatique, par rapport à l'environnement dans lequel il circule et par rapport aux variations de l'environnement. Mouvement du liquide céphalo-rachidien Un autre concept qui crée une dichotomie avec le modèle ostéopathique du MRP concerne le mouvement du liquide cérébral et rachidien. La circulation du LCR n'est pas unidirectionnelle et son écoulement (direction, force, volume, vitesse) n'est pas uniforme. Le débit ne correspond pas à la quantité de LCR produit et peut être bidirectionnel et oscillatoire [24]. On pourrait comparer son flux aussi aléatoire et hétérogène à un tableau de Pollock. Dans le système nerveux central et rachidien, bien que nous en sachions peu et qu'il existe des études sur les animaux et peu sur l'homme, le déplacement du LCR est également stimulé par certaines structures appelées fibres de Reissner (RF). Les RF consistent en l'agrégation d'une glycoprotéine (scospondine) et, bien qu'elles jouent un rôle important au cours de l'embryogenèse, certaines preuves mettent en évidence le rôle dans la facilitation de l'écoulement du fluide ; chez l'adulte, elles auraient probablement un rôle de capteur mécanotransductif au passage du LCR [25-26]. L'absorption du LCR par les villosités arachnoïdiennes et son écoulement vers le système veineux, comme généralement enseigné dans le cadre de l'ostéopathie crânienne, n'est pas si vrai [23]. Dans des conditions physiologiques, la voie de circulation la plus importante pour que le LCR sorte du crâne est le système lymphatique nasal [23]. L'espace périvasculaire qui entoure les veines et les artères au niveau sous-arachnoïdien, et pénètre et entoure le parenchyme cérébral, est appelé espace de Virchow-Robin [10]. Les mécanismes qui permettent le mouvement du LCR dans cet espace sont liés aux pulsations artérielles et à un mécanisme appelé convection ; ce dernier est le mouvement des fluides à travers la relation entre la chaleur du fluide lui-même et son gradient de masse (Figure 1) [27]. Figure 1 : La figure illustre schématiquement ce que pourrait être la distribution du LCR à travers les espaces périvasculaires, en mélange avec les fluides interstitiels. LCR, liquide céphalo-rachidien Image reproduite avec la permission de Toshiaki Taoka, MD, PhD et collègues, Département de visualisation biomédicale innovante, Nagoya, Japon. De plus, le LCR peut pénétrer dans l'espace périvasculaire grâce aux pores des vaisseaux (notamment au niveau de l'espace sous-arachnoïdien), appelés stomates (Figure 2) [21]. Figure 2 : L'image montre un pore ou des stomates d'un vaisseau dans l'espace sous-arachnoïdien dans lequel le LCR peut pénétrer dans l'espace périvasculaire. LCR, liquide céphalo-rachidien Image reproduite avec la permission du professeur Joan Abbott, Faculté des sciences de la vie et de la médecine, Institut des sciences pharmaceutiques, King's College, Londres, Royaume-Uni. Le LCR, ayant pénétré dans l'espace artériel périvasculaire, pénètre dans l'interstitium cérébral, grâce à la régulation des protéines aquaporines (aquaporine 4 – A0P4) des canaux d'eau (le LCR est à 99 % d'eau) ; dans ces canaux se trouvent les parties terminales des astrocytes ou cellules gliales, qui constituent la paroi externe de l'espace périvasculaire [23]. Dans ce processus, le LCR se mélange à l'espace interstitiel, échangeant des solutés (avec des mécanismes de diffusion), des molécules et nettoyant les différents résidus métaboliques [23]. Une fois le liquide interstitiel nettoyé, le LCR se déplace vers l'espace veineux périvasculaire [23]. Le mécanisme d'échange entre les fluides interstitiels et le LCR au niveau des espaces périvasculaires est défini comme le système glymphatique (cellules gliales et lymphatique) [21]. On sait qu'il existe des vaisseaux lymphatiques méningés, mais il est probable qu'ils n'ont pas d'échanges directs avec le LCR, sinon hors du système nerveux [28]. Les voies suivies par le LCR à la sortie du crâne sont variées. De l'espace périvasculaire veineux, le LCR atteint le bulbe olfactif, pour entrer dans l'espace périneural du nerf olfactif (1596-2096 de tout le LCR), jusqu'à la muqueuse nasale, où le LCR sera drainé par les vaisseaux lymphatiques de la muqueuse ; à partir de là, le liquide pénètre dans les voies lymphatiques sous-buccales et mandibulaires, jusqu'aux ganglions lymphatiques cervicaux et rachidiens [28]. À la base du crâne, de nombreux vaisseaux lymphatiques pénètrent dans le crâne en suivant les voies de sortie des nerfs crâniens et spinaux [11]. Le LCR a probablement la possibilité de pénétrer dans ces vaisseaux périphériques et, à nouveau, de pénétrer dans les ganglions lymphatiques du tractus cervical, en suivant également les voies vertébrales [11]. Le LCR est également absorbé par l'oreille interne, la carotide interne, l'espace périneural des nerfs crâniens, les nerfs spinaux et intercostaux et le système veineux crânien [11, 21]. Le LCR qui suit l'espace périneural vers le tissu musculaire pourrait probablement entrer en contact avec les fluides interstitiels musculaires. Pulsation du liquide céphalo-rachidien Les principales forces documentées pour déterminer le mouvement du LCR sont le rythme cardiaque et la respiration diaphragmatique ; le cœur et le muscle diaphragme créent les pulsations du LCR. Lors d'une inspiration, le LCR est poussé crânialement (de l'espace rachidien périvasculaire et périneural vers le crâne), tandis que lors d'une expiration, le mouvement se fait caudalement [19]. En décubitus dorsal, la pression intracrânienne du LCR est la plus faible (4,6 mmHg) par rapport aux autres postures et malgré les forces centripète et centrifuge [19]. Il est probable que la respiration agit principalement sur la voie veineuse périvasculaire mais des études plus approfondies sur l'homme font défaut [29]. La systole et la diastole sont capables de déplacer le LCR, mais de manière moins importante que le muscle diaphragme. On suppose que le rythme cardiaque influencerait le plus le mouvement dans l'espace périvasculaire artériel [29]. Pendant la systole, le LCR est poussé caudalement, tandis que, avec la diastole, le LCR est poussé crânialement. Il faut se rappeler que le mouvement du LCR, grâce à la respiration et aux battements rythmiques du cœur, n'est jamais complet dans tout le corps (il ne fait pas un tour complet) ; le mouvement lui-même stimule les ondes, les rythmes qui permettent au LCR de se déplacer dans le système corporel [24]. L'unidirectionnalité du LCR n'existe pas alors que les pulsations du LCR se retrouvent dans tout le corps [24]. Une structure qui pourrait aider au déplacement bidirectionnel du LCR entre la base du crâne et la moelle épinière cervicale est une lame de tissu arachnoïdien de morphologie rhomboïde, entre la moelle allongée et les racines cervicales (C4) [30]. Elle est appelée « valva cerebri » pour son rôle hydrodynamique pour le mouvement du LCR ; des études complémentaires sont nécessaires [30].. Motilité inhérente du système nerveux central et de la moelle épinière Selon le concept d'OCMM, le système nerveux central et périphérique aurait un mouvement intrinsèque ou inhérent, capable de déplacer le LCR et les méninges crâniennes [1-3]. Ces mouvements détermineraient le rythme du MRP et, par conséquent, le rythme ressenti par l'évaluation palpatoire de l'ostéopathe (10-14 cycles) [8]. De nombreux éléments et forces sont capables d'influencer la motilité du système nerveux. La matrice extracellulaire qui imprègne le cerveau et la moelle épinière (et tout le corps) possède des propriétés piézoélectriques. Un stimulus électrique voyageant à travers la matrice provoquera une vibration, tandis que le passage d'informations mécaniques-métaboliques provoquera la création d'électricité [31]. Ces changements de comportement de la matrice extracellulaire ou les fluctuations d'énergie affecteront l'état de la matière de la même matrice (gélification et solution), où l'eau présente se comporte comme un cristal liquide [31]. Les ions « électrifiés » de la matrice influençant la vitesse des fluides (électro-osmose) ; la vitesse ne dépend pas des vannes ou des pompes mais uniquement de la charge électrique des ions [32]. Les réactions biochimiques entre les neurones et les cellules qui composent le complexe nerveux peuvent créer des ondes chimiques sous l'égide de la loi de la thermodynamique hors équilibre, ce qui impliquerait notamment le centrosome (MicroTubule Organizing Center – MTOC) [33]. Le centrosome réorganise la forme de la cellule, modifie la tension de la cellule elle-même et fait varier la tension mécano-électrique de la matrice extracellulaire, repropose le mécanisme de gélification (gel ou phase liquide interconnectée) ou de solution (sol ou suspension colloïdale plus solide), influençant la vitesse des fluides [33]. Ces mécanismes ne sont pas homogènes dans le système nerveux central ou périphérique et ne sont donc pas capables d'influencer la mobilité du complexe nerveux dans son intégralité. Certains neurones peuvent créer des nanotubes pour le transport des mitochondries et d'autres éléments structurels ou molécules vers un ou plusieurs neurones, faisant varier la tension électromécanique des zones cérébrales, modifiant l'état de vitesse des fluides cérébraux [34]. Cela étant, il n'y a pas d'homogénéité dans tout le système nerveux, et il faut souligner que l'existence des nanotubes dure de quelques minutes à quelques heures [34]. Selon le principe de l'intrication quantique, toutes les cellules sont en communication les unes avec les autres, comme une sorte de câblage ou de transmission éphaptique, mais le mouvement produit (oscillation, vibration, déformation morphologique) dépend toujours de l'adaptation d'une région cérébrale, par rapport à un autre [34-35]. Ces mécanismes ne sont pas capables de déplacer les systèmes nerveux central et périphérique à l'unisson. Une autre force qui agit sur le système nerveux est la vasomotricité, contrôlée par les systèmes nerveux sympathique et parasympathique et par la même structure des cellules contractiles qui forment le vaisseau, ces dernières étant influencées par les événements métaboliques. Selon une vision scientifique ostéopathique, la modification du tonus des vaisseaux sanguins (et lymphatiques) serait à la base du rythme crânien [8]. Les oscillations sont liées à la pression artérielle et aux différents neurofluides, qui sont historiquement mais de manière incohérente liés à des ondes mesurables. On connaît les ondes Traube-Hering (0,1 Hz) liées à la pression artérielle mais, qui, en réalité, ne reflètent pas la vitalité du rythme crânien que ressent l'ostéopathe avec l'évaluation manuelle, car 0,1 Hz correspond à des oscillations de pathologie (perte d'autorégulation autonome) [36]. Une autre oscillation plus ample (0,005-2 Hz) est influencée par le LCR dans l'espace sous-arachnoïdien, mais on sait que le déplacement du LCR est hétérogène et ne peut pas représenter un rythme homogène tel que celui ressenti par la palpation de l'ostéopathe [36]. De plus, cette oscillation n'est pas égale entre les deux hémisphères et peut être influencée par l'état émotionnel du patient [36]. Une autre oscillation connue et mesurable est celle de Mayer (0,1 Hz), mais sa nature reste méconnue et douteuse ; ces oscillations sont probablement liées à l'activité nerveuse autonome et aux déplacements des fluides interstitiels [37]. Des oscillations de Mayer peuvent également être enregistrées dans la moelle épinière, probablement avec les mêmes raisons que celles émises pour le système nerveux central [38]. Un mécanisme capable de déplacer de manière homogène le système nerveux central et le système nerveux rachidien est celui lié au cœur et au muscle diaphragme. Nous savons que le système nerveux central et la moelle épinière se déplacent de 2 à 3 ml, stimulés par le diaphragme respiratoire et le rythme cardiaque. Pendant la systole, le système nerveux est tracté caudalement et médialement ; l'inverse se produit pendant la diastole [8]. Lors d'une inspiration, le système nerveux est poussé vers le crâne, tandis que lors d'une expiration, le mouvement prédominant est caudal [8]. Les systèmes cardiovasculaire et respiratoire fonctionnent en parfait équilibre chez un sujet sain et sont contrôlés par les mêmes systèmes neurologiques (et métaboliques) : système vagal, système sympathique, système phrénique [39]. La fréquence cardiaque varie avec le rythme de la respiration, tout comme la fréquence respiratoire est affectée par le comportement du myocarde [39], Selon les informations scientifiques les plus récentes, le mécanisme de la respiration primaire (mouvement), ne peut pas provenir directement de la masse cérébrale et de la moelle épinière, mais il s'agit d'une réponse (mouvement) déterminée par la respiration / au rythme cardiaque. Dans le domaine de l'OCMM, il serait plus juste de parler du mécanisme respiratoire secondaire (MRS). Il est probable que lorsque l'ostéopathe pose ses mains sur le crâne pour une écoute palpatoire, il est principalement conscient de la santé du système cardiorespiratoire. Mobilité des membranes méningées crâniennes et spinales Les méninges crâniennes sont la faux du cerveau, la tente du cervelet, la faux du cervelet et la tente de l'hypophyse [7-8]. La dure-mère du crâne, qui recouvre la couche arachnoïdienne et a une épaisseur moyenne d'un millimètre, a des propriétés viscoélastiques anisotropes, avec une capacité à résister à des forces mécaniques d'environ 9-10 Pa (MPa qui dans ce cas, équivaut à 1 kilo/millimètre2) [40]. La dure-mère est définie comme pachyméninge, tandis que l'arachnoïde et la couche piale relèvent de la classification de leptoméninge. Les méninges touchant la zone du cerveau antérieur caudal et du mésencéphale ont une origine ectodermique, tandis que les méninges restantes proviennent du mésoderme (comme les vaisseaux des méninges) [41]. Plus précisément, la dure-mère dérive du mésoderme, tandis que la pie-mère et l'arachnoïde dérivent du mésoderme et de l'ectoderme [41]. La couche externe de la dure-mère ou couche périostée durale est en contact direct avec le périoste du crâne, avec lequel elle échange des vaisseaux artériels [41]. La couche arachnoïdienne a une épaisseur d'environ 200 µm ; la pie-mère est une couche unique de cellules ou de membrane basale, avec une matrice extracellulaire spécialisée recouvrant le parenchyme cérébral et les vaisseaux qui pénètrent dans le cerveau [41]. Si l'arachnoïde agit comme un amortisseur et comme un élément dispersif de tension mécanique, la pie-mère répond également aux contraintes mécaniques et aux stimuli nociceptifs [42]. Les méninges sont innervées par le système autonome (systèmes vagal et sympathique), par les nerfs crâniens (IV, V, VII, IX, XII) et par les quatre premières racines cervicales [7-8]. Les méninges sont importantes pour l'écoulement veineux, de la dure-mère avec les sinus veineux, jusqu'à la pie-mère avec les veines pontantes (ces dernières reliées aux sinus duraux), en passant par la couche arachnoïdienne (Figure 3) [43]. Figure 3 : Représentation des sinus veineux de la dure-mère dans une coupe sagittale du crâne. 1. Veines de la dure-mère ; 2. Sinus sagittal supérieur ; 3. Veine cérébrale moyenne gauche ; 4. sinus sphénopariétal gauche ; 5. Sinus intercaverneux ; 6. Sinus pétreux inférieur gauche ; 7. Sinus pétreux supérieur gauche ; 8. Sinus sigmoïde gauche ; 9. Sinus occipital ; 10. Confluence des sinus ; 11. Sinus transverse gauche ; 12. sinus droit ; 13. Grande veine cérébrale (de Galien) ; 14. Sinus sagittal inférieur ; 15. Sinus sagittal supérieur ; 16. Faux du cerveau. Image reproduite avec autorisation, d'après Anastasi G, et al., Anatomia dell'uomo, quatrième édition [Human Anatomy], 2010, Milan : Edi-Ermes, Volume , Figure 4.145, p. 432. Le système méningé est riche en vaisseaux lymphatiques qui, du point de vue du développement, ne se forment qu'après la naissance ; ils suivent le trajet des sinus veineux et le trajet de certaines artères, comme l'artère méningée moyenne [44]. Les méninges transmettent des forces mécaniques de l'extérieur vers l'intérieur (traumatisme), et de l'intérieur vers l'extérieur ; de plus, ce sont des structures qui reflètent les variables mécano-métaboliques de l'environnement dans lequel elles résident, modifiant leur capacité à gérer les tensions et faisant varier leur structure intrinsèque dans le temps [8]. Avec l'âge, la dure-mère a tendance à s'ossifier, notamment au niveau des sinus de la dure-mère, ce qui affectera la transmission des efforts mécaniques [8]. Le repli de la dure-mère pour former les sinus veineux suit la morphologie du cerveau, qui n'est jamais parfaitement la même dans les deux hémisphères ; il s'ensuit que les sinus peuvent être d'orientation spécifique (droite ou gauche), avec une rigidité tissulaire anisotrope [8]. Nous ne disposons pas de données détaillées sur le comportement méningé et le mode de transmission des tensions détectées, mis à part le fait qu'elles agissent comme des amortisseurs et qu'elles peuvent élargir ou réduire la propagation des tensions (pressions). En regardant les études sur le comportement des tissus entourant le cerveau en présence d'un traumatisme, il est clair que si la force est externe et implique le crâne, la tension produite est amplifiée ; de la peau au parenchyme, les différentes couches augmentent la force de pression vers le cerveau [45]. En se référant aux données actuelles, on pourrait supposer que si une tension (pression ou traction) vient du cerveau vers la peau, les différentes couches devraient amortir et ralentir la vitesse de propagation des forces de tension produites [45]. En effet, si un vecteur de contrainte traverse des couches de rigidité (osseuse) importante, la vitesse des ondes de propagation augmente (de l'extérieur vers l'intérieur) ; à l'inverse, si les forces sont produites de l'intérieur, par exemple lorsque le cerveau et la moelle épinière bougent sous l'influence de la respiration et du rythme cardiaque, la vitesse de propagation des pressions créées est plus lente, car les tissus internes ont moins de rigidité [46]. Il est probable que le rythme crânien ressenti par la palpation du clinicien dérive du mouvement du cerveau et de la moelle épinière qui créerait des ondes de tension vers l'extérieur plus lentes, par rapport au rythme réel de la respiration et du rythme cardiaque, grâce à la propriété viscoélastique des méninges qui amortit la vitesse de transmission de tension. La dure-mère spinale, d'origine embryologique mésodermique, enveloppe la moelle épinière dans son intégralité ; lorsque les neurofluides traversent la zone protégée par la dure-mère, celle-ci s'étire et appuie contre la zone vertébrale [47]. La dure-mère crânienne se poursuit dans la moelle épinière, du foramen magnum à la région périostée vertébrale ; au niveau de la deuxième vertèbre sacrée (S2), elle se poursuit avec une structure filiforme, appelée filum terminale, qui relie le sac dural au sacrum (périoste) [47]. Dans l'espace sous-dural existent des structures qui stabilisent la relation de la dure-mère avec la moelle épinière (septum posticum fibreux) ; la dure-mère rachidienne est innervée notamment au niveau ventral et moins au niveau dorsal, par les nerfs sinuvertébraux et par des branches du système sympathique [47], La dure-mère vertébrale est construite pour mieux résister aux tensions longitudinales et dans une moindre mesure aux tensions latérales. La couche durale interne est en continuité avec la couche arachnoïdienne ; l'espace sous-arachnoïdien est symétrique sur les côtés, mais présente des asymétries entre la zone ventrale et dorsale [47], Le sac dural peut se déplacer dans le sens longitudinal de 2-4 mm, une mesure qui coïncide avec le mouvement du système nerveux [47], Le système lymphatique rachidien se trouve dans l'espace péridural, avec le tissu adipeux [48], Malgré sa faible épaisseur (de 0,089 à 1,40 MPa), la couche spinale piale a une grande capacité à résister aux contraintes mécaniques longitudinales et à leurs distributions [ 49-50]. Conclusions L'OCMM s'appuie sur la palpation du crâne pour évaluer et éventuellement résoudre les changements de mouvement, de forme et d'orientation des os crâniens. La revue de l'article, divisée en deux parties, discute des données récentes sur la synthèse et le mouvement du LCR, met en évidence le mouvement du système nerveux central et les caractéristiques mécaniques des méninges crâniennes et spinales. De la première partie de l'article il est possible de déduire de nouvelles réflexions, comme celle de nommer le MRP avec le nom de MRS, et la possibilité que le mouvement perçu par les mains de l'ostéopathe placées sur le crâne, dérive du mouvement du cerveau (grâce au cœur et au diaphragme respiratoire), filtré par l'amortissement des méninges crâniennes. Partie 2 - Suite[...] Bordoni B, Walkowski S, Ducoux B, et al. distribué sous les termes de la licence d'attribution Creative Commons CC-BY 4.0 10.7759/cureus.10410 Traduction par Pierre Tricot Information additionnelle Divulgations Conflits d'intérêts : Conformément au formulaire de divulgation uniforme de l'ICMJE, tous les auteurs déclarent ce qui suit : Informations sur le paiement / les services : Tous les auteurs ont déclaré qu'aucune organisation n'avait reçu de soutien financier pour le travail soumis. Relations financières : tous les auteurs ont déclaré n'avoir aucune relation financière à l'heure actuelle ou au cours des trois années précédentes avec des organisations qui pourraient avoir un intérêt dans le travail soumis. Autres relations : Tous les auteurs ont déclaré qu'il n'y avait aucune autre relation ou activité qui pourrait sembler avoir influencé le travail soumis. References 1. Kimberly PE : Osteopathic cranial lesions. J Am Osteopath Assoc. 2000, 100:575-578. 2. 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  • Prix Axitlas 2021 - Prix d'ostéopathie comparée : mémoires & thèses

    4 octobre, par Emeline Garcia, Jean Louis Boutin, Manon Legros, Michel Chêne, Ostéo4pattes-Vetosteo — Prix Axitlas,
    Sommaire Règlement 1- Condition d'inscription (...) 2- Déroulement du Prix 3- Inscription 4- Prix Annexe Travaux inscrit Règlement 1- Condition d'inscription :Pour proposer son rapport de mémoire ou de thèse de fin d'études au prix Axitlas 2021, il faut : Avoir soutenu après le 1er janvier 2018. Que le rapport soumis traite d'ostéopathie humaine ou animale. Que l'inscription soit faite avant le 30 avril 2021. Le travail peut être clinique, expérimental ou bibliographique ; il peut traiter de la pathologie, la physiologie, la philosophie, l'histoire, la législation… Les études de nature scientifiques seront appréciées pour leur validité et leur apport au-delà du monde ostéopathique. Les études dites non scientifiques seront appréciées pour leur pertinence et leur originalité. Elles seront traitées à égalité. Le travail sera jugé tant sur le fond que sur la forme. 2- Déroulement du Prix : Les rapports reçus seront répartis entre les membres de notre jury. Chaque travail sera lu par 2 jurés qui rempliront une fiche d'évaluation établie sur la base de critères. Les deux jurés seront : un ostéopathe DO (diplômée depuis plus de 5 ans) ; un ostéopathe animalier inscrit au RNA ou un vétérinaire ostéopathe (avec plus de 5 ans d'expérience). Les 4 « meilleurs rapports » seront sélectionnés pour participer à la soutenance du prix Axitlas qui aura lieu lors des rencontres d'ostéopathies comparées le samedi 19 juin 2021. Les auteurs des 4 rapports sélectionnés effectueront une présentation de leur travail : 20 min de présentation publique ; 10 min d'échanges avec le public (questions-réponses). Un vote auquel participeront tous les présents à la rencontre désignera alors le « meilleur rapport ». A l'issue de ce vote sera effectuée la remise des prix. 3- Inscription : Si vous souhaitez participer à ce prix il faudra : Un bulletin d'inscription complété située en bas de page. Le fichier de votre mémoire/thèse au format pdf. Il peut être rédigé en français ou en anglais. S'il est rédigé dans une autre langue, il vous faudra trouver un moyen de le traduire pour pouvoir participer. Un article/abstract de quelques pages au maximum résumant le document, mettant en avant votre but et vos conclusions. Une autorisation signée (manuscrite ou signée informatiquement) par laquelle vous autorisez Ostéo4pattes SDO à publier votre rapport et l'article/abstract. Ostéo4pattes-SDO s'engage à ne pas modifier les textes confiés sans votre autorisation expresse et à le publier sous votre nom d'auteur. Toute personne inscrite se verra remettre : une réduction de tarif pour les rencontres un abonnement au site d'une valeur de 120 euros. Les quatre candidats sélectionnés se verront offrir les frais d'inscription aux rencontres 2021. 4- Prix : 1er prix : Un abonnement de soutien d'un an au site de l'Ostéo4pattes SDO + un stage de Patrick Chêne au choix + inscriptions aux rencontres 2021. Valeur : 1300€ 2ème prix : Un abonnement de soutien d'un an au site de l'Ostéo4pattes SDO + un livre de notre boutique au choix + inscriptions aux rencontres 2021. Valeur : 698€ 3ème prix : Un abonnement de soutien au site de l'Ostéo4pattes SDO + inscriptions aux rencontres 2021. Valeur : 650€ 4ème prix : Un abonnement d'un an au site de l'Ostéo4pattes SDO + inscriptions aux rencontres 2021 Valeur : 570€ Annexe : Règlement prix AXITLAS 2021 Axitlas : Fiche évaluation - jury Travaux inscrit Présenter par : Titre & sujet Disponible a la lecture ici : Nosjean Marine La prise en charge ostéopathique des tortues marines : l'approche ostéopathique d'une nouvelle espèce en milieu aquatique, l'appréhension de la carapace/sa mobilité, les possibles parallèles entre le fonctionnement d'un crâne et celui d'une carapace Mémoire en PDFArticle résumé Gadran Natacha Les lésions ostéopathiques de la chèvre présentant une baisse de production laitière : les dysfonctions ostéopathiques chez la chèvre alpine laitière et de leurs répercussion sur la production de l'animal Mémoire en PDFArticle résumé Inscription : Via le formulaire HelloAsso ci-dessous ou https://www.helloasso.com/associati... Certain mémoire sont trop gros pour être partager via HelloAsso, la dermarche a suite est donc la suivante : mettre la page de garde sur la fiche d'inscription ci-dessous nous envoyé par mail le mémoire a l'aide d'un WeTransfer par exemple. Pour tout autre problème dans l'inscription, n'hésitez pas a nous contater : axitlas @ osteo4pattes.eu ou 07 82 57 55 37 <iframe id="haWidget" allowtransparency="true" scrolling="auto" src="https://www.helloasso.com/associations/wakama-nagi/evenements/inscription-prix-axitlas/widget" style="width: 100%; height: 750px; border: none;" onload="window.scroll(0, this.offsetTop)"></iframe>
  • XVIème Rencontres d'ostéopathie comparée

    4 octobre, par Emeline Garcia, Jean Louis Boutin, Manon Legros, Michel Chêne, Ostéo4pattes-Vetosteo — Au présent..., , , ,
    Sommaire Dates Programme Repas Tarif 2021 Logement Réservation aux rencontres ✨Et c'est reparti !✨ Les rencontres d'ostéopathie comparée seront de nouveau pleinement présentes le 18, 19, 20 juin 2021 Depuis 16 ans, nous avons un rêve que nous essayons de réaliser lors de chacune des rencontres : ostéopathes humains, ostéopathes animaliers & ostéopathes vétérinaires, main dans la main pour parler d'ostéopathie. Après 2020 où les rencontres telles qu'on les connaissait n'ont pas vraiment eu lieu et ont été remplacées par une réunion pour l'avenir de l'Ostéo4pattes-SDO. Même si trop peu de personnes se sont investies, un petit groupe d'ostéopathes et futurs ostéopathes ont quand même pris la tête de la locomotive. Résultat, Nous espérons avoir la meilleure énergie possible afin que cette 16e session des Rencontres se passe au mieux. Dates Ces Rencontres se dérouleront sur 3 jours : Vendredi 18 juin 2021 ; Samedi 19 juin 2021 ; Dimanche 20 juin 2021. Programme Le temps que le programme définitif vous soit communiqué sur ce même article et sur nos réseaux sociaux, voici un avant goût de ce que l'on vous propose : Vendredi De la pratique : Ateliers de 2h chacun Samedi Ateliers le matin Conférences l'après-midi, Et aussi présentation des mémoires et/ou thèses du prix Axitlas. Soirée Dimanche Ateliers le matinConférences l'après-midi. Feu de clôture Repas Comme d'habitude, les repas peuvent se prendre sur place. Afin de faciliter la mise en place, lors du versement de l'acompte, nous vous demandons de dire quels repas vous prendrez. Vous pourrez changer d'avis en nous envoyant un mail jusqu'au 10 juin 2021. Pensez à l'organisation du traiteur. Tarif 2021 Vous trouverez ci-dessous le tableau de nos tarifs, les réductions parce que vous êtes abonnés, nécessitent un abonnement actif à la date des rencontres, vous pourrez le prendre sur place si vous le souhaitez. Tarif Prix TTC Tarif Conférencier Normal 360 € 180 € Abonné(e) 325 € 162,5 € Abonné(e) soutien 290 € 145 € Étudiant(e) (repas compris) 325 € Ø Repas Prix TTC : Samedi soir 35 € Autres repas 25 € Logement Pour les Logements sur place : Chambre 12 places en mobil-home/dortoir, gardées de façon privilégiée pour les intervenants jusqu'en février. Liste d'attente pour les autres : Réservation par mail : contact chez wakama-nagi.org Tente Possibilité de planter la tente sur place, contact par SMS : +33 7 82 57 55 37 Logement chez nos partenaires, pensez à dire que vous venez pour les rencontres d'ostéopathie comparée : Haras picard du Sant A 15 minute du lieu, Très jolie cadre, Réservation : +33 6 14 42 93 18 Camping audinac les bains Camping 3 étoiles a 5min en voiture du lieu. 10% de réduction + frais de dossier gratuits si vous dites que vous venez pour les rencontres d'ostéopathie comparée. Contact : +33 5 61 66 44 50 Réservation aux rencontres Nous serons heureux de vous accueillir pour ces rencontres 2021, nous vous espérons nombreux et enthousiastes. L'acompte de réservation est obligatoire pour participez et se fait via le formulaire HelloAsso, le reste du paiement se fera sur place. HelloAsso ne nous prend aucun frais, en échange ils proposent une participation en plus du tarif. Il vous est possible d'enlever cette participation en décochant la case. <iframe id="haWidget" allowtransparency="true" scrolling="auto" src="https://www.helloasso.com/associations/wakama-nagi/evenements/16eme-rencontres-d-osteopathie-comparee/widget" style="width:100%;height:750px;border:none;" onload="window.scroll(0, this.offsetTop)"></iframe>
  • Stage "Cheminer vers Soi pour Rencontrer l'Autre"

    23 septembre, par Michel Chêne, Véronique Zenoni — Formations et stages,
    - Formations et stages / Agenda
  • The Cranial Bowl in the New Millennium and Sutherland's Legacy for Osteopathic Medicine : Part 1

    14 septembre, par Bruno Bordoni, Bruno Ducoux, Filippo Tobbi, Stevan Walkowski — Au présent..., , , , , ,
    Source : www.cureus.com Published : September 12, 2020 DOI : 10.7759/cureus.10410 Cite this article as : Bordoni B, Walkowski S, Ducoux B, et al. (September 12, 2020) The Cranial Bowl in the New Millennium and Sutherland's Legacy for Osteopathic Medicine : Part 1. Cureus 12(9) : e10410. doi:10.7759/cureus.10410 Sommaire Abstract Introduction & Background Production of CSF Movement of the CSF Pulsation of the CSF The inherent motility of (...) The mobility of the cranial Conclusions Abstract A theoretical model that does not evolve with new information deriving from scientific research, by changing the assumptions from which it was born, becomes a philosophy ; the scientist becomes a scholarch. Cranial manual osteopathic medicine is very controversial, although it is commonly practiced, from the clinician to the nonmedical health worker. The article, divided into two parts, reviews the assumptions with which the cranial model was created, highlighting the scientific innovations and new anatomical-physiological reflections. In the first part we will review the synthesis and movement of cerebrospinal fluid (CSF), the movement of the central and peripheral nervous system ; we will highlight the mechanical characteristics of the meninges. The aim of the article is to highlight the need to renew the existing cranial model. Introduction & Background The osteopathic cranial manipulative medicine (OCMM) was born around 1898, when a student of the American School of Osteopathy observed a disjointed skull in the museum of the same institute and noticed that the temporal bones resembled the gills of fish [1]. The osteopathic student saw that the bone contours were built to join other bones as a complex joint. The similarity with the gills and the bone shape allowing the articulations of the skull, gave the inspiration for the fundamental principles of OCMM : the primary respiratory mechanism (PRM) and the movement of the cranial bones [1]. The student was the future Dr William Garner Sutherland DO. The PRM is the theory that would explain the movement of the cranial bones through palpation [2]. This theory is based on five principles : the fluctuation of the cerebrospinal fluid (CSF) ; the inherent motility of the central nervous system and spinal cord ; the mobility of the meningeal membranes (cranial and spinal) ; joint mobility of the bones of the skull ; the involuntary (passive) movement of the sacrum between the iliac bones [3]. Also according to this theory, the skull has a cranial rhythm or cranial respiration ; this rhythm has an palpatory oscillation of about 12 cycles per minute [3]. Another cornerstone of PRM is the movement of the joint between the occipital bone and the sphenoid bone (spheno-basilar synchondrosis or SBS), an important fulcrum for identifying structural dysfunctions of the shape and function of the cranium [3]. According to OCMM, the midline bones include the sphenoid bone, occiput, ethmoid, and vomer. During PRM of the cranium, these would undergo flexion and extension and would be responsible for the external and internal rotation movement of the other paired cranial bones, respectively [3]. During the flexion of the SBS, the meninges pull the sacral bone upwards, resulting in an anatomical extension or counternutation of the sacral base ; the opposite happens during an extension of the SBS [3]. The osteopath places his hands on the skull and evaluates any cranial dysfunctions [2]. A cranial dysfunction refers to a perceived movement that is foreign to what should be normal (flexion-extension or internal-external rotation) [1]. Classically, with palpation and following PRM theory, various specific cranial lesions can be identified at the SBS : shears, lateral strains, torsions, sidebending rotations and compressions, among others [3]. Other cranial lesions that can be palpated are attributable to dural dysfunction, such as lateral (right or left) and upper or lower strains ; additional lesion include intraosseous strains and abnormal movements of individual skull bones (29 bones in adults) [3-4]. From the Foundation of Osteopathic Research and Clinical Endorsement (FORCE) numerous publications on fascial tissue, a study group is born to understand, improve, and possibly create a new model of OCMM [5-6]. This group, Cranial Research And New International Osteopathy : CRANIO, involves osteopaths and researchers of different nationalities. The work we propose is divided into two articles. The first part aims to review and compare the most recent scientific knowledge with respect to the theoretical basis on which the PRM in adults is based, trying to highlight the need for a new model of OCMM. The second part will complete the review, and will try to propose a new way of conceiving OCMM, again through the current scientific literature. Production of CSF According to OCMM, cranial movement begins with the synthesis and distribution of CSF [7-8]. The presence of fluid surrounding the cortex has been known since the time of Imhotep, an Egyptian physician of 4000 years ago, and from Herophilus (280 BC) and Hippocrates (370 BC), as well as Galen of Pergamon (200/216 AD) [9]. Hippocrates was the first to describe this fluid as water that surrounds the brain, until 1764 the physician Italian Cotugno, who described the presence of water but giving a specific name : cotunnii CSF [10-11]. The terminology used today, namely CSF, appeared only in 1842 in the writings of Magendie [11]. CSF has two ontogenic origins, depending on the stage of development of the embryo. The neural plate, which derives from a portion of the dorsal ectoderm, is in contact with the amniotic fluid (AF) ; the neural plate bends to form the neural tube with a longitudinal vector [12]. This movement traps part of the AF inside the neural tube. The primitive neural tube is in contact with the AF, thanks to the opening of the neuropores, which are not yet closed ; this means that its development is affected by the fluidic information of the AF [12]. The neural tube undergoes other transformations. In its posterior portion it will form the future spinal cord while, in the anterior area it will expand to form the central nervous system [12]. The neurogenic placodes will remain in contact with the AF while the nascent brain system will come into contact with the fluid that will become the CSF, passing through the AF [13]. In the early stages of brain formation, the latter is an empty space filled with fluids and surrounded by a primitive mono-layered neuroepithelium. When the anterior neuropores close permanently, the brain area has independence in the production of CSF and no longer reflects the metabolic changes of the external fluid environment [12]. The precursor layer of neuroepithelium develops further, following a specific histogenesis. During embryogenesis, CSF does not circulate but instead facilitates the swelling and enlargement of the spaces that will be filled by the structures of the nervous system ; the capillaries, then play a fundamental role in the CSF secretion and resorption [14]. During this period of formation, the mesodermal system produces the CSF (blood vessels). When the embryonic period ends, that is, with the appearance of the sketches of the choroid plexuses, the CSF is produced by ectodermal structures [15]. The choroid plexuses become an important CSF production center. Neurogenesis begins when the plexuses begin to work [15]. The molecules present within the CSF of the fetus and the adult are different with different functions [15]. Until the appearance of the plexuses (41 days of gestation) in the fourth ventricle, CSF does not circulate [15]. Another difference of fetal CSF is that the latter acts to create expansive forces, while that of the adult is to keep fluidic forces in balance [15]. One of the key points of cranial rhythm is the production of CSF from the choroid plexuses (from blood plasma), and then released into the ventricles. In reality, there are other sites of synthesis, such as the circumventricular organs, the neuroepithelial layer that covers the ventricles, albeit to a lesser extent [9]. The average daily production of CSF is 400-600 mL, with a constant volume of about 150 mL and an average pressure in adults of about 10-15 mmHg ; production is influenced by various factors, including the innervation of the choroid plexuses [14]. The sympathetic system tends to reduce the secretion of CSF while the parasympathetic stimulus stimulates the synthesis of this fluid [14]. Some neuropeptides (with specific receptors on the plexuses), have been shown to play a role in production, such as serotonin, dopamine, melatonin, as well as atrial natriuretic peptide (ANP) and arginine vasopressin (AVP) [14]. ANP is secreted by myocytes in the atria of the myocardium, in particular, with the main objective of reducing blood pressures, while at the level of the plexuses, by activating the aquaporin-1 channel (AQP1), it is able to reduce the synthesis of CSF [16]. Heart disease, such as chronic heart failure (CHF) could adversely affect CSF production. AVP is synthesized in some brain areas and by the epithelium of the choroidal plexuses, in particular when there is an alteration in the amount of water in the body, involving the voltage-gated Na (+) channels and specific receptors such as AVP V1 receptor ; its action on the plexuses is to stimulate the reduction of fluid production [17]. Considering that AVP is also known as a "social" molecule, mood swings could induce changes in fluid production. According to some researches, the brain parenchyma is another production resource, especially due to the contribution of water [18]. An important scientific information on the behavior of CSF is the variation of the production area, depending on the person's posture. It has been shown that if the person is supine, the synthesis comes in particular from the ependymal cells of the spinal cord while, if the person is erect, the CSF synthesis occurs mainly from the choroid plexuses [19-20]. CSF synthesis does not occur only in the ventricles but also in other anatomical areas ; the synthesis depends on the posture and on different molecules and nervous systems that influence the behavior of the choroid plexuses. It depends on the presence of light and dark (circadian rhythm). Melatonin, in addition to the production by the pinealocytes (which are in contact with the CSF), is produced by tanycytes, specialized ependymal cells that are found in the third ventricle ; melatonin synthesized at night seems to have the ability to increase the synthesis of CSF, from 12 mL per hour during the day, up to a maximum of 42 mL per hour at night [19, 21-22]. CSF is also synthesized by the brain parenchyma and the pia mater of the brain surface [23]. The synthesis of CSF is not a passive process but is the response to multiple variables for homeostatic control, with respect to the environment in which it circulates, and with respect to environmental variables. Movement of the CSF Another concept that creates a dichotomy with the osteopathic model of PRM concerns cerebral and spinal fluid motion. The circulation of the CSF is not unidirectional and its flow (direction, force, volume, speed) is not uniform. The flow does not correspond to the amount of CSF produced, and can be bi-directional and oscillatory [24]. We could compare its flow as random and heterogeneous as a Pollock painting. In the central and spinal nervous system, although we know little and there are studies on animals and little on humans, the displacement of CSF is also stimulated by some structures referred to as Reissner fibers (RFs). RFs consist of the aggregation of a glycoprotein (scospondin) and, although they play an important role during embryogenesis, some evidence highlights the role in facilitating the flow of fluid ; in adults, probably, they would have a role of mechanotransductive sensor at the passage of CSF [25-26]. The absorption of CSF through the arachnoidal villi and the outflow to the venous system, as generally taught in the cranial osteopathic setting, is not so true [23]. Under physiological conditions, the most important route of circulation for CSF to exit the skull is the nasal lymphatic system [23]. The perivascular space that surrounds the veins and arteries at the subarachnoid level, and which penetrates and surrounds the brain parenchyma, is known as the Virchow-Robin space [10]. The mechanisms that allow the movement of CSF in this space are linked to arterial pulsations and thanks to a mechanism known as convection ; the latter is the motion of fluids through the relationship between the heat of the fluid itself and its mass gradient (Figure 1) [27]. Figure 1 : The figure illustrates schematically what the distribution of CSF could be through the perivascular spaces, in admixture with the interstitial fluids. CSF, cerebrospinal fluid Image reproduced with permission of Toshiaki Taoka, MD, PhD and colleagues, Department of Innovative Biomedical Visualization, Nagoya, Japan. Furthermore, the CSF can penetrate the perivascular space thanks to the pores of the vessels (in particular at the level of the subarachnoid space), called stomata (Figure 2) [21]. Figure 2 : The image shows a pore or stomata of a vessel in the subarachnoid space in which the CSF can penetrate into the perivascular space. CSF, cerebrospinal fluid Image reproduced with permission of Prof. Joan Abbott, Faculty of Life Sciences and Medicine, Institute of Pharmaceutical Science, King's College, London, UK. The CSF, having penetrated into the arterial perivascular space, enters the cerebral interstitium, thanks to the regulation of aquaporin proteins (aquaporin 4 - AQP4) of the water channels (CSF is 99% water) ; in these channels are found the terminal portions of the astrocytes or glial cells, which constitute the outer wall of the perivascular space [23]. In this process, CSF mixes with the interstitial space, exchanging solutes (with diffusion mechanisms), molecules and cleaning the different metabolic residues [23]. Once the interstitial fluid is cleansed, the CSF travels to the venous perivascular space [23]. The exchange mechanism between interstitial fluids and CSF at the level of the perivascular spaces is defined as the glymphatic system (glial cells and lymph) [21]. We know that there are meningeal lymphatic vessels but, probably, they do not have direct exchanges with CSF, if not out of the nervous system [28]. The pathways that CSF follows while exiting the skull are varied. From the venous perivascular space, the CSF reaches the olfactory bulb, to enter the perineural space of the olfactory nerve (15%-20% of all the CSF), up to the nasal mucosa, where the CSF will be drained by the lymphatic vessels of the mucosa ; from here, the fluid enters the sub-buccal and mandibular lymphatic tracts, up to the cervical and spinal lymphatic nodes [28]. At the base of the skull there are many lymphatic vessels that penetrate the skull, following the exit routes of the cranial and spinal nerves [11]. Probably, the CSF has the possibility to enter these peripheral vessels and, again, to enter the lymphatic lymph nodes of the cervical tract, also following the spinal pathways [11]. CSF is also absorbed by the inner ear, the internal carotid, the perineural space of the cranial nerves, spinal and intercostal nerves, and the cranial venous system [11, 21]. Probably, the CSF that follows the perineural space towards the muscle tissue, could enter in contact with muscle interstitial fluids. Pulsation of the CSF The major forces that are documented to determine the movement of the CSF are the heartbeat and diaphragmatic breathing ; the heart and the diaphragm muscle create the pulsations of the CSF. During an inhalation, the CSF is pushed cranially (from the perivascular and perineural spinal space towards the skull), while with an exhalation, the movement is pushed caudally [19]. The intracranial pressure of CSF in the supine position is the lowest (4.6 mmHg) compared to other postures and despite the centripetal and centrifugal forces [19]. Probably, the breath acts primarily on the perivascular venous pathway but more in-depth studies on humans are lacking [29]. The systole and diastole are able to move the CSF, albeit with less emphasis than the diaphragm muscle. Probably, the heartbeat would most influence movement in the arterial perivascular space [29]. During systole, the CSF is pushed caudally, while, with diastole, the CSF is pushed cranially. It should be remembered that the movement of CSF, thanks to the breath and the rhythmic beating of the heart, is never complete throughout the body (it does not make a complete turn) ; the movement itself stimulates waves, rhythms which allow the CSF to move within the body system [24]. The unidirectionality of the CSF does not exist while the pulsations of the CSF are found throughout the body [24]. One structure that could act as an aid in the bi-directional displacement of CSF between the base of the skull and the cervical spinal cord is a lamina of arachnoid tissue with a rhomboid morphology, between the medulla oblongata and the cervical roots (C4) [30]. It is called "Valva Cerebri" for its hydrodynamic role for the movement of the CSF ; further studies are needed [30]. The inherent motility of the central nervous system and spinal cord According to the concept of OCMM, the central and peripheral nervous system would have an intrinsic or inherent movement, capable of moving the CSF and the cranial meninges [1-3]. These movements would determine the rhythm of the PRM and, consequently, the rhythm felt by the palpatory evaluation of the osteopath (10-14 cycles) [8]. There are many elements and forces capable of influencing the motility of the nervous system. The extracellular matrix that pervades the brain and spinal cord (and the whole body) has piezoelectric properties. An electrical stimulus traveling through the matrix will cause a vibration, while the passage of mechanical-metabolic information will cause the formation of electricity [31]. These changes in the behavior of the extracellular matrix or energy fluctuations will affect the status of matter of the same matrix (gelation and solation), where the water present behaves like a liquid crystal [31]. The “electrified” ions of the matrix will influence the speed of the fluids (electro-osmosis) ; the speed does not depend on valves or pumps but only on the electrical charge of the ions [32]. The biochemical reactions between the neurons and the cells that make up the nervous complex can create chemical waves under the aegis of the law of nonequilibrium thermodynamics, which would involve the centrosome in particular (MicroTubule Organizing Center - MTOC) [33]. The centrosome reorganizes the shape of the cell, changing the tension of the cell itself and varying the mechanical-electrical tension of the extracellular matrix, re-proposing the mechanism of gelation (gel or interconnected liquid phase) or of solation (sol or more solid colloidal suspension), influencing the velocity of fluids [33]. These mechanisms are not homogeneous in the central or peripheral nervous system and, therefore, are not able to influence the mobility of the nervous complex in its entirety. Some neurons can create nanotubes for the transport of mitochondria and other structural elements or molecules to another neuron or more neurons, varying the electro-mechanical voltage of brain areas, changing the speed status of brain fluids [34]. But, still, there is no homogeneity in the entire nervous system, and it should be emphasized that the existence of nanotubes lasts from a few minutes to hours [34]. According to the principle of quantum entanglement, all cells are in communication with each other, as a sort of wiring or ephaptic transmission, but the movement produced (oscillation, vibration, morphological deformation) always depends on the adaptation of a brain region, with respect to another [34-35]. These mechanisms are not able to move the central and peripheral nervous systems in unison. Another force that acts on the nervous system is vasomotricity, controlled by the sympathetic and parasympathetic nervous system and by the same structure of the contractile cells that form the vessel, the latter influenced by metabolic events. According to an osteopathic scientific view, the change in the tone of blood (and lymphatic) vessels would be at the basis of the cranial rhythm [8]. The oscillations are related to blood pressure and the different neurofluids, which are historically but inconsistently linked to measurable waves. We know the Traube-Hering waves (0.1 Hz) linked to blood pressure but, in reality, they do not reflect the vitality of the cranial rhythm that the osteopath feels with the manual evaluation, as 0.1 Hz corresponds to oscillations of pathology (loss of autonomic self-regulation) [36]. Another wider oscillation (0.005-2 Hz) is influenced by CSF in the subarachnoid space, but we know that the displacement of the CSF is heterogeneous and cannot represent a homogeneous rhythm such as that felt by palpation of the osteopath [36]. Furthermore, this oscillation is not equal between the two hemispheres and can be influenced by the patient's emotional status [36]. Another known and measurable oscillation are those of Mayer (0.1 Hz), but its nature remains not understood and doubtful ; these oscillations are probably related to autonomic nervous activity and the displacements of interstitial fluids [37]. Mayer oscillations can also be recorded in the spinal cord, probably with the same reasons hypothesized for the central nervous system [38]. A mechanism capable of homogeneously moving the central nervous system and the spinal nervous system is that linked to the heart and the diaphragm muscle. We know that the central nervous system and spinal cord move 2-3 mL, stimulated by the respiratory diaphragm and the heartbeat. During systole, the nervous system is tractioned caudally and medially ; the opposite occurs during diastole [8]. During an inhalation, the nervous system is pushed towards the cranially, while during an exhalation, the predominant movement is caudally [8]. The cardiovascular and respiratory systems work in perfect balance in a healthy subject and are controlled by the same neurological (and metabolic) systems : vagal system, sympathetic system, phrenic system [39]. The heart rate varies with the rhythm of breathing, just as the respiratory rate is affected by the behavior of the myocardium [39]. The mechanism of primary respiration (movement), according to the most up-to-date scientific information, cannot originate directly from the brain mass and spinal cord, but is a response (movement) determined by the breath/heartbeat. In the field of OCMM, it would be more accurate to talk about the secondary respiratory mechanism (SRM). Probably, when the osteopath places his hands on the skull for palpatory listening, he is primarily aware of the health of the cardiorespiratory system. The mobility of the cranial and spinal meningeal membranes The cranial meninges are the falx of the brain, the tentorium of the cerebellum, the falx of the cerebellum and the pituitary tent [7-8]. The dura mater of the skull, which covers the arachnoid layer and has an average thickness of one millimeter, has anisotropic viscoelastic properties, with a capacity to withstand mechanical forces of about 9-10 Pa (MPa which in this case is equivalent to 1 kilo per millimeter of square meter) [40]. The dura mater is defined as pachymeninge, while the arachnoid and the pial layer fall within the classification of leptomenynx. The meninges involving the area of the caudal forebrain and midbrain have an ectodermal origin, while the remaining meninges derive from the mesoderm (like the vessels found in the meninges) [41]. More specifically, the dura mater derives from the mesoderm, while the pia and the arachnoid derive from the mesoderm and the ectoderm [41]. The outer layer of the dura mater or dural periosteal layer is in direct contact with the periosteum of the skull, with which it exchanges arterial vessels [41]. The arachnoid layer has a thickness of about 200 µm ; pia is a single layer of cells or basement membrane, with a specialized extracellular matrix covering the brain parenchyma and the vessels that penetrate the brain [41]. If the arachnoid acts as a shock absorber and as a dispersive element of mechanical tension, the pia also responds to mechanical stress and nociceptive stimuli [42]. The meninges are innervated by the autonomic system (vagal and sympathetic system), by cranial nerves (IV, V, VII, IX, XII) and by the first four cervical roots [7-8]. The meninges are important for venous outflow, from the dura mater with the venous sinuses, up to the pia with the bridging veins (the latter connected to the dural sinuses), passing through the arachnoid layer (Figure 3) [43]. Figure 3 : Representation of the venous sinuses of the dura mater in a sagittal section of the skull. 1 Veins of the dura mater ; 2 Superior sagittal sinus ; 3 Left middle cerebral vein ; 4 Left sinus sphenoparietal ; 5 Intercavernous sinus ; 6 Left inferior petrosal sinus ; 7 Left superior petrosal sinus ; 8 Left sigmoid sinus ; 9 Occipital sinus ; 10 Confluence of sinuses ; 11 Left transverse sinus ; 12 Straight sinus ; 13 Great cerebral vein (of Galen) ; 14 Inferior sagittal sinus ; 15 Superior sagittal sinus ; 16 Falx cerebri. Image reproduced with permission, from Anastasi G, et al., Anatomia dell'uomo, fourth edition [Human Anatomy], 2010, Milan : Edi-Ermes, Volume 1, Figure 4.145, p. 432. The meningeal system is rich in lymphatic vessels, which, from a developmental point of view, is formed only after birth ; they follow the course of the venous sinuses and the course of some arteries, such as the middle meningeal artery [44]. The meninges transmit mechanical forces from the outside to the inside (trauma), and from the inside to the outside ; moreover, they are structures that reflect the mechano-metabolic variables of the environment in which they reside, changing their ability to manage tensions and varying their intrinsic structure over time [8]. With advancing age, the dura mater tends to ossify, particularly at the level of the sinuses of the dura mater, and this will affect the transmission of mechanical forces [8]. The folding of the dura mater to form the venous sinuses follows the morphology of the brain, which is never perfectly the same in the two hemispheres ; it follows that the sinuses can be of a specific orientation (right or left), with an anisotropic tissue stiffness [8]. We do not have detailed data on meningeal behavior on the mode of transmission of the sensed tensions, other than the fact that they act as shock absorbers and that they can widen or reduce the propagation of tension (pressures). Looking at the studies on how the tissues surrounding the brain behave in the presence of trauma, it is clear that if the force is external and involves the skull, the tension produced is amplified ; from the skin to the parenchyma, the different layers increase the force of pressure towards the brain [45]. We could assume, looking at the current data, that if a tension (pressure or traction) comes from the brain towards the skin, the different layers should dampen and slow down the propagation speed of the tension forces produced [45]. In fact, if a stress vector crosses layers with a significant stiffness (bone), the speed of the propagation waves will increase (from the outside to the inside) ; conversely, if the forces are produced from within, such as when the brain and spinal cord move influenced by breathing and heartbeat, the speed of propagation of the pressures created will be slower, as the internal tissues have less stiffness [46]. Probably, the cranial rhythm felt by the clinician's palpation derives from the movement of the brain and the spinal cord, which movement would create outward tension waves slower, compared to the real rhythm of breathing and heartbeat, thanks to the viscoelastic property of the meninges that dampen the speed of tension transmission. The spinal dura mater, which has a mesodermal embryological origin, envelops the spinal cord in its entirety ; when the neurofluids cross the area protected by the dura mater, the latter stretches and presses against the vertebral area [47]. The cranial dura mater continues in the spinal cord, from the foramen magnum to the vertebral periosteal area ; at the level of the second sacral vertebra (S2) it continues with a filiform structure, known as filum terminale, which connects the dural sac to the sacrum (periosteum) [47]. In the subdural space there are structures that stabilize the relationship of the dura with the spinal cord (fibrous septum posticum) ; the spinal dura is innervated in particular at the ventral level and less at the dorsal level, through the sinuvertebral nerves and by branches of the sympathetic system [47]. The dural spine is built to better resist longitudinal tensions and to a lesser extent lateral tensions. The internal dural layer is in continuity with the arachnoid one ; the subarachnoidal space is symmetrical on the sides, but presents asymmetries between the ventral and dorsal area [47]. The dural sac can move in the longitudinal direction of 2-4 mm, a measure which coincides with the movement of the nervous system [47]. The spinal lymphatic system is found in the epidural space, together with adipose tissue [48]. The pial spinal layer has a great capacity to withstand longitudinal mechanical stresses and their distributions, despite its small thickness (from 0.089 to 1.40 MPa) [49-50] Conclusions The OCMM relies on palpation of the skull to assess and possibly resolve changes in movement, shape, and orientation of the cranial bones. The review of the article, divided into two parts, discusses recent data on the synthesis and movement of CSF, highlights the movement of the central nervous system and the mechanical characteristics of the cranial and spinal meninges. From the first part of the article it is possible to deduce new reflections, such as that of naming the PRM with the name of SRM, and the possibility that the movement perceived by the osteopath's hands placed on the skull, derives from the movement of the brain (thanks to the heart and respiratory diaphragm), filtered by the damping of the cranial meninges. Partie 2 - Suite[...] Bordoni B, Walkowski S, Ducoux B, et al. distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License CC-BY 4.0 10.7759/cureus.10410 References 1. Kimberly PE : Osteopathic cranial lesions. J Am Osteopath Assoc. 2000, 100:575-578. 2. Jäkel A, von Hauenschild P : Therapeutic effects of cranial osteopathic manipulative medicine : a systematic review. J Am Osteopath Assoc. 2011, 111:685-693. 3. Greenman PE, McPartland JM : Cranial findings and iatrogenesis from craniosacral manipulation in patients with traumatic brain syndrome. J Am Osteopath Assoc. 1995, 95:182-188. 4. 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