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Published 13 September 2014

Ostéo4pattes,

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Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • Traitement ostéopathique des maladies auto-immunes

    19 April, by René Briend — K cliniques SDO
    Sommaire Maladies immunitaires La grippe Maladies immunitaires Nous pouvons très efficacement venir en aide et renforcer les processus immunitaires de l'organisme en corrigeant la structure. Pour combattre la maladie, un apport sanguin supplémentaire est amené dans la zone de l'inflammation. Le traitement ostéopathique agit également dans ce sens, aussi est-ce la raison de son efficacité. Les lésions de la structure se caractérisent sur le plan physiopathologique par une diminution de la trophicité des nerfs, des apports nutritifs cellulaires et de la résistance locale. L'immunité est par conséquent aussi diminuée. Nous devons donc améliorer la conduction nerveuse, ainsi que la circulation sanguine globale et locale, concevoir une meilleure alimentation et faciliter la circulation du système lymphatique en tant que transporteur des globules blancs (leucocytes) produits dans la moelle osseuse des os plats (vertèbres, sternum, côtes, iliaques, sacrum, crâne) et dans les organes lymphoïdes (ganglions lymphatiques, rate, thymus, amygdales, tissu lymphoïde intestinal…). La rate, le thymus chez l'enfant et les intestins doivent faire l'objet d'une attention toute particulière, mais aussi le foie, le pancréas, la thyroïde, les glandes surrénales, etc… Afin d'augmenter la résistance de l'organisme et de renforcer la fonction immunitaire, nous appliquons le traitement ostéopathique suivant : - Correction et mobilisation tout aussi douce que minutieuse des côtes - Libération des tensions intra-osseuses du sternum - Correction des dysfonctions manubrio-sternales - Stimulation de la rate en utilisant la technique de compression bi-manuelle rythmique afin d'améliorer la circulation, le métabolisme et la formation d'anticorps - Stimulation du foie Techniques de stimulation rythmique du foie Technique 1 Le patient est couché sur le dos et le praticien se tient à la tête du patient, légèrement à droite. Placer la main droite sous la paroi thoracique postérieure droite, perpendiculairement aux côtes 6, 7, 8, 9 et 10, tandis que la main gauche contacte également de façon perpendiculaire la partie inférieure de la paroi thoracique antérieure, en regard du parenchyme hépatique. Appliquer, avec la main antérieure, une stimulation rythmique du foie, en effectuant 3 à 4 séries de compressions-relâchements, durant 30 secondes environ chacune, entrecoupées d'un repos de 2 minutes. Dans les cas aigus, nous pouvons effectuer 30 compressions-relâchements en 2 minutes et répéter le processus toutes les 4 heures. Technique 2 Le patient est couché sur le dos et le praticien se tient sur le côté droit du patient, au niveau de la ceinture scapulaire. Amener le membre supérieur droit en position d'élévation latérale et contacter avec l'autre main les côtes inférieures 6, 7, 8, 9 et 10 du côté droit, correspondant au parenchyme hépatique. Rechercher la tension réciproque entre le membre supérieur droit et la partie inférieure de la paroi thoracique antérieure droite, en exerçant une pression suffisamment profonde sur le foie. Appliquer, avec la main antérieure droite, une stimulation rythmique du foie, selon les mêmes modalités que précédemment. Stimuler le thymus chez l'enfant Technique de stimulation du thymus Le patient est couché sur le dos et le praticien se tient debout ou assis à la tête du patient. Amener la colonne cervicale et thoracique supérieure en rotation et latéro-flexion droite (RL ou RS droite) tandis que l'autre main contacte le manubrium sternal en regard du thymus. Cette technique est effectuée seulement de ce côté. Mettre en tension fasciale l'aponévrose cervicale moyenne et la loge fibreuse du thymus et effectuer 3 à 4 séries de compressions-relâchements accompagnées de rebond de la tension fasciale durant 30 secondes environ chacune entrecoupées d'un repos de 2 minutes. - Correction de la région crânio-cervicale - Correction des dysfonctions cinétiques de la synchondrose sphéno-basilaire et rétablir la physiologie de mobilité des os de la face et des palatins dans leur relation avec les ganglions sphéno-palatins et l'immunité non spécifique des voies respiratoires (allergies respiratoires, sinusite et rhinite allergique, asthme, etc…) - Stimulation, percussion de C7 pour stimules la rate - Équilibration de l'os hyoïde, du larynx, de la trachée, de la bifurcation trachéale et des bronches souches jusqu'aux hiles pulmonaires. Technique d'équilibration laryngo-trachéo-bronchique Le patient est couché sur le dos et le praticien se tient assis ou debout à la tête du patient. Amener la colonne cervicale en rotation axiale d'un côté, puis placer les doigts d'une main sur le larynx à partir de l'os hyoïde, tandis que l'autre main contacte, en cuillère, la symphyse manubrio-sternale (bifurcation trachéale) ou l'articulation costo-chondrale de la 3e côte (hile pulmonaire) Évaluer la tension myofasciale entre les deux contacts, supérieur et inférieur. Puis amener la colonne cervicale en rotation axiale du côté opposé et évaluer à nouveau la tension myofasciale. Traiter la disparité myofasciale ou les deux côtés si la tension est bilatérale en utilisant la technique d'équilibration (point de balance) et de libération tissulaire (point neutre) par échanges réciproques ou la technique de compression-rebond avec ou non coopération respiratoire. Technique de libération myofasciale de l'os hyoïde Cette technique annexée à la libération des tensions myofasciales du diaphragme stylien ou pharyngo-laryngé, de l'espace maxillo-pharyngien (ventre postérieur du muscle digastrique, muscle et ligament, ligament stylo-maxillaire, muscle stylo-glosse et stylo-pharyngien, stylo-hyoïdien, etc…) est fort utile pour libérer les nerfs pneumogastriques ou la stase sanguine céphalique. Le patient est assis et le praticien se tient debout à côté du patient. Il pousse avec sa poitrine la tête du patient vers le bas sans incliner la nuque. Simultanément le patient desserre légèrement ses mâchoires tandis que le praticien tire doucement mais fermement la partie latérale de l'os hyoïde vers l'avant, avec l'index et le médius d'une main, tout en maintenant avec les doigts de l'autre main l'occiput et le temporal (en avant de l'apophyse mastoïde) vers l'arrière. Nous associons habituellement cette technique de libération myofasciale de l'os hyoïde à la technique de relâchement des muscles et des fascias de l'espace maxillo-pharyngien effectuée en demandant au patient d'ouvrir légèrement sa mâchoire inférieure, tandis que le praticien tire antérieurement l'angle de la mâchoire tout en maintenant postérieurement C1 et C2. Les deux techniques peuvent également être combinées : les doigts d'une main tirent vers l'avant l'angle de la mâchoire et la partie latérale de l'os hyoïde, tandis que les doigts de l'autre main maintiennent vers l'arrière l'apophyse mastoïde et les apophyses transverses de C1 – C2. La mâchoire légèrement ouverte est étirée avec insistance vers l'avant. La technique est effectuée d'un côté puis de l'autre, afin de libérer parfaitement les connexions myofasciales de la mandibule et de l'os hyoïde avec la colonne cervicale et la base du crâne. Nous pouvons également associer dans cette technique la libération des muscles mylo-hyoïdiens en demandant au patient d'étirer doucement la langue. - Libération des clavicules pour normaliser l'activité des nerfs vagues - Libération des tensions myofasciales de la région axillaire - Libération des omoplates - Libération des lésions médiastinales - Correction des dysfonctions ostéopathiques de toute la colonne thoracique afin d'augmenter la résistance de l'organisme et d'améliorer la circulation endocrinienne - Corrections spécifiques de la région thoracique supérieure, C7 à T5, dans les troubles vasomotricité pulmonaire - Relâchement myofascial général - Application de la technique de la pompe lymphatique thoracique - Compression du IVe ventricule La grippe Définition La grippe ou influenza épidémique est une maladie virale, hautement contagieuse, évoluant par grandes épidémies espacées de plusieurs années, souvent sévères, et dans l'intervalle par des épidémies plus localisées et annuelles. Les virus Il existe quatre types de virus grippaux (A et B, virus principaux, C et D, virus accessoires). Ces virus ont des propriétés sérologiques distinctes et ne produisent pas d'immunité croisée. Épidémiologie Chaque pandémie (épidémie sur tout un continent, voire le globe) frappe des centaines de millions de personnes, avec une mortalité souvent élevée (22 millions de décès en 1918). Les dernières grandes pandémies sont celles de 1889, 1918 et 1957. Leur point de départ se situe en Asie, d'où elles se propagent très rapidement d'est en ouest (grippe asiatique). La contamination s'opère essentiellement par voie respiratoire. Le risque majeur de contamination se situe dans les quatre à cinq premiers jours de la maladie. L'enfant et l'adulte jeune sont particulièrement réceptifs. Le virus grippal provoque dans l'organisme infecté l'apparition d'anticorps spécifiques pour le virus en cause. Signes cliniques 1. La grippe commune Elle apparaît sous trois formes principales : cérébrale, respiratoire et gastro-entérique L'incubation est courte, de un à trois jours. Le début est très brutal : ascension thermique à 39-40oC, frissons, courbatures, céphalées. À la période d'état, le syndrome infectieux persiste, mais très souvent on observe une chute brutale de la température, puis une reprise rapide (« V » grippal). Les courbatures et les céphalées restent intenses. Les manifestations respiratoires sont précoces : - Catarrhe nasal, s'accompagnant de larmoiement et de photophobie - Pharyngite entrainant de la gêne à la déglutition - Laryngite La radiographie pulmonaire montre des opacités parenchymateuses variées. La maladie dure de 5 à 6 jours. L'asthénie est souvent intense. 2. Les grippes graves - Dans la grippe hypertoxique, la mort survient en 2 ou 3 jours dans un tableau de « syndrome malin » des maladies infectieuses - La forme avec œdème pulmonaire est souvent mortelle par paralysie des bronches ou hémorragie - La forme cardio-vasculaire avec chute de tension artérielle entraine la possibilité de défaillance cardiaque et de collapsus. Complications La grippe est dans bien des cas une maladie bénigne. Les formes graves sont l'apanage de certaines pandémies meurtrières ou de terrains déficients (vieillards, débilités) Des complications peuvent toutefois survenir en particulier des surinfections : otites, sinusites, laryngites suppurées. La broncho-pneumonie aigue est parfois inquiétante par l'intensité de la gêne respiratoire. Traitement médical On ne dispose actuellement d'aucun traitement spécifique. La sérothérapie est trop onéreuse et l'efficacité est trop aléatoire pour être de pratique courante. Les mesures à prendre sont l'isolement, le repos au lit et au chaud. On doit assurer par des boissons abondantes une hydratation suffisante. L'aspirine est un excellent traitement antithermique et antalgique, aux doses de 2 à 4 g. par jour chez l'adulte. On utilisera des désinfectants du nez (en évitant les vaso-constricteurs chez l'enfant) des sédatifs de la toux, des vitamines (vitamine C en particulier). Les antibiotiques à larges spectre ne sont indiqués que lorsque l'on craint des surinfections. Les formes graves sont souvent au-dessus de toute ressource thérapeutique. Prophylaxie Elle consiste en l'isolement précoce des sujets malades (la déclaration de la maladie est facultative) et en la vaccination par virus inactivés. Cette dernière ne peut se concevoir que dans les pandémies après isolement et « typage » du virus. Elle confère une immunité de plusieurs mois et nécessite un rappel annuel (vieillard, femmes enceintes, personnel sanitaire). Traitement ostéopathique Harold Ives Magoun D.O. : « La toxicité est la caractéristique marquante de cette maladie. Elle est responsable d'une tension importante des membranes de tension réciproque dont les effets diminuent le drainage veineux au niveau des trous déchirés postérieurs et de la partie postérieure des fosses nasales. La tension membraneuse intracrânienne entrave la circulation du liquide céphalo-rachidien et restreint la mobilité des sutures, surtout au niveau de la base du crâne, autour des temporaux et le long des sutures lambdoïdes (ou pariéto-occipitales). La tension membraneuse qui s'exerce à la jonction de la faux du cerveau et de la tente du cervelet constitue une gêne à la mobilité normale du cerveau, en particulier dans la région des 3e et 4e Ventricules, expliquant les douleurs sourdes à l'intérieur du crâne. Un traitement crânien intelligent peut être très efficace pour libérer les vaisseaux sanguins et rétablir une circulation normale. » A.T. Still : « Le pronostic ostéopathique pour obtenir un soulagement rapide de la grippe est bon, si l'ostéopathe a été appelé en temps voulu » Le traitement ostéopathique doit éviter au patient de se dévêtir et ne pas entrainer de fatigue. Traiter le patient 1 à 3 fois par jour, durant 20 à 30 minutes, avec une approche thérapeutique douce, lente, régulière, ferme et soutenue. Dès que vous notez une réaction favorable en cours de traitement, vous devez arrêter, et ne plus solliciter l'organisme jusqu'au traitement suivant. Harold I. Magoun : « Toute réaction favorable indique la formation d'anticorps… » Le patient présente des contractures musculaires générales associées à un état de rigidité. Ces contractures sont particulièrement intenses au niveau des muscles du cou, des spinaux, des intercostaux et du diaphragme. La trachée, l'œsophage, l'estomac, les poumons et le cœur sont également le siège de tensions myofasciales importantes. A.T. Still : « La médecine n'offre que peu de remèdes, voire aucun, à cette maladie. Supprimez l'obstruction et rétablissez la circulation des parties affectées. Votre travail sera fait et vous aurez votre récompense… » Si nous considérons le nombre important d'artères, de veines, de vaisseaux lymphatiques et de fibres nerveuses qui traversent l'orifice supérieur du thorax, nous ne devons pas être surpris si l'état de contracture des tissus mous de cette région, relatif à un processus infectieux aigu, entrave fortement la circulation sanguine et lymphatique, l'innervation ainsi que la physiologie de mobilité organo-viscérale correspondante. L'ostéopathe doit examiner chaque patient comme un mécanicien examine la machine qu'il connaît bien et qui ne fonctionne plus. Il dispose dans son arsenal thérapeutique d'un certain nombre de méthodes ostéopathiques pour soulager la stase circulatoire, pour stimuler la production d'anticorps, pour solliciter les mécanismes de défense générale et spécifique de l'organisme, pour neutraliser la maladie, pour favoriser le processus de guérison et pour maintenir la santé. Avant tout autre chose, l'ostéopathe a l'intime conviction qu'une organisation adéquate des structures de l'organisme gagnera le combat envers la maladie. A.T. Still : « Là où la structure est normale, la maladie ne peut se développer » - Commencer par une compression du 4e Ventricule. Sa durée d'application peut dans certains cas dépasser 20 à 30 minutes. Harold Ives Magoun : « Aucun patient n'est trop malade pour recevoir la technique de compression du 4e Ventricule… » - Relâcher la tension anormale des membranes de tension réciproque (faux du cerveau, tente du cervelet, faux du cervelet, tente de l'hypophyse, membrane antérieure du sphénoïde) en comprimant les sutures lambdoïdes, là où les sinus latéraux cheminent de l'occiput aux pariétaux. Nous pouvons également appliquer la technique de désengagement, bilatéral ou unilatéral, pariéto-occipital. - Régulariser le débit veineux crânien, en utilisant les différentes techniques de drainage des sinus veineux (méthode de Viola Frymann) afin de permettre une meilleure physiologie du tissu nerveux cérébral. 1. - Drainage du pressoir d'Hérophile ou torcular correspondant au confluent des sinus veineux (protubérance occipitale interne) 2. - Drainage du sinus occipital, de l'inion (protubérance occipitale externe) au trou occipital 3. - Drainage des trous jugulaires et du système veineux du grand trou occipital, en utilisant la technique de décompression des condyles de l'occiput 4. - Drainage des sinus latéraux 5. - Drainage du sinus droit 6. - Drainage du sinus longitudinal supérieur : - De l'inion à lambda - De lambda à bregma : suture sagittale - De bregma à la glabelle : suture métopique NB. Avant d'effectuer le drainage des sinus veineux du crâne, il est conseillé de libérer, dans l'ordre, l'orifice supérieur du thorax, les dysfonctions ostéo-articulaires cervicales, puis les dysfonctions occipito-atloïdiennes, afin de permettre le drainage veineux du crâne dans la cavité thoracique. - Stimuler le drainage veineux du crâne, en libérant les os de la base de ceux de la voute, par la technique de l'élévation des pariétaux (Parietal Lift) Élevez les os pariétaux avec les doigts étalés sur les côtés de la tête et les pouces croisés sur la suture sagittale pour donner une certaine puissance à la manœuvre. Il est en effet plus facile d'effectuer le désengagement et le soulèvement céphalique des pariétaux en rotation externe, si l'on applique simultanément un léger contre-appui avec les pouces croisés pour écarter légèrement la suture afin d'augmenter le mouvement. Cette manœuvre à visée essentiellement circulatoire agit également sur la faux du cerveau et, d'une manière générale, sur toutes les membranes de tension réciproque. - Favoriser le drainage post nasal et soulager les états congestifs du crâne en ouvrant les trous déchirés postérieurs. Technique 1 - Placer le pouce et les doigts d'une main transversalement sur l'os frontal derrière les orbites, tandis que l'autre main est appliquée de la même façon sur les apophyses mastoïdes. - Maintenir les apophyses mastoïdes vers l'arrière afin d'ouvrir latéralement les écailles des temporaux, puis demander au patient de pousser le cou en direction céphalique dans l'axe longitudinal du corps. Par ce moyen, le basi-occiput poussera en avant et en haut, le sphénoïde et le frontal. Technique 2 - Soulever directement le frontal avec une main, tandis que l'autre main maintient les apophyses mastoïdes dans la direction opposée. Cette technique, plus simple dans son application mais très efficace, peut être effectuée unilatéralement d'un côté puis de l'autre, ou bilatéralement, les deux côtés à la fois. - Relâcher aussi parfaitement que possible la charnière crânio-cervicale - Placer les mains transversalement, l'une sous l'occiput et les vertèbres cervicales supérieures, l'autre sur le front - Libérer profondément les muscles, ligaments et fascias sous-occipitaux, de façon douce mais ferme, en appliquant avec les deux mains en couple de forces de direction opposée. Variante : coopération active et respiratoire du patient - Inspiration lente et profonde : le patient allonge le cou - Expiration lente : le patient raccourcit le cou, à la manière d'une tortue - Chacune des deux phases de la respiration doit être maintenue quelques secondes afin de favoriser le drainage veineux. - Le patient peut lui-même effectuer ce traitement, à intervalles réguliers durant la journée, afin d'en augmenter l'efficacité. - Appliquer un auto-traitement crânien afin d'aider le drainage du crâne et de la partie postérieure des fosses nasales. - Comprimer la narine droite avec la main droite et comprimer la tempe gauche avec la main gauche - Inspiration lente et profonde : augmenter légèrement la pression sur le temporal. - Expiration : relâcher la pression. Répéter plusieurs fois le procédé. Le patient doit effectuer cet auto-traitement crânien à intervalles réguliers durant la journée, en alternant les deux côtés, toutes les 2 ou 3 heures. - Examiner et libérer soigneusement toutes les côtes de la 10e à la 1e, au niveau de leur articulations costo-vertébrales (costo-somatiques et costo-transversaires) et costo-sternales (costo-chondrales et chondro-sternales) A.T. Still : « La rigidité des muscles spinaux, intercostaux et cervicaux, soumis à l'action spasmodique d'un refroidissement interne, rapproche les côtes si étroitement qu'elles empêchent l'alimentation sanguine et veineuse dans tout le système thoracique. » - Technique d'élévation postéro-latérale des côtes en position assise, le praticien étant face au patient. - Technique d'élévation antérieure des côtes en position assise, le praticien étant derrière le patient. - Technique d'élévation antéro-latérale des côtes avec les avant-bras du patient croisés sur son front. Commencer le traitement de la cage thoracique par les côtes, en remontant de la 10e à la 1e côte, puis continuer par l'examen et les corrections spécifiques des vertèbres thoraciques. - Corriger les dysfonctions ostéo-articulaires et libérer les tensions myofasciales de l'orifice supérieur du thorax : C7 - T1 – T2 – clavicules – 1e et 2e côtes – manubrium sternal – symphyse manubrio-sternale. Le traitement cervico-thoracique de l'orifice supérieur du thorax a pour effet de supprimer tout excès de pression ou de tension sur le ganglion cervical inférieur et de solliciter une amélioration de l'irrigation artérielle, du drainage veineux et de la circulation lymphatique supérieure. - Corriger les dysfonctions ostéo-articulaires de la colonne cervicale, depuis la région cervico-thoracique jusqu'à l'occiput. Nous retrouvons très souvent une dysfonction d'antériorité bilatérale de l'atlas diminuant l'espace entre le maxillaire inférieur et les masses latérales, avec risque de compression des nerfs pneumogastriques. Après avoir corrigé l'atlas, il est fortement conseillé de libérer les tensions myofasciales de l'espace maxillo-pharyngien, en tirant vers l'avant l'angle de la mâchoire et la partie latérale de l'os hyoïde et en maintenant vers l'arrière l'apophyse mastoïde ainsi que les apophyses transverses de C1 et C2. Cette technique est particulièrement efficace pour relâcher les tensions ostéo-musculo-aponévrotiques du diaphragme stylien. Rappel : Le diaphragme stylien ou pharyngo-laryngé constitue un rideau musculo-fibreux divisant l'espace maxillo-pharyngien en deux parties : l'une antérieure ou espace pré-stylien, l'autre postérieure ou espace rétro-stylien. Ce rideau traverse l'espace maxillo-pharyngien, depuis le bord antérieur du sterno-cléïdo-mastoïdien jusqu'à l'angle latéral du pharynx. Il s'attache en haut à la base du crâne suivant une ligne qui va du bord antérieur de l'apophyse mastoïde au bord antérieur de trou carotidien en passant par l'apophyse vaginale du rocher et l'apophyse styloïde. Il se continue en bas, au-dessous de l'angle de la mâchoire, sur la paroi latérale du pharynx et de la langue, jusqu'à l'os hyoïde. Le diaphragme stylien est constitué par : - Des muscles, qui sont de dehors en dedans, le ventre postérieur du digastrique et les trois muscles styliens c'est à dire le stylo-hyoïdien, le stylo-glosse, et le stylo-pharyngien. - Par une aponévrose qui engaine ces muscles et les relie les uns aux autres et au pharynx, cette aponévrose, épaisse et résistante, s'étend en dehors du digastrique jusqu'au bord antérieur du sterno-cléïdo-mastoïdien, où elle s'unit à l'enveloppe de ce muscle. En dedans, elle engaine successivement le stylo-hyoïdien, le stylo-glosse et le stylo-pharyngien. - L'aponévrose s'étend ensuite de la face profonde du muscle stylo-pharyngien jusqu'à la paroi du pharynx en formant l'aponévrose stylo-pharyngienne ou aileron du pharynx. Cette expansion aponévrotique s'unit à l'aponévrose péri pharyngienne le long de l'angle latéral du pharynx, en avant de l'attache pharyngienne des cloisons sagittales. - Des faisceaux fibreux ou ligaments styliens, qui épaississent et renforcent par endroits l'aponévrose du diaphragme stylien : les ligaments stylo-hyoïdien et stylo-maxillaire. - Le ligament stylo-hyoïdien, placé sur le prolongement de l'apophyse styloïde, est situé en dedans du muscle stylo-hyoïdien - Le ligament stylo-maxillaire descend en avant puis en dehors du muscle stylo-glosse Les trois muscles styliens et les deux ligaments qui partent de l'apophyse styloïde constituent le bouquet de Riolan. - Appliquer les techniques de stimulation articulaires du système lymphatique : - Principalement du système lymphatique supérieur cervico-thoracique (C6 – C7 – T1 – T2), articuler en descendant de C6 à T2, puis inhiber entre C5 et C6 - Accessoirement, du système lymphatique inférieur thoraco-lombaire (T11 – T12 – L1 – L2), articuler en montant de L2 à T11, puis inhiber entre L2 et L3. - Favoriser le drainage lymphatique sous claviculaire - Patient : décubitus dorsal - Praticien : debout ou assis, à la tête du patient => Mobiliser les clavicules et les côtes supérieures (1e et 2e côtes) avec les pouces (ou les pinces pouce-index) => Placer les pouces, de chaque côté, sous les clavicules, là où les vaisseaux lymphatiques (grande veine lymphatique à droite et canal thoracique à gauche) se jettent dans les veines sous-clavières ou dans le confluent veineux jugulo-sous-clavier de Pirogoff. Les quatre autres doigts de la main contactent latéralement les creux axillaires. Élever les clavicules et les côtes au niveau de leurs extrémités sternales en soulevant les aisselles avec les doigts et en exerçant avec les pouces une pression vers le bas. - Appliquer la technique de la pompe lymphatique thoracique avec une certaine prudence, de peur que le sang se surcharge de toxines entrainant alors trop de réactions. Adjuvants : - Chaleur - Serviettes humides et chaudes tout le long de la colonne vertébrale pendant 30 minutes - Douceur et délicatesse - Favoriser l'exercice physique des muscles des jambes - Boire en abondance (tisane de fleurs de tilleul et de fleurs de sureau pour faire baisser la fièvre si besoin, infusion de thym contre les infections et de camomille en cas de douleur, de courbatures et d'anxiété, jus de citron tiède, etc. …) Cf. Techniques ostéopathiques spéciales de référence : - Lésions acromio-claviculaires - États aigus - Techniques au chevet du patient - Traitement cervical - Compression du 4e Ventricule - Jonction crânio-cervicale - Élévation (« doming ») du diaphragme - Lavements - Congestion de la tête - Renforcement de l'immunité - Pompe lymphatique - Système lymphatique - Coopération respiratoire - Lésions costales
  • HAS - Prévention des déformations crâniennes positionnelles

    8 April, by Gianni MARANGELLI, Jean Louis Boutin — Formations et stages
    La Haute Autorité de Santé (HAS) a émis le Jeudi 5 Mars 2020 : - une Fiche Mémo intitulée : « Prévention des déformations crâniennes positionnelles (DCP) et mort inattendue du nourrisson » : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-02/reco276_fiche_memo_deformatons_craniennes_min_cd_2020_02_05_v11_fev.pdf - un Rapport d'élaboration décrivant la méthodologie utilisée et le contexte d'élaboration de la Fiche Mémo : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-02/reco276_rapport_elaboration_fm__deformations_craniennes_min_cd_2020_02_05_v0.pdf J'ai l'honneur d'avoir fait partie du groupe d'experts missionnés par la HAS pour la rédaction de la Fiche Mémo. À ce titre, nous avons le devoir de communiquer sur ces recommandations, de les diffuser, et aussi de les expliquer. Tout d'abord, il est important de comprendre la méthodologie de rédaction d'une Fiche Mémo HAS : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2016-04/guide_methodologique_fiche_memo_fiche_pertinence.pdf Une Fiche Mémo permet à un groupe d'experts d'établir des recommandations sur un sujet donné, en s'appuyant sur l'analyse de la littérature scientifique internationale. Par ailleurs, les Fiches Mémo « ne sauraient dispenser le professionnel de santé de faire preuve de discernement dans la prise en charge du patient qui doit être celle qu'il estime la plus appropriée, en fonction de ses propres constatations et des préférences des patients » (page 2 du Rapport d'élaboration). Cela nous rappelle les trois piliers de l'Evidence Based Medecine telle que décrite par Sackett en 1996 (1) : - données de la recherche ; - expérience clinique du praticien ; - préférences et attentes du patient. L'objectif principal de cette Fiche Mémo est de donner des recommandations sur la prévention des déformations crâniennes positionnelles (DCP, plagiocéphalie et brachycéphalie positionnelles) tout en rappelant les consignes de prévention de la mort inattendue du nourrisson (MIN) qui font l'objet d'un consensus international. La question de la prise en charge des DCP est abordée dans un second temps. Nous étions 19 experts dans le groupe de travail, la liste des membres est disponible en page 158 du Rapport d'élaboration. Durant presque 2 ans, nous avons échangé et nous nous sommes réunis à plusieurs reprises dans les locaux de la HAS afin de rédiger cette Fiche Mémo. Elle s'adresse « à tout professionnel en contact avec les parents et les familles : aide-soignant(e), assistante maternelle, auxiliaire de puériculture, infirmier(e), kinésithérapeute, médecin généraliste, ostéopathe, pédiatre, psychomotricien(ne), puériculteur(trice), sage- femme, technicien d'intervention sociale et familiale, qui prend en charge les nourrissons en ville ou dans le cadre des établissements de soins publics ou privés » (page 7 du Rapport d'élaboration). Les ostéopathes sont donc bien cités et concernés par l'application de cette Fiche Mémo. Concernant le contenu, les recommandations sont justes et fidèles par rapport à la littérature scientifique actuelle. Analysons cela en suivant la Fiche Mémo point par point. « Rappel des facteurs de risque et de la prévention de la mort inattendue du nourrisson ». Par définition, la MIN est : « une mort survenant brutalement chez un nourrisson alors que rien, dans ses antécédents connus, ne pouvait le laisser prévoir » (page 9 du Rapport d'élaboration). Il est rappelé que le « principal facteur de risque est le couchage en position ventrale et latérale ». Ainsi, les consignes de prévention concernant le couchage sont claires et font partie d'un consensus international basé sur de nombreuses publications scientifiques. Ces consignes ont permis une diminution des cas de MIN entre les années 1990 et aujourd'hui. « Il est recommandé de coucher systématiquement le nourrisson sur le dos dans un lit adapté : sur un matelas ferme dans un lit à barreaux, installé dans une turbulette adaptée, sans oreiller ni couette ni couverture, avec une température ambiante modérée (18-20°) ; idéalement dans la chambre des parents les 6 premiers mois de vie ; sans partage du lit parental ; sans exposition au tabac. » Il est tout à fait possible de prévenir les DCP tout en respectant les consignes de couchage sur le dos. La suite de la Fiche Mémo permet justement d'expliquer comment. « Définition et diagnostic des déformations crâniennes positionnelles (DCP) ». Il est rappelé la différence entre plagiocéphalie positionnelle, qui est une déformation asymétrique du crâne, et brachycéphalie positionnelle, qui est un aplatissement postérieur symétrique. Le terme positionnel est classiquement utilisé dans la littérature pour distinguer de la craniosténose. Ensuite l'accent est mis sur l'importance de l'examen clinique. Il est essentiel pour tous les professionnels concernés de réaliser un examen clinique rigoureux afin de bien diagnostiquer tout torticolis chez l'enfant, qui est un facteur de risque, et sans doute le plus important, de plagiocéphalie. Il s'agit notamment de repérer le torticolis postural, trop souvent non diagnostiqué et non pris en charge en pratique puisqu'il est moins flagrant et plus difficile à évaluer que le torticolis musculaire congénital. La Fiche Mémo explique bien les 2 types de torticolis : « - le torticolis postural, attitude préférentielle en inclinaison latérale céphalique et rotation du côté opposé, intermittente mais sans limitation à la mobilisation passive controlatérale ; - le torticolis musculaire congénital, attitude permanente en inclinaison latérale céphalique et rotation du côté opposé avec limitation à la mobilisation passive controlatérale. » « Facteurs de risque des déformations crâniennes positionnelles » Ils sont à connaître car ils permettent aux professionnels d'être particulièrement attentifs aux nourrissons concernés par ces facteurs de risque. Nous pouvez en citer certains : la prématurité, la gémellarité, le torticolis postural et congénital, la position en siège in-utéro… « Complications possibles des déformations crâniennes positionnelles » Ce passage est délicat car soumis à interprétation. « Aucune donnée de la littérature ne permet de conclure à un lien de causalité entre DCP et retard neuro-développemental, troubles spécifiques ophtalmologiques, oculomoteurs, ou vestibulaires. » En effet, la littérature montre qu'il peut y avoir des troubles associés à la plagiocéphalie, mais à ce jour le lien de causalité n'est pas démontré, cela ne veut pas dire qu'il n'existe pas, mais simplement qu'il n'est pas clairement établi. Des études (voir Rapport d'élaboration p.47) pointent du doigt le fait que la plagiocéphalie pourrait être un marqueur de retard ou de trouble du développement, et qu'il faut donc être attentif au développement des enfants qui ont une plagiocéphalie, mais nous ne savons pas encore à ce jour si la plagiocéphalie est la cause de ce trouble, ou un facteur associé. « Seuls les troubles de l'articulé dentaire avec latéromandibulie, les troubles posturaux (risque de rétraction musculaire) peuvent être retrouvés dans les formes sévères de plagiocéphalie fronto-occipitale. Dans les formes plus prononcées et en l'absence d'une prise en charge adaptée et précoce, les retentissements morphologiques ou esthétiques peuvent persister. » Ainsi, la plagiocéphalie ne revient pas forcément toute seule avec le temps comme on entend parfois. Dans la seule étude française, réalisée à Lyon, publiée en 2019 par le Professeur Di Rocco et al (2), la prévalence de la plagiocéphalie était de : -40,5% entre 1 mois et 12 mois ; -15,6% entre 2 et 4 ans ; -30,5% entre 5 et 8 ans ; -18,5% entre 9 et 12 ans ; -12% entre 13 et 18 ans. Cependant, il ne faut pas inquiéter les parents pour autant. Nous manquons de données scientifiques fiables à ce jour pour tirer des conclusions définitives sur ce point. En revanche, cette Fiche Mémo donne les moyens pour prévenir et prendre en charge la plagiocéphalie afin d'éviter qu'elle évolue et que des troubles éventuels puissent persister. Il convient donc de suivre ces recommandations, ne serait-ce que par principe de précaution. « Prévention primaire des déformations crâniennes positionnelles » Le point important à retenir de ce document selon moi, est celui-ci, car une prévention bien conduite permet sans doute d'éviter la majorité des déformations crâniennes positionnelles. Tout est clairement résumé ici : « La prévention repose sur le principe de respect de la motricité libre et spontanée du nourrisson. Les mesures de prévention doivent être expliquées dès la période anténatale, lors du séjour en maternité et durant les premiers mois de vie. Tous les professionnels intervenant auprès des nourrissons et leurs familles devraient connaître ces mesures de prévention. » À noter que les positions sur le ventre et sur le côté doivent être proposées tous les jours au nourrisson, plusieurs fois par jour, toujours sous surveillance, et en respectant la tolérance de l'enfant. « Prise en charge des déformations crâniennes positionnelles (DCP) constituées » Ce n'était pas l'objet principal de cette Fiche Mémo, car avec une prévention bien conduite et précocement, une partie des DCP devrait être évitée. Toutefois, il est nécessaire de préciser quelle prise en charge doit être réalisée dans le cas où une DCP apparaîtrait malgré tout. Encore une fois, cette partie s'appuie sur les données de la littérature scientifique actuelle. Par ailleurs, « des mesures anthropométriques simples sont utiles pour mesurer l'évolution d'une DCP ». En général ces mesures sont effectuées en pratique clinique soit à l'aide d'un compas/craniomètre, d'un pied à coulisse, ou de bandes thermoformables. Recommandations positionnelles En termes de repositionnement, le principe est simple : « Dès que la DCP est diagnostiquée, il faut éviter l'appui de la partie aplatie de la tête tout en favorisant la mobilité du nourrisson…et le respect des mesures de prévention de la MIN ». Ainsi, pour une plagiocéphalie droite, il s'agira de positionner l'enfant avec sa tête en rotation gauche lorsqu'il est sur le dos, afin que ce soit l'arrière du crâne à gauche qui soit en appui, et que l'arrière du crâne à droite soit ainsi libre de tout appui. Kinésithérapie Plusieurs études montrent l'intérêt de la kinésithérapie dans la prise en charge du torticolis (Rapport d'élaboration p.85). La kinésithérapie doit donc être prescrite au plus tôt par le médecin lorsqu'un torticolis est diagnostiqué, car c'est un facteur de risque très important dans la survenue d'une DCP, et car il peut perturber le développement normal de l'enfant, notamment sur le plan psychomoteur. Ostéopathie « Actuellement les données scientifiques ne permettent pas de recommander l'ostéopathie. Une approche ostéopathique à orientation pédiatrique peut être associée à la kinésithérapie en deuxième intention dans le cadre d'une prise en charge pluri-professionnelle. » Ces 2 lignes sont soumises à interprétation et méritent que l'on s'attarde à les analyser. Chaque mot a son importance dans ce genre de document. Le terme « actuellement » montre une évolution possible et sous-entendue par la HAS. Il n'y a malheureusement que très peu d'études publiées sur ce sujet en ostéopathie, c'est pourquoi elle ne peut être recommandée actuellement. Mais il n'est pas dit que l'ostéopathie n'est pas recommandée, et heureusement car cela aurait été très négatif. Il est dit que « actuellement les données scientifiques ne permettent pas de recommander l'ostéopathie », ce qui est sensiblement différent. Cela signifie que si nous réalisons des études évaluant et montrant notre efficacité, alors l'ostéopathie pourrait être recommandée. La porte nous est donc ouverte. Ensuite, sur un consensus des 19 experts, validé par la HAS, l'ostéopathie est citée comme une possibilité de prise en charge, ce qui est une première, alors qu'il existe peu de preuves scientifiques. La HAS aurait donc pu s'arrêter à la 1è phrase. C'est certainement grâce à nos résultats cliniques, à la demande et la confiance des parents que nous avons eu droit à cette reconnaissance. Nous pouvons humblement considérer cela comme une belle avancée pour la profession, et nous n'aurions pas pu espérer mieux au vu du manque de littérature scientifique. Concrètement, qu'est-ce que ces recommandations changent en pratique par rapport à l'ostéopathie ? Les professionnels (médecins, pédiatres ou autres) qui ne voyaient pas l'intérêt de l'ostéopathie dans ce domaine, ont maintenant un document officiel qui stipule que l'ostéopathie peut être conseillée aux parents, ce qui est plutôt positif. Le terme « deuxième intention » signifie simplement qu'avec les données actuelles, l'ostéopathie ne peut être recommandée en première intention, contrairement à la kinésithérapie qui bénéficie de données probantes de son efficacité dans ce domaine. C'est donc logique que l'ostéopathie soit conseillée après la kinésithérapie, qui reste cependant sous prescription médicale. Evidemment nous gardons notre statut de praticiens de première intention, donc les parents pourront toujours venir nous consulter de leur propre chef en première intention, c'est-à-dire sans passer par le médecin ou pédiatre avant, comme ils le font déjà actuellement, et cela se justifie d'autant plus désormais. En revanche, c‘est à nous ostéopathes d'être suffisamment formés et attentifs afin d'orienter les parents vers le médecin en cas de besoin. Ainsi, pour finir sur l'ostéopathie, nous pouvons être humblement satisfaits par la prise en considération de la HAS à notre égard : - le fait que je fasse partie des membres du groupe en tant qu'ostéopathe exclusif est une première ; - il y avait également une médecin ostéopathe dans le groupe ; - et la SEROPP (Société Européenne de Recherche en Ostéopathie Périnatale et Pédiatrique) a été consultée également en tant que partie prenante (p.122 du Rapport d'élaboration). Tout cela est la preuve d'une participation active des ostéopathes dans la rédaction de ce document, qui a permis d'avoir ces 2 lignes à notre sujet. Cela semble être une première pour des recommandations nationales de la HAS en France, voire une première mondiale car à ma connaissance l'ostéopathie ne figure dans aucune recommandation sur la plagiocéphalie au niveau international. A nous ostéopathes, de nous servir de ces recommandations pour en tirer des points positifs comme je viens de le faire, afin d'asseoir un peu plus, et modestement, notre rôle auprès des nourrissons. Évidemment notre rôle est en pratique plus important que ces 2 lignes dans la Fiche Mémo. Les parents sont très nombreux à nous consulter car nous avons des résultats cliniques aussi bien sur le torticolis que sur la plagiocéphalie, nous le prouvons tous les jours en cabinet, mais il faut aussi le prouver à travers des études publiées dans des revues scientifiques si nous voulons prétendre à une recommandation officielle. À ce jour, à ma connaissance, il n'existe que 2 études évaluant l'efficacité de l'ostéopathie sur la plagiocéphalie. Celle de Sylvie Lessard publiée en 2011 (réf 140 du Rapport d'élaboration), et notre étude publiée récemment dans les suites de la publication de la Fiche Mémo, donc elle n'a pas été prise en compte dans le rapport d'élaboration (3). C'est une étude modeste qui comporte plusieurs biais, mais qui permet quand même d'apporter quelques éléments de réflexion suggérant l'efficacité de l'ostéopathie dans la prise en charge de la plagiocéphalie. Désormais c'est à nous ostéopathes, de mettre notre expérience et notre expertise en commun afin de réaliser d'autres études bien menées sur ce sujet, dans l'intérêt de l'ostéopathie, mais surtout dans l'intérêt des nourrissons. Orientation vers une équipe spécialisée et place de l'orthèse crânienne Il s'agit ici de rappeler que l'orthèse crânienne est un dispositif médical, qui doit être prescrit par un médecin spécialiste ayant évalué la balance bénéfice-risque pour l'enfant. C'est une décision prise au cas par cas, qui repose sur l'historique et les antécédents de l'enfant, son âge, la sévérité de la DCP, et le souhait des parents. Selon moi, si la prévention est bien conduite, la prise en charge précocement effectuée et bien réalisée, la question de l'orthèse ne devrait pas se poser. Pour conclure, la HAS demande de diffuser largement ces recommandations afin qu'elles soient appliquées par le plus grand nombre de professionnels de la périnatalité. Ainsi, n'hésitez pas à partager la Fiche Mémo à tous les professionnels concernés. Gianni MARANGELLI, ostéopathe pédiatrique à Lyon, attaché à la maternité du Médipôle Lyon-Villeurbanne. Contact : marangelli.gianni chez gmail.com Bibliographie Note : seules les références non utilisées dans le Rapport d'élaboration sont rapportées ici. Pour tout le reste, les références nécessaires à la rédaction de cet article sont en page 151 du Rapport d'élaboration. (1) Sackett DL, Rosenberg WM, Gray JA, Haynes RB, Richardson WS. Evidence based medicine : what it is and what it isn't. BMJ 1996 ;312(7023):71-2. (2) Di Rocco F, Ble V, Beuriat PA, Szathmari A, Lohkamp LN, Mottolese C. Prevalence and severity of positional plagiocephaly in children and adolescents. Acta Neurochirur (Wien) 2019 ;161(6):1095-8. (3) Marangelli G, Adouard J, Josse B, Ducourneau J, Chastagner AS, Messien C. Efficacité du traitement ostéopathique dans la prise en charge de la plagiocéphalie postérieure d'origine positionnelle du nourrisson. La Revue de l'Ostéopathie 2020 ;24:5-16.
  • Covid-19 - Inquiétude et indemnisation des professionnels libéraux de la santé

    7 April, by Jean Louis Boutin — Questions ostéos
    Sommaire Réponse du ministère Question du 21 avril 2020 Questions du 14 avril 2020 Questions du 7 avril 2020 Réponse du ministère Réponses du Ministère des Solidarités et de la santé publiée au JO le 21/04/2020 à Mmes et MM. les députés Bruno Bilde, Jean-Louis Masson , Stéphane Peu, Olivier Dassault Il s'agit d'une seule et unique réponse identique à toutes les questions qui portent essentiellement sur les professionnels de santé. Aucune mention des ostéopathes n'est faite dans cette réponse ! Les professionnels de santé* sont en première ligne dans la mobilisation contre l'épidémie. Afin de les accompagner au mieux dans cette crise, le Gouvernement a mis en place plusieurs dispositifs de soutien à leur activité économique dont certains leurs sont dédiés. Le Gouvernement a décidé d'attribuer aux professionnels de santé libéraux* des indemnités journalières forfaitaires versées par l'Assurance maladie afin de leur garantir un revenu de remplacement s'ils sont contraints d'interrompre leur activité en cas de maladie ou du fait des mesures d'isolement. Depuis le 15 mars, des possibilités de reports d'échéances sociales et fiscales sont possibles voire automatiques pour les indépendants y compris les professionnels libéraux. Les professionnels de santé* sont éligibles aux nouvelles modalités de l'activité partielle pour leurs salariés. Désormais l'allocation, cofinancée par l'État et l'Unedic, n'est plus forfaitaire mais proportionnelle à la rémunération des salariés placés en activité partielle. En outre, le reste à charge pour l'employeur sera désormais nul pour tous les salariés dont la rémunération est inférieure à 4,5 SMIC brut. Le dispositif portera sur les heures non travaillées au cours de la période autorisée. Les professionnels de santé* concernés par l'une des situations suivantes peuvent solliciter une allocation d'activité partielle : - s'ils sont concernés par les arrêtés prévoyant une fermeture de leur entreprise ; - s'ils sont confrontés à une baisse d'activité/des difficultés d'approvisionnement ; - s'il leur est impossible de mettre en place les mesures de prévention nécessaires pour la protection de la santé des salariés (télétravail, geste barrière, etc.) pour l'ensemble de leurs salariés. Même sans fermeture administrative, un cabinet médical confronté à une diminution de son activité pourra bénéficier de l'activité partielle pour un ou plusieurs salariés. Le Fonds de solidarité est ouvert depuis le 31 mars aux professionnels de santé* sans préjudice de la mise en place rapidement d'un dispositif spécifique de soutien de l'assurance maladie. Doté de 1,2 Md, le Fonds de solidarité est mobilisable pour tous les professionnels de santé* ayant commencé à exercer avant le 1er février 2020 qui respectent les mêmes conditions que pour tous les autres agents économiques, à savoir : - un effectif inférieur ou égal à 10 salariés ; - un chiffre d'affaires sur le dernier exercice clos inférieur à 1 000 000 € ; - un bénéfice imposable inférieur à 60 000 € ; - pas de déclaration de cessation de paiement avant le 1er mars 2020. Le Fonds est opérationnel depuis le 31 mars. L'Assurance maladie travaille par ailleurs actuellement avec les représentants des professionnels de santé libéraux conventionnés* à l'évaluation de la situation et des besoins, pour mettre en place un dispositif spécifique de soutien à leur activité qui tienne compte du financement conventionnel * C'est nous qui soulignons Question du 21 avril 2020 Question écrite n°28714 de M. Nicolas Dupont-Aignan (Non inscrit - Essonne) publiée au JO le 21/04/2020, page 2906 Objet : Fonds de solidarité pour les professionnels paramédicaux M. Nicolas Dupont-Aignan appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur le préjudice que subissent les professionnels paramédicaux (kinésithérapeutes, ostéopathes, podologues, chirurgiens-dentistes, psychologues, orthoptistes, orthophonistes, ergothérapeutes), dans le contexte de crise sanitaire exceptionnelle que traverse le pays. Bien que n'étant pas soumis à une mesure de fermeture administrative, les professionnels paramédicaux ont pris la précaution de cesser toute activité à compter de la mi-mars 2020, pour ne pas mettre en danger la santé de leurs patients. Ce faisant, ils ne peuvent répondre aux critères définis pour bénéficier du fonds de solidarité, à savoir : faire l'objet d'une interdiction d'accueil du public intervenue entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020 et accuser une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 % durant la période comprise entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020 par rapport à la même période en 2019. Le troisième critère auquel ils pourraient éventuellement prétendre, à savoir le bénéfice des indemnités journalières de l'assurance maladie, soit parce qu'ils sont atteints du virus covid-19, soit parce qu'ils gardent leurs enfants à domicile, est lui-même extrêmement restrictif et ne concerne qu'une minorité de professionnels paramédicaux. De surcroît, les assurances professionnelles, auxquels ils sont tous affiliés, refusent de faire jouer leurs garanties de prévoyance, au motif qu'ils ne sont pas dans l'incapacité d'exercer ! C'est pourquoi, considérant que les professionnels paramédicaux sont un maillon indispensable de la chaîne de soin, il lui demande s'il compte prendre d'urgence des mesures spécifiques pour ne pas mettre en péril la survie de leurs cabinets. Lire la question de M. Nicolas Dupont-Aignan : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-28714QE.htm Questions du 14 avril 2020 Question écrite n°28425 de M. Stéphane Peu (Gauche démocrate et républicaine - Seine-Saint-Denis) publiée au JO le 14/04/2020, page 2786 Objet : Compensation des arrêts d'exercice des professionnels de santé et la compensation de l'arrêt de leurs activités M. Stéphane Peu interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation d'exercice des professionnels de santé et la compensation de l'arrêt de leurs activités. Plusieurs ordres de professions médicales ont demandé aux professionnels de santé de stopper leurs activités, faute de moyens suffisants pour assurer leur sécurité et celle de leurs patients dans le contexte d'épidémie de covid-19. C'est par exemple le cas pour les dentistes, les masseurs-kinésithérapeutes ou encore les pédicures-podologues, orthophonistes et ostéopathes, qui ne disposent pas des protections nécessaires afin d'exercer en toute sécurité, pour eux comme pour leurs patients. De très nombreux cabinets sont en conséquence fermés sur le territoire. Cependant, en l'état actuel, les salariés de ces cabinets ne peuvent bénéficier du chômage partiel car il leur est en théorie permis de travailler. Les cabinets ne peuvent également pas bénéficier du report de leurs charges et les assurances privées ne prennent pas en charge les pertes liées à la suspension de l'activité et à la perte d'exploitation. Aussi, un mécanisme similaire à celui de catastrophe naturelle devrait pourtant pouvoir s'appliquer afin d'aider les professionnels de santé à traverser cette période de suspension de l'activité. En conséquence, il l'interroge sur les mesures qui seront prises pour compenser la perte d'activité des professionnels de santé obligés pour cause de manque de protections de suspendre leurs consultations. Lire la question de M. Stéphane Peu : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-28425QE.htm Question écrite n°28431 de M. Nicolas Dupont-Aignan (Non inscrit - Essonne) publiée au JO le 14/04/2020 page, 2746 Objet : Fonds de solidarité pour les professionnels paramédicaux M. Nicolas Dupont-Aignan appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur le préjudice que subissent les professionnels paramédicaux (kinésithérapeutes, ostéopathes, podologues, chirurgiens-dentistes, psychologues, orthoptistes, orthophonistes, ergothérapeutes), dans le contexte de crise sanitaire exceptionnelle que traverse le pays. Bien que n'étant pas soumis à une mesure de fermeture administrative, les professionnels paramédicaux ont pris la précaution de cesser toute activité à compter de la mi-mars 2020, pour ne pas mettre en danger la santé de leurs patients. Ce faisant, ils ne peuvent répondre aux critères définis pour bénéficier du fonds de solidarité, à savoir : faire l'objet d'une interdiction d'accueil du public intervenue entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020 et accuser une perte de chiffre d'affaires d'au moins 70 % durant la période comprise entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020 par rapport à la même période en 2019. Le troisième critère auquel ils pourraient éventuellement prétendre, à savoir le bénéfice des indemnités journalières de l'assurance maladie, soit parce qu'ils sont atteints du virus covid-19, soit parce qu'ils gardent leurs enfants à domicile, est lui-même extrêmement restrictif et ne concerne qu'une minorité de professionnels paramédicaux. De surcroît, les assurances professionnelles, auxquelles ils sont tous affiliés, refusent de faire jouer leurs garanties de prévoyance, au motif qu'ils ne sont pas dans l'incapacité d'exercer ! C'est pourquoi, considérant que les professionnels paramédicaux sont un maillon indispensable de la chaîne de soins, il lui demande quelles mesures spécifiques il compte prendre pour ne pas mettre en péril la survie de leurs cabinets. Lire la question de M. Nicolas Dupont-Aignan : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-28431QE.htm Question retirée le 21/04/2020 (retrait à l'initiative de l'auteur) Question écrite n°28434 de M. Jean-Jacques Gaultier (LR - Vosges) publiée au JO le 14/04/2020, page 2747 Objet : Ostéopathes et covid-19. M. Jean-Jacques Gaultier attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les inquiétudes des ostéopathes quant aux conséquences financières subies suite à leur cessation d'activité dans le cadre de l'épidémie de coronavirus. Suite aux mesures de confinement prises par le Gouvernement à compter du 17 mars 2020 à midi, la plupart des ostéopathes souhaitant tout mettre en œuvre pour éviter la propagation du coronavirus ont fait le choix de fermer leur cabinet. En effet, ces derniers considèrent qu'ils ne sont pas en mesure d'accueillir dans de bonnes conditions sanitaires leurs patients, qu'ils ne peuvent, par la nature même de leur activité, absolument pas respecter la distanciation sociale et qu'ils ne prodiguent pas de soins essentiels. Toutefois, cette décision aura de graves répercussions financières pour la plupart d'entre eux. S'ils saluent le report des prélèvements concernant leurs cotisations et leurs charges, ils savent que cette mesure ne sera malheureusement pas suffisante pour assurer leur pérennité. Ils craignent également de ne pas être éligibles au fonds de solidarité de 1 500 euros, dont l'une des conditions est la baisse de 50 % du chiffre d'affaires en mars 2020 par rapport à mars 2019. Devant l'inquiétude des ostéopathes et face au préjudice économique auquel ils auront à faire face à l'issue de l'épidémie de covid-19, il souhaite connaître les mesures de compensation particulières que le Gouvernement pourrait envisager. Lire la question de M. Jean-Jacques Gaultier : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-28434QE.htm Question écrite n°28428 de M. Bruno Bilde (Non inscrit - Pas-de-Calais) publiée au JO le 14/04/2020, page 2787 Objet : Détresse financière des professions paramédicales M. Bruno Bilde alerte M. le ministre des solidarités et de la santé sur la détresse financière des professions paramédicales. Les représentants des ostéopathes, comme ceux d'autres professions paramédicales, lancent un cri d'alerte sur la situation financière alarmante de bon nombre de leurs confrères. Pour des raisons évidentes de santé publique, l'état d'urgence sanitaire a entraîné la fermeture de la très grande majorité des cabinets paramédicaux. Les professions paramédicales n'ont pas accès aux maigres stocks stratégiques de gants et de masques de protection. Ainsi, sans instruction précise du Gouvernement, pour des raisons éthiques, déontologique et sanitaires, la grande majorité de ces professionnels ont fait le choix de fermer leurs cabinets. Après trois semaines de confinement, leur situation financière est particulièrement préoccupante. La plupart des compagnies d'assurance ont refusé toute aide, arguant que cet état d'urgence sanitaire n'entrait dans aucune catégorie ouvrant droit à indemnisation. Alors qu'en temps normal plus de 50 % de leur chiffre d'affaires est consacré au paiement des impôts et des charges diverses, c'est la pérennité même de milliers de cabinets indépendants qui est remise en cause. Aujourd'hui, ces professionnels de santé lancent un cri d'alerte pour être accompagnés financièrement dans cette crise inédite, sans quoi, la majorité d'entre eux seront condamnés à brève échéance. Le report du paiement des cotisations et des charges professionnelles ne fait que repousser l'effondrement de bon nombre de cabinets. Comment pourront-ils assumer de telles charges alors qu'aucun revenu n'aura été perçu pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois ? La Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse des professions libérales (CIPAV) doivent débloquer des fonds en urgence pour soutenir ces professions paramédicales. D'autre part, le Gouvernement doit engager dans les plus brefs délais des concertations avec les représentants des compagnies d'assurance afin qu'elles soutiennent leurs cotisants dans cette crise inédite. Il n'est pas possible de laisser s'effondrer tout le maillage des professions paramédicales. Des mesures exceptionnelles de soutien doivent être décidées et mises en place immédiatement. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet. Lire la question de M. Bruno Bilde : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-28428QE.htm Question écrite n°28442 de M. Jean-Louis Masson (LR - Var) publiée au JO le 14/04/2020, page 2790 Objet : Soutien de l'activité des personnels de santé M. Jean-Louis Masson attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation préoccupante des ostéopathes, des masseurs-kinésithérapeutes, des dentistes et des orthoptistes. Face à la crise du coronavirus, ces professions de santé ont dû fermer leurs cabinets faute de masques suffisant pour se protéger et protéger leurs patients. Aujourd'hui, ils sont extrêmement inquiets pour leur avenir et souhaitent pouvoir bénéficier d'aides pendant l'arrêt de leurs activités en cette période de confinement. Ils font plusieurs propositions : versement d'indemnités journalières par la CPAM, création d'un statut semblable à celui d'une « catastrophe sanitaire » pour débloquer des fonds assurantiels, mise en place d'une exonération totale des cotisations et charges professionnelles. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures susceptibles d'être retenues afin d'aider ces professionnels de santé à surmonter la crise actuelle et sauvegarder l'emploi dans les régions. Lire la question de M. Jean-Louis Masson : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-28442QE.htm Questions du 7 avril 2020 Question écrite n°28168 de M. Gilles Lurton (LR - Ille-et-Vilaine) publiée au JO le 07/04/2020, page 2566 Objet : Professionnels libéraux de la santé indemnisation suite covid-19 M. Gilles Lurton appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation des professionnels de santé libérale (masseurs, kinésithérapeutes, ostéopathes, orthoptistes, orthophonistes...). Ces professionnels de santé ont, dans leur immense majorité, fermé leurs cabinet dès le lundi 16 mars 2020 par déontologie, par sens des responsabilités aussi et par conscience professionnelle, afin de ne pas mettre la vie de leurs patients en danger et de ne pas participer à l'expansion de l'épidémie. Ces gestes forts ont été consentis de plein gré, par solidarité et pour ne pas aggraver la crise sanitaire. Ils n'ont pourtant reçu aucune directive de l'État en ce sens mais cette fermeture « volontaire » a engendré des conséquences terribles, à la fois pour la prise en charge des patients mais également en termes économiques pour leurs cabinets. Pour ces raisons, ces professions libérales de la santé ne doivent pas se trouver pénalisées par les choix qu'elles ont faits et elles demandent que le Gouvernement reconnaisse officiellement cette obligation de fermeture à compter du 16 mars 2020, ce qui aurait pour conséquence de les rendre éligibles à un certain nombre d'aides sans lesquelles elles ne se relèveront pas de cette situation. Ces professionnels libéraux de santé demandent aussi la reconnaissance de l'état de catastrophe sanitaire, afin que les assureurs privés auprès desquels ils cotisent puissent prendre leur part de cette situation et compenser aussi les pertes de ressources. Enfin, le fond de solidarité annoncé par M. le Premier ministre doit aussi être accessible à ces professionnels libéraux de la santé. Dans ce cadre, une indemnité pouvant aller jusqu'à 1 500 euros, qui peut être complétée de 2 000 euros par les régions, a été annoncée. L'une des conditions nécessaire pour obtenir cette aide est d'avoir un BNC sur mars 2020 au moins inférieur de 70 % par rapport à mars 2019. Considérant que M. le Premier ministre n'a annoncé les premières mesures de fermetures que le 14 mars 2020, tous ces professionnels libéraux de la santé ont reçu leurs patients jusqu'à cette date. Dès lors, ils se trouvent dans la plus totale incapacité de justifier d'une baisse d'activité de 70 % de leur activité sur un demi mois de fermeture. Ceci semble totalement contradictoire avec la déclaration du Président de la République, le 16 mars 2020, qui a bien affirmé « qu'aucun citoyen ne serait laissé sans ressources ». Or, la stricte application des conditions d'attribution de la prime de 1 500 euros prive bien ces professions de ressources pendant toute la seconde quinzaine du mois de mars 2020. Une telle situation risque d'entraîner la fermeture d'un certain nombre de cabinets faute de revenus et de trésorerie, ainsi qu'une amplification des phénomènes de désertification médicale si préjudiciables à la société actuelle. Aussi, il lui demande quelles mesures il entend prendre pour compenser réellement et justement ces professions libérales médicales du choix qu'elles ont fait, par responsabilité et déontologie, de fermer leurs cabinets dès le lundi 16 mars 2020. Lire la question de M. Gilles Lurton : Question écrite n° 28168 de M. Gilles Lurton Question écrite n°28165 de M. Marc Le Fur (LR - Côtes-d'Armor) publiée au JO le 07/04/2020 page, 2565 Objet : Inquiétudes des professions libérales de santé M. Marc Le Fur attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les inquiétudes des professions libérales de santé (kinésithérapeute, ostéopathe, podologue, orthophoniste, ergothérapeute, chirurgien-dentiste, psychologue, orthoptiste) en lien avec la crise du covid-19. Depuis le 16 mars 2020, ces professionnels ont mis en suspens leurs activités afin de respecter les obligations liées au confinement et ne perçoivent par conséquent plus aucun revenu. Comme de nombreux travailleurs indépendants et professionnels libéraux, ils ne sont en l'état actuel du droit pas protégés, contrairement aux salariés pouvant accéder au chômage partiel sous certaines conditions. Ils ne sont de surcroît pas indemnisés par le secteur assurantiel et cette crise inédite met ainsi cruellement en évidence le vide juridique dont fait l'objet la législation française sur les catastrophes sanitaires. En effet, si la loi reconnaît l'indemnisation des victimes de catastrophes naturelles, elle est en revanche muette pour les victimes de catastrophes sanitaires. En l'état actuel du droit, une victime d'une catastrophe sanitaire, qu'elle soit une personne morale ou physique, ne peut prétendre à aucune indemnisation pour les dégâts subis ou les pertes d'exploitations. Il en résulte que, quel que soit le corps de métier et le type d'assurance (prévoyance ou indemnités journalières), toutes les demandes ont jusqu'ici été rejetées par les assureurs. Ces professionnels sont en outre inquiets au regard des critères d'éligibilité de l'aide de 1 500 euros du fonds de solidarité. Selon le mécanisme retenu par le Gouvernement, sont éligibles les petites entreprises qui subissent une fermeture administrative ou qui auront connu une perte de chiffre d'affaires de plus de 70 % au mois de mars 2020 par rapport au mois de mars 2019. Or, pour la quasi-unanimité de ces professionnels, qui ont fermé leur cabinet par conscience professionnelle et pour ne pas mettre la vie des patients en danger, il semblerait que l'État n'ait pas prévu de les inclure dans la liste des fermetures administratives, comme peuvent l'être les restaurants ou l'hôtellerie. En outre, dans la mesure où le confinement demandé par l'État date du week-end du 15 mars 2020, les cabinets ont fermé pour deux semaines et ne seront donc mathématiquement pas concernés par la baisse de 70 % du chiffre d'affaires par rapport au mois de mars 2019, sauf cas exceptionnel. Devant ce manque d'aide des assureurs et de l'État, le risque est que certains reprennent le travail, avec les conséquences que cela entraîne. La majorité de ces professionnels libéraux de santé ne peuvent se permettre financièrement de fermer leurs cabinets pendant plusieurs semaines ou mois, en dépit des aides de reports de charges sociales. C'est pourquoi il lui demande de lui indiquer si le Gouvernement entend modifier le dispositif de soutien et prendre en compte la spécificité des professionnels de santé libéraux. Lire la question de M. Marc Le Fur : Question écrite n° 28165 de M. Marc Le Fur Question écrite n°28159 de M. Jean-Paul Dufrègne (Gauche démocrate et républicaine - Allier) publiée au JO le 07/04/2020 page 2563 Objet : Covid-19 : conséquences économiques pour les professionnels libéraux M. Jean-Paul Dufrègne attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation des professionnels libéraux (kinésithérapeute, ostéopathe, podologue, orthophoniste, ergothérapeute, psychologue, orthoptiste, etc.) en cette période de confinement due au covid-19. En effet, les professionnels libéraux, dans leur immense majorité, ont fermé leurs cabinets dès le lundi 16 mars 2020 afin de ne pas mettre la vie de leurs patients en danger et de ne pas participer à la propagation du virus. Ces décisions de fermetures ont été prises par déontologie, par sens des responsabilités mais aussi par conscience professionnelle. Les syndicats représentatifs des professions ont également fortement conseillé à chacun de fermer son cabinet, du fait de la proximité avec les patients mais aussi à cause du manque de matériel de protection et du caractère non urgent du soin, et ce, bien que n'entrant pas dans la liste des fermetures administratives. Depuis, aucune directive de l'État n'a été donnée en ce sens. Or, ces fermetures « volontaires » engendrent aujourd'hui des conséquences en termes de suivi des patients mais aussi des répercussions économiques majeures pour les cabinets. De plus, les assureurs privés, auprès desquels les professionnels sont obligés de cotiser chaque année, refusent de compenser les pertes de ressources sous prétexte qu'une pandémie ne figure pas dans les conditions d'indemnisation. De même, l'une des conditions nécessaires pour bénéficier du fonds de solidarité annoncé par M. le Premier ministre est d'avoir un BNC sur mars 2020 inférieur de 70 % par rapport à mars 2019, ce qui exclut la plupart des professionnels libéraux puisqu'ils ont fermé leur cabinet le 16 mars 2020 et, par conséquent, ont travaillé un demi mois, soit l'équivalent de 50 % de leur BNC. Aujourd'hui, la situation des professionnels libéraux est des plus préoccupantes et beaucoup de petits cabinets, notamment en milieu rural, risquent de ne pas s'en relever. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de demander aux ARS de prendre rapidement un arrêté de fermeture administrative des différents cabinets à compter du 16 mars 2020 et s'il compte ramener à un demi mois la période de référence du BNC réalisé en mars 2020, afin que les professionnels libéraux puissent espérer être éligibles à certains dispositifs de l'État. Lire la question de M. Jean-Paul Dufrègne : Question écrite n° 28159 de M. Jean-Paul Dufrègne Question écrite n°28160 de M. Hubert Wulfranc (Gauche démocrate et républicaine - Seine-Maritime) publiée au JO le 07/04/2020, page 2564 Objet : Covid-19 et situation des professionnels libéraux de santé M. Hubert Wulfranc alerte M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation des professionnels de santé exerçant en libéral qui ne peuvent plus exercer leurs activités sans pouvoir prétendre actuellement à une compensation de l'arrêt de leurs activités. Sur recommandations de leur ordre professionnel, la quasi-totalité de ces professionnels ont dû cesser leurs activités faute de moyens de protection indispensables, pour éviter de contaminer leurs patients ainsi que pour assurer leur propre sécurité. Ainsi, les kinésithérapeutes, orthophonistes, chirurgiens-dentistes, psychologues, ostéopathes, orthoptistes, ergothérapeutes, podologues ont fermé leur cabinet à la mi-mars 2020. Cette impossibilité d'exercer dans le contexte épidémique du covid-19 n'est pas reconnue par l'État, puisque ces professions n'entrent pas dans la liste administrative des établissements devant obligatoirement fermer. Si certains praticiens assurent encore quelques soins absolument non reportables sans risque d'aggravation pouvant conduire à une hospitalisation, cela ne concerne qu'une minorité des professionnels libéraux en question, pour un chiffre d'affaires qui, en tout état de cause, s'est effondré pour l'ensemble des professionnels de santé. Les assureurs privés, auprès desquels les professionnels de santé libéraux doivent cotiser tous les ans, refusent de verser la moindre indemnisation au titre des pertes liées à la suspension de l'activité et à la perte d'exploitation (prévoyance ou indemnités journalières), au prétexte qu'une crise épidémique ne relève pas de la catastrophe naturelle prévue au titre des garanties de leurs contrats. Alors que le trafic routier et l'activité économique ralentissent, les assurances continuent néanmoins de percevoir les mensualités de leurs assurés, tout en réduisant mécaniquement leurs dépenses par la baisse générale de la sinistralité induite par le confinement. À terme, ces assurances sont susceptibles de réaliser des gains financiers importants que l'on peut estimer indus. Pour les professionnels de santé en question, il apparaît pour l'heure qu'ils ne peuvent pas prétendre à l'aide de 1 500 euros prévue par le fonds de solidarité car ils ne remplissent pas les critères d'éligibilité. En effet, ceux-ci ne figurent pas dans la liste « des fermetures administratives » et la fermeture de leurs cabinets datant du 17 mars 2020, jour du confinement officiel, ils ne remplissent pas le critère de « perte de chiffre d'affaires de plus de 70 % au mois de mars 2020 par rapport au mois de mars 2019 ». Pire encore, certaines professions de santé, tels les masseurs-kinésithérapeutes, facturent en « tirs groupés » et non pas à chaque séance. Nombreux sont ceux, parmi eux, qui ont demandé à leurs patients, face à l'urgence de la situation, de régler les séances effectuées durant les mois précédents qui n'avaient pas encore été facturées. Pour ces derniers, cela gonfle artificiellement le chiffre d'affaires de mars 2020. Enfin, les nouveaux praticiens libéraux diplômés en juillet 2019 n'ont tout simplement pas de chiffre d'affaires en mars 2019 pour servir de base de référence. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qui seront prises par l'État pour compenser la perte d'activité des professionnels de santé qui, faute de moyens de protection efficaces, sont contraints de suspendre leurs consultations. Il lui demande également si un mécanisme similaire à celui des catastrophes naturelles pourrait s'appliquer afin d'aider les professionnels de santé à affronter cette période de fermeture de leur cabinet. Lire la question de M. Hubert Wulfranc : Question écrite n° 28160 de M. Hubert Wulfranc Question écrite n°27886 de M. Arnaud Viala (LR - Aveyron) publiée au JO le 31/03/2020, page 2445 Objet : Professionnels du monde médical - coronavirus M. Arnaud Viala alerte M. le ministre des solidarités et de la santé sur les professionnels de santé confrontés à l'épidémie de covid-19. L'ensemble des professions libérales, dont des chirurgiens-dentistes, ostéopathes, kinésithérapeutes, podologues, orthophonistes, ergothérapeutes, psychologues ou encore des orthoptistes, sont inquiets. Leur statut d'entrepreneur ne les assure pas de garanties dans la situation actuelle de crise sanitaire. Il persiste beaucoup de manquements les concernant. Ils sont inquiets vis-à-vis des indemnités proposées car beaucoup ne pourront pas en bénéficier alors qu'ils n'ont pas d'autre choix que de fermer leurs établissements en raison de la particularité des professions exercées. Une aide de 1 500 euros aux entreprises est proposée par l'État mais seulement pour les entreprises qui ont subi une baisse de 70 % de leur chiffre d'affaires du mois de mars 2020 en comparaison à celui de mars 2019. Or certains professionnels de santé ne peuvent en bénéficier alors que leurs cabinets sont déjà fermés ou vont fermer. En effet, l'absence de précision quant à la fermeture administrative des établissements des professionnels de santé ne peut continuer. La liste que le Gouvernement a publiée ne les inclut pas. Par conséquent, il est impossible pour eux de recevoir l'aide de 1 500 euros. L'autre inquiétude majeure concerne le très important problème d'approvisionnement de matériel de protection. En effet, parfois, des blouses et des masques manquent, ce qui est inconcevable pour des métiers comme les leurs. Il devient dès lors très difficile de gérer la situation d'urgence que le pays connaît actuellement. La plupart des protections sont également inadaptées à la situation et au niveau de sécurité nécessaire. Enfin, les multiples fermetures des cabinets des professions libérales proviennent d'une décision de leur ordre et non d'une décision gouvernementale. Aussi, l'absence de support de la part des compagnies d'assurances pose particulièrement des soucis quand ils réalisent des gardes d'urgence. La question des assurances est donc également un problème central dans le contexte actuel. En effet, les professions libérales font face aux refus des assurances concernant des demandes d'indemnités journalières ou bien de prévoyances. L'ensemble des professionnels de santé libéraux fait face à un réel manque d'aides. Ainsi, il lui demande quelles modifications concernant les directives de fermetures de certains établissements il peut apporter et de quelle manière il compte apporter davantage de soutien et de matériel de protection afin d'assurer la sécurité à la fois des professionnels de santé mais aussi de la population tout entière. Lire la question de M. Arnaud Viala : Question écrite n° 27886 de M. Arnaud Viala Question écrite n°28056 de M. Jean-Paul Dufrègne (Gauche démocrate et républicaine - Allier) publiée au JO le : 07/04/2020 page 2549 Objet : Covid-19 : révision des critères d'éligibilité M. Jean-Paul Dufrègne attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les inquiétudes de nombreux artisans, commerçants, chefs d'entreprises de TPE et de la plupart des professions libérales (kinésithérapeute, ostéopathe, podologue, orthophoniste, ergothérapeute, chirurgien dentiste, psychologue, orthoptiste, etc.) concernant l'accès à l'aide de 1 500 euros du fonds de solidarité. En effet, les critères d'éligibilité pour bénéficier de cette aide englobent toutes les petites entreprises qui font moins d'un million d'euros de chiffre d'affaires et qui subissent une fermeture administrative ou qui auront connu une perte de chiffre d'affaires de plus de 70 % au mois de mars 2020 par rapport au mois de mars 2019. Or le début du confinement décrété par l'État ayant été fixé après le 15 mars 2020, la plupart d'entre elles ont travaillé un demi-mois pour l'équivalent d'environ 50 % de leur chiffre d'affaire. Dès lors, la plupart des prétendants à cette aide se retrouvent exclus du dispositif et pour pouvoir y accéder, demandent une révision à la baisse du pourcentage du chiffre d'affaires réalisé. Si l'on en croit les dernières annonces de l'exécutif, cette demande semble avoir été entendue pour le mois d'avril 2020 mais pas pour le mois de mars 2020. Par conséquent, il lui demande que le Gouvernement revoie les critères d'éligibilité de cette aide afin de les ramener à 50 % du chiffre d'affaires dès le mois de mars 2020 afin d'aller jusqu'au bout de l'objectif affiché, à savoir réduire l'impact financier de ce confinement sur les professions libérales et les petites entreprises. Lire la question de M. Jean-Paul Dufrègne : Question écrite n° 28056 de M. Jean-Paul Dufrègne Question écrite n°28167 de Mme Caroline Fiat (LFI - Meurthe-et-Moselle) publiée au JO le 07/04/2020, page 2565 Objet : Professionnels de santé libéraux - covid-19 Mme Caroline Fiat interroge M. le ministre de l'économie et des finances sur les mesures prises en soutien aux professionnels de santé libéraux dans le cadre de la crise du covid-19. Nombre d'entre eux (orthoptiste, chirurgien-dentiste, kinésithérapeute, ostéopathe, podologue, orthophoniste, ergothérapeute, psychologue, etc.) ont fermé leurs cabinets dès le lundi 16 mars 2020 afin de ne pas mettre la vie de leurs patients en danger et de ne pas participer à l'expansion de l'épidémie. Néanmoins, l'État n'a donné aucune consigne en ce sens. Or ces fermetures de bon sens ont des répercussions économiques majeures pour les cabinets. Seul un arrêté de fermeture administrative des cabinets d'orthoptie à compter du 16 mars 2020 rendrait les professionnels de santé libéraux éligibles à certains dispositifs de l'État. Des mesures doivent être prises pour que les assureurs privés de ces mêmes professionnels soient dans l'obligation de les aider à compenser les pertes de ressources (prévoyance ou indemnités journalières). Le fond de solidarité annoncé par M. le Premier ministre, M. le ministre de l'économie et des finances et M. le ministre de l'action et des comptes publics doit leur être accessible. L'indemnité pouvant aller jusqu'à 1 500 euros pour le mois de mars 2020 devrait leur être accessible au moins partiellement. Pour ce faire, la condition d'éligibilité exigeant que leur chiffre d'affaires soit inférieur de 70 % à celui de mars 2019 doit être assouplie, les orthoptistes ayant maintenu leur activité jusqu'à la mi-mars 2020 (soit plus de la moitié du mois). En l'état actuel, les salariés de ces cabinets ne peuvent bénéficier du chômage partiel car il leur est permis en théorie de travailler. Elle lui demande donc s'il donnera une suite favorable à ces différentes demandes plus que légitimes et ce qu'il entend mettre en œuvre plus largement pour ces professionnels de santé libéraux. Lire la question de Mme Caroline Fiat : Question écrite n° 28167 de Mme Caroline Fiat Question écrite n°28173 de M. Olivier Dassault (LR - Oise) publiée au JO le 07/04/2020, page 2602 Objet : Situation des ostéopathes, kinés, dentistes... M. Olivier Dassault attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des ostéopathes, des kinés, des dentistes et des orthoptistes. Ces professionnels de santé se sont adaptés avec les moyens du bord face à la menace du virus, puisqu'ils ne font pas partie des professions prioritaires dans la fourniture de masques. Certains ont dû fermer pour éviter de mettre en péril la vie de leurs patients. Ces professionnels de santé sont aujourd'hui inquiets pour leur avenir et voudraient pouvoir bénéficier d'aides pendant l'arrêt de leur activité en cette période de confinement. Ils portent plusieurs propositions : le versement d'indemnités journalières par la CPAM ; la création d'un statut similaire à celui d'une « catastrophe sanitaire » pour débloquer des fonds ; la mise en place d'une exonération totale des cotisations et charges professionnelles. Si les ostéopathes, les kinés, les dentistes et les orthoptistes venaient à fermer définitivement, faute de soutien, c'est alors la propagation des déserts médicaux à laquelle la France devrait faire face à l'avenir. Aussi, il souhaite connaître la suite donnée à ces demandes légitimes. Lire la question de M. Olivier Dassault : Question écrite n° 28173 de M. Olivier Dassault Question écrite n° 15011 de Mme Françoise Férat (Marne - UC) publiée dans le JO Sénat du 02/04/2020 - page 1513 Objet : Kinésithérapeutes et dispositifs de soutien face au Covid-19 Mme Françoise Férat attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la prise en compte des masseurs-kinésithérapeutes dans les dispositifs de soutien face à la crise sanitaire du Covid-19. Afin de limiter la propagation du virus, l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes a demandé dès le 17 mars à ses membres de fermer leurs cabinets et de ne prendre en charge que les soins absolument non reportables sans risque d'aggravation pouvant conduire à une hospitalisation. Ainsi, leurs fermetures ont relevé d'une décision de professionnels de santé au nom de leur déontologie et leur éthique et non d'une fermeture administrative. Or, il semblerait que les dispositions permettant de bénéficier d'un soutien du fonds de solidarité soient conditionnées aux motifs de faire l'objet d'une interdiction d'accueil du public intervenue entre le 1er et le 31 mars 2020. Elle lui demande quelle est la position du Gouvernement à ce sujet. Lire la question écrite n° 15011 de Mme Françoise Férat Question écrite n° 15002 de M. Didier Mandelli (Vendée - LR) publiée dans le JO Sénat du 02/04/2020 - page 1512 Objet : Attribution du fonds de solidarité pour les kinésithérapeutes M. Didier Mandelli attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les conditions d'attribution du fonds de solidarité pour les kinésithérapeutes. À ce jour, les conditions pour bénéficier du fonds de solidarité sont les suivantes : faire l'objet d'une interdiction d'accueil du public intervenue entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020 ; accuser une perte de chiffre d'affaires d'au moins 70 % durant la période comprise entre le 1er mars 2020 et le 31 mars 2020. Les kinésithérapeutes s'inquiètent de ces conditions d'attribution qui risquent d'exclure de nombreux cabinets. En effet, à la demande du conseil national de l'ordre des kinésithérapeutes et afin de limiter la propagation de l'épidémie, un grand nombre de cabinets ont fermé le 17 mars 2020. La décision de fermer les cabinets a été prise en responsabilité de professionnels de santé et non en raison d'une fermeture administrative. De plus, cette fermeture est intervenue à la mi-mars, le seuil pour bénéficier d'une aide du fonds semble donc difficile à atteindre, les soins prodigués par les kinésithérapeutes n'étant pas soumis à la conjoncture économique mais à des motifs de santé. Ainsi, les cabinets de kinésithérapeutes risquent de ne pas entrer dans le champs d'attribution de ce fonds. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre afin de permettre aux cabinets impactés de bénéficier du fonds de solidarité. Lire la question écrite n° 15002 de M. Didier Mandelli
  • Mars 2020

    6 April, by Jean Louis Boutin, Ostéo4pattes-Vetosteo — Dans la presse....
    Sommaire Pandémie Articles scientifiques Droit Revue du Web Pandémie Nous sommes en plein dans la pandémie du Covid-19 et la plupart des pays sont en confinement. En France, les ostéopathes sont tous confinés, soit par décision personnelle pour protéger leurs patients d'une éventuelle contamination (du moins c'est ce qu'ils en disent), soit parce qu'ils obéissent (oserai-je ajouter "servilement" ?) aux recommandations du gouvernement, puisque l'ostéopathie n'a pas de statut de profession de santé et n'est pas considérée comme une thérapie d'urgence. Alors que la plupart des soignants, aussi bien à l'hôpital qu'en ville, n'hésitent pas à se rendre à leur travail avec le risque évident - et nombreux sont les soignants qui ont contracté le virus et sont malades, quelques-uns même sont décédés - de contacter la maladie, rares sont les ostéopathes qui ont pris position pour ouvrir leur cabinet en cas de nécessité pour aller soigner - avec tous les risques que cela peut comporter - une personne qui pouvait les solliciter pour soigner leur corps douloureux... Il n'est pas question pour moi de porter un jugement sur ce phénomène de retrait des ostéopathes du champ de la santé et du soin, d'autant que certains n'ont pas hésité à se porter volontaire dans la réserve sanitaire ou aller aider directement à l'hôpital, même si l'ordre des kinésithérapeutes s'est insurgé contre l'accès à l'hôpital d'ostéopathes non professionnels de santé, ce qui démontre une ouverture d'esprit particulièrement restreinte en ce temps où toutes les bonnes volonté devraient être acceptées. Mon propos est de montrer que nos Anciens, que ce soient lors des derniers épisodes du SRAS, de la grippe aviaire ou porcine, et encore plus lors de la grippe espagnole - même si les conditions médicales n'étaient pas les mêmes en 1918-19 - ont eu le courage - je dirai même le culot - et n'ont pas hésité à recevoir des patients et à les soigner, voire à les aider à guérir. Il sera toujours temps après cette pandémie, de faire le bilan d'une profession qui s'est repliée sur elle-même et dont les différentes associations socio-professionnelles ont soutenu l'absence de la profession dans le soin de la santé pendant cette pandémie... Jean-Louis Boutin JBMT - L'ostéopathie a-t-elle un rôle à jouer dans le traitement de la grippe ? Auteur : Leon Chaitow Titre original : Has osteopathy a role to play in treatment of flu ? Journal of Bodywork & Movement Therapies (2010)14,1-2 La grippe H1N1 (également appelée grippe porcine) n'est pas plus agressive et dangereuse pour la plupart des personnes qui la contractent que la grippe saisonnière ordinaire. (CDC 2009). Pourtant, pour certains, l'infection s'est avérée mortelle, des rapports suggérant que la majorité des décès liés à l'infection par le H1N1 sont survenus chez des personnes dont l'immunité était compromise ou qui présentaient de graves pathologies secondaires, notamment le diabète, une maladie du foie et/ou du cœur. La plupart des décès surviennent lorsque l'infection passe de symptômes grippaux classiques à un syndrome syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui conduit à une pneumonie. Ce schéma est similaire à celui des personnes qui ont contracté la grippe aviaire H5N1, il y a plusieurs années. (MMWR 2003) Traduit avec www.DeepL.com/Translator Lire l'article (pdf - accès libre) : https://www.bodyworkmovementtherapies.com/article/S1360-8592(09)00124-7/pdf Ostéopathie et grippe « Andrew Taylor Still ne guérissait pas simplement les maux de tête et les cous raides à cette époque (19e siècle, mon ajout). Des épidémies de maladies infectieuses graves ont régulièrement balayé les colonies frontalières de la période, et ont toujours abordé ces problèmes sans hésitation. Il a utilisé la manipulation pour traiter des cas de pneumonie, d'érysipèle, de fièvre typhoïde et de diarrhées infectieuses souvent mortelles chez les enfants, alors appelé le flux. » Andrew Weil, MD, Harvard Medical School. Santé et guérison, 1995. Introduction : Il semble avec une gêne croissante que la profession ostéopathique, aux États-Unis et au Royaume-Uni, doive endurer un héritage de son passé. Avec une occurrence régulière, les succès ostéopathiques du passé commencent lentement à faire surface. Malheureusement, c'est en raison d'un manque d'explication « scientifique moderne » que la profession ostéopathique nie toute connaissance de ces succès, rejetant simplement les réalisations des médecins mêmes sur les épaules desquels se trouvent les ostéopathes modernes. Un tel embarras est le traitement de la grippe. Lire l'article de Walter Llewellyn McKone, DO, 2007. (30-09-2017, accès libre, en anglais) : Osteopathy and Influenza JAOA - La grippe et sa prise en charge ostéopathique. 1937 Auteur : EA Ward Titre original : Influenza and its osteopathic management. 1937 Journal de l'American Osteopathic Association , mai 2000 , vol. 100, 325-328. Réimpression spéciale Mai 2000 La grippe est considérée comme la dernière et la plus grande peste incontrôlée et continue de défier les meilleurs efforts de l'école de pratique ostéopathique pour mobiliser ses ressources scientifiques afin de la combattre. Il s'agit d'une maladie aiguë, infectieuse et contagieuse, caractérisée par une inflammation de la muqueuse, en particulier des voies respiratoires. Grâce aux méthodes modernes de communication et à la compilation minutieuse des statistiques sanitaires, l'incidence de cette maladie peut être suivie de façon assez précise dans tous les pays grâce au Relevé épidémiologique hebdomadaire publié par la section de la santé de la Société des nations. Celui-ci révèle que la grippe existe à plus ou moins grande échelle en tout temps chez toutes les habitants de chaque pays. Ces études ainsi que d'autres menées par le Service de santé publique des États-Unis, ont montré que dans ce pays, dans des conditions ordinaires, l'augmentation de la grippe est généralement plus importante de novembre à mars. D'autres études montrent que, de 1920 à 1935, il y a eu dix brèves périodes au cours desquelles la mortalité due à la grippe et à la pneumonie a été suffisamment supérieure à l'espérance saisonnière pour que l'on puisse considérer la prévalence de ces maladies comme épidémique. On estime que ces dix épidémies ont causé une mortalité globale due à la grippe et à la pneumonie aux États-Unis, d'environ 300 000 personnes dépassant l'espérance normale. - Lire l'article : https://jaoa.org/article.aspx?articleid=2092529 JAOA - La pandémie de grippe à venir : leçons du passé pour l'avenirAuteur : Michael M. Patterson, PhD Titre original : the coming influenza pandemic : lessons from the past for the future Journal de l'American Osteopathic Association, novembre 2005 , vol. , 498-500. Ce terrible avertissement fait écho à ceux des experts qui surveillent la propagation de la souche A, le virus de la grippe aviaire H5N1, en provenance d'Asie et maintenant en Europe. Ce virus présente de nombreuses caractéristiques similaires au virus H1N1 qui était responsable de l'épidémie de grippe désastreuse de 1917-1918 qui a tué au moins 40 millions de personnes dans le monde en environ 6 mois. L'épidémie de 1917-1918 a commencé au Kansas comme une forme plus douce du virus et s'est propagée avec les troupes militaires en Europe pendant la Première Guerre mondiale, lorsqu'elle s'est transformée en une forme virulente qui a ensuite balayé le monde entier - Lire l'article en accès libre : https://jaoa.org/article.aspx?articleid=2093138 JAOA - Épidémie de grippe ou pandémie ? Il est temps de retrousser les manches, de vacciner les patients et de perfectionner les compétences en manipulation ostéopathique Auteur : Gilbert E. D'Alonzo, Jr, DO Titre original : Influenza Epidemic or Pandemic ? Time to Roll Up Sleeves, Vaccinate Patients, and Hone Osteopathic Manipulative Skills Journal de l'American Osteopathic Association , septembre 2004 , vol. 104, 370-371. Pour les médecins de soins primaires exerçant dans les régions tempérées des États-Unis, l'hiver annonce la « saison de la grippe ». Et nous savons que les épidémies de grippe peuvent être mortelles. Entre 1990 et 1999, le taux annuel moyen était de 36 000 décès attribuables à la grippe et à ses complications. De plus, les virus de la grippe sont responsables des taux de maladie a augmenté dans le monde et de complications de la mort de la grippe. Bien qu'aucun groupe d'âge échappe à la grippe, les enfants ont les taux d'infection les plus élevés. Les personnes de plus de 65 ans et les personnes qui présentent un risque accru de complications en raison de problèmes de santé chroniques affichent cependant les taux les plus élevés de maladies graves et de décès. Heureusement, étant donné ces statistiques, nous avons dans notre armamentarium un moyen principal - la vaccination - pour prévenir la grippe et ses complications graves et parfois mortelles. Lire l'article en accès libre : https://jaoa.org/article.aspx?articleid=2093004 JAOA - L'épidémie de grippe 2012-2013 et le rôle de la médecine manipulatrice ostéopathique Auteur : Donna M. Mueller, DO Titre original : The 2012-2013 Influenza Epidemic and the Role of Osteopathic Manipulative Medicine The Journal of the American Osteopathic Association , septembre 2013 , vol. 113, 703-707. doi : https://doi.org/10.7556/jaoa.2013.036 Résumé L'épidémie de grippe 2012-2013 est arrivée environ 4 semaines plus tôt, augmentée d'une souche inhabituelle de type A (« grippe porcine ») qui a provoqué une maladie plus grande que la normale et un manque d'efficacité dans la vaccination contre elle. Des dizaines de milliers de personnes meurent de la grippe ou de complications connexes au cours d'une saison grippale non épidémique. La médecine ostéopathique peut considérablement aider à traiter les complications résultant de la grippe. Par exemple, pendant la pandémie de grippe espagnole mortelle de 1918-1919, les ostéopathes ont réduit la mortalité et la morbidité des patients en utilisant des techniques de traitement lymphatique. L'utilisation d'un traitement de manipulation ostéopathique avec vaccination, thérapie antivirale et chimioprophylaxie peut sauver des vies et réduire les complications. Lire l'article en accès libre : https://jaoa.org/article.aspx?articleid=2094647 Articles scientifiques IJOM - Croyances sur les lombalgies chroniques chez les ostéopathes enregistrés en Espagne : enquête transversale Auteurs : Tom Van Biesen, Gerard Alvarez Titre original : Beliefs about chronic low back pain amongst osteopaths registered in Spain : A cross-sectional survey - DOI : https://doi.org/10.1016/j.ijosm.2020.03.002 Points forts - Les attitudes et les croyances des ostéopathes enregistrés en Espagne à l'égard du CLBP varient considérablement. - Un quart des ostéopathes enregistrés en Espagne ont des niveaux élevés de peurs liées à la douleur. - La peur de l'activité physique et une orientation plus biomédicale sont significativement associées chez les ostéopathes espagnols enregistrés. - L'application des principes biopsychosociaux à la pratique de l'ostéopathie peut être améliorée. Abstrait Contexte : Les attitudes et les croyances des prestataires de soins de santé peuvent influencer les attitudes et les croyances des patients ainsi que leur approche de gestion. Il a été émis l'hypothèse que les ostéopathes ont un état d'esprit plus biopsychosocial envers la lombalgie chronique (CLBP) en raison de leur raisonnement holistique. Objectif : L'objectif principal de l'étude était d'évaluer les croyances des ostéopathes enregistrés en Espagne au sujet de la CLBP et la présence de croyances kinésiophobes et évitant la peur. L'objectif secondaire était de comparer ces résultats avec les recherches antérieures et les valeurs limites. Méthode : Les membres de la Fédération espagnole des ostéopathes (FOE) ont été invités à participer à une enquête transversale en ligne basée sur trois questionnaires : l'échelle de relation entre les fournisseurs de soins de santé pour la douleur et la déficience (HC-PAIRS), l'échelle de Tampa de la kinésiophobie en 11 éléments pour les prestataires de soins de santé (TSK (11) -HC) et le questionnaire sur les croyances d'évitement de la peur pour les prestataires de soins de santé (FABQ-HC). Les scores moyens ont été calculés pour chaque questionnaire et des corrélations ont été établies pour évaluer la force des associations entre les différents instruments. Les résultats ont été comparés à des recherches antérieures avec d'autres HCP et à des scores de coupure lorsqu'ils étaient disponibles. Résultats : Le taux de réponse était de 14,58% (n = 70). Le score moyen sur le HC-PAIRS était de 59,44 ± 12,19 [IC 95% 56,54–62,35] et il y avait une grande variation dans les scores. Sur le TSK (11) -HC et le FABQ-HC, 28,6% et 25,7% de l'échantillon ont respectivement atteint les scores de coupure. Conclusion : L'étude suggère que les ostéopathes espagnols n'ont pas une orientation plus biopsychosociale vers la prise en charge du CLBP que les autres HCP. Environ un quart d'entre eux ont des croyances kinésiophobes et évitant la peur qui pourraient influencer négativement leur approche thérapeutique. Mots clés : Les croyances , la douleur chronique , la thérapie complémentaire , douleur au bas du dos , traitement ostéopathique manipulatrice , facteurs psychosociaux Lire l'article (payant) : https://www.journalofosteopathicmedicine.com/article/S1746-0689(20)30007-9/fulltext IJOM - Influence du nerf phrénique dans la douleur de l'épaule : une revue systématique Auteurs : Isidro Fernández-López, David Peña-Otero, María de los Ángeles Atín-Arratibel, María Eguillor-Mutiloa, Titre original : Influence of the phrenic nerve in shoulder pain : A systematic review March 18, 2020 - DOI : https://doi.org/10.1016/j.ijosm.2020.03.003 Points forts - Le nerf phrénique a des connexions anatomiques avec le plexus brachial et l'épaule. - Le nerf phrénique contient des fibres nerveuses afférentes de la plèvre et du péritoine. - Il y a une incidence élevée de douleur à l'épaule après les interventions chirurgicales viscérales. - Le diaphragme thoracique et la thérapie viscérale doivent être envisagés en pathologie de l'épaule. Abstrait Objectifs Décrire les connexions anatomiques du nerf avec le plexus brachial et l'épaule. Décrire l'incidence et l'origine de la douleur dans les procédures chirurgicales viscérales. Source d'information Revue systématique utilisant quatre bases de données : PubMed, Science Direct, Web of Science et Scopus de 1998 à 2018. Sélection des études et extraction des données 2 chaînes de recherche ont été utilisées pour atteindre les objectifs : a) origine segmentaire du nerf phrénique dans les études cadavériques, 5 études. b) douleur à l'épaule après des interventions chirurgicales viscérales (thoracotomies, laparoscopies et césariennes) et sa relation avec le nerf phrénique, 26 études. Deux examinateurs indépendants ont appliqué les critères de sélection et évalué la qualité des études à l'aide de l'échelle d'évaluation de la qualité des études cadavériques (QUACS) pour les études d'observation et de l'échelle de la base de données de physiothérapie (PEDro) pour les études expérimentales. Un troisième examinateur est intervenu dans les cas où aucun consensus n'avait été atteint. Synthèse des données Il existe des variations dans l'origine segmentaire du nerf phrénique, les racines C3-C4-C5 apparaissant le plus souvent dans les études ayant des connexions importantes avec le plexus brachial. Il y a une incidence élevée de douleur à l'épaule après une chirurgie viscérale. La théorie la plus courante dans la plupart des études a proposé que la douleur référée à la région de l'épaule était via la conduction du nerf phrénique. Conclusion Les processus chirurgicaux qui affectent les viscères thoraciques et les relations avec le péritoine peuvent produire une symptomatologie de la douleur référée par le système nerveux (nerf phrénique) et doivent être pris en compte dans l'approche multidisciplinaire du patient atteint de pathologie de l'épaule. Mots clés : Plexus brachial , Diaphragme , nerf phrénique , douleur à l'épaule , afférences viscérales , douleurs viscérales Lire l'article (accès payant) : https://www.journalofosteopathicmedicine.com/article/S1746-0689(19)30031-8/fulltext IJOM - Modèles et cadres théoriques des soins ostéopathiques - Un regard critique et un appel à mises à jour et à la recherche. Auteurs : Jorge E.Esteves, RafaelZegarra-Parodi, Patrick van Dun, Francesco Cerritelli, PaulVaucher Titre original : Models and theoretical frameworks for osteopathic care – A critical view and call for updates and research International Journal of Osteopathic Medicine - Volume 35, March 2020, Pages 1-4 - https://doi.org/10.1016/j.ijosm.2020.01.003 Extrait Une profession de santé possède souvent son identité par l'originalité et la pertinence des modèles thérapeutiques qu'elle défend. Historiquement, une partie du succès des soins ostéopathiques chez les patients peut s'expliquer par les approches innovantes qui ont émergé au cours des 100 premières années de son existence. Pendant ce temps, les modèles et principes ostéopathiques défendaient des concepts qui devaient devenir au cœur des disciplines de la santé au 21e siècle. En médecine occidentale, l'ostéopathie a en effet été parmi les premières disciplines médicales à souligner l'importance des soins centrés sur la personne. Nonobstant ce rôle pionnier dans les soins centrés sur la personne, hérité des principes de la médecine traditionnelle, certaines des bases conceptuelles de la profession ne sont plus considérées comme uniques mais ont progressivement été intégrées dans l'ensemble du domaine médical, en particulier en médecine générale, et sont désormais largement recommandées comme meilleures pratiques. En fait, dans le cas spécifique des soins musculo-squelettiques, Caneiro et ses collègues ont récemment soutenu qu'il était temps d'aller au-delà des « silos de la région du corps » pour gérer la douleur musculo-squelettique et d'adopter pleinement une approche active centrée sur la personne pour traiter la douleur musculo-squelettique. et le handicap avec une approche de pensée critique. Ainsi, ce que les ostéopathes ont traditionnellement prétendu être leurs arguments de vente uniques, sont désormais considérés comme des soins de santé traditionnels selon les preuves scientifiques disponibles. Lire l'article (accès libre) : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1746068920300122 Springer - Soins d'entretien chiropratique - quoi de neuf ? Une revue systématique de la littérature Auteurs : Iben Axén, Lise Hestbaek & Charlotte Leboeuf-Yde Titre original : Chiropractic maintenance care - what's new ? A systematic review of the literature Chiropractic & Manual Therapies volume 27, Numéro d'article : 63 (2019) - https://doi.org/10.1186/s12998-020-0301-8. Résumé Contexte Les soins d'entretien sont une approche chiropratique traditionnelle, selon laquelle les patients poursuivent le traitement une fois le bénéfice optimal atteint. Un examen effectué en 1996 a conclu que les preuves derrière cette stratégie thérapeutique faisaient défaut, et un deuxième examen de 2008 est arrivé à la même conclusion. Depuis lors, un programme de recherche systématique dans les pays nordiques a été entrepris pour découvrir la définition, les indications, la prévalence de l'utilisation et les croyances concernant les soins d'entretien pour permettre d'enquêter sur son utilité clinique et sa rentabilité. En conséquence, une étude clinique fondée sur des preuves pourrait être réalisée. Il était donc opportun d'examiner les éléments de preuve. Méthode En utilisant les termes de recherche « chiropratique OU thérapie manuelle » ET « Maintenance Care OR prevention », PubMed et Web of Science ont été recherchés, et les titres et résumés ont été examinés pour l'admissibilité, à partir de 2007. En outre, une recherche pour « The Nordic Maintenance Care Programme »a été réalisée. En raison de la diversité des sujets et des modèles d'étude, une revue systématique avec des rapports narratifs a été entreprise. Résultats Quatorze articles de recherche originaux ont été inclus dans la revue. Les soins d'entretien ont été définis comme une approche préventive secondaire / tertiaire, recommandée aux patients ayant des épisodes de douleur antérieurs, qui répondent bien aux soins chiropratiques. Les soins d'entretien sont appliqués à environ 30% des patients chiropratiques scandinaves. Les chiropraticiens et les patients croient en l'efficacité des soins d'entretien. Quatre études portant sur l'effet des soins d'entretien chiropratique ont été identifiées, avec des résultats disparates sur la douleur et l'invalidité des douleurs au cou et au dos. Cependant, une seule de ces études a utilisé toutes les preuves existantes lors de la sélection des sujets de l'étude et a constaté que les patients en soins d'entretien ont connu moins de jours de lombalgie par rapport aux patients invités à contacter leur chiropraticien `` en cas de besoin ''. Conclusion La connaissance des soins d'entretien chiropratique a progressé. Il existe un consensus raisonnable parmi les chiropraticiens sur ce qu'est un soin d'entretien, comment il doit être utilisé et ses indications. À l'heure actuelle, les soins d'entretien peuvent être considérés comme une méthode fondée sur des données probantes pour effectuer une prévention secondaire ou tertiaire chez les patients ayant déjà eu des épisodes de lombalgie, qui rapportent un bon résultat des traitements initiaux. Cependant, ces résultats ne doivent pas être interprétés comme une indication de soins d'entretien pour tous les patients qui reçoivent un traitement chiropratique Lire l'article (accès libre) : https://link.springer.com/article/10.1186/s12998-019-0283-6 Chiro. Man. Therap. Les événements indésirables après une thérapie manuelle pour les douleurs au dos et / ou au cou ont-ils un impact sur les chances de guérison ? Une étude de cohorte Auteurs : Vesa Tabell, Ina M. Tarkka, Lena W. Holm et Eva Skillgate Titre original : Do adverse events after manual therapy for back and/or neck pain have an impact on the chance to recover ? A cohort study Chiropractic & Manuel Therapies, v.27 ; 2019PMC6560736 - Doi :https://dx.doi.org/10.1186%2Fs12998-019-0248-9 Résumé Contexte : La thérapie manuelle est un traitement couramment utilisé pour les patients souffrant de douleurs au dos et au cou. Des études ont montré que les événements indésirables liés à la thérapie manuelle sont principalement de courte durée et légers ou modérés par leur intensité, affectant jusqu'à 50% des patients. Si la présence d'événements indésirables a un impact sur les chances de guérison d'une douleur au dos / au cou est mal connue. Le but de cette étude était d'étudier si des événements indésirables légers ou modérés après une thérapie manuelle ont un impact sur la possibilité de se remettre d'une douleur au dos / au cou chez l'homme et la femme. Méthodes : Une étude de cohorte prospective de 771 patients avec au moins trois séances de traitement dans un essai contrôlé randomisé réalisé en janvier 2010 - décembre 2013. Les événements indésirables dans les 24 h après chaque traitement ont été mesurés avec des questionnaires et classés comme : non, légers ou modérés, sur la base de gêne. La mesure du résultat était la récupération perçue à sept semaines et à trois mois de suivi. Les rapports de cotes (OR) et les intervalles de confiance (IC) à 95% ont été calculés par régression logistique pour étudier les associations entre l'exposition et le résultat, et pour tester et ajuster la confusion potentielle. Résultats : Aucune association statistiquement significative n'a été observée entre l'expérience d'événements indésirables légers ou modérés et le rétablissement au cours des sept semaines de suivi. La seule association statistiquement significative observée au cours du suivi de trois mois concernait les événements indésirables bénins chez les hommes avec un OR de 2,44, IC à 95% : 1,24 à 4,80 par rapport aux hommes sans événements indésirables. Conclusion : Cette étude indique que des événements indésirables bénins après une thérapie manuelle peuvent être liés à une meilleure chance de guérison chez les hommes. Mots-clés : thérapie manuelle, événement indésirable, lombalgie, cervicalgie, récupération Lire l'article (accès libre) : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02496270/document Droit Revue Droit et Santé 93 : Au-delà des limites médicales, l'ostéo pâtit Auteurs : Stéphane Beaume, Sandrine Martinez Résumé N'en déplaise à la population mondiale, l'art de guérir est réservé à la médecine allopathique dans la majorité des pays industrialisés. La pluralité des médecines, qu'elles soient traditionnelles, naturelles, alternatives ou douces n'y changeront rien. Celles-ci ne prétendent pas au trône de fer médical mais avant tout à la possibilité d'être exercées librement et en complémentarité. Cependant, le risque de poursuites pour exercice illégal de la médecine et formulation de conseils relatifs à l'état de santé demeure. Le jugement du 5 juin 2019 de la cour du Québec a été rendu dans le cadre d'une affaire concernant une telle hypothèse. Mots clés : Ostéopathie, ordre professionnel, exercice illégal, enseignement, médecine, établissement de formation, Canada Lire l'article (en accès libre)https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02496270 Pain Medicine - Efficacité du Slump Stretching sur la lombalgie : revue systématique et méta-analyse Auteurs : Mohammadreza Pourahmadi, PhD , Hamid Hesarikia, MD,Abbasali Keshtkar, MD,Hamid Zamani, MSc,Rasool Bagheri, PhD,Ali Ghanjal, PhD,Alireza Shamsoddini, PhD Titre original : Effectiveness of Slump Stretching on Low Back Pain : A Systematic Review and Meta-analysis Pain Medicine, Volume 20, Issue 2, February 2019, Pages 378–396, https://doi.org/10.1093/pm/pny208 Résumé Contexte : Le test d'affaissement est un type de test neurodynamique qui est censé évaluer la mécanosensibilité des structures neuroméningées dans le canal vertébral. L'objectif de cette revue était d'étudier l'efficacité de l'étirement de l'affaissement sur les maux de dos et les incapacités chez les patients souffrant de lombalgies (LBP). Méthodes : Nous avons effectué des recherches dans huit bases de données électroniques (PubMed / Medline, Scopus, Ovid, CINAHL, Embase, PEDro, Google Scholar, CENTRAL). La langue de publication était limitée à l'anglais, et nous avons effectué des recherches sur la période complète disponible pour chaque base de données, jusqu'en octobre 2017. Nos résultats principaux étaient la douleur et le handicap, et le résultat secondaire était l'amplitude des mouvements (ROM). Résultats : Nous avons identifié 12 études éligibles avec 515 patients LBP. Toutes les études incluses ont fait état d'un suivi à court terme. Une grande taille d'effet (différence moyenne normalisée [SMD] = –2,15, intervalle de confiance à 95% [IC] = –3,35 à –0,95) et un effet significatif ont été déterminés, favorisant l'utilisation de l'étirement de l'affaissement pour diminuer la douleur chez les patients atteints de lombalgie. De plus, de grandes tailles d'effet et des résultats significatifs ont également été trouvés pour l'effet de l'étirement de l'affaissement sur l'amélioration de l'incapacité (SMD = –8,03, IC à 95% = –11,59 à –4,47) dans la population LBP. Une synthèse qualitative des résultats a montré que l'étirement de l'affaissement peut augmenter considérablement l'élévation de la jambe droite et l'extension active du genou ROM. Conclusions : Il existe une qualité de preuve très faible à modérée que l'étirement de l'affaissement peut avoir des effets positifs sur la douleur chez les personnes atteintes de lombalgie. Cependant, la qualité des preuves des avantages de l'effondrement des étirements sur le handicap était très faible. Enfin, il semble que les patients atteints de lombalgie non radiculaire peuvent bénéficier le plus de l'étirement d'affaissement par rapport à d'autres types de lombalgie. Mots clés : Lombalgie , Technique neurodynamiques , Slump Stretching , examen , méta-analyse Sujet : douleur dans le bas du dosdouleuramplitude de mouvementinvaliditédes exercices d'étirement Lire l'article (accès libre) : https://academic.oup.com/painmedicine/article/20/2/378/5260828 Revue du Web France 3 Auvergne - Coronavirus Covid19. Une ostéopathe lyonnaise demande de la clarté au gouvernement Un corps meurtri, un mal de dos, des muscles douleureux... le reflexe de faire appel à un ostéopathe est devenu banal. Depuis le début de l'épidémie de Coivid 19, la plupart ont du pourtant fermer leur cabinet. Sans aide directe : ils ne font pas partie du personnel médical soutenu par l'Etat. Agnès V. est ostéopathe à Lyon. Comme la plupart de ses confrères, elle a du renoncer à voir ses patients, parmi lesquels de nombreux personnels hospitaliers physiquement à bout. Elle demande au gouvernement de donner des instructions plus claires aux membres de professions libérales comme la sienne, qui ne font pas partie "officiellement" du corps médical. Lire l'article de Yannick Kusy (23/03/2020) : Coronavirus Covid19. Une ostéopathe lyonnaise demande de la clarté au gouvernement Sea Suepherd - Coronavirus : Nous sommes bien en guerre et l'ennemi c'est nous Nous voilà tous confinés depuis quelques jours, plongés dans une crise sanitaire contemporaine sans précédent. Des événements, des institutions, des traditions, des entreprises, que nous croyions aussi immuables et éternels que le sont le soleil ou les marées sont brutalement stoppés nets. Voilà qu'un micro-organisme met l'humanité à plat ventre et lui fait mordre la poussière. Brutal rappel à l'ordre pour les « les maîtres du monde », ramenés à leur rang de mortel, vulnérable et dépendant du monde naturel. Lire l'article (19/03/2020) : Coronavirus : Nous sommes bien en guerre et l'ennemi c'est nous